Vendredi 14 novembre 2008
* Narration de Sanzo *
Vingt trois heures. Ce n'était pas son genre de rentrer aussi tard, ce n'étais pas mon genre de
m'inquiété pour lui, c'était un homme qui consciencieux. C'était l'homme le plus prudent que je connaisse et courageux. Il était fort, tellement fort qu'il était mon modèle alors pourquoi est-ce
qu'il n'était toujours pas dans le salon à roupiller sur le canapé ou rire sur une comédie stupide qui passait à la télé ? Pourquoi n'était il pas là à venir m'embêter pendant que j'essayais de
faire mes devoirs, pourquoi est-ce qu'il ne s'amusait pas à chantonner en préparant le dîner ? Venir me rejoindre sous la douche pour se coller simplement contre moi tout en me disant " Tu est
toujours aussi doux Mon Sanzo...".
Pourquoi est-ce que je me posais toutes ses questions ? Pourquoi est-ce que je n'ai pas confiance en lui ? Est-qu'il me trompe ? C'est une question que tout homme amoureux se
pose je crois ? Seulement Adam n'est pas comme ça. Non il ne me tromperai jamais ce n'est pas son genre. D'accord on ne couche pas ensemble et ça peut provoquer en lui des frustrations mais
il est patient et il m'aime avant tout ! Il ne ferai jamais ça.
C'est ce que j'ai pensé pendant un moment même si au fond de moi l'inquiétude me rongeait toujours un peu plus, toujours grandissante m'arrachant quelques larmes parfois ayant
l'impression d'être de plus en plus seul et que cette chaleur qui m'avait enveloppé durant des mois n'était plus là.
Minuit passé je suis parti me coucher seul. Dans les draps froid je grelottais, je me mordais la lèvre pour ne pas crier, je serrais les yeux et les dents. Je ne dois pas
pleurer, je ne dois pas être triste.
Il est rentrer. Trois heures du matin, subtile heure pour un journaliste. Il se couche à mes côtés et serre contre mon dos, sa respiration est chaude, son corps en ébullition je
sens une légère érection contre le bas de mon dos. Je frémis mais je ne bouge pas, je feins d'être dans un sommeil profond et quelques minutes ont suffit pour qu'il rejoint les bras de Morphée. Je
n'arrive plus à dormir de mon côtés.
Ca arrive d'avoir beaucoup de travail, je me fais du souci pour rien !
Finalement je me retourne et me presse contre son torse pour m'endormir à mon tour l'esprit plus serein. Le lendemain matin je pars rapidement n'ayant pas entendu mon réveil, il
dort toujours et peut se le permettre vu qu'il ne commence le travail qu'à dix heure. Son visage est toujours aussi beau à regarder, ses beaux cheveux blond lui tombe devant les yeux et cette moue
si attendrissante me fait sourire. Je l'embrasse tendrement avant de m'éclipser à la fac. Les cours me passionent, je travail durement pour obtenir mes partiels, le journaliste est un rêve que je
veux atteindre et pour ça je travail dans un petit restaurant le week end pour m'aider à payer mes études. Je ne parle pas tellement aux autres élèves car je suis toujours aussi renfermer c'est
quelque chose qui ne change pas tellement et comme toujours je suis le premier à repousser le courageux qui vient débuter une conversation avec moi. Je rentre à la maison tard, les cours de
japonnais que je donne le soir pour me faire un peu d'argent m'épuisent totalement les bras d'Adam ne seront pas de refus. J'étais sûr qu'il m'avait préparé un repas digne de ce nom, qu'il me
sourirait comme toujours avec cet éternelle moue me tendant la cuillière en bois pour que je vienne goûté sa nouvelle sauce avant de me sauter dessus pour me dire à quel point je suis mignon
lorsque je murmure ou rougit.
Il n'était pas là. La maison est vide et froide, le bruit effrayant du silence me glace le sang, j'allume la télé pour mettre un peu plus de vie mais je me sens tout à coup prit
d'un sentiment immense de déception. Le poid de mon sac semble s'être décuplé jusqu'à ce que je remarque que je l'avais déjà posé devant l'entrée. J'avance vers la chambre, le lit est fait. Il est
vingt et une heure.
Ce fut ainsi toute la semaine, quelques mots à peine échangés, des sourires qui me semblaient de plus en plus irréel avec le temps un comportement fabriqué il n'était plus le
même. Un masque sur le visage et les habitudes transformer en mensonge. Déception, déprime, mensonge, mutisme. Je sentais qu'on m'écrasait le coeur à coup de pierre pointue.
