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Le contenu de ce blog peut être choquant avec des propos sexuel, injuriant, cru...







Réservé au public avertis





World so cold

Vendredi 14 novembre 2008

    * Narration de Sanzo *


    Vingt trois heures. Ce n'était pas son genre de rentrer aussi tard, ce n'étais pas mon genre de m'inquiété pour lui, c'était un homme qui consciencieux. C'était l'homme le plus prudent que je connaisse et courageux. Il était fort, tellement fort qu'il était mon modèle alors pourquoi est-ce qu'il n'était toujours pas dans le salon à roupiller sur le canapé ou rire sur une comédie stupide qui passait à la télé ? Pourquoi n'était il pas là à venir m'embêter pendant que j'essayais de faire mes devoirs, pourquoi est-ce qu'il ne s'amusait pas à chantonner en préparant le dîner ? Venir me rejoindre sous la douche pour se coller simplement contre moi tout en me disant " Tu est toujours aussi doux Mon Sanzo...".
    Pourquoi est-ce que je me posais toutes ses questions ? Pourquoi est-ce que je n'ai pas confiance en lui ? Est-qu'il me trompe ? C'est une question que tout homme amoureux se pose je crois ? Seulement Adam n'est pas comme ça.  Non il ne me tromperai jamais ce n'est pas son genre. D'accord on ne couche pas ensemble et ça peut provoquer en lui des frustrations mais il est patient et il m'aime avant tout ! Il ne ferai jamais ça.
    C'est ce que j'ai pensé pendant un moment même si au fond de moi l'inquiétude me rongeait toujours un peu plus, toujours grandissante m'arrachant quelques larmes parfois ayant l'impression d'être de plus en plus seul et que cette chaleur qui m'avait enveloppé durant des mois n'était plus là.
    Minuit passé je suis parti me coucher seul. Dans les draps froid je grelottais, je me mordais la lèvre pour ne pas crier, je serrais les yeux et les dents. Je ne dois pas pleurer, je ne dois pas être triste.
    Il est rentrer. Trois heures du matin, subtile heure pour un journaliste. Il se couche à mes côtés et serre contre mon dos, sa respiration est chaude, son corps en ébullition je sens une légère érection contre le bas de mon dos. Je frémis mais je ne bouge pas, je feins d'être dans un sommeil profond et quelques minutes ont suffit pour qu'il rejoint les bras de Morphée. Je n'arrive plus à dormir de mon côtés.
    Ca arrive d'avoir beaucoup de travail, je me fais du souci pour rien !
    Finalement je me retourne et me presse contre son torse pour m'endormir à mon tour l'esprit plus serein. Le lendemain matin je pars rapidement n'ayant pas entendu mon réveil, il dort toujours et peut se le permettre vu qu'il ne commence le travail qu'à dix heure. Son visage est toujours aussi beau à regarder, ses beaux cheveux blond lui tombe devant les yeux et cette moue si attendrissante me fait sourire. Je l'embrasse tendrement avant de m'éclipser à la fac. Les cours me passionent, je travail durement pour obtenir mes partiels, le journaliste est un rêve que je veux atteindre et pour ça je travail dans un petit restaurant le week end pour m'aider à payer mes études. Je ne parle pas tellement aux autres élèves car je suis toujours aussi renfermer c'est quelque chose qui ne change pas tellement et comme toujours je suis le premier à repousser le courageux qui vient débuter une conversation avec moi. Je rentre à la maison tard, les cours de japonnais que je donne le soir pour me faire un peu d'argent m'épuisent totalement les bras d'Adam ne seront pas de refus. J'étais sûr qu'il m'avait préparé un repas digne de ce nom, qu'il me sourirait comme toujours avec cet éternelle moue me tendant la cuillière en bois pour que je vienne goûté sa nouvelle sauce avant de me sauter dessus pour me dire à quel point je suis mignon lorsque je murmure ou rougit.
    Il n'était pas là. La maison est vide et froide, le bruit effrayant du silence me glace le sang, j'allume la télé pour mettre un peu plus de vie mais je me sens tout à coup prit d'un sentiment immense de déception. Le poid de mon sac semble s'être décuplé jusqu'à ce que je remarque que je l'avais déjà posé devant l'entrée. J'avance vers la chambre, le lit est fait. Il est vingt et une heure.
    Ce fut ainsi toute la semaine, quelques mots à peine échangés, des sourires qui me semblaient de plus en plus irréel avec le temps un comportement fabriqué il n'était plus le même. Un masque sur le visage et les habitudes transformer en mensonge. Déception, déprime, mensonge, mutisme. Je sentais qu'on m'écrasait le coeur à coup de pierre pointue.
    Je rentre de mes cours à nouveau épuisé et quelque peu irritable, je sais déjà ce qui m'attend, je sais déjà que je vais m'endormir seul pour me réveiller à côtés d'un fantôme.

