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Le contenu de ce blog peut être choquant avec des propos sexuel, injuriant, cru...







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World so Hard

Vendredi 30 octobre 2009

         

      Si il n'avait pas été là tout ceci ne se serai jamais produit, si il n'avait pas tant tenu à le voir Ashley serai encore en vie...

         Le sommeil embrume la pièce, il tente d'ouvrir les yeux peniblement, il arrive enfin à apercevoir ce qui l'entoure. Une pièce clair, quelques rayons de soleil, une horloge sur le mur d'en face. Midi treize. Sanzo tourne la tête, la chaise est vide et de l'autre côtés le corps de Link paisiblement endormi. Il se redresse lentement en se frottant les yeux, les effets du calmant ne sont pas totalement dissipés, sa bouche pateuse est endoloris. Serai-t-il tombé ? Il regarde attentivement Link, ses plaies sont soignées, un immense pensement sur le cou mais il garde des traces du combat contre Adam. Pourtant il sent au plus profond de lui que ces traces ont déjà disparu aux yeux de Link, reste à savoir l'ampleur des blessures du coeur lorsqu'il se réveillera et qu'il constatera qu'il n'a pas rêvé. Voudra-t-il se réveiller ? Sanzo baisse les yeux, cette histoire prenait une tournure macabre, Ashley était mort à cause de son père. Il était censé être mort depuis des années ! Il se rend compte maintenant que ses cauchemars où il apercevait son père au détour d'une ruelle, plus cruel que jamais n'étaient pas si stupides. Son père était revenu d'entre les morts, son délire avait fait une nouvelle victime et détruit une autre. Sanzo rabat ses jambes sur sa poitrine et plonge son visage dans ses bras, une épaisse sensation de culpabilité et de tristesse le submerge. Les images de son ami, de son vivant puis de sa mort, de sa bonne humeur et de son visage déformé par la terreur. Secoué par des frissons, il ne peut s'empêcher de pleurer en lui implorant son pardon.

Si il n'avait pas rencontré Link, si il n'avait ressentit cet amour pour lui, Ashley serai encore en vie...

          Adam prend son goblet une fois la préparation de son café finit, il le boit d'une traite, manquant de se brûler la langue il a besoin de se maintenir éveillé. Une nuit blanche pour veiller sur Sanzo, un nuit blanche car si jamais il avait le malheur de s'endormir les images de la soirées referont surface plus réalistes que jamais. Il soupire, la boisson chaude lui brûle l'estomac il grimace, on ne peut plus faire marche arrière. Adam jette son goblet et s'apprête à retourner à sa chaise, au près de Sanzo. Peut être qu'il ne pourra plus car il craint plus que tout la haine contre lui, il craint qu'on l'insulte, il craint qu'on confirme ses doutes et ses regrets. Tout est de sa faute. Si il n'avait pas été là...

 

- Sanzo ? S'étonne Adam en ouvrant la porte

 

        L'asiatique était debout devant la vitre de l'hôpital, à l'appelle de son nom il se retourna lentement, la voix douce d'Adam trahissait toute sa peur. Il lui tendit un sourire crispé, il regrette. Ashley était mort, quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse rien ne pourra jamais le ramener et soigner la plaie de Link qui s'est ouverte ce soir de pluie. Jamais il ne pourra lui redonner le sourire car il lui rappelera sans cesse que son ami est parti à cause de son père, son ami l'a quitté à cause de lui. Sanzo sent son coeur ronger par la culpabilité, c'est finit, s'en est finit de son histoire d'amour. A croire qu'il n'a jamais été destiné à vivre heureux, à croire qu'il est maudit et qu'il n'est pas fait pour être aimer. Adam lui même devrait s'éloigner de lui il ne fait qu'apporter le malheur à tous ceux qui l'entourent. 
       Le silence pensant ouvre un gouffre entre Sanzo et Adam, le photographe ne voulant même pas s'approcher par peur d'un rejet violent, un rejet qui l'anéantirait. Ashley était finalement le petit lien et le petit fil qui reliait tout ce beau monde. Sa façon de sourire et de le soigner en s'excusant à chaque fois, sa façon de ne jamais perdre espoir ...Si il avait encore été vivant Adam aurait adoré mieux le connaître.

Ce sont toujours ceux qui le méritent le moins qui s'en vont les premiers...

        Link se mit à gigoter pendant son sommeil, ses paupières s'ouvraient lentement encore douloureuse, les pupilles trop dilatés pour être totalement réveiller. Lentement il tentait de refaire surface alors que le Sanzo manquait de rompre à tout moment, qu'allait il dire ? Pourrait il le regarder ? Il le fixe sans s'en approcher, Adam est peu plus agité en revanche, il fait quelque pas en arrière comme si il voulait partir en courant mais ça ne se faisait pas. Il affrontera ses responsabilités, il ne laissera jamais Sanzo à l'affut des mots blessants qui Link pourrait cracher. Il était prêt à tout encaisser pourvu que Sanzo n'y soit pour rien au yeux de Link.
       La lumière de la pièce aveuglait Link, tout était flou et les visages trop troubles pour les reconnaître, cependant il savait que Sanzo était vers la fenêtre, sa chevelure rouge lui avait facilté la tâche, donc Adam ne devais pas être loin. Le silence commençait à lui compresser la poitrine et il se souvint douloureusement de sa présence dans un hôpital.
        Link baille grossièrement tout en se frottant les yeux.

- Je pourra avoir un café...

       Sanzo était sorti si vite qu'un courant d'air balaya ses cheveux, il reste bloqué pendant quelques minutes, il n'avait jamais vu un garçon courrir aussi vite.

- S'il vous plait, finit Link alors que Flash Gordon était déjà sorti

       Peut être que Link était trop dans les vappes pour engueuler quelqu'un ? Pour rejeter quelqu'un ou même pour pleurer ? Adam en profita pour s'approcher espérant que ça ne réveille sa colère. Link le suit des yeux mais ne semble pas vouloir lui planter ses dents dans le cou, il continue alors de s'approcher du lit toujours cette boule au ventre, cette peur grandissante. Cette culpabilite mangeuse d'organe.

- Comment te sens tu ? Finit il par dire les mains tremblantes au bout du lit
- Ca va, répond Link simplement, j'ai encore mal au cou mais ça va, dit il un léger sourire en touchant son pensement.
- Je tiens à m'excuser pour hier, je ne pensais pas ce que je disais j'étais simplement jaloux de vous, pardon ... Se confesse Adam
- Oublions. A mon tour je veux m'excuser et te remercier d'avoir été là, sans toi je ne sais pas ce que je serai devenu, j'aurai sans doute tuer cette ordure et passée le reste dans ma vie en prison. Ca n'aurai pas rammené Ashley pour autant...Et je ne pense pas que ça m'aurai soulagé...

          Pourquoi était il aussi calme ? Le Link qu'il avait connu était du genre impulsif, bagareur, jamais il n'aurai cru qu'il puisse s'excuser un jour et encore moins le remercier. C'était un sacré choc pour Adam, pourtant il était heureux, heureux que cette histoire l'ai fait grandir plus qu'autre chose. Il espère simplement qu'il tiendra le coup devant Sanzo qui arrive discrètement avec son café dans les mains. Il s'approche de la table à côté et la pose avant de reculer rapidement. La tension grandissait et les pulsassions de chaque coeur donnait un rythme effrayant à ce silence de plombs.

- Approches, dit Link menaçant

     Sanzo s'execute, peu confiant, il sait qu'il va se faire gifler, il la sent arriver comme une grosse bombe. A pas lent il s'approche la tête dans les chaussures, il essaye de disparaître mais il n'y arrive pas. En ce moment il envie David Cooperfield.
     Link tire Sanzo par le t-shirt pour l'attirer à lui assez violement, instinctivement Adam tente de défendre Sanzo mais il reste bloquer alors que leurs bouches se collent sensuellement. Finalement il croit que cette histoire ne fera que renforcer leur amour car plus que jamais, Link aura besoin de Sanzo comme Sanzo de Link. Il n'a plus sa place ici, ni au près de Sanzo, ni au près de personne. Peut être ferait il mieux de partir et de les laisser se retrouver gardant secret l'amour ravageur qu'il continue d'avoir à l'égard de son ancien amant. Il n'a pas le droit de lui imposer ce poids, il le portera seul. Définitivement seul.
      Sanzo n'en revient pas, Link resserre son étreint autour du corps faible de Sanzo, il l'embrasse plus langoureusement que jamais, une chaleur douce et appaisante embaume son coeur. Il ne lui en veux pas, dieu merci Link ne lui en veux pas. Doucement il appronfondit le baiser, entoure le cou de Link de ses mains et l'attire à lui pour l'enchaîner à son coeur. Ne plus jamais se quitter, ne plus jamais se disputer. Rester ensemble jusqu'à ce que la fatalité les sépare. Rester ensemble dans un monde qu'ils construiront à deux sans que personne ne puisse jamais le détruire. C'est leur histoire, leur amour, leur baiser de retrouvaille.

" Aides moi à affronter les épreuves du futur et je ferai de toi l'homme unique en mon coeur..."

- Bon et bien les amoureux je vais vous laisser, dit Adam en mettant sa veste
- Merci, lance Link

    Sanzo quitte les bras de Link et s'approche doucement de son ancien amour, il le regarde profondement dans les yeux, cette solitude, cette douleur il la ressent comme si c'était la sienne mais il ne peut pas l'aider. Comme un adieu, Sanzo étreint son ami et l'en étouffer, il cache son visage dans son cou. Les yeux d'Adam lui brûle, il sent sa poitrine se compresser, sa gorge serrée. Ce ne peut pas être la fin...

- Merci pour tout Adam, pour m'avoir apprit à vivre, à aimer...Tu restera toujours dans mon coeur comme mon premier amour.

    C'était la phrase de trop. Adam repousse gentiment Sanzo et tente un sourire factice pour le rassurer mais une fois partie le flot de larme l'écrase par terre, il n'arrive plus à se relever au milieu du couloir de l'hôpital une déferlante l'empêche de respirer pendant que son coeur se brise et que les souvenirs l'achèvent. 
     C'est dur une rupture, la vie est dure, Link ne le sait que trop bien. Cette vision d'adieu lui rappelle Costia, son adieu à lui, son histoire passée à lui et jamais son visage ne l'a quitté comme jamais le visage d'Adam ne quittera Sanzo. Il n'y peut rien n'a même pas le droit de lui en vouloir, pas le droit d'être jaloux car la vie est dure. La vie est cruelle. Les gens s'en vont, les gens doivent partir pour faire place à d'autre. Il faut avancer, il faut avancer...
     Link se redresse et va reconforter son petit ami, il le se serre contre lui et pose sa tête sur la sienne, ses cheveux rouges lui chatouillent les narines. Il n'aime pas le voir triste, Sanzo craque et pleure dans ses mains comme un enfant. C'est un peu une partie de lui qu'il a quitté, une partie importante de lui puisque c'était toute sa jeunesse, toute sa vie depuis les horreurs de son père. C'est un adieu à son passé pour accueillir un présent plus joyeux, certes sombre par son commencement mais plus joyeux dans sa finalité. Pour lui, pour Link et pour Ashley.

     Ils sont sortis de l'hôpital une heure après, la semaine s'est déroulé dans le deuil le plus calme qui soit. Le dimanche qui suivit la pluie s'abattait à nouveau sur le corps vêtu de noir, quelques parapluies assombrissait l'instant et la voix grave et dur du prêtre s'élevait dans les airs, une prière pour accompagner l'âme du défunt jusqu'au royaume de Dieu. Le bras de Link le long de son corps, une rose blanche au bout de ses doigts et le refu de s'abriter sous le parapluie de son petit ami. De longues gouttes parcouraient son visage, des larmes, de la pluie, les lèvres entrouvertes les yeux rivés sur un cercueil en bois blanc. Link avait l'impression de vivre la pire journée de toute sa vie, son désespoir lui criait presque de rejoindre son ami, de se pendre, de sauter depuis un pont. Cette tentation de rejoindre celui qui lui a tenu la main durant tout ce temps, qui l'a sorti de son suicide à petit feu il y a de ça presque un an. L'homme qui lui a apprit comment rêver...
       Sanzo reste silencieux et observe le dos courber de Link. Des larmes déferlent sur sa  joue mais il tente malgré tout de ne pas craquer, il veut rester debout, il veut soutenir celui qui en a le plus besoin. Le bruit fracassant de la pluie sur la terre enveloppe les sanglots des parents de Ashley, sa mère dans une tenu sévère mais la douceur se lit sur son visage. La ressemblance est frappante, les cheveux d'une couleur aussi mieleuse, les yeux d'un bleu azur. Le visage ravagé par le temps, elle est soutenu par son mari d'une stature impressionnante, il ne cie pas un mouvement, pas une larme. Pas une parole. Sanzo le comprends, il se doit d'être fort pour elle, pour aider son épouse, il se doit de ne pas pleurer pour rendre un dernier hommage à son fils. Car si jamais il vient à laisser échapper une larme, c'est son corps entier qui s'effondra pour ne plus jamais quitter cette terre boueuse.

- Amen.

     Les personnes, les âmes en peines commencent à disparaître, la mère d'Ashley s'approche du corps inerte de Link qui n'a toujours pas posé sa rose sur le cercueil. Elle lui tient la main le mouchoir dans l'autre et à deux ils posent la rose sur le dessus de cercueil. Doucement il plonge dans les ténèbres, recouvert par de la terre Link se perd au milieu des tas et ne réagit même pas à la main fortement serrer de la femme en perdition. C'est une chute douloureuse, un profond précipice qui sépare les deux amis à tout jamais.

- Link...Les morts ne reviennent pas à la vie tu sais alors laisse le partir..., dit elle entre deux sanglots

     D'un pas lourd elle rejoint son époux et quitte le cimetière. Link s'en veut, à cause de lui une mère a été obligée de dire une chose aussi affreuse. Cette phrase qui scelle tout espoir et qui poignarde nos coeurs, autant le sien que celui de la mère. Ashley est mort, il est partit.

- Si seulement j'avais...
- Arrêtes, dit Sanzo en le prenant par l'épaule, ça ne sert à rien de s'en vouloir. Ash ne serai pas heureux ...
- Ne fais pas comme si il y a quelque chose après la mort. Ashley n'existe plus, ni sa conscience, ni son âme, murmure Link
- Tu veux vraiment croire ça ? 

       La pluie n'arrivait pas à laver Link de sa culpabilité, elle n'essuyait pas les larmes, la main de Sanzo sur son épaule en révanche dégageait une chaleur appaisante et rassurante. Si jamais il venai à le quitter, Link n'hésiterait pas à se jeter dans la bouche de la faucheuse. Il sauta dans les bras de son amant et le serra contre lui avec une force qu'il ne connaissait pas, les cris de détresses restaient enfermés au fond de sa gorge mais son dos était secoué de spasmes et l'épaule de Sanzo trempée de larmes.





 

Par Danouch
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Jeudi 15 octobre 2009

J'avais dit que quelqu'un allait mourir... 
Et si vous avez toutes cru que c'était la femme d'Adam et bien vous vous trompez ! Ce n'était qu'une fugurante, quelqu'un de principale est mort...Quelqu'un qu'on regrettera toutes ...
Hihi 
bonne lecture et soyez pas trop méchante =) je ne fais que mon travail même si j'adore martyriser mes personnages :p
*s'en va se cacher dans son abri nucléaire* 

__________________________________________________________________________________

       Link court à travers les ruelles espérant semer son poursuivant, il court à ne plus pouvoir respirer. Le bruit de ses pas sur les flaques, la pluie martelant le sol, ses respirations bruyantes, la fumée qui sort de sa bouche, le bruit des battements frénétiques de son coeur. Des tambours dans sa tête, un violon désaccordé, les yeux exorbité il a peur, il est mort de peur ! Jamais il n'avait senti autant sa vie en danger, il allait y passer ! IL ALLAIT CREVER ! 
           Il se cache dans la peine ombre, les lampadaires ne fonctionne pas dans cette ruelle, le bruit de la pluie est le seul bruit qui l'entoure, assit à dans la vase il se cache derrière une poubelle. Son coeur continue de battre contre sa poitrine, le sang tape sur ses temps, il respire trop fortement ! Il entend des pas. Des pas calmes et inquiétant. Il coupe sa respiration intentionnellement. Il aimerait que son coeur s'arrête, il aimerait se fondre dans le mur en béton de l'immeuble. Il ferme les yeux aussi fort que possible. Il veut disparaître, comme un magicien ! Il doit disparaître ! Qui est cet homme ? Qu'est-ce qu'il lui veut ? Link a une impression de déjà vu, il connaît cet homme ! Il l'a vu quelque part mais où ? Il grelotte mais instinctivement son corps entier se fige, il entend le pas juste à côté de lui. L'homme a cessé de marcher. C'est dans ces moments là qu'on aimerait qu'il existe un Dieu, c'est dans ces moments là qu'on a besoin d'un miracle !

          L'homme regarde autour de lui, la pluie l'empêche d'entendre la moindre respiration du garçon, il fronce les sourcils de mécontentement. Dire qu'il croyait avoir sa revanche, elle était à porter de main, juste à porter de main il ferait payer à son fils chéri la haine brûlante qui défigure son visage, cette cicatrice si vive réclame le sang de ceux qui l'ont tué. Cette cicatrice proche de sa tempe réclame réparation et soulagement. La bête a été lâchée il y a bien longtemps mais aujourd'hui il ne reste même pas un soupçon d'humanité dans ce corps. Pas un soupçon de sentiment mise à part la haine, la haine ! Depuis sa fuite de l'hôpital après son réveil, Urashima ne pense et ne rêve qu'à une seule chose. Détruire.

 

- Sors de ta cachette mon tendre, murmure l'homme, sans ta mort je ne pourrais pas accomplir ma vengeance...

 

         De quoi parle-t-il ? Il est complètement malade ce mec ! Complètement jeter ! Link manque d'air, si il expire maintenant il se fera repérer ! Si il expire il aura signer son arrêt de mort ! Si il ne respire pas il se tuera également, il sent son visage devenir rouge d'asphixie. Un miracle ! Par pitié un miracle ! Maintenant !!

 

- LIIIINNNNKKK !!!! Cri un garçon

 

      Non...Il reconnaît cette voix ! Il ne faut pas qu'il approche ! Va t'en bordel !!! Si l'homme le voit il va...VA T'EN !! Quel naiveté ce Ashley, se doute il de l'erreur qu'il est entrain de commettre ? Il ne pense pas une seconde qu'il vient de se condamné. Pourra-t-il un jour le regreter ?

 

- LIIINNKK !!!! Ah...Excusez moi monsieur vous n'aurez pas croiser un jeune homme, asiatique, le t-shirt taché de sang ?

      Non pas une seconde il n'imaginait sa mort de cette façon.

- Justement je le cherche, sourit l'homme sadiquement

     Une arme pointé en direction d'Ashley.