Je rentre de mes cours à nouveau épuisé et quelque peu irritable, je sais déjà ce qui m'attend, je sais déjà que je vais m'endormir seul pour me réveiller à côtés d'un
fantôme.
- Bonsoir mon coeur ! S'exclamait cette voix hypocrite
- Tu n'es pas au boulot ce soir ? J'ai demandé excécrable
- Non ca se calme en ce moment.
- Géniale.
J'ai posé mon sac et je suis parti prendre ma douche. Une fois finit je me suis habillé que d'un bas de pijama et j'ai attrappé un paquet de chips pour partir m'écraser sur le
canapé. Je ne voulais plus dormir avec lui, ce soir je dors sur mon sofa !
- Ne fais pas à manger pour moi.
- Pourquoi ? Tu n'as pas faim ?
- Je veux pas manger ta bouffe. Je ne dormirai plus non plus avec toi. Je vais commencer à me chercher un appart'
J'avais sortit ça soudainement, je sentais que je m'énervais de plus en plus, cette sensation de trahison était affreusement douloureuse et j'ai trop souffert pour continuer ! Je
ne voulais plus de ça ! Je ne voulais plus qu'on se moque de moi.
Adam avait arrêté de cuisiner tout à coup, il avait coupé le feu et s'est assis à la table la tête entre ses bras.
- Ne pars pas s'il te plait, avait-il dit faiblement
C'était peut être la seule phrase que j'avais entendu de sa part qui semblait vrai depuis deux semaines. Etrangement j'avais l'impression de revoir l'homme que j'aimais mais ce
ne changeais rien. Il me dégoutait, je n'avais plus confiance en lui.
Je me suis simplement levé du canapé pour m'assoire face à lui, pas une once de détresse dans les yeux, pas une once de tristesse c'était une chose que j'avais appris avec mon
bourreau. Ne pas montrer ce qui nous fait mal, car c'est une faiblesse. Seulement mon coeur hurlait, j'avais envie de comprendre, de savoir ce qui se passait en ce moment pourquoi tout avait
basculé ?
- Je suis peut être encore un enfant au fond mais ce que je déteste le plus au monde c'est qu'on me trahisse.
- Restes je t'en supplies...
- Tu ne m'écoutes pas Adam ! C'est finit
- Tu ne peux pas me faire ça ! J'ai toujours été là pour toi ! Je traverse une mauvaise passe mais je t'assure que je vais me reprendre et que tout ira mieux ! Que tout ira bien...
- Promet le moi...
- Je te le promet.
Cela dit je l'aimais et j'aurai put tout lui pardonner ! Je me serai suicider sans lui, il m'embrassa comme si cela faisait des semaines qu'on ne s'était vu. Des retrouvailles.
Il ne fallait pas chercher midi à quatorze heures, il était tout pour moi. J'étais tout pour lui, jamais je n'aurai put vivre sans lui et pourtant la colère grondait encore en moi. Il fallait que
je sâche...
- Pourquoi cette distance Adam ?
- Je...Je suis désolé...
- Dis moi !
- Je travail dur pour qu'on puisse garder la maison. J'ai un travail de nuit dans un vieux bar, je fait barman pour compenser car ce que je gagne ne nous permettera pas de garder cet appartement.
Je suis désolé de ne pas et l'avoir dit.
- Tu aurai dut. Le nom du bar ?
- Je ne préfère pas te le dire tu sais.
- Plus de mensonge s'il te plait...
- Lemon Joyce.
- Le bar gay ?
- Oui. Je ne fais qu'y travailler je t'assure !
- D'accord mais tu es vraiment obligé de...prendre un travail en plus ?
Question stupide. Le travail d'Adam au Herald pour les photos ne lui rapportait pas grand chose mais en revanche celui du bar c'était une autre histoire surtout lorsqu'on connait
bien le patron. Je l'ai cru. Pendant un mois je l'ai cru, j'étais persuadé qu'il ne mentait plus et pourtant à chaque fois, chaque soir même si ce n'était plus de l'hypocrésie je ressentais de sa
part une sorte de gêne. Etais-ce l'approche de mon anniversaire ? Peut être voulait il me faire une suprise ? Je n'en désirai pas moins, j'ai préféré que ca soit plutôt qu'autre chose. Je priais
pour que ca soit ça !