- Bonsoir mon coeur ! S'exclamait cette voix hypocrite
- Tu n'es pas au boulot ce soir ? J'ai demandé excécrable
- Non ca se calme en ce moment.
- Géniale.

    J'ai posé mon sac et je suis parti prendre ma douche. Une fois finit je me suis habillé que d'un bas de pijama et j'ai attrappé un paquet de chips pour partir m'écraser sur le canapé. Je ne voulais plus dormir avec lui, ce soir je dors sur mon sofa !

- Ne fais pas à manger pour moi.
- Pourquoi ? Tu n'as pas faim ?
- Je veux pas manger ta bouffe. Je ne dormirai plus non plus avec toi. Je vais commencer à me chercher un appart'

    J'avais sortit ça soudainement, je sentais que je m'énervais de plus en plus, cette sensation de trahison était affreusement douloureuse et j'ai trop souffert pour continuer ! Je ne voulais plus de ça ! Je ne voulais plus qu'on se moque de moi.
    Adam avait arrêté de cuisiner tout à coup, il avait coupé le feu et s'est assis à la table la tête entre ses bras.

- Ne pars pas s'il te plait, avait-il dit faiblement

    C'était peut être la seule phrase que j'avais entendu de sa part qui semblait vrai depuis deux semaines. Etrangement j'avais l'impression de revoir l'homme que j'aimais mais ce ne changeais rien. Il me dégoutait, je n'avais plus confiance en lui.
    Je me suis simplement levé du canapé pour m'assoire face à lui, pas une once de détresse dans les yeux, pas une once de tristesse c'était une chose que j'avais appris avec mon bourreau. Ne pas montrer ce qui nous fait mal, car c'est une faiblesse. Seulement mon coeur hurlait, j'avais envie de comprendre, de savoir ce qui se passait en ce moment pourquoi tout avait basculé ?

- Je suis peut être encore un enfant au fond mais ce que je déteste le plus au monde c'est qu'on me trahisse.
- Restes je t'en supplies...
- Tu ne m'écoutes pas Adam ! C'est finit
- Tu ne peux pas me faire ça ! J'ai toujours été là pour toi ! Je traverse une mauvaise passe mais je t'assure que je vais me reprendre et que tout ira mieux ! Que tout ira bien...
- Promet le moi...
- Je te le promet.

    Cela dit je l'aimais et j'aurai put tout lui pardonner ! Je me serai suicider sans lui, il m'embrassa comme si cela faisait des semaines qu'on ne s'était vu. Des retrouvailles. Il ne fallait pas chercher midi à quatorze heures, il était tout pour moi. J'étais tout pour lui, jamais je n'aurai put vivre sans lui et pourtant la colère grondait encore en moi. Il fallait que je sâche...

- Pourquoi cette distance Adam ?
- Je...Je suis désolé...
- Dis moi !
- Je travail dur pour qu'on puisse garder la maison. J'ai un travail de nuit dans un vieux bar, je fait barman pour compenser car ce que je gagne ne nous permettera pas de garder cet appartement. Je suis désolé de ne pas et l'avoir dit.
- Tu aurai dut. Le nom du bar ?
- Je ne préfère pas te le dire tu sais.
- Plus de mensonge s'il te plait...
- Lemon Joyce.
- Le bar gay ?
- Oui. Je ne fais qu'y travailler je t'assure !
- D'accord mais tu es vraiment obligé de...prendre un travail en plus ?