- NOOOON !!!!!! Hurle Link en sortant de sa cachette

    Il se précipite sur Ashley, mais il a expire beaucoup trop tard, l'arme à peine sorti, dégoulinante d'eau. Le visage blême de Ashley qui ne comprend rien, qui n'a pas le temps de comprendre, ses yeux exorbité sous le bruit étouffé de l'arme par un silencieux. Une douleur aussi minime qu'une piqûre. Le froid qui s'écoule de son corps. Non il n'aurait jamais imaginé une fin aussi invraisemblable, une fin tout droit sortie de ses mangas préférés, il n'aurait jamais imaginer un jour croiser ce genre type qui s'en prendrait sans raison à lui. Il n'aurait jamais imaginer qu'il mourrait au milieu d'une ruelle déserte. Il n'avait jamais vraiment imaginer sa mort d'ailleurs, il avait espéré sans cesse rester au près de Link, s'occuper de lui comme un grand frère pourrait s'occuper de lui. Il était là pour le soutenir l'aider à remonter la pente car il était le seul qui le connaissait parfaitement, il était le seul qui comprenait Link comme un père...C'était un amour si fort que leurs vies étaient liées l'une à l'autre, c'était un amour qui dépassait le seuil de compréhension, un amour immuable. Ashley avait toujours imaginer le reste de sa vie à le protéger, à veiller sur lui, il en avait presque oublier que lui aussi avait une vie et qu'il devait en profiter. Peut être qu'il s'en rend compte maintenant, il n'a pas vraiment avancer dans la vie, il est resté le même Ashley, toujours, le même dormeur batteur et naïf d'Ashley. Finalement en repensant une dernière seconde à tous ce qu'il a vécu, il ne regrette rien, non...Et si c'était à refaire il le referai jusqu'au bout ... Autant de fois qu'il le faudra...Car Ashley est un éternel rêveur qui ne regardait que le ciel sur sa table au milieu de la cours de son lycée.

" Pourquoi tu dors tout le temps ?"

- NOOOON AAAASH !!!!!!!! Hurle Link

" Pour mieux rêver..."

     Le corps de Ashley tombe sur le sol, comme un coup de marteau sur la tête Link sent son corps s'évanouir. Il se précipite sur le corps de son ami, les yeux encore ouvert il le secoue dans tous les sens hurlant comme un dératé. Il porte Ashley dans ses bras et secoue son visage inerte, cette expression si effrayante et douloureuse, le genre d'expression qu'on ne voit que dans les films. Les expressions qui vous glacent le sang et preuve toute la brutalité et la rapidité de la mort. Link hurle son nom, il le secoue, il hurle et le frappe même sur la poitrine quand il remarque soudainement le sang qui s'écoule sur le sol. Il regarde ses mains, ne tenant plus compte de l'homme au dessus de lui, le regard vide de toute culpabilité, un robot, un assassin...
      Link regarde le visage de Ash. Il le tourne vers lui, s'en approche avec délicatesse.
      Ashley est mort.

- Non...Non...C'est un cauchemar ! Dites moi que c'est un cauchemar ! Ashley me laisse pas je t'en prie...

    Les larmes se déversent sur son visage, il ne sent plus son coeur battre, le coeur de Link se déchire. La douleur est atroce ! Il aurait préféré un milieu de poignard que cette douleur affreuse qui l'empoisonne. L'horreur de la réalité, l'horreur de la mort froide et insensible ! La mort plus horrible que le mal puisqu'elle n'a pas de sens, pas de raison, aucune excuse ! La mort si fataliste. La mort qui vole des êtres sans jamais les rendre, sans jamais s'en excuser. Mais il y a parfois un coupable...car il faut toujours un coupable...et cette fois c'est le mal qui a donné la mort, se prenant pour un dieu. Le mal à donner la mort, le mal dans un homme. Un homme aussi mortel que tous les autres. Link cesse de sangloter, la douleur, la peine, la rage l'emporte. Son sang le brûle les muscles, il y a un coupable. Il pose le corps de Ashley sur le sol lentement, aveugler par la colère qui est au delà de tout ce qu'il a put ressentir jusqu'à présent. Il n'y a pas de mot pour exprimer l'envie démesuré, le désir incontrôlé de rétablir l'ordre, la justice. D'assouvir son désir de justice et de se venger sur le coupable...Le coupable juste en face de lui aussi froid que la mort aussi répugnant qu'un cadavre. Link ne pleure plus, les larmes séché par ce qui pourrit le plus un homme. La HAINE.
      L'homme tient encore son silencieux dans les mains, totalement maître de lui ne se gênerai pas pour tuer Link sur le champs mais alors qu'il allait abattre l'instrument de sa vengeance Link lui saute dessus. Les yeux injecter de sang et de folie. Il se jette sur l'homme et le fait basculer sur le sol, ils se battent, l'arme éjecter un peu plus loin Link n'a plus rien à craindre alors que la situation s'inverse. La proie devient le chasseur.

- TU VAS PAYER ENFOIRE !!!!!!!! Cri Link

       Il frappe ! Frappe ! Encore et encore ! Les os craquent, le sang gicle, le visage se déforme ! Link frappe ! Frappe jusqu'à épuisement ! Il frappe avec la folie la plus effrayante qui soit, avec la soif de vengeance la plus irréversible. Ce n'est pas Adam cette fois, ce n'est pas un homophone. C'est le mal, le Diable ! C'est un assassin, C'EST CELUI QUI A TUE ASHLEY !

- Link ! Link ! ARRETES !!

     Quelqu'un se précipite sur lui, un homme l'écarte du corps qu'il a réduit en bouillit. Il se débat aussi fortement que possible ! Il n'en a pas finit avec cet être répugnant, ce monstre ! Il veut le réduire en miette ! Il veut écraser son visage sur le goudron jusqu'à qu'on ne puisse plus distinguer sa cervelle du reste !

- LACHEZ MOI !!!!!!!

    La voix de Link est effrayante. Il est devenu totalement incontrôlable, aveugler, totalement fou ! Sanzo le regarde se débattre mais Adam le tient fermement. Doucement, il regarde devant lui. Deux corps. Ashley ! Il se précipite sur le corps de son ami, les mains tremblantes...Non...Pas lui, pas Ashley. La scène est muette. Il n'arrive plus à réfléchir, penser, imaginer une seule seconde que Ashley est...est...mort ! Le visage de son ami est tout sauf paisible, les yeux encore ouvert il s'effondre en larme. Quelle horreur ! Mais quelle horreur ! Ses yeux se tournent maintenant vers le deuxième corps, il s'en approche avec appréhension. L'homme respire encore, il crache son propre sang. Cet homme...Il le reconnaît...OH MON DIEU ! C'EST IMPOSSIBLE !! NON ! Il ne peut pas...Il est...Il devait être mort ! MON DIEU !!
     Sanzo recule du corps comme si c'était des flammes, il tombe par terre en perdant son équilibre, totalement paniqué, perdu. Choqué il pose sa main sur sa bouche et fait le lien directe avec la mort d'Ashley. Son père est revenu, il est revenu d'entre les morts pour tuer tous ceux qui s'approchaient de son fils...Il est revenu...
    Sanzo se lève, il ne fait plus attention au cri désaxé de Link tenu fermement par Adam qui ne voyait le visage de l'assassin mais qui regardait attentivement Sanzo. Il était devenu plus blanc que la neige, son regard en revanche était plus sombre que la nuit. Une lueur de possession brilla en lui.

- Ecartes toi Sanzo !

    Sanzo continue de s'approcher de son père.

- Je t'avais dit que je reviendrai, murmure faiblement le père
- Tu n'existe pas, chuchote Sanzo

     Il est revenu. Il ne reviendra plus...

- SANZO ! Cri Adam 

       Adam lâche Link et se rue sur Sanzo ! Il le pousse et s'écrase sur lui dans une grimace de douleur. Sanzo n'est plus lui même, toute la rancune et la peur d'avoir revu son bourreaux à fait de lui un être capable de tuer cet homme mais il refuse de voir Sanzo foutre sa vie en l'air pour un homme qui n'en vaut pas la peine ! Adam retient Sanzo et se retourne brusquement pour regarder Link qui s'est écroulé sur le sol tétanisé.

- C'est un cauchemar..., murmure Link
- LINK ! REVEIL TOI ! Si tu tue cet homme c'est toi qui le paiera toute ta vie ! Appelle les flics ! MAINTENANT ! 

    Encore sous le choc Link attrappe le téléphone que Adam lui lance, son corps entier tremble encore d'adrénaline.   

      C'est une nuit sombre qui s'achève sur la ville de New York. Une nuit qu'aucun d'eux ne pourra oublier, une nuit qui marque à jamais un tournant dans leurs vies. Ashley. Une nuit qui marque la fin d'une vie. La police arrive enfin, les lumières défilent devant les yeux de Sanzo, tout le monde se précipite, une ambulance arrive, la police n'arrive à parler qu'avec Adam qui explique ce qu'il a vu. Link et Sanzo sont hospitalisés, le traumatisme est profond. Autant Link semble entendre les questions des inspecteurs mais ne répond pas, autant Sanzo semble totalement déconnecter le regard aussi vide qu'un gouffre sans fond. Son expression est poignante et Adam le regarde sur son brancard plus déchiré que jamais. Combien de temps faudra-t-il à ces deux là pour pouvoir sourire comme avant ? La culpabilité ronge Adam, si il n'était pas venu tout ceci n'aurai jamais eut lieu...Tout ce carnage...Une véritable boucherie. 
    La Lune ne sera plus jamais aussi rouge et tous les jours de pluies seront des fardeaux.

    Au jour d'après, Adam se réveilla dans la chambre des deux internés qui avait été shootés au calmant pour réussir à les calmer et les reposer. Le médecin affirma que leur réveil sera douloureux à cause des souvenirs de la veille mais ces souvenirs seront plus clair et leurs esprits moins embrumés. En revanche il est aussi possible qu'ils ne se "réveillent" plus jamais et que le traumatisme les plonge dans un état végétatif tout en étant conscient. Rien qu'à l'écoute du mot végétatif Adam en avait des frissons. Il se réveilla donc, le ciel était découvert le soleil était revenu de sa longue absence. Link et Sanzo dormaient à poings fermés. Soudainement la porte s'ouvrit, un médecin rentra dans la chambre, il regarda le dossier des patients et leurs machines. Il s'approcha lentement d'Adam qui faisait enfin surface.
- Bonjour je suis le docteur Julan Anderson, dit le médecin en tendant une main amicale
- Adam Bewalt.
- Je sais. Ce sont vos amis ?
- O-Oui.
- Et bien je peux vous dire qu'il n'y a rien d'anormal pour l'instant, la police passera dés qu'ils seront réveiller avertissement moi si ils ouvrent les yeux, c'est comprit ?
- Oui.
- Parfait.
- Attendez ! Vous savez si ... comment dire...Si l'homme qui a tué le jeune garçon est toujours en vie ? Demande Adam timidement
- L'assassin ? Et bien...Il est mort dans la nuit.
- A cause des blessures ? Demande Adam
- Je ne devrais pas vous le dire mais non ce ne sont pas les blessures qui ont tués Monsieur Urashima. Il était déjà mourant et il ne lui restait que très peu de temps à vivre.
- Comment ? Je ne comprends pas ?
- Monsieur Urashima avait une déficiance du coeur depuis quelques années. C'est le froid et la pluie qui l'ont tué.
- Vous êtes sûre qu'il est vraiment mort ? Vous savez il a survécu à une balle dans la tête alors...
- Je vous assure. Il ne tuera plus personne, répondit simplement le médecin en s'en allant

        Adam vint s'asseoir à nouveau au près de Sanzo. Il regarda le visage endormi de son ancien amour, que se passera-t-il quand il se réveillera ? Qu'adviendra-t-il de Link et de Sanzo ?

Par Danouch
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Mardi 13 octobre 2009

              

        Les nuages recouvrent petit à petit le ciel, voilà déjà une demi heure qu'il parcourt tout New York, les poumons brûlant, une respiration de plus en plus saccadé, épuisé moralement autant que physiquement mais il ne peut pas s'arrêter maintenant. Il regarde une dernière fois le ciel qui s'assombrit à chaque seconde, il se souvient que Link est parti sans veste, juste un t-shirt trempé de sang. Il regarde tout autour de lui entre les passants qui le regardent intrigués, les terrasses de cafés où les voix s'élèvent, il prend son inspiration. Le fait même de repenser au visage de Link avant de sortir il sent ses forces revenir. Il court à nouveau avec l'espoir de le retrouver. Il prie pour le retrouver sans quoi il serai perdu.
              Ashley s'applique à soigner Adam qui grimace à chaque fois que le coton frotte ses plaies. Sa lèvre a enflée mais elle ne saigne plus, un immense bleu sous l'oeil, d'autres bleus sur le reste du corps, le dos écorché par les chutes sur des meubles. Assit sur la bord de la baignoire, juste habillé d'un boxer noir, Adam sent son corps se frigorifié, tout son corps lui fait mal et ce n'est pas sans effort de délicatesse d'Ash qui à chaque gémissement s'excuse gentillement.

- Je suis désolé pour ce qui est arrivé, murmure Adam
- Il fallait le prévoir, sourit douloureusement Ashley, Link est un homme impulsif et passionné et puis vous vous avez de la répartie et malheureusement vous avez touché là où ça fait mal. Je ne sais pas qui est le père de Sanzo mais pour que Link réagisse comme ça, il devait être la pire des ordures.
- Il l'était..., marmonne Adam

         Ni l'un ni l'autre n'ont reparlé de cette histoire, amicalement Ashley se contente de soigner, Adam se contente de grimacer et tout deux pensent de leur côtés à un être pour qui ils s'inquiètent, un être qu'ils espèrent revoir très bientôt franchir la porte de l'appartement. 
          Le temps passe, toujours pas de Link, les passants deviennent plus sombres, il a dut mal à distinguer leur visage, sa poitrine lui fait horriblement mal et chaque respiration est un supplice. Il a trop couru. Sanzo regarde à nouveau autour de lui totalement désespérer de retrouver Link, où est-il passé ? Il marche, la main sur le coeur qui s'emballe, il sent son sang et chaque pulsation dans tout son corps. Perdu et épuisé il marche à pas lent  avec le peu de force qu'il lui reste. Avait il pensé un jour à voir se battre Link et Adam comme des gladiateurs ? Il n'aurait jamais imaginé vivre un tel massacre, un massacre si sanglant que son être tout entier était paralysé par la terreur. Il n'aurait jamais put se dire dans ses rêves les plus fous que son histoire avec Link prendrait un tel tournant dramatique. Il avait crié, il avait crié sa souffrance à la vue du sang et de l'état de leurs corps. Il avait crié et n'avait pas pensé à le retenir. Ils avaient bien attendu une heure pour se décider, une fois calmer il expliqua à Ashley qu'il allait le retrouver malgré tout ce qui c'est passé car il ne peut pas l'abandonner. Abandonner Link signifierai la fin de leur amour et ça il ne peut pas l'accepter car il l'aime. Il l'aime Link plus que tout, il serait capable de tout lui pardonner, il serait capable de tout lui pardonner à condition qu'il ne le quitte pas, pas pour ça. 
          Sanzo ne s'arrête pas pour autant, il y passera la nuit si il le faut, il le cherchera pendant des jours si il le faut mais il n'abandonnera pas celui qu'il aime ! Parce que Link est le seul qui a sut le soigné de ses plaies, Link a sut l'écouter, le réconforter, l'aimer avec autant de prudence que de tendresse. Parce que Link le comprend mieux que personne, parce qu'il se sent inutile quand il n'est pas avec lui. Il l'aime parce qu'il n'a rien avoir avec son passé et qu'il a fait revivre un nouveau Sanzo plus souriant, plus confiant. Leur rires, leurs étreintes, leurs sanglot partagés, il ne peut pas croire que tous ses moments ne comptent plus. Des moments si particuliers. Leurs moments. Il n'a plus la force de courir chaque pas l'enfonse un peu plus dans le doute, la peur, il se fait à l'idée qu'il ne vivra jamais plus des moments aussi beaux à ses côtés. Une larme, puis deux, puis mille.

- Il pleut, remarque Ashley en regardant par la fenêtre, j'espère que Sanzo a retrouvé Link et qu'ils se sont abrités.
- Je devrais rentrer. Je préfère ne plus être là quand Link rentrera, je ne crois pas que ça soit une bonne idée de rester.
- Vous êtes venus en voiture ? Demande Ash
- Tutoies moi s'il te plaît ! Je suis pas si vieux, rit Adam
- Mes parents m'ont toujours dit que j'étais trop poli, répond Ash.

             Ashley s'avance vers Adam, adosser au mur. Il lui donne une tape amicale sur l'épaule avant de lui affirmer qu'il ne dérange pas. Il regarde autour et se rend compte de l'état pitoyable de son appartement, les meubles retournés, cassés. Il soupire et décide se remonter ses manches pour ranger tout ce bazar, avant l'arrivé de deux autres. Comme si ne rien était. Adam se sent un peu gêné, ce désordre ou plutôt ce massacre il en est l'auteur, ou du moins, en partie. Il suit donc le mouvement de Ash et commence par un cadre brisé. Un tableau magnifique, paysage orageux au milieu d'une forêt. La honte le fait déglutir, plus minable qu'un insect il ne s'est jamais senti aussi immature de toute sa vie. Il avait fait preuve d'un abrutisme exaspérant, le mâle primitif dans toute sa splendeur à croire qu'il était un animal. Un éclair traverse le salon. 

- J'espère qu'ils sont en route, s'inquiète Ash

            Il n'avait trouvé refuge que sous un pont, la rivière tourmenté par l'orage violent qui grondait au dessude lui débordait, le courent était plus fort que d'habitude. En tant que future journaliste il avait des pensées débiles tel que " Si je me fais emporter on me retrouvera sur la rubrique des chiens écrasés " Pensa Sanzo. Même en temps de pluie il pensait comme un journaliste, il espérait seulement que l'orage se calme, il pleuvait des cordes lourdes. Il commence à croire que même mère nature ne veut pas qu'il le retrouve, tout porte à croire qu'il ne devrait pas. Il glisse le long de la pierre froide et humide, trempé de la tête au pied. Il entoure ses jambes de ses bras et pose sa tête sur ses jambes. C'est un vrai cauchemar cette journée pourrit avait déjà mal commencer, elle finira certainement mal. Même si ça ne semble pas logique, oui il avait tous les ingrédients d'un happy end après tout ! Une enfance difficile, un amour parfait qui se transforme en poison, une rencontre, un nouvel amour, une nouvelle vie. C'était ici que tout devait s'arrêter en " ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'argent." Certes il ne pouvait pas dire "enfants" puisqu'il était gay ! Logique. Pourtant le malin s'était encore moquer de lui, à croire qu'il n'avait personne d'autre à persecuter tel un enfant capricieux, Dieu jouait avec ses nerfs et sa patience. Sanzo n'était pas être pas destiné à connaître le véritable amour. Comme le disait son père...
            Il tourne sa tête lentement vers la pluie, cette cage d'eau qu'il a connu trop longtemps. Il n'aime pas les temps de pluie, il n'aime pas les soirs de pluie car comme un fantôme son père hante son esprit. Il se pince les lèvres de douleur. Link où es tu ?