Une fois plus il rentra tard, il se serra contre moi et s'endormi, je ne fermais plus l'oeil, je n'arrivais plus à accepté ça. Cette vie nocturne m'hérissait les poils d'un
sentiment désagréable, ce sentiment qu'on appelle jalousie.
Après mon cours du soir je n'ai pas prit la direction de notre appartement, je suis parti directement au fameux bar où il travaillait, je voulais lui faire une surprise. Je
voulais être sûr que ce que je redoutais n'était qu'un film que je me faisais tout seul par jalousie et par amour. Arrivé dans le bar je me suis sentit déshabiller par le regard des clients,
étrangement je me sentais en danger et la proie de plusieurs félin dans la zone. Lemon Joyce est un bar très connu même si la clientel est d'orientation homosexuel pour la plus part. Je me suis
assis au bar mais je n'ai pas vu Adam, à nouveau je me suis sentit trahi j'avais peur ! Peur que toutes mes inquiétudes soient fondés. Paniqué je ne voulais pas fondre en larmes devant autant de
monde j'ai appelé le serveur à la place la voix petite se voulant discrète.
- Est-ce que Adam Bewalt travail ici ? Je demandais au serveur les joues rigissantes de gêne
- Ma foi il n'y en a que pour lui ici ! Dans l'arrière boutique chéri.
Je suis parti aussi vite que j'ai pu bousculant au passage le serveur au regard perçant, je l'entends soupirer j'ai couru comme tous les soirs de ma vie. J'ai poussé la porte en
bois n'entendant rien à part le silence, j'étais dans un grand couloir et j'avançais un peu à l'aveuglette. J'ai ouvert une première porte, une buanderie, des toilettes, des caisses de boisson,
puis j'ai approché d'une autre qui n'était pas totalement fermer.
" A...Arrêtes je ne peux pas...ah !"
Sa voix. Le coeur battant, je bloquais volontairement ma respiration pour ne pas faire de bruit, j'entendais les battements raisonner dans ton mon être presser par ma poitrine
j'allais étouffer, les yeux grand ouvert j'ai regardé entre l'ouverture de la porte. Vision d'horreur, de cauchemar, il était là, en sueur, le pantalon baisser sur un canapé miteux d'une couleur
verdatre se faisant prendre par un beau brun à la carrure de sportif de hauts niveau. Son regard désireux et les yeux plissés d'Adam. C'était vraiment lui ? Je délirais, oui je délirais ! Je me
suis endormi sur ma table en cours et tout ceci n'est qu'un rêve, qu'un affreux rêve !
Je fais demi tour croyant de tout mon coeur que j'allais me réveiller, je suis sorti derrière le bar et j'ai avancé comme un automate jusqu'à ma table où j'ai récupéré ma veste
sans faire attention à une dizaine de papiers sur ma table avec des numéros écrit dessus. Lentement je me ressassais ses images voulant malgré tout me les chasser de l'esprit ! C'est impossible ce
n'était pas lui. J'en suis sûr c'est pas lui ! Ca peut pas être lui ! Adam ne me ferai jamais ça...Non il m'aime, il m'a sauvé ! J'en suis sûr IL M'AIME !
Un coup est parti et j'ai brisé la vitre d'une voiture. La main en sang je la regarde curieusement, elle ne me fait pas mal au contraire je sens comme une vague d'appaisement
ressortir de mon corps. Mes muscles se détendent. Anesthésier je prend le chemin de la maison et j'accroupi dans un coin dans la maison, la lumière éteinte. Je pleure. Je pleure et j'apitoie sur
mon sort.
Ce n'étiat pas lui...non ce n'était pas lui...
La lumière s'allume je relève la tête. Un éclaire assassin dans les yeux.
En réflichissant tout avait commencé à dérailler dés ce fameux soir où j'ai brisé cette assiette dans le lavabo c'est comme si quelque chose en moi c'était libéré, un héritage, celui d'un martyre
qui en veux au monde entier. Un martyre qui en veux au silence des autres qui ne veut plus jamais souffrir par la trahison, l'impuissance, le mensonge, la moquerie, l'hypocrésie. Sanzo frèle,
chétif, soumis était mort dans une cave attaché à des barbelés, violé à plusieurs reprises baignant dans son sang.
A nouveau on s'était moqué de moi, je n'aurai jamais pensé qu'Adam puisse me faire ça et même la culpabilité sur son visage ne me soulageait pas, ce ne me faisait rien.