- Merde, murmure Link
            
               La pluie essuie ses plaies, son cou reprend peu à peu sa couleur originel mais son t-shirt reste imbibé d'eau et de sang. Sans aucune gêne ni état d'âme il le retire, froid ou pas, et frotte les tâches avec acharnement. Son esprit est totalement perdu, il ne sait pas tellement ce qu'il doit faire, il est partit sur un coup de tête mais il en avait besoin pour respirer pour laisser toute cette tension dans la maison. Dehors il n'est plus en colère, son coeur a reprit une allure normale et ses muscles se détendent. En revanche la honte, la tristesse, la douleur il les ressent  aussi vives qu'après une bonne droite d'Adam. Le visage, les cris de Sanzo lui déchirent encore le coeur rien que de repenser à l'horreur des dernières heures son visage se ferme, tout avait volé en éclat sous les larmes lacérantes de Sanzo. Il n'a pas comprit, comme si tout son être ne lui appartenait plus ce n'était plus lui ! Il n'était que spectateur de sa folie et c'est ce qui l'effraie le plus. Serait il dangeureux pour Sanzo ? Peut il vraiment se permettre de rester au près de lui ? Pourra-t-il se pardonner un jour de l'avoir fait pleurer ?
              Assit sur son bac en pierre, trempé pour trempé autant être assit. Il laisse la pluie tomber sur son torse dénudé comme si elles le lavaient de tous ses péchés, de tous ses défauts, elles soignaient ses plaies physiques et morale. Il ferme les yeux la pluie battante contre lui, il va surement choper une bonne pneumonie. Un éclair déchir le ciel, il ouvre les yeux. La pluie ne tombe plus sur son visage, un parapluie le protège à son extreminité un homme souriant la  pluie tombant sur ses cheveux sombres. Link reste perplexe, l'homme d'une cinquantaine d'année porte un costume gris qui s'imbibe d'eau petit à petit, des cheveux encore plus sombre que ceux de Costia. Un sourire étrange rassurant et à la fois effrayant, une aura étrange l'entoure et refroidit l'air autour de lui. Le corps entier de Link lui somme de s'écarter de lui et de partir sans se retourner malgré ça, il reste là.

- Vous allez tomber malade, dit il dans un accident asiatique

      L'homme lui tend son parapluie et l'incite à le prendre. Link refuse d'un signe de tête. L'homme se couvre à nouveau sans quitter des yeux Link.

 

- Vous allez surtout avoir de vilaines infections si vous ne vous soignez pas, dit il en approchant un doigts froid sur le plaie de Link, vous allez sans doute avoir de vilaines cicatrices...

 

       Les frissons de terreur, Link hurle alors que le doigt de l'homme appuie avec sadisme sur la plaie. La tension morbide, l'odeur du mal et le cri d'un martyre. Link frappe l'homme au visage et s'enfuis le coeur battant, le temps s'était arrêté, cet homme, le Diable ! Le Diable en personne ! Il en est convaincu ! Tout son être tremblait, la peur lui serrait la gorge. La nuit était sombre au milieu des ruelles puantes de New York, une pauvre souris déjà pieger par le serpent et la pluie continuait de s'abattre dans cette atmosphère de crime. 
       Il remet son haut encore tâché et trempé, Link s'arrête derrière une poubelle entre deux immeubles pratiquement collé, les flaques d'eaux s'agrandissaient. Son coeur battait si vite et le regard perçant de cet homme le hantait encore. Totalement paniquer il regardait sans cesse autour de lui par peur qu'il l'est suivit, il a toujours l'impression que son regard le transperce, ce genre de personne ne peut pas exister, ce genre de personne mérite d'être enfermer. Ce que Link ne savait c'est que ce genre de personne réssucite, revient du plus profond des entrailles de l'enfer pour faire revivre des moments de violences à ceux qu'ils haissent le plus. Ce que Link ne savait pas c'est que cet homme était du genre a frappé, violé son propre son fils. Ce qu'il ne savait pas...c'est qu'il est l'ordure qui avait mutilé son amant et qui ne rêvait que de revanche. 

         A l'appartement, le bruit de la pluie contre les vitres donne des frissons à Adam.
- Sanzo ? C'est toi ? Demande Ashley en s'approchant de sa porte
- Oui, dit il d'une voix tremblante
- Oh mon Dieu tu dois être gelé ! Va vite prendre une douche bien brûlante, et habit toi chaudement. Link n'est pas avec toi ?
- La pluie m'a empêché de continuer mes recherches, murmure Sanzo déçu
- Je suis sûre qu'il ne va pas tarder, répond Ash inquiet



 

 





Par Danouch
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Dimanche 4 octobre 2009
                 
             Sanzo pose un café au lait sous les yeux brumeux de Adam, il regarde incessamment le liquide chaud qui tournoie encore après avoir mis le chocolat, il remarque cette petite couche blanche de mousse qu'il aime temps. Une fumée si appétissante ce dégage du chocolat, il inspire profondément un sourire mélancolique sur le visage. Cela faisait bien des années qu'il n'avait pas bu de chocolat chaud. 
                 La jambe tremblante, impossible d'arrêter de gigoter, la gorge nouée Sanzo avait le coeur qui battait plus vite qu'un compteur de formule un, sa vie se défilait devant ses yeux et son futur devenait sûrement incertain. Ashley lui était assit sur son fauteuil, le bras sur l'accoudoir, le regard inquiet il ne cessait de fixer une seule et unique personne, le seule qui regardait attentivement le grand blond. Une question planait au dessus de leur tête comme une épée Damoclès : Quand est-ce Link allaitpéter une durite ? 
                 Sentant le danger de l'explosion immense de la central nucléair "Link", il se précipita sur le corps qui était par terre en piteux état, Sanzo s'était relevé et à deux il l'avait déposé sur le canapé sous le regard pénétrant de Link. Autant l'un que l'autre avait l'impression d'avoir pactisé avec le Diable et s'apprêtait à subir le courroux de Dieu en personne. Effrayant comme sensation pour ainsi dire stressante. Jamais de sa vie Sanzo se sentait aussi proche d'un condamné dans le couloir de la mort. Quand Link allait il le mettre sur la chaise ? Il n'avait pourtant rien dit. Il gardait cet air contrarié ! Au delà même de la contrariété, il avait un regard si sombre, si dépourvu d'humanité. La sentence n'allait pas tarder à tomber. Tout le monde le savait, même Adam, il sentait la colère de Link juste en face de lui, cette colère qui le faisait presque sourire parce qu'il avait comprit qu'il aura désormais toujours une emprise sur cet homme. Il a toujours un aventage car Sanzo l'a aimé démesurément, ce qui n'est pas le cas pour Link. C'est jouissif comme sensation. L'heure n'était pourtant pas à la jalousie primitive. Peut être que cette légère impression de ne pas être seul, d'avoir encore quelqu'un pour l'aider lui faisait perdre la notion des priorités. Sa femme était morte ! Elle était morte et tout était de sa faute.
               La déprime l'emporta à nouveau. Alors qu'il avait retrouvé un semblant de sourire compétitif, le sourire de sa femme l'avait achevé, son souvenir, l'amour qu'elle lui portait. Tout est finit maintenant et il n'a rien faitpour l'en empêcher. Adam plonge son regard dans son chocolat chaud, il soupire, doucement il se retourne versSanzo à sa droite qui est assit sur l'accoudoir du canapé. Il partage un regard pénétrant avec lui, un regard emplis de douleur et de détresse. La peur de ne pas arriver à tenir, la peur de n'avoir personne pour lui dire " tu vas t'en sortir " . Il cherche désespérément un soutient chez la personne qui comptait le plus à ses yeux et qui aujourd'hui compte encore plus, plus que n'importe qui. Il est le seul à pouvoir le comprendre, il est le seul qui a sut véritablement lire en lui. Son Sanzo...c'était son Sanzo. A son tour Sanzo lui lance une sorte de sourire amicale presque forcé, un sourire qui signifie tout simplement  " j'aimerai t'aider. " .

- Je suis désolé d'être venu à l'improviste, dit faiblement Adam, j'aimerai parler à Sanzo juste quelques minutes.
- Oui on comprends, répond Ashley compatissant

             Link reste muet. Il ne semble même se rendre compte qu'on vient de lui demander de dégager, il ne bouge pas et ne lâche pas des yeux le photographe, Ashley racle sa gorge pour le faire réagir mais il reste sans réaction. Sanzo soupire d'agacement.

- Suis moi, dit il simplement

          Il lance un dernier regard vers son petit ami qui le fixe intensément, un avertissement. Sanzo sans bronché part dans le couloir très vite suivit par Adam à petit pas, heureux de pouvoir parler avec Sanzo sans qu'on lui plante des flèches dans le dos toutes les secondes. Il rentre dans une chambre tout  ce qui a de plus charmant, il semblerait que ça soit celle de Sanzo puisqu'il reconnaît immédiatement son t-shirt sur le lit mit en boule. Il s'en approche doucement, il se souvient de ce t-shirt, l'un de ces préférés parce qu'il se moule parfaitement avec le corps de Sanzo qui est si frêle. Il a un sourire nostalgique qui n'échappe pas à l'asiatique.

- C'est la chambre de Link. J'ai dut l'oublier hier soir, dit il naturellement

            Automatiquement la phrase raisonne dans l'esprit d'Adam. Ces deux là sont donc vraiment ensemble ? Il croyait pourtant que c'était une farce pour  le rendre jaloux - qui a très bien marché lors du mariage d'ailleurs - il se souvient de la tête de Sanzo lorsque ce fameux Link l'avait appelé " mon amour " , il s'était tout de suite rendu compte qu'ils n'étaient pas du tout ensemble. Il s'en fichait de tout façon puisqu'il n'avait d'yeux que pour Sanzo, son corps dans son costume, sa moue si attendrissante. Cette résurrection de sentiment qui c'était terré au plus profond de son coeur. Il se souvient du pincement au coeur quand il l'avait entendu quitté la salle après le fameux " oui " . Adam aime sa femme, il l'aime encore après sa mère, mais il ne l'aimait pas comme il avait aimé Sanzo et c'est là toute la différence. 

- Tu es donc bien avec lui. Murmure Adam
- Depuis deux mois environs.
- Je suis...vraiment heureux pour toi, menti quelque peu Adam
- Merci.

            Le silence s'installe à nouveau, dans une désir spontané Adam se jeta dans les bras de son ancien amant. Il le serra contre lui avec autant de force possible, la tête caché dans le creux de son cou il aimerait que Sanzo lui murmure ce qu'il a espéré entendre depuis des années. Il aimerait juste l'entendre une dernière fois.

- Calmes toi, murmura Sanzo, je suis là.

          Adam se mit à sangloter dans ses bras, totalement effondré par la disparition de Rose, totalement perdu. Il voulait juste être heureux avec quelqu'un, il voulait simplement parcourir un bout de chemin sans qu'il n'y se passe un drame mais faut croire que ça ne lui était pas accordé. Là, lové dans les bras de Sanzo il se sent plus déprimé que jamais, le coeur fendu en deux, les larmes n'avaient jamais autant coulé il se serait bien écroulé sur le sol pour ne plus s'en relever. S'enterrer vivant, mourir étouffer, noyer, brûler. Sa vie entière avait prit une colère de pluie.

- Je sais plus quoi faire Sanzo !! J'ai peur ! J'ai peur de ce qui va se passer maintenant ! J'en ai marre de tout gâcher !! J'en ai marre de faire souffrir tous ceux qui m'entourent je suis maudit ! Je suis maudit !
- Tu n'es pas maudit.
- Je suis à bout là...Ca fait deux jours que je pense à me pendre Sanzo...j'en rêve la nuit...
- Arrêtes ça tout de suite !

         Sanzo regarda Adam dans les yeux, il le tenait fermement par les épaules.

- C'est pas une solution crois moi ! Peu importe ce qui t'arrive tu dois tenir !
- Tu dois me trouver bien pathétique..., sourit maladroitement Adam, je suis tellement nul ... Je me plains pour rien ! Je me plains en plus à toi qui a subit les pires horreurs...C'est tellement pas comparable que je me sens totalement idiot. Je suis vraiment nul.
- Tu ne sera jamais nul ! Jamais...Peu importe les problèmes, peu importe le degré de l'horreur je trouve ça inhumain de comparer les peines les unes au autres ! Il y aura toujours pire ! Il y a toujours mieux ! C'est dégueulasse de regarder de comparer comme ça les gens et leur douleur. Tu as mal Adam...C'est une douleur. Peu importe pourquoi. Tu as mal... Et c'est la seule chose qui compte.

          Son Sanzo...C'était son Sanzo. Adam sent son coeur palpité, il plonge ses yeux bleus totalement inondés dans les si belles prunelles de Sanzo, il l'entoure de ses bras et se laisse tomber contre lui comme pour se reposer.

- Ne penses pas que tu mérites ce qui t'arrive. Ce n'est pas de ta faute, ne pense surtout pas que tu es capable car tu en crèvera tôt ou tard. Tu dois tenir...Pour elle.
- Merci...

       L'étreinte se resserre, Adam sent une main délicate contre se dos le frotter de haut en bas, la chaleur l'envahit peu à peu et c'est comme si il n'avait pas dormi depuis des mois, des années, des siècles. 

- Je suis désolé. Je suis désolé pour ce que je t'ai fait subir jusqu'à présente...Je suis vraiment désolé.
- Tu me connais, rit Sanzo, je ne suis pas rancunier. 
- Grand naïf. Rit à son tour Adam
- Grand rêveur surtout...

        Adam s'écarte un peu de l'étreinte, il regarde à nouveau le visage de Sanzo, celui ci rayonne de bonheur, il rayonne d'espoir et peut être un peu d'amour, pour son plus grand malheur ce n'est pas pour lui que ces yeux pétillent mais pour l'autre dans le salon. 

- Tu l'aimes Sanzo ? Demande Adam
- Pardon ?
- Link ! Tu l'aimes ?

        Alors qu'il allait répondre la porte s'ouvre soudainement, le cri de Ashley depuis le salon raisonne dans la pièce, il appelle le cinglé qui a faillit défoncer la porte de sa propre chambre. Jalousie, possession. Sanzo et Adam dans les bras l'un de l'autre totalement ahurie par l'entrée fracassante de Link.

- J'en étais sûre. 
- LINK ! Hurle Ashley en s'approchant. T'es vraiment qu'un gros con ! 

        Sanzo s'écarte brusquement de Adam qui ne fait que renforcer l'idée que se fait Link. Idée totalement fausse que l'innocence de Sanzo tente de rejeter plus mal que bien.

- Il ne se passe rien Link, arrêtes de tirer cette tête, dit Sanzo 
- Je me sentais mal c'est tout, reprend Adam
- Toi tu la ferme, murmure agressivement Link en regardant l'accusé
- Tu deviens ridicule, soupire Ashley
- JE T'AI RIEN DEMANDE !!!! S'emporte Link

      Son visage défiguré par la colère a fait sursauter Sanzo. Ce n'était pas le Link qu'il aimait, ce n'était pas le Link qui le faisait rire, le faisaire rougir. La peur lui tiraillait l'estomac et Adam s'en rendit imméditament compte, Link allait trop loin pour une simple étreinte.

- Ecoutes Link je vais partir comme ça tout ira bien mais s'il te plaît calmes toi, annonça Adam
- Tu vois il s'en va ! Reprend Ash
- C'est ça ! Alors après avoir tranquillement fricoté avec mon copain tu te barres en croyant que tu vas passer la porte entier ? Sourit narquoisement Link
- On n'a pas fricoté Link ! S'écrit Sanzo 

       Il n'ose même pas répondre, il ne fait qu'agresser Sanzo d'un seul regard. Le coeur en miette il a l'impression de se faire trahir encore une fois ! Il le savait ! Il le redoutait depuis que ce putain de photographe avait franchi la porte, Sanzo ne le regardait plus comme avant. Ce n'était plus lui qu'il regardait c'était cet Adamde malheur, ce con qui est venu foutre sa merde dans leur couple. Il le savait, il savait que ça allait arriver et même si Sanzo ne s'en rendait pas compte ces sentiments avaient déjà changé, ce regard...Ce regard Costia le portait ce jour là. Ce regard de honte, de dégoût, d'effroie. Link a honte aussi, honte de lui, honte de s'être fait encore avoir. L'adrénaline toujours présente il préfère ne pas croiser le regard de celui qui vient de lui voler Sanzo, il ne préfère même pas l'écouter car il sent qu'il va lui arranger le portrait façon Picasso. 

- Tu ne vois pas que tu terrorise Sanzo, lui fait la morale Adam
- Ne m'adresses pas la parole toi. Je te jure ne me parle pas car je suis en train de me faire violence pour éviter de d'emplâtrer dans le mur.
- Ahem ! C'est chez moi hein ! C'est moi qui paye ! 

         Link regarde une dernière fois Sanzo qui finit par baisser les yeux. Il avoue. Il avoue sa faiblesse. Il le sent, il le sent comme un pieu dans le coeur qu'on tourne et qu'on retourne. Link se pince les lèvres il fait immédiatement demi tour. Encore bordel ! Pourquoi encore ! 

- Link attends ! Cri Ash
- Tu ne le mérites pas, dit Adam

        Link s'arrête brusquement. Cet Adam commençait à lui taper sur le système.

- C'est toi qui ose me dire ça ? Reprend ironiquement Link, toi ? L'enfoiré qui l'a trompé et qui ose ensuite venir pleurer dans ses bras pour le récupérer ? Toi le connard qui l'a fait agoniser pendant cinq ans, qui s'est marié ensuite sans tenir compte de la douleur que Sanzo pouvait ressentir ! Ne me dis pas que tu l'as pas vu ! Même un chien aurait comprit qu'il t'aimait toujours. Tu débarques maintenant comme un martyre histoire d'attendrir son coeur et de lui faire encore plus mal n'est-ce pas ? Je les connais les mecs dans ton genre. Vous vous servez des autres pour votre petit confort. Tu le traites comme une roue de secours ! Moi, contrairement à toi. Je ne l'ai jamais fait pleurer. 
- Il y a un début à tout n'est-ce pas ? Répond Adam 
- Tu l'as vite oublié Rose ! 
- Tu veux savoir pourquoi est-ce qu'il te regarde comme ça ? Demande Adam un sourire sadique sur les lèvres, c'est parce que à l'heure qu'il est tu es une réplique parfaite de son père ! 

         Le poing fusa directement. La mâchoire d'Adam avait fait un bruit si désagréable que Ashley en avait mal aux oreilles. Personne n'avait sentit venir la haine de Link en pleine figure de son adversaire. Personne n'aurait put deviner qu'il allait éclater maintenant, Adam se releva lentement, Link encore un peu déconcerté par sa réaction. Il pose un regard inquiet sur Sanzo qui les regarde totalement effaré. Merde ! 