- Sanzo qu'est-ce qu'il t'arr...
Je venait de le jeter à la figure un vase posé sur la table basse, il se baissa choqué par mon comportement puis tout d'un coup réalisant que j'étais vraiment énerver. J'étais
hors de moi ! Je ne pouvais pas me contrôler tout ce que je désirais c'était qu'il meurt ! Qu'il meurt ! Comme l'enfoiré qui me servait de père ! Qu'ils crèvent tous pour leur faute ! Pour m'avoir
trahi ! QU'ILS CREVENT !
- JE SAIS TOUT ! T'ES HEUREUX J'ESPERE ! TU T'ES BIEN MARRE DE T'ETRE FOUTU DE MOI !!!
- Calmes toi on va en parler calmement !
Les yeux ruisselant de larmes, rouge de fureur j'avais l'impression que l'air me sortait tellement fort par les narine qu'il me brûlait la sinus et la gorge ! Une coulèvre
tentait de passer dans ma gorge. J'avais envie de lui arracher cet air innocent qu'il tentait de prendre, cette façon de tout tourner en sa faveur !
J'étais aveugler par la haine. Aveugler par l'amour en principe puis par la rage...
- JE NE VEUX PLUS TE VOIR !! BARRES TOI !! CASSES TOI !!
- Je t'aime Sanzo pardonnes moi ! Comprends moi j'ai des désirs et tu ...
- Pitié fermes la !
Je m'arrachais presque les cheveux de l'entendre, comme si un sifflet strident me perçait les timpant, un sifflet qui me rendait fou. Je l'ai sentit s'approcher alors que mes
sanglots se mêlaient à mes cris. Il tendait une main vers moi que je repoussa avec violence.
- Ne me touches pas ! Plus jamais ! Tu ne me reverra plus JAMAIS !
- Je ne le referai plus je te le promet...
- Tes promesses j'en ai plus rien à foutre Adam ! Tout ce que je désir c'est que tu crèves.
J'ai relevé le visage, le sien était ravagé par la peur. Je le sentais si fragile à cet instant si je n'avais pas été aussi en colère j'aurai certainement remarqué que son coeur
s'était brisé lorsque j'ai souhaité sa mort sérieusement, si je n'avais pas été aussi en colère j'aurai remarqué que ses yeux se noyaient dans le remord, les larmes, il était sincère et pourtant
j'en avais plus rien à faire. Ni de lui ni de ses excuses, de ses regrets et de ses supplications.
- Ne pars pas je t'en supplies ! Je sais que je suis un enfoiré mais je pourrai pas...sans toi ! Il fut coupé par des soubresauts violent s'effondrant sur ses genoux lorsque j'ai voulu franchir la
porte pour ne plus jamais revenir
- Oublies moi. Fait comme si je n'existais pas. Tu es mort à mes yeux !
J'ai toujours eut besoin de quelqu'un pour ne pas tomber dans ses grand trou noir qui m'aspirait, d'abord se fut le bourreau qui malgré lui me tenait en vie, puis Adam qui
m'avait apprit à rêver pour mieux me couler ensuite même si ce n'était pas ce qu'il avait désiré. Je suis persuadé aujourd'hui qu'il n'a jamais voulu que me faire souffrir et sans doute qu'à
présent je ne lui en veux plus. Un an que ceci c'est passé, je suis retourné au Japon car les Etats-Unis m'ont toujours rejeté. Ici personne ne me connait, ici je suis quelqu'un de nouveau, ici
j'ai put refaire une vie loin de mon passé pour tourner la page à tout jamais.
THE END
Voilà j'ai finit une nouvelle histoire ! Une fin happy ou pas ca dépend comment on voit les choses ! Pressée de la finir en tout cas
LOL
plus que deux ^^
Voilà. Je vous aime tous pour ceux qui continuent de me lire ! SMOUK
Si vous avez des questions c'est le moment ! Au fait soyez heureux au début je voulais faire dijoncté Sanzo pour qu'il tue Adam MDR mais j'ai changé d'avis pile au dernier moment LOL
vous avez de la chance dis donc ! LOL
JE VOUS AIME
Par Danouch
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Adam se retourna soudainement sur lui même, il avait cru que quelqu'un l'appelait étrangement son nom avait raisonner
distinctement mais plus comme un échos seulement lorsqu'il se retournait plus personne ne faisait vraiment attention à lui. Aurait il rêver ? Oui sûrement, lui la tête tellement dans les nuages,
rêver ça lui arrive presque toute la journée.