- Ca va pas Link ! Hurle Ash
- Je..je voulais pas..., murmure Link en regardant Adam se redresser

      Alors qu'il allait s'excuser Adam lui fonce dessus l'écrasant contre le mur du couloir avec une telle force que le bruit fait trembler les fenêtre. Sanzo sent son coeur faire un bon, bordel de merde ! QU'EST-CE QUI LEUR ARRIVE ? Ash et lui tente de les arrêter mais il dangereux de s'en approcher maintenant. La colère les aveugles. 
       Link donne un coup de coude dans le dos d'Adam qui s'écarte contre le mur d'en face immédiatement Link en profite pour lui décrocher un coup dans le menton, Adam se tient la lèvre qui saigne. Son sang boue dans ses veines. Ce n'est plus des règlements de comptes, c'est un combat personnel pour savoir qui arrivera à gagner le droit de rester au près de Sanzo. Les deux garçons deviennent totalement incontrôlable, Link attrape les cheveux du blond pour écraser son visage contre le mur. Sonné mais pas vaincu, Adam mort le cou de Link lui arrachant un bout de chair au passage. Le hurlement est strident, un hurlement si profond que les yeux de Link semble devenir encore plus sombre. Le combat devient sanglant. 

- ARRETEZ !!! Hurle Sanzo
- LINK !! Cri Ash à son tour 

        Celui qui tenterai de s'approcher serait suicidaire. Les coups fusent dans tous les sens, les cadres cassés sur la tête, les meubles pour arme, les murs, tout est permis ! Les griffes, les dents. Adam saute littéralement sur Sanzo après avoir cassé une chaise. Ils arrivent dans le salon sous les cris désespéré de Sanzo qui voit se déchirer les deux hommes qui comptent le plus pour lui ! C'est quoi cette primitivité ! Ils vont finir par se tué ! QUELQU'UN VA FINIR PAR CREVER !!! Les larmes se mettent à couler, le visage de Link est totalement défiguré par la haine, celui de Adam possédé par un démon. Ils s'insultent, hurlent comme des bêtes assoiffés de sang. C'est un véritable massacre. 
         Ashley tente quelque chose, il n'a plus le choix, il se précipite sur le dos de Link pour le retenir mais ça n'a fait que donner un avantage à Adam qui ne se gène pas pour attraper le premier objet qui lui passe par la main pour frapper son adversaire. Notamment ici un téléphone. Le bruit est assourdissant est violant. Ashley se retrouve projeter en arrière, Link totalement écroulé sur le sol. 
        Le corps tremblant, les yeux écarquillés de terreur, les larmes déferlant sur ses joues Sanzo n'arrive plus à faire un mouvement, un flash back, son propre massacre avec son père. Link crachant du sang, les yeux mis clos, Adam vacillant comme un mec bourré, la lèvre déchirée, les cheveux en pagailles, le cou violacé. Doucement Link se remet sur pied, vacillant aussi, le cou plein de sang, une petite trainé partant de ses cheveux, il passe une main fébrile sur la plaie. Sanzo sent tous ses membres tremblés encore plus vivement, son coeur battre à une allure douloureuse, un cri dans la poitrine. Le tête de Link pivote en direction de Adam, il le regarde attentivement. Le silence rivient. 
       Ashley se redresse, il s'est juste un peu cogné contre le mur en tombant. Le spectacle qu'il voit est déplorable. Sanzo cède, il tombe littéralement à genoux. Les mains s'approchant de son visage, le sang de Link sur le sol, le sang...du sang....
       Il hurle. Il hurle à la mort comme un dératé et pleure à ne pas pouvoir respirer. Comment en sont ils arrivés là ? Le cri déchire la poitrine de Link et même si sa vue est trouble il distingue encore toute la détresse de son petit ami, il tente de s'en approcher à pas lent, une main tendu faible et hésitante. Il tente presque de le réconforter, de s'excuser.

- POURQUOI !!!! Hurle Sanzo en direction de Link, POURQUOI EST-CE QUE VOUS ME FAITES CA ????

      Pourquoi ? Parce qu'il l'aime. Parce qu'il l'aime au point de se battre pour lui. Link se sent enfoncer, ridicule, pathétique, horrible. Il regarde Adam qui s'écroule le long du mur totalement déconnecté. Qu'est-ce qui lui ai arrivé ? C'est comme si il avait été possédé par une force inconnu ! C'est comme si le fait qu'il le compare à une ordure comme le père de Sanzo l'ai rendu encore plus fou qu'un assassin. Il a honte ! Honte de s'être battu ! Honte d'avoir fait couler le sang d'un autre sans pouvoir s'arrêter ! Honte de se rendre compte qu'il n'est pas plus digne que le père de Sanzo. Il baisse sa main. Il se retourne et quitte l'appartement dans le bruit des sanglots de Sanzo. 
 



Par Danouch
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Jeudi 1 octobre 2009


          " C'est dans les environs de neuf heures du soir qu'un terrible accident s'est produit dans ce petit quartier chic du centre de New York provoquant la mort d'une jeune femme. Ici on ne trouve que d'immense building résidentiel, qui font la célébre réputation de la ville qui ne dort jamais, une ville de lumière. Hier soir pourtant ce petit quartier connu un horrible accident, une voiture est sortie de la route à plus de soixante dix kilomètres par heures et s'est littéralement écrasé contre l'entrée d'un de ces building. Des portes en verres à triple vitrages ont volées en éclat, la police est très vite arrivée sur les lieux ainsi que les ambulanciers malheureusement il était déjà trop tard. Le corps de la conductrice était méconnaissable, totalement broyer sous le choc on a retrouvé cette jeune femme à quelques mètres de sa voiture. Un carnage horrible. Les témoins locaux ont vu l'accident qui a duré moins de deux secondes, la conductrice n'avait pas sa ceinture et il semblera qu'il s'agisse de la célèbre Rose Bewalt, mannequin de renommé mondiale récemment mariée avec le grand photographe Adam Bewalt. Nous avons tenté de rentrer en contact avec la famille et surtout son époux mais il refuse de sortir de chez lui, l'enquête se poursuit pour illucidé cette mort attroce. S'agit il d'un pure accident ? Défaut de la voiture ? Ou encore un suicide ? Pire ! D'un meurtre ? Toutes ces hypothèses sont plausible, il ne faut pas oublier que l'empire de la famille de la victime s'élève à plus de douze millard de dollars ! Le plau... "

             Sanzo coupa la télévision. Voilà deux jours que les journaux ne cessaient de parler de cet accident, les journalistes sont déjà venu fourrer leur nez dans l'immeuble à la recherche de témoignage croustillant. Et comme de par hasard son prochain TD se porte justement sur ce genre d'accident qui font sensations. Les gens sont accros à ce genre d'affaire étrange surtout lorsque ça arrive à une personne célèbre, les journalistes font tout leur possible non pas pour dire la vérité mais prient pour qu'il s'agisse d'un meurtre ou d'un suicide, ce qui leurs donneraient de quoi écrire et vendre. Sanzo soupire d'exaspération, le métier de journalisme ressemble de plus en plus à une machination, à des vendeurs d'adrénaline pour faire peur au citoyen, la machine économique rentre en jeu ensuite. On se fait un max d'argent avec des scandales dans ce genre.
        Le plus terrible dans cette histoire c'est qu'il ne cesse de penser à Adam. Il n'ose même pas imaginer l'état dans la quelle il peut être, il n'ose même pas imaginer la douleur et la peine qu'il peut ressentir. Rien que de se dire ça il en a lui même les larmes aux yeux. C'est affreux de se sentir aussi affecté pour un être qu'on veut oublier, c'est honteux. Pourtant il ne peut arrêter de s'inquiéter, une petite voix au fond de lui hurle de faire quelque chose, l'appeler ou aller directement le voir mais une autre voix lui ordonne de ne pas le faire, ça serai encore pire pour Adam ! Ce n'est pas vraiment le moment pour aller le consoler, Link en serait fou de rage de plus et c'est la dernière personne avec qui il veut se disputer. En parlant du loup voilà que grincheux sort de son lit, la nuit a été agité il n'a pas arrêté de rêver de musique, de concert. La foule et d'un seul coup plus personne, tout s'efface...un visage. Comme cette nuit après l'accident.

- Déjà debout ? Il n'est que huit heures ? Vous n'aviez rendez vous qu'à midi avec le futur agent !
- J'avais froid.

           Link s'approche de Sanzo, le corps encore tout engourdie, les bras  lourd, il prend son petit ami dans ses bras et pose sa tête sur son épaule pour somnoler encore un peu. Sanzo eut un sourire plein d'amour et de tendresse, à son tour il pose sa tête sur celle de Link et lui caresse le bras qui l'entoure, qu'il aime être ainsi contre lui. Il adore le voir dormir comme un enfant sur son épaule pour une fois c'est lui qui tient le rôle du protecteur et il adore cette sensation !

- Tu regardais encore CNN ? gromelle Link
- Comme toujours.
- Encore l'accident ?
- Ouais...ça commence à devenir lourd, dés que ça touche une célèbrité il n'y plus que ça à la télé !
- Ca fait deux jours qu'ils en parlent tout le temps. Si tu t'es levé aussi tôt pour regarder c'est que ça t'intéresse.

         Comme toujours Link avait visé juste. Sanzo ne peut pas lui mentir à lui, il n'arrive pas à mentir de toute façon tout s'affiche sur son visage avec des grosses lettres. Il aime regarder les informations certes, mais il aime d'autant plus que ça parle de Adam. Cette mort de sa femme a fait naître en lui un étrange sentiment, pas de l'espoir heureusement ! Il n'attend plus rien d'Adam et ne veut plus rien de lui. Mais ce sentiment bizarre lui brise le coeur, quelque chose qui ressemble à de la compassion, quelque chose de très profondement encré en lui comme si il ne pouvait cesser de s'inquiéter. Comme si il avait toujours des restes de son amour pour lui. Link en est bien conscient, il tente de ne pas montrer sa jalousie et sa peine de voir Sanzo s'éloigner de lui pour un autre. Il n'ose même pas en parler par peur de s'emporter car il sait qu'il n'a pas de raison d'être jaloux. Sanzo est avec lui et aucun n'autre et jamais il ne le quittera pour Adam, il le sait, il en est certain...Malgré tout il doute, il a peur comme tout être humain. Comme toute personne follement amoureuse. Il a peur de le perdre et de ne rien pouvoir y faire. Cependant Link ne lui en tient pas rigueur, il comprend Sanzo mieux que quiconque, il sait que si il était à sa place il réagirait de la même façon. Si c'était Costia qui avait perdu sa femme il croit même qu'il aurait été plus heureux que compatissant, il a honte de se dire ça mais c'est la pure vérité. Possessif et jaloux sont ses pires défauts. Il se souvient comment il a réagit à l'époque où il sentait Costia s'éloigner de lui, il se souvient de l'état du pauvre mec qui avait osé lui adresser la parole alors qu'il était en ébullition. Il ne veut pas que ça se reproduise, il ne veut pas que Sanzo ait peur de lui parce qu'il est totalement incontrôlable lorsqu'il s'agit des personnes qu'il aime.    
        Alors tant bien que mal il garde ses sentiments d'angoisse pour lui, il se tait. Il espère simplement que les sentiments de Sanzo pour Adam reste de simple sentiment de compassion pour un être qui lui était cher. Il espère simplement que ces restes d'amour qu'il a ne fassent pas revivre leur histoire. Maintenant qu'Adam est seul, a porté de main. Quelle merde...

- Tu devrais me comprendre Link. J'ai mal pour lui car il compte pour moi c'est quand même mon premier amour. Tu ne pourras jamais changer ça. Dit Sanzo en relevant le visage de Link

           La peur se lisait dans ces yeux, terrorisé à l'idée de se retrouver à nouveau seul. Sanzo se sent si emprisonner, ses bras qui l'entourent ont scellé leur destin, il le sait. Il aime cette sensation de dépendance à cet homme si beau. Il l'embrasse délicatement, un simple baiser, une petite pression sur des lèvres si chaudes.

- Je ne conçois pas ma vie sans toi. Murmure Sanzo

        Sa poitrine se gonfle, Link se sent appaiser. Il a sut canaliser sa peur même si elle reste là, silencieuse. Prête à éclater au premier pas de travers. Elle reste tout de même bien cachée pour l'instant car c'est une explosion de joie qui l'envahit pour l'instant. Il a trouvé la personne faite pour lui. Le visage de Costia disparaît. 
         Emporter dans leur baiser devenant de plus en plus avenant, Link fait basculer Sanzo couché sur le canapé, lui au dessus de Sanzo. Les joues rougit de son petit ami le rend tellement craquant qu'il se mord la lèvre d'excitation. Lentement il passe sa main sous le pull de Sanzo caressant sa peau lisse sentant les bosses des cicatrices, tellement de cicatrices, il se baisse pour embrasser se torse si magnifique. Il s'attarde sur ces plaies fermées. Il les fixe et passe un doigts timide sur chaque rayures, suivant leur fil continue. La douleur qu'elles représentent.

- J'aime ces cicatrices. Je les aime parce qu'elles font partie de toi, entièrement de toi. Dit Link

        Sanzo eut un petit sourire en regardant Link totalement fasciné par les cicatrices. Il ne les avait jamais vu de ce côté là, c'est vrai que malgré les souvenirs qu'elles inspirent elles sont une partie intégrante de son esprit, de lui, de sa façon d'être. Il n'arrivera cependant jamais à les aimer. Link continue à monter le pull de son petit ami qui rit sous les chatouille de sa langue, il rougit de plus belle en se rendant compte de ce qu'ils sont entrain de faire. Ils s'apprêtent à faire l'amour sur le canapé de Ash. Et si il se réveillait soudainement ? Sûre, ce n'est pas dans ses habitudes mais vu la malchance que trâine Sanzo ça ne l'étonnerait pas ! Gêner il arrête alors Link.

- Stop stop !
- Quoi ? Je t'ai fais mal ? Demande Link effrayé
- Non du tout ! Je...j'ai pas confiance. Ashley dors à côté !
- Haha ! C'est ça qui te fais peur ? Si tu veux on peut aller dans la chambre, reprend Link d'un air coquin
- Je...sais pas trop si ...

        Link entremêle ses doigts dans ceux de Sanzo, le visage à quelques centimètres de celui de son amant, il garde son sourire plein de sous entendus, il dépose un long baiser sur la bouche de Sanzo, fait pression avec sa langue et donne un baiser si fougueux que Sanzo sent un vague de frisson envahir son corps.

- Je vous ai vu. Dit une voix monocorde

      Sanzo devient plus rouge qu'une tomate, Ashley vient de débarquer dans le salon et heureusement qu'ils n'étaient pas aller plus loin. Link lui semble plutôt mécontent.

- Tu peux pas retourner te coucher ? Demdande Link avec un grand sourire
- J'arrive plus à dormir.

      Link se lève aussi tôt et se précipite sur Ashley, il pose sa main sur son front et l'autre sur son propre front.

- Non t'as pas de fièvre, il finit par dire
- Roh ! Joues pas les idiots ! Ash se dirige vers le frigo
- Pourtant ça m'inquiète je te jure Ash ! Tu te lèves jamais aussi tôt pour rien. Le suit Link
- Je suis juste un peu stressé. Ashley remplit son verre de lait

    Link repose sa main sur le front de Ashley mais il l'écarte aussi tôt un air boudeur.

- Tu vas arrêter oui !
- Haha, rit Link
- Qu'est-ce qui va pas Ash ? Demande Sanzo en remetant son pull en place et en les rejoignant dans la cuisine
- Tout vas bien. Je suis un peu nerveu pour ce midi.
- J'ai jamais vu un Ash nerveux ! Sourit Link
- Ta gueule bordel ! T'en a peut être rien à foutre toi mais pour moi c'est important ! C'est mon rêve qui va peut être se réaliser tu comprends ?! 

     Link se sent aussi tôt attaquer par l'agressivité de son ami. Il s'amusait simplement avec ce n'était pas la peine de monter sur ses grands chevaux ! Il était rare de voir Ashley tendu mais lorsqu'il était valait mieux ne pas être dans les parages. Il ne l'avait pourtant jamais vu aussi suceptible, ce qui commençait à l'agacer car il trouvait ça ridicule. Ce n'était pas le peine de lui parler comme ça !

- Qu'est ce que tu veux dire par là ? Que c'est pas mon rêve à moi peut être ? Répond Link
- Pitié, c'était qu'une manière de rejeter ta colère sans faire de mal à personne. Une sorte de thérapie pour toi rien d'autre.

     Sanzo sentait un vent glacial entre les deux garçons. Ca allait tourner encore en dispute et pas une simple dispute il en était sûre.

- La musique c'est la seule chose qui m'a permis de rester en vie ! Alors oui c'est mon rêve ! Oui c'est une thérapie ! Un rêve ne peut pas être une thérapie ? S'emporte Link
- C'est pas une raison pour te foutre de ma gueule quand je suis stressé ! J'ai le droit d'avoir mes coups d'angoisses aussi au cas où tu l'aurais pas remarquer je suis aussi humain que toi !
- Putin mais qu'est-ce qui te prends ? T'es vraiment inbuvable quand t'es de mauvais poil !
- Et c'est toi qui me dis ça..pff
- OH TEMPS MORT ! Hurle Sanzo

     Les deux garçons s'arrêtent de se parler et regarde le petit troisième qui s'était fait invisible pendant quelques minutes.

- Ash je comprends que tu puisses être stressé, c'est normale, Link n'a pas le droit de te le repprocher mais ce n'est pas une raison pour péter ton cable. Tout le monde se détend et prend un mentos !
- Un mentos ?
- On se tait et on obéit !

      La sonnette retentit, Link mange son mentos pendant que Sanzo va ouvrir la porte un peu plus soulagé maintenant que les deux garçons ont cessé de se prendre le bourrichon pour si peu. Ashley est vraiment effrayant quand il est pas bien, il ressemble presque à Link, un Link en pire. En fait il ressemble à une femme enceinte qui fait une grossesse nerveuse. Il rit à la comparaison imaginant Ashley enceinte.

- Oui ?

     Une grosse masse lui tombe dans les bras et le fait basculer sur le sol. Il ne comprend pas ce qui se passe, soixante dix kilos le fait s'écraser sur le sol. Un corps chaud, il sent toujours aussi bon mais la surprise de le voir maintenant lui enlève toute faculté de parler, de protester. Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?

- J'ai besoin de toi Sanzo..., murmure Adam
- C'est quoi ce...merdier...

    Sanzo relève le visage pour apercevoir celui de Link qui le regarde vraiment vraiment mais vraiment méchemment. Il se contente d'élargir un sourire totalement paniqué. Mais quelle bouse ! 
    Jalousie. Possession. Link serre les poings.






Par Danouch
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Mercredi 30 septembre 2009
Voilà je vous met la suite ! Je me suis absolument pas relue donc ça doit être horrible !! Mais passons je me relirai demain =) 
en attendant vous pouvez la lire tout de suite ou attendre la petite vérification des grosses fautes (je peux pas tout faire hein ! lol ) 

Danouch. Connu pour son talent iné pour les fautes. =)
peace mais pas par terre ! 
(humour de merde)


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            Cette nuit là Link s'était endormi un poids lourd sur le coeur, une vérité affreuse lui était apparu lentement à ses yeux, cette vérité si évidente. Il entoura le corps de Sanzo contre lui et s'endormi sans voir son visage une dernière fois. Cette nuit là, Link et Sanzo avait dormi paisiblement tous les deux conscient que leur couple ne sera jamais un couple modèle, leur couple ne sera jamais une passion exemplaire et dramatique. Ca ne sera qu'un couple comme les autres, avec ses secrets, avec sa banalité infligeante. 
              Cette nuit là ils avaient sans doute vécu leur dernière nuit de dispute en quelque sorte car le sujet ne revint plus sur le plateau pendant deux mois, deux mois ils vécurent très heureux en apparence. En ce qui concerne sa mère, au lendemain de sa venue elle leur annonça son départ pour la France au près de son mari actuel, Sanzo l'avait accompagner jusqu'à l'aéroport sans un mot, au moment de partir elle se tourna une dernière fois vers son fils, le coeur encore ronger par la culpabilité.

- Je t'aime Sanzo, j'espère vraiment que tu me pardonnera un jour...

Il n'avait rien répondu, elle était montée dans l'avion consciente de la gravité de l'état émotionnel de son enfant, son passé l'a détruit, complètement détruit. Elle espère simplement qu'un jour il arrivera à nouveau à faire confiance à quelqu'un sans qu'on le trahisse. Elle espère seulement que ce Link arrivera à le faire aimer comme n'importe quel homme peut aimer l'être cher. Elle prie pour un miracle.
            Sanzo retrouva son sourire et son innocence naturel et Link redevint l'attendrissant grincheux lunatique. L'apparition de Sue Urashima avait vite été rayé des discussions, Sanzo n'y faisait plus référence et Ashley et Link s'étaient mis d'accord pour ne pas revenir la dessus sachant très bien la douleur que pouvait ressentir Sanzo. Une douleur qui le rendait plus vide qu'une coquille.
            L'automne faisait tomber ses premières feuilles, Sanzo avait reprit ses cours de journalisme dans une petite fac de New York, Link et Ash avait enfin fondé leur groupe. Ils étaient maintenant quatre, Link était guitariste et chanteur, Ash était le batteur évidemment, Ben était un autre guitariste et Lynh était la bassiste du groupe, une bassiste de talent ! Mais une fille quand même ce qui avait été sujet de dispute entre Link et Ashley. Sanzo avait du faire l'arbitre mais cette façon de se disputer lui faisait plaisir car l'ambiance restait bon enfant, le bruit et les voix empêchaient ses sombres pensées de le faire plonger dans un tourment profond. Il tentait tant bien que mal de ne plus penser à Sue, à son père, à ses années de tortures ! Mais rien n'y faisait, les mois avaient beau s'écoulé depuis l'arrivée de sa mère dans sa vie c'était comme si ces cinq année n'avaient servit à rien. Lui qui croyait être aussi vivant, aussi humain que tous les autres se rendait compte qu'il ne le sera jamais ! Jamais il n'arrivera à vivre comme tout le monde car le Sanzo qui pleurait au milieu de ses flaques n'est pas mort ce jour, Adam avait tué son père mais n'avait pas réussit à tué ce Sanzo faible et terrorisé. Alors que Link et Ashley continuait de se disputer dans le salon, Sanzo au milieu de ses cours s'arrêta brusquement, le crayon dans la bouche, le regard vague. Il avait eut le malheur de repenser à Adam Bewalt...Son Adam Bewalt. Son photographe trop bavard. Voilà deux mois qu'il ne l'avait plus vu, ni dans la presse, ni dans la rue au détour d'une ruelle sentant les churros. Il eut un point sur le coeur, il ne le reverra sans doute jamais et le dernier souvenir qu'il a de son premier amour est un regard de détresse, un regard d'adieu. Il appuie sa main contre son coeur sentant sa gorge se nouée, il avait toujours été trop affecté par ce qui l'entourait mais c'était un bon signe à ses yeux ! C'était le signe qu'il n'était pas vide, qu'il avait des sentiments ! Que son père ne lui avait pas tout voler, que son père n'avait pas tout anéantit. Pourquoi devrait-il avoir autant de peine au fond de lui ? Pourquoi doit il encore se battre alors qu'il n'a jamais mérité un tel labeur...Il n'a jamais mérité de souffrir encore.

- Ca recommence ! A l'époque c'était Yumi et maintenant c'est Lynh !
- Et à l'époque tu me faisais moins chier ! Cria Link
- Parce que je préfèrais dormir pendant que tu te battais avec Costia, se moqua Ash
- Il est hors de question qu'une nana vienne dans notre groupe.
- Mais qu'est-ce que t'as contre les femmes ? Tu fais une allergie ou quoi ?
- JE SUIS PAS BI MOI !
- Je vois absolument pas le rapport Link..., repond blasé Ashley en croisant les bras
- Sanzo ! Hurle Link
- Quoi ? Sursaute le concerné
- Dis lui que t'es un jaloux parano possessif vert épileptique complètement paniqué rien qu'à l'idée que je regarde une fille à la télé ! S'écri Link
- Euh mais..mais, bégaye Sanzo ne sachant pas quoi faire
- ROH TU ME LES BRISES LINK !!!

           Ashley sort de l'appartement en claquant la porte. Sanzo reste bouche baie, ce n'était plus trop bon enfant maintenant. Link se rendit compte à quel point son caprice était allé loin mais il ne pouvait pas se résoudre à céder, par fierté bien évidemment comme tout bon gamin qu'il est. Il se contente alors de s'asseoire violemment sur un fauteuil les sourcils froncés, les  poings serrés, les veines qui lui ressortent des bras et sur le cou. Sanzo frissonne, le voir dans cet état lui fait peur car il est capable de casser un mur mais ça l'excite également, cette veine si tentatrice sur son cou. Il est si virile quand il est en colère. Amusé par sa penser il étire un sourire que Link remarque immédiatement.

- Je suis ridicule c'est ça ?! S'écrie Link envers Sanzo
- Non tu es beau, répond avec le sourire son amant

         Link se sent fondre, comme une casserole chaude qu'on met sous l'eau froide, une fumée pourrait presque se dégager de lui. Il se détend petit à petit et reprend ses esprits, il a vraiment été ridicule mais heureusement que Sanzo est là pour lui rappeler car il sera rester comme ça jusqu'au matin. Ce n'est peut être pas un couple parfait, ce n'est peut être pas l'amour fou entre eux mais ils se soutiennent, se tiennent la main, ils s'aident mutuellement. Peuvent ils dire que c'est de l'amour ? Oui sans doute, ils s'aiment, ils s'aiment d'une façon plus appaisante, plus pacifique que leur première histoire. C'est un amour doux qui ne fait pas mal, c'est un amour qui soigne les plaies et ne les ouvre jamais. Link se lève de son fauteuil un sourire tendre sur les lèvres, il s'approche de son petit ami qui est assit à même le sol devant la table basse, il s'adosse au pied du grand canapé et lui caresse les cheveux tout en partageant un silencieux et délicieux petit instant à deux. Les yeux bleus, les yeux brun, ne forment plus qu'un.
       Une heure après Link se décide à aller chercher son meilleur ami, il soupire de paresse, c'est difficile d'aller s'excuser mais sous les supplications de Sanzo il ne peut résister, il va donc s'excuser. Au fond de lui il sait que Ashley avait raison pour cette jeune fille, d'ailleurs ne peut pas dire que Ash avait un regard très impartiale puisque Link avait bien remarqué le regard qu'il lui lançait. Ash avait craqué pour une fille ce qui est vraiment rare, après tout il n'a jamais réussit à savoir sa véritable orientation sexuelle mais ne sommes nous pas tous un peu bisexuel ? Qui n'a jamais été attiré par le sexe opposé et le même sexe ? Peut être que Link est une exception, il ne pourra jamais toucher une fille pour la simple et bonne raison qu'elles sont aussi excitantes que des pots de fleur (chacun ces tripes après ). Il arrive dans le grand halle de l'immeuble, le réceptionniste regarde ses videos de surveillance des couloirs et de l'ascenseur, il adresse un petit sourire amicale à Link qui ne le lui rend même pas, toujours aussi insociable, il ouvre la porte vitrée de l'entrée et prend une gifle glaciale. La nuit est drôlement froide pour un mois de septembre. Il fronce les sourcils et met ses mains dans ses poches. Où peut bien être cette tête de con ? Il regard autour de lui et ne remarque personne, il avance un peu plus dans la rue et ne voit que deux trois passants mais pas de Ashley à l'horizon. Il hausse les épaules et fait demi-tour alors que soudainement il entend un crissement de pneu, il écarquille les yeux.
          Sanzo replonge dans ses cours et surligne les phrases importantes, il regarde le journal télévisé en même temps, alors que soudainement il sent une secousse. Le lustre du salon à bouger, il l'a entendu, les vitres ont vibrés son corps entier à sentit le tremblement. Un tremblement de terre ? Non pas à New York ! Alors qu'il reprend ses cours tranquillement, les minutes défilent et le bruit des sirènes parvient jusqu'à ses oreilles, il se redresse et ouvre la porte du petit pavillon. Les lumières bleu et rouge fusent dans les airs, le bruit d'un attroupement de personne en bas de son immeuble. Il se penche par dessus la barrière pour voir un peu plus ce qui se passe, il remarque juste qu'il y a du monde et une ambulance. Aussi tôt il se précipite dehors, il panique sentant comme un mauvais pressentiment, Link était descendu il y a peu de temps pourvu qu'il n'est rien ! Pourvu qu'il soit loin en train de s'engueuler avec Ashley. L'ascenseur lui parait interminable, une fois les portes ouvertes le spectable lui coupe le souffle. 
        Les grandes porte vitré son brisé, du verre partout, une voiture en plein milieu du hall, du monde, le réceptionniste qui s'explique avec la police, le capot cabosser, le pare brise brisé. Du sang sur le carrelage du hall, un bain de sang...Ces yeux s'écarquillent, son visage devient plus blanc qu'un linceul, les mains crispées sur les joues, son coeur accélère consdiérablement. Du sang, du sang partout ! Ses pieds sont au milieu d'une marrée rouge. Un corps à quelques mètres de lui, des ambulanciers autour, les bras et les jambes broyés mais le visage intact. Le cri bloquer dans sa gorge prenait toute la pleine mesure de sa puissance, il allait hurler comme un fou quand soudainement des bras protecteurs l'attira à lui. Le visage étouffer dans le t-shirt qu'il connait bien il hurle étouffant ainsi son cri. Link le serre contre lui avec tendresse et force, l'horreur d'un accident est toujours traumatisant mais il s'agit de Sanzo, un être plus fragile qu'un enfant de cinq ans, plus brisé que le pare brise de cette voiture, le sang et le cadavre avait à nouveau réveiller de vieille blessures mais plus les minutes s'écoulaient plus les soubresauts de Sanzo disparaissaient. Ashley arrive à passer derrière les ambulanciers, étonné et horrifié il se précipite sur ses deux amis qui se tiennent un peu plus loin. Il remarque le corps fébrile de Sanzo et le regard douloureux de Link. Heureusement pour tout le monde il ne s'agit pas de l'un d'entre eux mais qui pouvait bien cette jeune femme ? Il l'avait déjà vu quelque part dans un magazine ça il en est sûre. 
        Les trois amis remontent dans leur appartement sous les odres des forces de police après avoir prit la deposition de Link qui a vu l'accident. Il était au première loge puisqu'il avait juste le temps de se jeter un peu ploin pour éviter le pire. Le fracas de la voiture contre les vitres avait fait trembler tout l'immeuble. Il n'avait jamais eut aussi peur de toute sa vie, la dernière pensée, une dernière image, un seul visage qui lui était apparut avant le choc. Il avait comprit ce qui était vraiment important pour lui, il avait vécu comme les derniers moment de sa vie et tout était devenu très clair sur son futur. Il se retourne vers Sanzo qui s'est assit sur le canapé encore secoué. 

- Arrêtes de me fixer comme ça, murmure Sanzo

        Link s'approche lentement de son amant, il le prend dans ses bras et l'obliger à se reposer sur ses épaules, Sanzo se laisse totalement faire, c'est dans ces bras qu'il se sent bien, c'est dans ces bras qu'il prend place réellement et qu'il se sent en vie. Ashley est parti se coucher sans lancer un "bonne nuit", Link et Sanzo avait besoin d'être seul pour ce soir, il parlera de leur groupe une prochaine fois. Le bruit de la rue parvenait aux oreilles de Link, la porte du pavillon était restée ouverte, il se lève quittant Sanzo quelques seconde pour fermer la porte, le silence revint dans le salon, un silence appaisant. Pas de tremblement, pas de sirène. Il reprend place sur le canapé et invite son petit à ami à reprendre sa place initial, ils restent là seul à se réchauffer l'un contre l'autre. 

- Oui. Dit faiblement Sanzo
- Oui quoi ? demande Link intrigué et totalement perdu
- Ces marques. C'est bien mon père qui me les a faites. Toutes les marques y compris celles qu'on ne voit pas...

          Sa voix se mourrait dans sa gorge, les larmes lui piquaient les yeux mais il s'efforçait de les garder pour lui, il n'avait pas finit, maintenant qu'il avait parlé il fallait tout dire. Même les choses les plus inavouable.

- Quand ma mère est partie, commença Sanzo, mon père a perdu la tête. Ce soir là, le soir où elle m'a jeté de sa voiture pour s'enfuir mon père a sombré dans la folie. Il...est rentré dans ma chambre, sa voix s'enrouait, j'avais quatre ans ! Il a...Il m'a...

           Le coeur de Link se tordait de douleur, la phrase n'était pas finit est pourtant il connaissait déjà la suite, inconsciemment il serra un peu plus fort son amant contre lui le protégeant d'une chose qu'il ne pouvait pas voir, une chose qui avait mutilé le coeur de Sanzo.

-  Il m'a prit dans ses bras les larmes aux yeux, il m'a serré si fort qu'il me faisait mal et il n'arrêtait pas de me dire qu'il m'aimait et que je ne devais pas le laisser comme elle. Il n'arrêta pas de dire que...qu'il aimait mes cheveux...il aimait mes yeux...ma ma ma bouche !

        Sanzo craqua, un hoquet de souffrance avait franchi ses lèvres et les larmes s'échappèrent de ses yeux mais il ne s'arrêtait pas, Link sentait qu'il n'avait pas le droit de l'interrompre, il n'avait pas le droit de le réconforter maintenant car il avait trouvé le courage au fond de lui d'ouvrir son coeur, de donner sa confiance.

- Ca a commencé ce soir là. J'avais le visage contre le coussin et mes cris étaient étouffés. C'était si douloureux...Puis il est parti, comme un cauchemar mais le sang...le sang partout sur les draps. J'ai pleuré encore plus fort et il a ouvert la porte soudainement, son visage était déformé par la colère, un visage ...horrible..." Tais toi ! Ou sinon..." . Alors je me suis tut...Je me suis tut pendant dix sept longues années. Presque tous les soirs j'y avait le droit, si je refusais, si je criais il me frappait...Papa n'aimait pas le bruit...Il n'aimait pas le bruit... Quand je rentrais et que la lumière était coupé je savais qu'il n'était pas là mais quand j'appuyais sur l'interrupteur et qu'elle s'allumait c'était comme si mon monde s'écroulait. A chaque fois qu'il avait finit, je partais, je courais aussi vite que je pouvais mais je n'arrivais pas à m'enfuir car je savais qu'il me retrouverai alors je me contentais de courir en pleine nuit sans m'arrêter. Sans m'arrêter de pleurer... J'étais dans une cage, une cage rouge. 

       Il s'était arrêté un petit moment, Sanzo inspira à fond pour continuer.

- C'est à mes quinze ans que je me suis teint les cheveux. A la base ils sont aussi noir que ceux de ma mère, je crois que j'essayais de me faire remarquer, je crois que j'essayais d'envoyer un message à ceux qui me regardaient avec crainte, crainte de finir comme moi. Les professeurs devaient se dire que je traînais avec des voyous et le fait que le Proviseur me convoquait tout le temps appuyait les rumeurs. C'était mon père le Proviseur. Il ne me convoquait pas pour me donner une heure de colle...Un jour...Je crois que ça a été la pire journée de toute ma vie. Un garçon nous a surpris...Mais il n'a jamais rien dit. Le désespoir que j'ai ressentit n'est pas comparable, n'est comparable a aucun désespoir qui puisse exister...Le matin je me levais plus tôt pour soigner mes plaies, je partais sur le port et je m'accoudais aux barrières d'un pont en regardant l'eau de la rivière coulé. Je regardais les passants avec envie, je regardais le ciel avec jalousie, je souhaitais seulement échapper à mon présent...Et je l'ai rencontré. Adam.

           Link sentit un point sur son coeur, le nom d'Adam devait forcément apparaître et malgré une touche de jalousie dans sa poitrine il écoutait attentivement la voix douce et mélancolique de Sanzo.

- C'était un photographe. Un photographe si souriant, si excentrique qu'il a été comme un rayon de soleil dans ma vie sombre. Je l'ai vu juste quelques minutes et ça a suffit. Je voulais le voir tous les jours, tous les matins. Je me levais pour le voir, je me soignais pour le voir. Mais je ne le voyais plus. Pendant des semaines j'avais l'espoir d'entendre le vélo d'Adam et rien. Pas une sonnette. S'en était trop, le poids était trop lourd pour moi, j'ai regardé une dernière fois le ciel et j'ai sauté par dessus le pont. J'ai voulu rejoindre l'eau qui s'écoulait, j'ai voulu rejoindre les nuages qui se laissaient pousser par le vent. Je voulais me laisser pousser par le vent. Bien sûre ça n'a pas marché. A mon réveil j'espèrais avoir rejoint je ne sais quel monde d'esprit et ce fut Adam que je vis en premier. Quel bonheur ! Je n'étais pas mort mais il était là. La suite est compliqué...Mon père est devenu fou quand il a sut pour mes sentiments,grâce à Adam j'avais trouvé un peu de confiance en moi et j'ai dis " non " . Pour la première fois j'ai dis " non ". Il est devenu fou de rage, il m'a battu...Battu jusqu'au comas. Je me suis réveillé dans la cave, attaché à un pilier avec du fil de fer barbelés...Les poignets, Sanzo montra les cicatrices de ses poignets, mes chevilles...Je baignais dans mon propre sang. 

                  Il se perdait totalement dans ses souvenirs, la voix monocorde les yeux dans le vide il déballait sa vie comme si il regardait un long film.