Il se promena dans les rues de la ville s'approchant peu à peu de la sortir et des grands champs d'herbes fraîches et humides, clôturé de fil électrique pour empêcher les vaches
où les moutons de se faire la mal ! Il sourit tristement en voyant ses bêtes en cage, quelle tristesse. Il s'arrêta sur une petite maison au milieu du champs, certainement la maison de l'èleveur
qui s'occupait de ces troupeaux, le seigneur sur son fief bien garder.
Mais à quoi il pensait ?! Voilà que toutes débilitées qu'il voyait étaient bonnes à prendre pour s'empêcher de revoir le doux visage de Sanzo dans son âme et conscience, pourtant
plus il l'évitait plus il sentait ce souvenirs ce graver en lui, son nom s'inscrire partout dans sa tête. Alors qu'il revint un peu plus dans la ville toujours les mains dans les poches une
expression sereine et en même temps assez déçu un coup feu le fit sursauter ! Il se retourna sur lui même se demandant d'où se tire venait lorsqu'il aperçu un rué d'oiseau s'échapper des aux arbres
de la forêt avoisinante. Un vieil hommes sortit des bois des lapins accroché à sa ceinture avec un sourire victorieux. L'homme robuste remarqua Adam intriguer et encore sous l'effet du choc il lui
montra le lapin qu'il tenait dans la main un sourire au lèvre et il annonça d'un accent digne du bon vieux paysan :
- J'l'ai pas raté c'lui là ! Un coup d'carabine et pouf ! L'bon lapin de c'soir ! C'est ma 'tite femme q'va être contente ! Ria le paysan
Adam ri nerveusement et se pressa de mettre de la distance avec l'homme armé, il lui faisait froid dans le dos ! Surtout amateur de film d'horreur il le voyait bien essayer de
plomber les fesses d'un pauvre photographe naïf.
Sanzo était couché sur le ventre les mains toujours liées mais plus endossé au tuyaux, les raclements de gorge de son
père un peu plus loin vers l'établis, les larmes aux yeux ne pouvant les arrêter il se mordit la langue de douleur. Tout son être était effrayant, on ne savait plus tellement où était la plaie
qui saignait tant son corps en était imbibé !
- Papa..., il sanglota, pourquoi...
Le père sifflotait en dévissant quelque chose de l'établis, avec une chemise comme unique vêtement encore sur son corps.
Sanzo respira difficilement ne voulant même pas bouger malgré sa position inconfortable, impossible de dire si il avait son pantalon où non il ne sentait plus la partie inférieur
de son corps. Un véritable carnage, l'incarnation des martyres, la haine qu'il avait forgé peu avant n'était rien comparé à la folie qui régnait dans la pièce par un son de sifflement. Il se mordit
la lèvre paniqué, suppliant que quelqu'un fasse quelque chose, qu'on le tue sur place et que tout s'arrête ! Les larmes se deversaient, sans arrêt, sans cesse, sans épuisement et ses bras liés dans
son dos, mutilé par les barbelés faisaient peur à voir. Comment sortir de ce cauchemar.
- Adam..., il murmura, Adam aide moi je t'en supplie...aide moi...
Serrant les yeux tellement fort, serrant les dents, la mal être qui l'habitait ne s'effacera certainement qu'à sa mort. Son père se retourna un sourire immense trônant son
visage, il passa sa langue sur ses lèvres commença à se caresser le sexe sans quitter des yeux le corps soumis de son fils, le reconnaissait il encore ? Le père incestueux avait fait place à
un pervers démesuré jouissant de la douleur et des tortures qu'il pouvait infliger à cette peau parfaite, tellement nacré, tellement douce, si éclatante, à ses lèvres rosées fines et pulpeuses, ses
yeux de braise au regard envoûtant. Il se masturba avec rapidité, gémissant de plaisir et se rapprochant du semblant de l'être humain couché au sol, les restes de Sanzo. Il attrapa ses cheveux long
pour le soulever arrachant un nouveau cri de celui-ci qui ne put retenir encore une fois ses hurlements, ses mains saignantes, son dos était un véritable appel à l'achèvement , sa tête allait
exploser !