- J'ai appris qu'il n'était pas mon vrai père, que je n'étais qu'un batard et que ma mère s'était enfuit avec mon véritable père...C'était pour moi la phrase qui scellait mon destin. Je n'étais pas fait pour vivre...Je n'étais pas fait pour être ... Je ne servais à rien. Miraculeusement Adam m'a trouvé, il tenait un fusil de chasse, il a tué mon père. J'ai été interné dans un hôpital pendant presque un an...J'ai repris le goût à la vie grâce à Adam, il m'a aimé comme personne ne m'avait jamais aimé. Il a prit soin de moi...Un peu trop...Il s'occupait tellement de moi que j'avais oublié que je devais m'occuper de lui aussi...Il m'a trompé. Je l'ai surpris avec l'un de ses collègues de travail, brisé, je suis rentré au japon seul, pendant cinq ans. La suite tu la connais...

           Le récit était achever, le coeur totalement mis à nu ce qu'allait dire Link allait peut être tout changer, la phrase qu'il allait dire sera sans doute une phrase décisive pour leur couple et leur avenir. Alors qu'il sentait la pression montait en lui, Link déglutit difficilement devait il lui avouer son amour, cette patite flamme qui commençait à peine à se montrer, devait il tout précipité ?

GRrrrroooblllmmmm

- Je crois que j'ai faim, sourit timidement Sanzo en se retournant vers son petit à ami

       Ils partagèrent à nouveau un regard complice. Sanzo avait raison, son histoire se passait de commentaire, son histoire était du passé et quoi que dise Link ça ne fera que l'enfonser dans ce passé. Autant garder ça pour soi et construire quelque chose à deux, une toute petite chose. Un tout petit bout de chemin. La vie est brève, Sanzo et Link le savait depuis ce soir, depuis l'accident, il ne fallait pas la gâcher, il ne fallait surtout pas manquer chaque petites secondes qu'ils pouvaient passer à sourire et rire ensemble. La vie est bien trop courte, la vie n'est qu'une grande histoire pleine de chapitres, plein de fautes d'orthographes.





Par Danouch
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Lundi 28 septembre 2009

                    
             Une belle femme aux longs cheveux ébènes, des yeux d'un bleu profond, les même yeux que ceux de Sanzo, dans une ravissante petite robe sans motif, une robe bleu azur d'une fraîcheur parfaite. Ashley la dévisageait pour trouver une ressemblance autre avec Sanzo, son regard vide était le même également, ce regard qui fend le coeur mais qui est si magnifique qu'on en reste muet. Elle n'était pas loin de la quarantaine, elle les avait peut être déjà, ce visage immémorial, cette douceur intemporel, c'était bien la mère de Sanzo il n'y avait aucun doute. Voilà qu'il se demandait maintenant à quoi pouvait ressembler le père de celui ci, était il aussi beau ?
                  Il ouvre la porte brusquement, Sanzo et Link se détache alors qu'ils s'embrassaient à pleine bouche il y a quelques minutes, le visage de Sanzo vir au rouge vif, Link semble lui assez naturel sans vraiment de gêne. Ash soupire de lassitude, pourquoi veulent ils se cacher ? Il le sait très bien ce qui se trâme entre eux s'en est presque risible d'ailleurs vu la scène, il pourrait même s'en amuser mais ce n'est pas le moment. Car elle attend dans le salon, son petit sac à main sur les genoux, le coeur battant, la gorge sèche, les larmes yeux et la culpabilité qui lui serre le ventre.

- Il y a quelqu'un dans le salon pour toi, sourit Ash
- Quelqu'un ?

              Les deux garçons suivent Ash jusqu'au salon, ils croisent leur regard se demandant qui ça pouvait bien être et le coeur de Sanzo manqua de rompre quand il aperçu cette femme. Sa mère. Cette femme qu'il n'avait pas vu depuis ses quatre ans. Link restait silencieux à son tour et quand cette dite femme se tourna son regard vers le petit attroupement, ses yeux le foudroyèrent, il était resté immobile totalement paralysé. La ressemblance n'était pas si frappante et pourtant il se sentait en présence d'un parent de Sanzo ça il ne pouvait pas le manquer. Qui était elle pour avoir autant d'impact ? Il se tourna lentement sur Sanzo qui était devenu plus livide qu'un lavabo, sa peau virait presque au bleu, sa bouche un peu ouverte, les yeux comme deux grandes billes. Il semblait avoir vu un fantôme. Ou plutôt une revenante. La tension était à son comble, il n'y avait plus personne autour de Sanzo, son passé entier défilait sous ses yeux, tout ce qu'il avait essayé de détruire au fond d'une boîte, tout ça refaisait surface violemment. Il avait l'impression d'avoir quatre ans à nouveau, il était dans la voiture, il jouait avec une bille de toutes les couleurs quand sa mère se retournait vers lui un sourire tendre sur les lèvres. Elle lui déposa un baiser sur la joue en lui murmurant un dernier je t'aime avant de le pousser dehors et de partir en trombe. L'adrénaline gonflait sa poitrine, il avait remonté le temps, son corps et son esprit avait totalement vécu la scène le souffle lui manquait.

 

- Ca ne va pas Sanzo ? Mumura Link inquiet

 

            La mère de Sanzo se leva lentement, son visage témoignait une triste infime elle tendit lentement les bras vers son fils avec l'espoir qu'en une étreinte il lui pardonne tout, qu'en une étreinte il pleure dans ses bras et lui dise je t'aime. Elle espère en une étreinte effacer toutes ses années de culpabilité mais Sanzo ne peut pas s'y soumettre. C'est plus fort que lui, il est totalement effrayé à l'idée de s'approcher d'elle, à l'idée de prendre conscience qu'elle est bel et bien là ! Il réfuse de faire un bon dans le passé ! Il refuse de souffrir comme avant les blessures ne sont pas totalement refermer ce n'est pas le moment...Ce n'est vraiment pas le moment pour s'excuser. Ca ne sera sans doute jamais le moment car ce genre d'abandon ne s'oublie jamais. Pourtant il ne peut la rejeté car de ce moment il en a rêvé pendant des années, il souhaitait de tout son coeur pouvoir un jour revoir la personne qui lui était le plus cher, la personne qui l'a le plus aimé et qu'il a le plus aimé. Il s'approche alors, le coeur lourd plein de rancune mais trop submerger par le bonheur et la surprise de la voir. Ca serait idiot de ne pas en profiter, cela serait encore plus idiot de l'envoyer balader alors que son souhait le plus cher vient de se réaliser. Il l'aime, il aime sa mère comme n'importe quel enfant aimerai sa mère. De tout son coeur et de tout son être et le plus important c'est qu'elle soit là aujourd'hui. Le reste n'est qu'un détail. Les pas de plus en plus hésitant, il baisse la tête de honte, il n'y croit pas encore, il est retombé en enfance, sa mère n'a pas changé d'ailleurs. Son amour l'envahit toujours comme une couverture en pleine hiver, il se souvient de bien être qu'il ressentait dans ses bras. Ce souvenir si émouvant et douloureux le réveilla brusquement, sans plus attendre il se précipita au creux de ses bras même si il était un peu plus grand qu'elle. Il avait à nouveau quatre ans, la chaleur est plus intense que jamais et c'est le baume au coeur qu'il laisse échapper une larme de joie.
           Que faire dans des moment pareils ? Les deux amis se sentent comme deux idiots ne comprenant pas vraiment la scène, une vérité infligeante saute aux yeux de Link, il ne sait rien du passé de son petit ami, il ne sait rien sur lui. Ashley se sent de trop, l'ambiance deviant trop touchante et il n'a rien à faire ici, il semblerait que Sanzo et sa mère ont beaucoup de choses à ce dire.

 

- Bon on va faire un tour ! S'écri Ash en prenant le bras de Link

- Quoi ? Mais...

- On revient dans une heure ! Sourit niaisement Ash

 

          Link est tiré par Ashley jusqu'à l'extérieur, imbécile heureux Link bien sûre ne comprend rien à la proposition soudaine de sortir de son ami, c'est avec une tête d'ahurie qu'il regarde Sanzo en plein tourment personnel avant que la porte ne se ferme sur cette image inquiétante. Que s'est-il passé entre sa mère et lui ?

          Une fois qu'ils sont partis, Sanzo et sa mère se retrouve seul au milieu d'un silence épouventable ! Personne n'ose parler en premier et pourtant Sue Urashima se sent obliger d'expliquer sa soudaine apparition dans la vie de son fils alors qu'elle l'a abandonné.

- Je suis contente de te voir Sanzo. Tu as beaucoup grandit, tu es devenu un garçon magnifique, sourit timidement Sue
- Merci, murmure Sanzo, toi tu n'as pas changé tu restes toujours aussi belle.

           Sue répond par un sourire maternelle des plus tendre. Il se sent mal à l'aise, que dire à une personne qu'on ne semble plus connaître, elle est presque une inconnue maintenant à ses yeux. C'est comme si on revoyait un ami d'enfance après des années d'absence sauf que la on parle de sa mère, sa présence nous impressionne plus. Le sentiment est si complexe, on se sent intimidé, peut être un peu stresser comme devant un examinateur. Pourtant ce n'est que sa mère.

- J'ai eut un peu de mal à te retrouver, je suis revenue une première fois mais on m'a dit que tu étais partie au Japon. J'ai pensé que tu voulais refaire ta vie et surement pas revoir ta mère. Ton indigne de mère. 

           Au fur et à mesure de sa phrase sa voix se terrait dans sa gorge, la conversation prend une tournure plus dramatique, les réglements de comptes ne présagent rien de bon.

- Ne dis pas ça, soupire Sanzo
- Tu as le droit de m'insulter tu sais...Tu as le droit de me frapper, de me hurler dessus, de me jeter dehors, de me cracher dessus ! Tout ! Je suis prête à tout subir pour ce que j'ai fait même si je sais que je n'arriverai jamais à te faire oublier une chose si horrible...Je ne veux pas te dire que je suis désolé et pourtant je le fais, je ne veux pas te dire car je sais combien ça peut te faire mal d'entendre cette phrase ! Je ne mérite pas ton pardon mon fils. Je ne mérite même pas que tu m'adresse la parole. Tu as souffert à cause de moi et je n'arriverai jamais à effacer cette erreur dans ton coeur...

        Le silence retomba à nouveau dans la pièce, Sanzo s'assit épuisé sur le canapé, les yeux lui brûlent, fatigué il pose une main sur son front cachant ses yeux fermés s'empêchant de craquer devant elle. Sue aimerait tellement se jeter à ses genoux pour qu'il lui pardonne, elle aimerait faire taire ses voix si cruelle qui l'insultent, elle aimerait ne plus rêver chaque soir de ce qu'elle a fait. Elle aimerai tant retrouver l'amour de son fils et pouvoir construire quelque chose mais le mutisme de celui ci lui oppresse le coeur. Elle n'aura jamais le droit à la redemption.

- Tu veux savoir ce qui fait mal maman ? Tu veux connaître la vrai douleur dans des mots bien choisi ?

        Sue se sent transpercée, son enfant lui lance une épée en plein coeur. Elle déglutit sans baisser les yeux attendant la sentence.

- Ce qui fait mal c'est de voir qu'il n'y a personne. Ce qui fait mal c'est vivre dans le noir pendant plus de dix ans, c'est de se faire réveiller par un homme qui n'est plus homme, c'est de se faire battre, violer par son propre père. Ce qui fait mal c'est de se réveillé tous les matins plus tôt pour l'éviter, pour soigner ses blessures avant d'aller à l'école, c'est de voir tout le monde s'écarter de toi par peur de subir ton sort. Ce qui fait mal c'est d'appuyer sur l'interrupteur et de se rendre compte que la lumière s'allume donc c'est l'heure du supplice. La véritable souffrance c'est de courir sous la pluie jusqu'à la mort, de s'effondrer dans des flaques qui s'imbibent de ton sang, de se faire à nouveau violer, insulter, punir !! Pour quelque chose qu'on a pas commis. Ce qui fait mal...C'est de petit à petit croire ce que ton père te dit lorsqu'il t'oblige à le sucer ! Croire qu'on est misérable et qu'on mérite ce qu'on subit pour une raison divine ou naturelle. Ce qui fait mal...C'est revivre ces moments chaque seconde de ta vie, se faire torturer dans ses rêves...perdre les personnes qu'on aimait le plus...croire que c'est de sa faute. Vivre dans une culpabilité forcée...Vivre dans le silence des autres...Vivre dans le mensonge en ne sachant plus qui on est. La solitude...La peur...voilà ce qui fait mal. Voilà ce qui fait souffrir maman. Alors ton absence ce n'était qu'un commencement.

          C'est dit. C'est craché, chaque mot était une lame de plus, chaque mot faisait mal autant à l'un qu'à l'autre. Sue choquée, humiliée, coupable, désolée, le coeur brisé. Elle se répugne, elle se hait. Un hoquet de douleur s'échappe, elle couvre sa bouche avec sa main et sanglote à chaudes larmes. Elle ne mérite ni pardon, ni regard, ni une quelconque considération. Par sa faute son fils est devenu une victime de son mari, mari qu'elle a voulu fuir mais assumer un enfant seule elle en était terrorisée. Elle est partie comme une lâche, elle est pire que cette ordure, elle est la pire de tous. La pire. Doucement elle sent des bras l'entourer, Sanzo s'est approché, il ne pouvait rester stoïque insensible à des larmes, il s'est approché inconsciement et le plus délicatement du monde, avec autant d'amour qu'il peut offrir il l'a prise contre lui. Il veut la soulager, il veut se soulager. Link a raison, ça ne sert à rien de ressasser le passé car c'est pire, il faut vivre avec et sourire au futur. Il espère de tout son coeur que sa mère en fasse partie. 
           Dehors Link regarde la fenêtre qui donne sur le salon, bien sûre elle est à plus de dix étages, il ne peut rien voir mais c'est comme si il tentait de donner du courage à Sanzo, comme si il s'adressait à lui pour l'aider pour lui dire qu'il est là, juste à côté et qu'il ne partira pas. Ash s'est assit un peu plus loin, les passants regardent Link étrangement, le garçon immobile le visage vers le ciel depuis dix minutes.

- De quoi est-ce qu'il parle à ton avis ? Demande Link
- De sa présence ici, répond simplement Ash en sortant une sucette de sa poche
- Sanzo n'avait pas l'air très heureux, soupire Link en baissant la tête et sortant une cigarette
- Il n'a pas l'air d'avoir un passé très heureux, répond Ash en regardant la rue

            Link s'approche de Ash, il s'assoit près de lui la cope au bec, comme d'habitude, à son tour il fixe la rue avec inquiétude, ses pensées sont toutes dirigées vers son amant.

- Tu crois que ça se passe bien ? Demande Ash cette fois ci
- J'espère. Quelque chose de lourd pèse sur ces deux là, quelque chose de très lourd...
- Tu as remarqué ? Demande Ash
- Quoi donc ? Link recrache la fumée
- Les traces sur le corps de Sanzo.

              Link reste à nouveau muet. Bien sûre qu'il a remarqué toutes les cicatrices sur le corps de Sanzo, le souvenir de leur nuit dans les bras l'un de l'autre lui revienne petit à petit à l'esprit, il se souvient d'un corps mutilé mais si beau. Il se souvient de la presque nudité de Sanzo quand il dort, des énormes cicatrices sur les poignets et les chevilles, des marques qui deviennent parfois rouges. 
              Une fois la troisième cigarette terminée, les deux décident de monter pour voir si tout se passe bien, alors qu'ils arrivent dans le couloir pas un bruit, bonne nouvelle ils ne sont pas entrain de s'entretuer avec la vaisselle de Ash. Doucement ils ouvrent la porte, Ashley passe le premier et constate un salon vide, il se fait pousser par Link presser de voir l'état de Sanzo alors qu'ils entendent soudainement du bruit dans la cuisine suivit d'un petit "merde" expressif.
Link reconnait immédiatement la voix de Sanzo, il se précipite dans la cuisine, celui ci ne semble pas avoir pleuré, ni être totalement anéanti, il est presque comme d'habitude avec un peu moins de naïveté ce qui montre tout de même un certain boulversement. Il s'approche doucement pour lui toucher au moins la main. Ils croisent leur regard.

- Tout va bien, lui sourit Sanzo en déposant un baiser chaste sur ses lèvres

        Link se sent soulagé. Il s'assoit sur le plan de travail et regard Sanzo préparer un thé.

- C'est pour ta mère ?
- Oui. Elle se repose dans ma chambre, elle est assez fatiguée du voyage. 
- Tout s'est bien passé alors ? Demande Ashley en rentrant
- Disons qu'on a parlé et que ça peut aller. Je ne peux pas dire que tout c'est bien passé mais il n'y a pas de blessé. Sourit Sanzo

        Certes, Link aimerait en savoir plus, il aimerait connaître tous les détails comme si il avait vu la scène, il aimerait pouvoir réellement lire en Sanzo car on ne dirait pas comme ça mais sa naïveté, sa sensibilité est une sorte de carapace - ce qui est assez absurde et impensable pourtant - c'est une image de Sanzo qui nous force à ce limiter à ça. On n'arrive pas à connaître ce qu'il ressent réellement, ce qui lui fait mal, ce qu'il a vécu. Ce n'est pas un garçon si ouvert que ça. Link se rend vraiment compte du véritable aspect de son petit ami, un homme très secret avec un passé si douloureux qu'il n'en parle pas. Il n'ose pas tellement en parler, se mêler des affaires des autres il n'aime pas tellement mais ce n'est pas n'importe qui, c'est Sanzo, celui qu'il a choisi...Son amant. Quoi qu'il ressente il veut les ressentir aussi mais acceptera-t-il de partager ces sentiments avec lui ? Acceptera-t-il de lui parler de ses cicatrices ? 

- Sanzo ? 
- Hum ?
- Non rien...

         Sanzo apporte son thé à sa mère avant de la laisser se reposer, avec l'accord de Ashley elle dormira dans sa chambre pour ce soir, lui ira se blottir dans le lit de Link. Cependant même la nuit venue Link n'arrive pas à s'arrêter de penser à Sanzo, à son passé, à ce qu'il tente de cacher désespérement. Il ne veut pas réveiller de vieilles blessures ! Arrivera-t-il à sortir avec un garçon dont il ne connait rien ? C'est casimment impossible, pour en pas dire voué à l'échec. Il doit donc faire un trait sur Sanzo ? Sa tête rousse posé sur son torse il lui caresse le dos sans faire un bruit, le silence est appaisant et à la fois lourd car il sent très bien qu'il ne dort pas, aucun d'eux ne dort, l'esprit tellement occupé par des questions que ça les empêchent de dormir. On ne peut trouver le sommeil l'esprit brumeux. Link se jette à l'eau, il prend une grande inspiration prêt à subir un refus catégorique ou encore un mutisme, Sanzo feindra sans doute l'assoupissement ce qui est pathiétique puisqu'il sent ses cils battre contre son torse. Ca chatouille d'ailleurs. 

- Sanzo ?
- Hum.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé avec ta mère ?
- Elle m'a abandonné quand j'avais quatre ans.

         Ca c'est du direct, Link est stupéfait par sa franchise, sa voix n'était pas enroué tout ce qu'il y a de plus naturel.