Monsieur Urashima sourit devant la réaction de Sanzo, alors qu'il criait il lui éjacula au visage. Sanzo se débattait du mieux qu'il pouvait crachant, essayant de se cacher le
visage de cette substance. Un dégoût lui serra la gorge et lui donna un coup de l'estomac et sans vraiment prévoir il vomit un liquide transparant qui ressemblait fort à de la bave. Son estomac
vide se contractait sans dégurgité quoi que ce soit.
- Tu ne sais pas te tenir, ironisa son père sifflotant à nouveau
Sanzo à moitié conscient sentait que la vie le quittait, il se sentait partir et cette impression était comme un pansement, une cicatrisation, il en était sûr la fin était là. Il
sourit maladroitement fermant les yeux revoyant une dernière fois l'image de sa mère dans son esprit et puis soudainement celle d'Adam. Un "cric" le fit lever les yeux une dernière fois sur son
père qui tenait un arme entre les mains, plus de sourire malsain, plus de regard enivré de désir. Plus qu'un visage livide et blafard, des yeux sombre et strique, un rictus de colère vint lui
déformer le visage. Sanzo sourit de victoire et insista sur son regard le défiant d'appuyer sachant très bien qu'il en était capable.
- C'est la fin mon amour, avait prononcer son père
- Va te faire foutre, sourit Sanzo
Plus qu'une détonation et tout s'achèvera.
- Pose cette arme enfoiré ! Hurla une voix vers les escaliers
Sanzo ouvrit soudainement les yeux, il les planta dans ceux d'un homme enragé extremement en colère et bizarrement tremblant de peur. Son père lui restait figer de stupéfaction,
cet imbécile était rentré dans sa maison, l'avait interrompu dans son ultime orgasme et prenait la défense de cette "pute" qui lui servait de fils.
- J'ai déjà appeler la police alors vous avez intérêt à ne pas faire de geste brusque.
Le jeune garçon audacieux tenait une sorte de carabine dans les mains, la scène aurait put paraître amusante à première vue mais une tension horrible régnait, Sanzo ne pouvait
pas quitter le visage sévère d'Adam.
- Pourquoi faire ça Monsieur Urashima ? Sur votre propre fils ? Comment pouvez vous !
- Vous ne pouvez pas comprendre ! JE L'AIME ! Et il m'a trahis ! Vous entendez !! Il m'a trahis ! Il a voulu me quitter comme sa mère !! Il a voulu partir en me laissant seul ! ALORS QUE JE L'AIME
! Si il était resté obéissant je ne lui aurai jamais fait de mal, jamais. Ce n'est qu'une fiote ! Une petite pute ! Il a voulu m'abandonner en partant sans moi il est le pire de tous ! C'est de sa
faute si j'en suis arrivé là uniquement de sa faute ! Sa mère est partie à cause de lui ! JE SUIS UN MONSTRE A CAUSE DE LUI ! Il ne mérite que ça, il est si beau, si parfait ! Si tentant ! Il m'a
provoqué. HAHA ! CE N'EST QU'UNE PUTE ! Il ressemble tellement à ce fils de pute ! Tout est de sa faute...Si elle m'a quitté pour cet enflure ! Elle m'a quitté pour ce con. Il se retourna vers
Sanzo. Il a les même attraits, la même peau de nacre, les yeux de cet enfoiré ! Tout en lui n'est qu'une torture pour moi ! C'est lui le demon, pas moi.
Sanzo sentit sa gorge se serré, il se sentait humilier, surtout sous le regard terrifié de Adam qui tremblait malgré lui la sueur perlant son front en écoutant son père débiter
des choses qui devenaient de plus en plus intéressantes...
- Comment ça...Vous voulez dire..., s'étonna Adam
- Elle m'a quitté pour son vrai père. Cette raclure de merde ! Sauf que lui ne voulait pas d'enfant alors elle est partie sans son fils...Et dire que je l'ai accepté ! Je lui avais tout donner on
était heureux avec elle. Tellement heureux. Mais il a fallut qu'elle l'aime encore !!! ME LAISSANT AVEC CETTE SALOPERIE SE MOQUANT DE MOI PAR SA PROPRE EXISTANCE !!
Sanzo sentit son coeur exploser, sa vie n'était finalement qu'un mensonge, une illusion, il n'était qu'une "erreur". Il avait enduré les pires souffrances, les pires tortures
morales et physiques pour apprendre que sa mère l'avait abandonné pour un homme. Pour son véritable père qui ne voulait même pas de lui, personne n'en voulait. Finalement cet être si ignoble a été
contraint de s'occuper d'un tare, son bourreau qu' il croyait son père n'était qu'un homme chargé d'un gosse inutile ! D'un vulgaire déchet dont on se débarrassait par tous les moyens. Ses yeux
s'embuèrent de larmes, ses lèvres s'étaient figées entrouvertes d'étonnement, l'image de sa douce mère le poignardait un peu plus, cette femme qu'il avait toujours aimer ne l'avait jamais aimer
lui, jamais. C'était une contrainte et un poids pour tous qu'on cherchant à donner comme un vulgaire chien. Sa vie n'était qu'une terrible hypocrisie, ignominie, erreur.
Adam ne connaissait aucun mot qui aurait put définir cet homme ignoble, il ne connaissait aucune insulte assez forte pour le caractériser. Aucun criminel aussi cinglé, rien, cet
homme semblait être le diable incarné ! Son regard plein de haine et de folie lui donnait des sueurs froides et si ce n'était pas pour Sanzo il aurai prit ses jambes à son coup sans même rentrer de
cette maison. Seulement il ne pouvait pas la quitter des yeux jusqu'à ce qu'il entende un cri horrible et la voix toujours qui l'appelait. Il avait emprunté la carabine au paysan et rentré dans
cette maison fermé, plongé dans le noir ! Il avait remarqué à la cuisine dévasté et la vue du sang au sol lui avait même arracher un hoquet de stupeur manquant de faire tomber l'arme puis les
sifflements vers la cave grande ouverte. Il était à peine sur le seuil qu'il remarqua un homme à moitié dénuder mettant trois balles dans une arme et se retournant ensuite pointant cette même arme.
Seulement il n'aurai jamais penser trouver Sanzo dans un état aussi désastreux, c'était un miracle qu'il soit encore en vie.
- Tout est de ta faute. Dit le père doucement. Absolument tout...quand je l'ai rencontré un bébé dans les bras elle m'était apparu comme une ange, j'aurai put tout accepter d'elle et même d'elever
un fils comme si c'était le mien. La seule chose que je n'aurai jamais put croire c'était qu'elle me quitte pour le véritable père, abandonnant son enfant, m'abandonnant moi. Je n'ai jamais put te
pardonner de me l'avoir fait partir...je n'aurai jamais put te pardonner. J'avais énormément bu ce soir là, ce soir où elle t'avait laissé sur le bord de la route. Tellement bu, je suis monté te
voir et là j'ai été prit d'un incontrôlable désir de vengeance ! Un désir tellement puissant qu'il me faisait bander. Ton petit corps frèle et tes beaux yeux bleu était un affront je te détestais
tellement. De la haine à l'amour il n'y a qu'un pas et j'ai toujours été tiraillé entre les deux. Haha ! Je ne pouvais plus faire marche arrière il fallait que tu paie ! Il fallait que tu restes
avec moi, il fallait que mon désir brûlant se calme. Il fallait trouver une solution.
Un sourire effrayant defigura son visage. Adam avala sa salive jeta un bref regard au corps de Sanzo qui semblait pétrifier, réalisant que toute sa vie était basée sur un
mensonge.
Le bruit des sirènes de police se fit enfin entendre et Adam se sentait étrangement soulager même si se retrouver toujours face à un homme malade et armé continuait de le
tétaniser. Ce même cinglé éclata soudainement dans un rire roque et effrayant regardant Sanzo dans les yeux avant de relever l'arme et se tiré une balle dans la tête. Adam sursauta ne réalisant
pas, il laissa tomber la carabine de ses mains comme si celle ci l'avait brûler, il contourna lentement le corps inerte pour s'approcher de Sanzo toujours étendu sur le sol, sur le ventre, le
pantalon et le boxer baissés sur ses jambes poignardées, ses mains attachées par des barbelés. Adam ne savait pas quoi faire, il avait peur de le toucher, de lui faire du mal, il ne savait comment
s'y prendre et vérifia qu'il était encore en vie. Pour toute réponse il ne vit que deux grands yeux ouvert paralyser qui tremblaient légèrement. Il posa doucement une main sur ses cheveux pour lui
faire remarquer sa présence, il comprenait que Sanzo soit en état de choc après ses révélations et à part lui dire simplement " Tout est finit maintenant " il ne savait pas quoi dire.
On peut dire que le Papa était malade ! ^^
Mais à votre avis est-ce qu'il est vraiment mort ?
Niark...
Par Danouch
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