- Elle est comment ta mère à toi ? Demande Sanzo à son tour
- Je suis orphelin. On m'a trouvé le jour de noël dans la neige, celle que je considère comme ma mère est une vrai folle c'est elle qui m'a trouvé. Sourit Link en repensant à Satsuki
- Alors toi aussi t'as été abandonné.
- Un peu.

          Le silence revient à nouveau. Link pense à Satsuki, tous les moments où il se sentait en dehors du monde, en dehors de la vie, il n'était qu'un spectateur passif, Costia lui avait ouvert les yeux. Sanzo repense à la disparition de sa mère, les tortures de son père, sa rencontre avec Adam, un rayon de soleil dans un ciel noir.

- Comment est ton père ? Demande Link
- Il est mort.
- Tu as vécu dans une famille adoptive ?
- Non avec mon père, il est mort quand j'avais dix sept ans.
- Je suis désolé.
- Pas moi.

          La tension remonte, les questions se bousculent dans l'esprit de Link, l'indifférence de Sanzo à ses questions est si froide que ça lui glace le sang. Au fond de lui Sanzo est-il détruit au point de ne plus rien ressentir ? Etait il si mal au point d'avoir au fond de lui un gouffre qui aspire tout espoir ?

- Tu ne l'aimais pas.
- Je le haïssais.

            Link sent son coeur battre plus vite, osera-t-il lui demander ? Arrivera-t-il à voir les larmes dans les yeux de Sanzo sans se ronger de culpabilité ?

- C'est lui qui t'as fait toutes ces marques ?

         La bombe est lachée. Link a sorti ça avec neutralité, la meilleure façon de faire mal c'est de le faire vite après tout, il doit connaître la vérité pour envisager ne serai ce qu'un bout de chemin à deux.

- Bonne nuit Link.





 

Par Danouch
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Mercredi 23 septembre 2009
               

   
              Au coeur des conflits naissent parfois de nouveaux espoirs, de nouveaux rêves et des désirs qui jusqu'à là ne nous étaient pas apparut clairement. Link pouvait maintenant se l'avouer, Sanzo ne lui était absolument pas indifférent seulement celui ci ne semblait pas le comprendre. Après tout c'est bien beau d'avoir réussi à oublier Costia, c'est bien beau d'avoir mit un terme à cette histoire bancale et surtout c'est bien beau de se rendre compte qu'on craque pour un autre le problème est de savoir si c'est réciproque maintenant ! Link vient encore de se mettre dans un merdier pas possible, fantasmer sur un garçon qui n'arrive pas à oublier son premier amour comme si il était le dernier ne l'avantage pas. Jamais il n'était tombé dans ce genre de situation, il est presque tenté de demander de l'aide à Ashley mais fier comme un coq il ne se résoudra jamais à avouer son faible pour son beau japonnais aux cheveux rouge. Et puis surtout il se demande comment va réagir Ashley face à une telle déclération ? Sera-t-il consentant ? Sera-t-il furieux ? Ou pire ! Se pourrait il qu'il soit jaloux ? Encore beaucoup de raison qui font qu'il doit se taire sur ses sentiment.
               Toutes ces questions et ces doutes l'empêchent de dormir, il est déjà cinq heure du matin, il n'a pas fermé l'oeil de la nuit. Il inspire profondement et tente de fermer les yeux espérant laisser son trouble de côtés mais des voix dans la cuisine le rammène à la réalité. Qui peut être debout à une telle heure ? C'est criminel ! Il se lève curieux, entrouvre la porte pour écouter ce qui se dit aussi discrètement qu'une fouine.

- Appelles moi quand tu sera arrivé dans ton no man's land ok ?
- Je te le promet.

              Il reconnut imméditament les voix de Ashley et de Costia. Son coeur se serra à nouveau en entendant la voix de son ancien amant, la douleur était attroce est profonde car il savait qu'il risquait de ne plus jamais le revoir dans sa vie. Il risquait de perdre cette partie si importante pour de simple doute, de simple désir. Faisait il une erreur ? Laissait il partir l'homme de sa vie ? Pouvait il tomber réellement amoureux de Sanzo ? Tellement de questions sans suite...

- Qu'est-ce que je vais dire à Link ?
- T'aura rien besoin de lui dire. Il comprendra j'en suis sûre, j'ai peut être perdu mais j'ai libéré Link et ça aucun Sanzo n'arrivera à le faire.

               "Aucun Sanzo n'arrivera à te remplacer, aucun Sanzo n'arrivera à égaler l'amour que je t'ai porté, cette amour si passionné mais tellement destructeur." Link a besoin de vivre un amour où il peut sourire constamment sans avoir peur chaque matin que tout s'arrête. Et cet amour Costia n'arrivera jamais à lui donner.
              Le bruit d'une porte qui se ferme. Le silence revient. Ses larmes reviennent. 
              Le coeur lourd Ashley repart se coucher en bon fainéant qu'il est, épuisé mais surtout encore trop choqué par la disparation de Costia dans sa vie. Il traine les pieds jusqu'à sa chambre et remarque rapidemment la porte un peu ouverte de Link, il entends des respirations saccadé et sans doute des sanglots. Il sourit mélancoliquement, les au revoirs sont toujours difficile même pour un grincheux comme Link. Ashley ferme la porte derrière lui et se jette sur son grand lit serein mais triste.
             Costia enfin parti la voix semble libre, Link se ressaisi et essuie ses larmes grossièrement, il prend quelques habits et part se doucher dans l'espoir de l'appaiser, il est vrai que l'eau chaude lui a toujours fait un bien fou. L'eau est presque magique car elle soigne les plaies," sèche " les larmes et calme l'esprit, on ressort toujours mieux d'une bonne douche, on ressort toujours plus lucide. Il passe ses mains sur son visage frottant, la bouche ouverte, la peau lisse et brillante. Le bruit de la porte de sa chambre qui s'ouvre.

- Link tu es là ? Demande cette si fluette

            Sanzo est rentré dans sa chambre, à cinq heure du matin ? Il se dépèche de sortir et d'entourer son corps d'une serviette. Il ouvre la porte précipitemment ce qui fait sursauter l'asiatique, un peu gêné il sourit en constatant que ce n'est que Link.

- Je suis désolé de venir aussi tôt comme je t'ai entendu prendre une douche bah...Je me suis permis d'entrer, je t'apporte tes vêtements. Sanzo déposa les dit vêtement sur le lit
- Tu sais Sanzo on devrait peut être en parler..., répond Link d'une voix basse
- Je ne crois pas. C'est histoire est close, on avait bu, on a fait les cons. Ca s'arrête là.
- Je ne parle que de cette soirée Sanzo. Je parle aussi de notre...baiser.
- Il n'y a pas eut de baiser ! S'offusqua le garçon
- Mais presque...Ne mens pas, dit doucement Link

           Sanzo semblait paniquer, comme un gamin prit en faute alors que Link tentait d'être le plus délicat possible.

- On se sent seul ! On est proche ! On est gay ! C'était juste une petite erreur juste....un petit baiser. On est tous les deux paumés...On sait plus trop ce qu'on doit ressentir.
- Moi je sais, Link s'approcha lentement de son ami

         La tension grimpait dans la chambre, Sanzo n'osait pas bouger mais il ne quitta pas les yeux de Link, ses joues s'empourprèrent, son corps devenait lourd et chaud. Plus aucune volonté ne l'animait, le battements frénétiques de son coeur, l'angoisse, la panique mais surtout l'impatience de vivre enfin ce moment aussi conscient l'un que l'autre, aussi lucide, en tout consantement. La main délicate poser sur les hanches du bel asiatique, l'autre main sur la joue rougit carressant avec le pouce cette peau si douce et si parfaite. Les yeux de Sanzo se fermaient de bien être, instinctivement il posa à son tour sa main sur celle sur sa joue, leurs contact avait réchauffer son coeur. Cette sensation de lenteur calculé, de suspension du temps, d'un air plus respirable. Une atmosphère de songe. Les yeux brillants de désir, Link se collait à Sanzo, leurs corps étaient si proche qu'ils pouvaient sentir toutes les formes de chacun. Les cheveux encore mouillés qui gouttaient sur son front le faisaient frissonner, Sanzo s'égara sur la peau humide de son ami...Un peau si tentatrice, envouté il pressa ses doigts dessus tout en regardant le long chemin qu'il parcourait dans l'axe de ses muscles. Link releva le menton de Sanzo, il partagèrent ce regard parfait, cette connexion si particulière, une seule envie, un seul désir. Un seul baiser. D'abord tendre, doux, timide, puis profond, passionné, fougueux puis langoureux, leur étreinte était si fusionnel qu'ils avaient perdu toute logique, toute rationnalité, tout contact avec la réalité. Ils avaient l'impression qu'une immense frustration prenait fin, depuis quand en avaient ils envie ? Depuis quand ce désir commun les consumait ? Depuis combien n'avaient ils pas autant aimer patager un simple baiser. 
            Lentement il se détachèrent l'un de l'autre, les mains toujours sur le visage de Sanzo, Link restait à quelques centimètres de sa bouche, quelques petits centimètres insignifiants. Les mains écrasées sur le torse nu du beau brun, Sanzo sentait son coeur prêt à l'implosion, la chaleur était étouffante et son seul oxygène lui était privé. 

- Encore..., murmura Sanzo telle une prière

             Link sourit de bonheur et ne s'en priva pas. Il embrassa à nouveau son amant avec autant de tendresse que possible. Leurs langues s'étaient très vite apprivoisées. Etait ce un rêve ? Un accord si parfait, leur esprit vider de tout soucie, ne comptait qu'eux, il n'y avait qu'eux. Personne ne pourrait les arrêter, personne n'arriverait à rentrer dans leur monde. C'est une sensation si agréable qu'il n'aimerait jamais arrêter ce baiser. Rien ne viendrait arrêter cette éternité. 
            A part le hurlement d'un garçon dans l'appartement. 
            Sanzo et Link se détachèrent l'un de l'autre, sans attendre ils se précipitèrent dehors. Ils arrivèrent affoler dans la cuisine totalement essouflé pour trouver Ashley debout sur la table basse terrorisé.

- TUEZ LA !!! TUEZ LA !!!! Hurla le garçon au bord de la crise 

          Il pointa une innocente et velu petite araigné qui se baladait lentement sur le tapis. Link lança des éclairs à son ami qui avait interrompu une séance de baiser joussif pour une simple araigné à la con ! Sanzo avait les yeux écarquillés et les lèvres pincés en regardant Link. Ashley arrêta de crier et regardait également Link qui se rendit compte qu'il n'avait plus de serviette autour de la taille.
          Il cacha rapidement son entre jambe pendant que les autres se bidonnait. 

- HAHAHA !!! Putin Link t'es trop ENORME ! HAHAHA, s'ecria Ash
- Ah ouais, se vexa Link

        Il tendit sa main à la bête pour la poser sur la table baisse, Ashley arrêta immédiatement de rire et sauta sur place comme un hystérique. Douce vengeance pour avoir interrompu leur baiser et s'être moquer de lui.
               Link regagna sa chambre en récupérant sa serviette au passage, il s'habilla rapidement. Sanzo le rejoignit quelque secondes après, il entra dans la pièce timidement sans s'approcher regardant Link s'habiller. Une fois le pantalon boutonner il tendit une main à son amant pour qu'il le rejoigne sans se faire attendre Sanzo se jeta dans ses bras pour l'embrasser à pleine bouche et le faire basculer sur le lit. Cette histoire prenait une tournure plus excitante que jamais...

- Creve saloperie !

          Ashley se défoula sur le cadavre de l'araigné, il avait une phobie incontrôlable pour cette monstre à huit pattes, jamais il n'avait aimer les voir elles étaient si hideuse, si horrible ! Il pouvait enfin descendre de sa table basse, les garçons étaient repartis, que faisaient ils ? Alors qu'il allait espionner ses deux compagnons on frappa à la porte. Il gromella une injure incompréhensible et partit ouvrir à l'importun.

- Oui ? Dit il agacé
- Bonjour ! Sanzo Urashima habite bien ici ?
- Qui le demande ?
- Sue Urashima. Je suis sa mère.
- Ah ! Rentrez donc je vais le chercher, faite comme chez vous. Il va sans doute être heureux de voir sa maman, sourit Ash

          Oui sans doute heureux....





_____________________________________________________________________________________________

Ouais un court petit chapitre ^^ Désolé mais il fallait que je mette cet instant et que je l'arrête ici.
Le prochain sera plus long, plus complexe, on fera à bon retour dans le passé de Sanzo puisque pour ceux qui n'ont pas suivi WSC, la mère de Sanzo a abandonné sa famille quand il avait quatre ans, elle l'a jeté de sa voiture pour s'enfuir. C'est suite à sa disparition que le père de Sanzo devient fou et le viole comme pour le punir. Voilà un bref résumé

Donc voilà j'ai retrouvé le net, je ne pirate plus :(
LOL
j'avoue que c'était drôle d'être hors la loi pendant quelques jours =D

Le prochaine chapitre portera sur " Une dernière avant la prochaine " ^^

Lilly : J'ai hâte que tu retrouves internet pour qu'on commence notre histoire >< !!!
Véra : Moi aussi j'adorais Costia :( sniff mais c'est la dure loi de la vie
Cici : Anti-Costia tu vas ouvrir un club ?? J'adore tes commentaires j'espère que t'es heureuse avec ce chapitre ;)
Steph : Toi aussi anti-Costia ?? LOL Tu vas bien aimé Ciici alors ! HAHA m'en fiche tant que personne est anti-Danouch LOL
Coki : j'aimerai savoir si t'es contente ? Tu trouves que Sanzo et Link vont bien ensemble ? =)
Lucie : Alors et toi t'en pense quoi de ce couple un peu zarb ? LOL


* Au fait je fais une petite pub pour une petite écrivaine en herbe, elle débute ! Malheureusement c'est pas du yaoi mais si vous aimez les histoires d'adolescente amoureuse genre journal intime bah vous allez adorer Lucie ! =) *


===> clique lien <===


Par Danouch
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Mardi 15 septembre 2009
      

         Une évidence. Ce n'est pas toujours aussi évident que ça une évidence, on croit voir quelque chose, comprendre quelque chose, découvrir une chose logique, en clair, mais parfois on se trompe totalement et ce qu'on prenait pour une évidence n'était qu'une illusion. Parce que nos yeux nous montrent seulement ce qu'on veut bien croire et que tous nos sens sont influencés par nos sentiments et nos goûts. Ca semblait une évidence que Link l'aimait, il ne regardait que lui, il restait parfois quelques minutes à l'observer pendant qu'il mangeait et personne ne s'en rendait compte. Personne sauf moi. Tous semblaient heureux, Ashley se délectait de cette ambiance de voir tout le monde réunit autour d'une grande table, il était si heureux de voir que Link allait mieux, que Sanzo retrouvait des forces et n'était plus aussi timide. Il était aussi heureux, aussi incroyable que cela puisse paraître, que je sois là également. Il ne cessait de me donner des coups de coudes que je ne riais pas à une de ces blagues, quand il voyait que je me perdais dans ma déception et la tristesse. Il tentait de tout faire pour que personne ne gâche cette soirée, tout pour que personne ne pleure. Il essaye son possible pour conserver cet instant d'amitié profonde. Seulement je n'arrivais pas à rire comme eux, je n'arrive pas à sourire comme eux à fêter ses retrouvailles chaleureuses car j'avais compris, j'avais vu l'évidence...Link ne m'aimait plus. Je devrai être heureux car il m'a pardonné, je sais qu'il ne m'en veut plus, je sais qu'il ne souffre plus mais au fond ça m'attriste car ce n'est pas grâce moi. C'est grâce à lui. Je ne peux pas lui en vouloir d'avoir été là quand je ne l'étais, je ne peux même pas lui en vouloir d'avoir gagné l'amour de Link parce qu'il est sincère. Sanzo s'arrête aussi parfois de rire en regardant Link, il garde tout de même un sourire tendre et des yeux brillant d'admiration, le genre de regard que j'ai été incapable de donner à Link, ce genre de regard que je n'arrive pas à extérioriser. Cet amour si fragile et si doux que Link cherchait je n'ai pas su lui donner. 
            Evidence. Un mot si cruel.

- Bon je vais me coucher, annonce Ashley en baillant, je suis mort.

            L'ambiance si enjoué et si entrainante qui avait envahit la pièce est retombé aussi tôt, Ash était un peu le lien qui nous raccrochait tous mais si il venait à disparaître qu'arriverait-il de notre belle "amitié" ? Il est indispensable pour faire taire les douleurs et les disputes, il est comme une trève, une armistice au milieu d'une guerre. Une guerre que j'ai perdu avant même d'avoir mis les pieds sur le sol américain, j'ai perdu dés l'instant où j'ai quitté Link il y a quelque mois. Tout est finit car il ne m'en veut plus, car il ne me hait plus. La haine est si proche de l'amour, on ne peut haïr sans aimer, Link ne hait plus, Link ne m'aime plus. Je ne suis qu'un souvenir, que sa première histoire d'amour. Il ne m'oubliera jamais je le sais, j'ai été pour lui l'être le plus cher, aujourd'hui  je sais qu'il se souviendra de moi avec le sourire. Je ne serai plus qu'un fragment de sa mémoire, un ami d'enfance, une vieille histoire, une ancienne vie. 

- Je vais dormir aussi, annonce timidement Sanzo

           Il rougit, il n'ose même pas se retourner pendant les yeux de Link le suit jusqu'au couloir. Ce triangle amoureux ne me plait pas, je regarde Link, Link regarde Sanzo...C'est assez ridicule et déchirant à la fois. Pourquoi suis je revenu ? Ca m'aurait empêché d'accepter ma défaite si j'étais rester dans mon trou, non ? J'ai été trop gourmant. J'ai un peu trop espéré une chose impossible. Link n'est pas un objet, ce n'est pas une chose qu'on jette et qu'on reprend quand on veut. L'amour est une chose précieuse, il ne faut pas ce que moquer de lui car il est très suceptible, ca ne pardonne pas. Ca s'en va tout simplement sans revenir, vous avez beau rêver encore de lui, parfois appeler quelqu'un par son prénom, vous imaginer déjà un futur à ses côtés, prier pour le retrouver. Une fois que l'amour s'en va il ne revient pas. On devrait tous le comprendre, tous apprendre cette règle d'or ! On devrait tous la connaître et ne jamais  laisser passer sa chance car il sera trop tard pour les regrets, il ne vous restera plus qu'à baisser les yeux et partir la queue entre les jambes. Mon coeur se déchire à nouveau, une page a été arraché brutalement et je me sens inutile dans cette histoire à présent, totalement hors du sujet car moi je faisait partie de l'ancienne histoire, ma participation n'est plus nécéssaire je dois me retirer, annoncer mon départ ou partir comme je suis venu.

- Merci Costia, annonce Link, sans toi je n'aurai jamais put arrêter de pleurer. Tu sais tous les soirs...Je voyais ton visage près du mien, tu te couchais à mes côtés et tu me serrais fort contre toi comme tu le faisais si bien. Ces moments si particulier que nous avons partager pendant des années qui me manquaient aujourd'hui ne me font plus mal. Mon coeur à arrêter de saigner et c'est grâce à toi. Si tu n'étais pas venu je serai devenue fou et je n'aurai pas remarqué que le temps passe et que ça ne sert à rien d'essayer de courir après le passé on ne change pas le passé. C'est dur de fermer les yeux et de pardonner, c'est dur ne plus y repenser comme une plaie béante. Aujourd'hui je peux dire enfin qu'il faut laisser du temps au temps car même si mon coeur bat encore très fort lorsque je te regarde je sais que je n'aurai plus mal comme avant. J'ai encore envie de pleurer lorsque je repense à nos moments mais c'est seulement par nostalgie parce que je suis heureux de t'avoir aimer aussi longtemps. C'était un bonheur sans fin que tout le monde devrait connaître.
- J'ai compris Link tu n'as pas besoin d'essayer de te faire comprendre, dis je les dents serrées tentant de feindre un sourire, je suis heureux que tu es retrouver l'envie de prendre soin de toi. Je suis heureux que tu es trouvé quelqu'un...

              Le silence s'installe, Link garde son sourire angélique, son masque arrogant et égoïste tombe si facilement devant moi que j'en suis encore déconcerté c'est si dur de voir la fragilité de ce garçon. C'est si dur de voir à quel point les gens se trompent sur lui, c'est cette personne que je voulais protéger du plus profond de mon être moi mais j'en ai plus le droit, j'ai plus le droit de le protéger, de le serrer contre moi, de le regarder, de toucher son corps, ses lèvres, de poser mon oreille sur son torse pour entendre combien il m'aime. Tout ça n'est plus à moi. Ma gorge se serre je sens les larmes me piquer les yeux, mes mains tremblent, je tente de me retenir, je tente de contrôler mes émotions. C'est finit. Vraiment finit. Notre histoire s'arrête ici, c'est comme si une partie de moi s'envolait pour rejoindre le ciel et défiler comme un film. J'ai l'impression que ça fait des années. Je baisse la tête en fermant les yeux, je ne dois pas pleurer, mes poings se serrent, doucement je les ouvre. Le bracelet, cette petite gourmette avec mon nom, ce cadeau si particulier, notre premier vrai baiser, notre première nuit. Nos premiers je t'aime. Terminé.
             Je sens des bras m'entourés petit à petit, Link pose sa tête sur mon dos et me serre contre lui avec la même douceur qu'avant.

- Je t'aime Costia...

              Je craque, je laisse échapper mes sanglots, les mains sur la bouche pour ne pas faire de bruit je n'arrive pas à arrêter le flot de larme interminable. Link me serre un peu plus fort, je sens sa respiration contre mon dos. Je sais que c'est la dernière fois, je sais que c'est son dernier je t'aime, sa dernière étreinte amoureuse, c'est son unique au revoir. Seuls dans la pénombre du salon je continue de pleurer, encore un petit peu.
             Au matin j'avais déjà préparer mes affaires, je ne sais pas où aller, je ne sais pas quoi faire ni comment. Je ne retournerai pas en France ça c'est sûre, je devrais peut être rentrer au pays sans attendre, voir mon père et même Satsuki. Seulement je sens que ça ne ferait que m'enfonser, je ne ferai que crever au milieu de mes souvenirs. Je devrais peut être partir pour de bon, au milieu de nulle part sans réfléchir partir là où le passé ne compte plus, refaire ma vie. Oui tenter de refaire ma vie sans Lui.

- Ce n'est pas très gentil de t'enfuir comme un voleur, me dit Ash

           Etonné de voir que Ashley se réveiller aussi tôt, il se tient contre l'encadrement de l'entrée du couloir, les cheveux en pagaille encore endormie, le sourire sur les lèvres.

- J'ai fais ce que je devais faire. Tu dois être content, Link a enfin fait son deuil je dois partir maintenant.
- Je pense qu'il ne t'en voudra pas si tu restes tu sais, tu ne gênera personne.
- Je ne veux pas rester. Je ne veux pas les voir ensemble tu comprends, j'ai encore du mal à tourner la page moi.
- Et où comptes tu aller ?
- Peu importe tant que c'est loin d'ici, je soupire
- C'est stupide, tu ne peux pas partir sur un coup de tête c'es totalement irresponsable ! Ca te ressemble pas.
- C'est étrange que ça soit toi qui me dises ça, je souris en remarquant à quel point il a grandi, ce n'est pas toi qui me disait que c'était excitant de partir sur un coup de tête ?
- Pas sans savoir où on va ! Je ne suis pas irrationnel.
- Tu ne l'es plus, où est passé ce garçon rêveur qui ne faisait que dormir et jouer de la batterie ? - Et bien saches qu'il a décroché, la vie n'est pas un rêve c'est une réalité. Je n'ai plus le droit d'être l'enfant du groupe tu comprends parce qu'on a besoin de moi, ils ont besoin de moi. Je peux pas redevenir un enfant.
- Je suis sûre que tu sera un papa formidable mais en attendant je ne peux pas rester ici. C'est encore trop frais, trop douloureux, je reviendrai un jour je te le promet. Je reviendrai quand je serai guérit.
- Appelles moi quand t'es arrivé dans ton no man's land ok ?
- Je te le promet.

             Je pose ma valise et prend Ash contre moi, une étreinte si amicale si forte que je n'ai déjà plus envie de repartir. Après tout ce qui c'est passé il reste encore mon meilleur ami, qu'est-ce que je ferai sans lui ? Rien.

- Qu'est-ce que je vais dire à Link ?
- T'aura rien besoin de lui dire. Il comprendra j'en suis sûre, j'ai peut être perdu mais j'ai libéré Link et ça aucun Sanzo n'arrivera à le faire. Dis je fier en faisant un clin d'oeil à Ash

               J'ouvre la porte un vent nouveau m'emmene, je sais pas encore où je vais attérir mais je crois que je vais opter pour l'Alabama. Parait que les champs de blé et de maïs sont immenses et j'ai toujours rêver d'avoir un chien avec un rocking chair.

Costia.



____________________________________________________________________________________________

Voilà je voulais faire un petit chapitre pour enlever définitivement Costia, un chapitre qui lui est consacré parce que moi je l'adore Costia !
:(
Ouais j'ai mon choix entre Costia et Sanzo ^^ Parce que comme dit Link ca sert à rien de s'accrocher au passé donc ça sert à rien de faire une suite de CCM. LOL CCM c'est finit et Costia avec.

En revanche héhé...Pour les filles qui se souviennent d'une histoire qui se déroule au milieu des champs, des paysages typiquement américain un peu genre Mississipi, vous aurez peut être compris que Costia ne quitte pas mon clavier, on risque de le retrouver dans une autre histoire héhé...

Bon je suis trop gentille je vous donne trop d'indice lol
Je vous aime

Ps : J'adore les husky et j'en veux plus tard !!!

Danouch alias pirateuse en herbe lol





Par Danouch
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Lundi 14 septembre 2009

                 

              La vie nous réserve parfois de drôle de choix, un jour on désire quelque chose et puis le jour d’après on en désire une autre. Comment savoir ce qui est bon pour nous ? Comment savoir ce que nous voulons vraiment et en être sûre ! Comment ne pas se tromper et répéter les erreurs du passé ? Link se perd dans un tourment personnel qui le rend fou, totalement seul il ne fait plus attention à rien jusqu’à ce qu’une voix lointaine l’appelle, petit à petit cette voix devient plus forte, plus réel, il sort de son coma pour revenir à la réalité. Cette suave voix et rassurante ne peut être que celle de Costia, cette voix qu’il a l’impression de ne jamais avoir quitté et à la fois il a l’impression qu’il n’est pas vraiment là.

- Link !

                  Une main se pose sur son épaule, il s’arrête en plein milieu de la rue sans se retourner, effrayer de se retrouver à nouveau devant un visage qui le perturbe tant.

- Tu te dis que je n’est pas le droit de revenir, pas après ce que je t’ai fait endurer. Tu te dis que ça peut pas être vrai, t’as l’impression de vivre une mauvaise blague et par-dessus tout tu as peur, tu as peur parce que tu sais plus quoi faire ni quoi penser. Qui croire. Je sais pas trop quoi te dire pour me faire pardonner, ça doit te sembler ridicule d’ailleurs ! Tu dois être furieux que je puisse envisager ne serai ce qu’une seconde que tu puisses me pardonner un jour… Un sourire doux s’étire sur ses lèvres. Je dois être fou…Cependant Link…Il te suffit de dire un mot et je repars immédiatement, je disparaît définitivement de ta vie. Pour toujours.

                Ils ne bougent pas, ni l’un ni l’autre n’ose interrompre ce silence qui les entoure, aucun des deux n’ose parler. Link encore plus embrouiller que jamais sent son cœur se serrer dans un étaux, il grimace de douleur, la main de Costia lui semble si chaleureuse, si attirante qu’il meurt d’envie de se jeter dans ses bras, lui pardonner tout ! Oublier même ! Tout oublier jusqu’au plus petit des mensonges et repartir comme avant. Plus passionné que jamais. Pourtant il n’y arrive pas, il n’arrive pas à oublier les images sont encore bien fraîches, les mots sont bien gravé dans sa mémoire la haine, la douleur et la rancœur remplisse son cœur. Il lui fait mal, encore plus mal maintenant qu’il revient. Que faire ? Quoi choisir ? Peut il encore lui faire confiance ?

- Tu crois vraiment qu’on peut repartir après tout ça. Tout est détruit Costia, tout est pourrit, brûler, ronger, les cendres sont encore chaudes elles brûlent de toute leur sadisme. Est-ce que je serai capable de pardonner ? Est-ce que tu seras capable de TE pardonner ?
- Jamais. Je suis un assassin Link.
- Tu n’as tué personne, se moque Link
- J’ai bien failli.

                 Un silence pesant s’installe à nouveau entre eux, les souvenirs reviennent les hantés pour leur rappeler toute cette mauvaise passade. Cette expérience proche de l’agonie et de la survie autant pour l’un que pour l’autre. Doucement Costia force Link à lui faire face, pas de résistance l’arrogant petit Link croise son regard laissant transparaître toute sa confusion, son ancien amant à l’air abattue totalement désespérer prêt à craquer et pourtant ni l’un ni l’autre ne voit de larme couler. Juste cette peine immense qui assombrit considérablement leur journée. Link avait raison, arriveraient il à oublier ? Arriveraient ils à s’aimer comme avant ?

- Toi aussi tu le sens là, Costia pose une main sur le cœur de Link, tu sens comme il bat vite. Toi aussi tu le sens se déchirer quand on se regarde, tu le sens tendre les mains à travers des barreaux. Je suis désolé Link mais je peux pas repartir, je peux pas partir sans toi ! J’en ai marre de me voilé la face, de faire semblant d’être heureux et de faire semblant d’avoir réussit mon rêve car ce rêve, seul, ne rime à rien ! C’est toi mon rêve Link, c’est toi ce que je veux le plus. Toi aussi tu le sens n’est-ce pas ? Tu sens que la vie n’a aucune sens, tu pries même des fois pour trouver un but. Tu pries pour rêver pas vrai ? Pour réussir enfin à rêver. 

               Il regarde sa main poser sur son corps, cette grande main, il fait enfin surface, Costia est bel et bien là en face de lui. 
               Sanzo s’inquiète, que font-ils ? Les voilà parties depuis une heure aucun des deux n’est rentré et il commence sérieusement à paniquer, ils doivent sans doute parler mais si ça doit prendre toute la journée autant qu’ils préviennent. L’asiatique regarde Ash se prélasser sur son beau canapé en sifflotant, serein et heureux d’être enfin chez lui il feuillette son courrier dans la bonne humeur. Sanzo soupire un instant las de ce début de journée, il regarde son portable, il est seulement onze heure après tout il n’a pas à s’en faire pour grincheux et iceberg ce sont de grands garçons qui ont besoin de se retrouver. A cette idée il soupire à nouveau, le morale totalement à plat la cuite de la veille doit faire enfin tout son effet, le reste devient second il n’est plus préoccuper par le propriétaire de l’appartement. Il pense à Link, à sa réaction lorsqu’il a vu Costia, il imagine l’état dans la quelle il est plongé et ça le tue de ne rien pouvoir faire ! Lui qui avait l’habitude d’être un confident, un garde fou. Il se souvient que très vite Link a fait confiance en lui, sans vraiment le contrôler il était plus proche de lui que de Ashley, Link sentait qu’auprès de Sanzo il avait le droit de pleurer, de se lâcher et de libérer les tourments qu’il tente de taire la journée.
             Lentement Sanzo se dirige dans sa chambre, il ferme la porte avec son pied et s’écroule sur son lit, sur le ventre, il regarde ses tiroirs ouvert et il remarque juste en dessous de l’armoire des vêtements. Il se redresse lourdement, les vêtements de Link…Lui qui les cherchait toute la matinée voilà où il les avait lancé dans la nuit. Sanzo eut un frisson en repensant à ce qu’ils avaient fait, il se dégoute encore d’avoir fait ça dans la totale ignorance il se sent si idiot, si coupable. Il a honte inconsciemment il entoure son corps avec ses bras et cache sa bouche dans leurs creux tout en regardant les habits. Il s’approche de l’armoire, il s’accroupie pour les attraper et les lancer sur le lit. La chemise bleu, la cravate noir, le pantalon noir, le boxer, même les chaussettes sont là. Il fixe la chemise attiré par une force irrésistible, le regard perdu dans le vide, machinalement il touche du bout des doigts le tissus puis il se couche dessus, le serre contre lui, l’odeur est enivrante, un parfum envoûtant. Il repense au mariage, il pense à Adam qui portait le même parfum la veille dans son beau costume blanc, ses cheveux blond, ses yeux bleus…Il repense à son regard après avoir dit « oui ». La douleur le prend à la gorge une mélodie dramatique joue dans sa tête, il se revoit pleurer comme un gamin sur les escaliers et Link pour le réconforter. L’unique qui puisse encore le réconforter. Tout en respirant l’odeur de son ancien amour il s’endort contre la chemise de son amant d’une nuit. On parle toujours du passé au présent.

" Sanzo réveil toi ..." Sa présence est rassurante, douce, l'air est si pure la chaleur le couvre et l'amour qu'il ressent le fait sourire. Ses beaux cheveux blond le même regard qu'il y a cinq ans ce même regard tendre et éternel. Ses yeux bleus deviennent marron et s'étire en amande, des cheveux brun tombe devant ses prunelles foncés, sa peau devient plus clair, le visage plus dure mais tout aussi magnifique, ce n'est plus la même atmosphère tout devient flou, son coeur palpite. Link... " Reveil toi..." D'une voix tentatrice il s'approche inévitablement de ses lèvres, ses membres n'obéissent plus, Sanzo n'arrive plus à bouger, tout envie de lui résister s'évapore de lui, les paupières se ferment, l'impact est imminent. " Link..." il murmure

- Sanzo !

           Une lumière aveuglante l'empêche de suivre son rêve, Sanzo se sent secouer comme un prunier, doucement il emmerge de son sommeil profond et plutôt agréable, pourtant il a l'impression que la réalité n'en est pas très loin. Le visage de Link proche du sien mais plus avec la même expression, cette fois ci ce n'est pas le désir qu'il lit mais l'agacement, Link continue de le secouer alors qu'il a bien remarqué qu'il était réveillé.

 

- Oui oui arrêtes ! S'énerve Sanzo en repoussant son ami

 

            Non son rêve n'est pas devenu réalité malheureusement. Sanzo se frotte les yeux pendant que Link s'assied sur le lit en attendant  que son ami fasse surface. Alors qu'il s'est enfin étiré Link remarque sa chemise bleu qu'il tenait contre lui quand il est venu le réveiller, malgré lui il sourit à cette idée, Sanzo s'est donc endormie en la serrant fort contre lui. Etrangement son coeur se gonfler de fierté, la bouille de Sanzo est si craquante surtout quand il n'est pas bien réveillé, il a les cheveux en bataille cet air bourru qu'il le rend trop mignon. Le sentiment qui le submerge est inconnu, il n'a jamais ressentit ce type d'attraction, il a une envie furieuse de protéger ce garçon, de faire perdurer son sourire pour qu'il est à nouveau cette moue si irrésistible. Son coeur bat la chamade, pourra-t-il se passer de lui ? Pourra-t-il ne plus jamais voir ce visage endormie en matin ? Pour le moment tout ce qu'il veut c'est être là, ne rien dire, juste le regarder parce que réfléchir devient douloureux, choisir est trop dure...Il est bien là. On aimerai que ce genre de moment ne meurt jamais, on aimerai le répéter tous les jours et surtout se réveiller à ses côtés pour ne jamais manquer cet instant.

- Qu'est ce qu'il y a ? Demande Sanzo

           Il remarque que Link le regarde avec un sourire enfantin, lentement il baisse les yeux et voit la chemise bleu qu'il tient dans les mains aussi tôt ! Il la jette en l'air comme si il voulait la cacher, il tente de s'expliquer en s'agitant honteux que Link est vue ce qu'il faisait et surtout effrayer de l'idée qu'il pourrait s'en faire ! Il doit pas le prendre pour un pervers ou un truc comme ça ! C'est pas du tout ça !! C'est...Mais comment lui dire sans être maladroit ? Mission impossible pour lui et alors qu'il devient plus rouge qu'une tomate, tout en sueur il n'arrive même plus à parler et à respirer, Link tente de le calmer en prenant ses mains qui s'agitent, il les prend délicatement et le regarde au plus profond des yeux. Les paroles se meurent dans sa gorge, n'arrivant pas à quitter des yeux de ce regard si particulier, ce regard qu'il a vu dans ses rêves, ses joues rougis il reste immobile la bouche à moitié ouverte. D'une lenteur calculé sa main se pose sur sa joue, la caresse avec douceur, Sanzo ferme les yeux de plaisir. Une sensation inconnue, des picotements dans sa gorges, le seul bruit qu'il entend c'est son coeur donner un véritable concert. Il résonne dans sa tête. Il ne pense plus à rien, tout s'efface, tout se vide, il réouvre les yeux et s'approche de Link comme un pénitant.

- Vous venez bouffer ou quoi ?

        Entrée fracassante du boulet de la semaine, on a nommé : Aaaashleyyyy ! =D


________________________________________________________________________________

Une suite plus rapide que prévue, j'avoue que je l'ai pas très bien travaillé je suis désolé mais je ferai mieux la prochaine fois. Tout se complique, Link aime toujours Costia, Sanzo aime toujours Adam mais on sent vraiment qu'il tombe dingue de l'autre !! COMMENT JE VAIS FAIRE POUR CHOISIR !! Oui parce que je suis pas encore décidée XDD c'est tout même. Je suis sûre d'une chose quelqu'un va mourir ...

Bon je vous laisse je suis entrain de piraté un réseau c'est pas très bien :p
vous aime !

Par Danouch
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Texte Libre



L
a meilleure façon de remercier un auteur
 


est de lui laisser un commentaire  ^^




 
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