    Question stupide. Le travail d'Adam au Herald pour les photos ne lui rapportait pas grand chose mais en revanche celui du bar c'était une autre histoire surtout lorsqu'on connait bien le patron. Je l'ai cru. Pendant un mois je l'ai cru, j'étais persuadé qu'il ne mentait plus et pourtant à chaque fois, chaque soir même si ce n'était plus de l'hypocrésie je ressentais de sa part une sorte de gêne. Etais-ce l'approche de mon anniversaire ? Peut être voulait il me faire une suprise ? Je n'en désirai pas moins, j'ai préféré que ca soit plutôt qu'autre chose. Je priais pour que ca soit ça !
    Une fois plus il rentra tard, il se serra contre moi et s'endormi, je ne fermais plus l'oeil, je n'arrivais plus à accepté ça. Cette vie nocturne m'hérissait les poils d'un sentiment désagréable, ce sentiment qu'on appelle jalousie.
    Après mon cours du soir je n'ai pas prit la direction de notre appartement, je suis parti directement au fameux bar où il travaillait, je voulais lui faire une surprise. Je voulais être sûr que ce que je redoutais n'était qu'un film que je me faisais tout seul par jalousie et par amour. Arrivé dans le bar je me suis sentit déshabiller par le regard des clients, étrangement je me sentais en danger et la proie de plusieurs félin dans la zone. Lemon Joyce est un bar très connu même si la clientel est d'orientation homosexuel pour la plus part. Je me suis assis au bar mais je n'ai pas vu Adam, à nouveau je me suis sentit trahi j'avais peur ! Peur que toutes mes inquiétudes soient fondés. Paniqué je ne voulais pas fondre en larmes devant autant de monde j'ai appelé le serveur à la place la voix petite se voulant discrète.

- Est-ce que Adam Bewalt travail ici ? Je demandais au serveur les joues rigissantes de gêne
- Ma foi il n'y en a que pour lui ici ! Dans l'arrière boutique chéri.

    Je suis parti aussi vite que j'ai pu bousculant au passage le serveur au regard perçant, je l'entends soupirer j'ai couru comme tous les soirs de ma vie. J'ai poussé la porte en bois n'entendant rien à part le silence, j'étais dans un grand couloir et j'avançais un peu à l'aveuglette. J'ai ouvert une première porte, une buanderie, des toilettes, des caisses de boisson, puis j'ai approché d'une autre qui n'était pas totalement fermer.

" A...Arrêtes je ne peux pas...ah !"

    Sa voix. Le coeur battant, je bloquais volontairement ma respiration pour ne pas faire de bruit, j'entendais les battements raisonner dans ton mon être presser par ma poitrine j'allais étouffer, les yeux grand ouvert j'ai regardé entre l'ouverture de la porte. Vision d'horreur, de cauchemar, il était là, en sueur, le pantalon baisser sur un canapé miteux d'une couleur verdatre se faisant prendre par un beau brun à la carrure de sportif de hauts niveau. Son regard désireux et les yeux plissés d'Adam. C'était vraiment lui ? Je délirais, oui je délirais ! Je me suis endormi sur ma table en cours et tout ceci n'est qu'un rêve, qu'un affreux rêve !
    Je fais demi tour croyant de tout mon coeur que j'allais me réveiller, je suis sorti derrière le bar et j'ai avancé comme un automate jusqu'à ma table où j'ai récupéré ma veste sans faire attention à une dizaine de papiers sur ma table avec des numéros écrit dessus. Lentement je me ressassais ses images voulant malgré tout me les chasser de l'esprit ! C'est impossible ce n'était pas lui. J'en suis sûr c'est pas lui ! Ca peut pas être lui ! Adam ne me ferai jamais ça...Non il m'aime, il m'a sauvé ! J'en suis sûr IL M'AIME !
    Un coup est parti et j'ai brisé la vitre d'une voiture. La main en sang je la regarde curieusement, elle ne me fait pas mal au contraire je sens comme une vague d'appaisement ressortir de mon corps. Mes muscles se détendent. Anesthésier je prend le chemin de la maison et j'accroupi dans un coin dans la maison, la lumière éteinte. Je pleure. Je pleure et j'apitoie sur mon sort.
    Ce n'étiat pas lui...non ce n'était pas lui...

    La lumière s'allume je relève la tête. Un éclaire assassin dans les yeux.
En réflichissant tout avait commencé à dérailler dés ce fameux soir où j'ai brisé cette assiette dans le lavabo c'est comme si quelque chose en moi c'était libéré, un héritage, celui d'un martyre qui en veux au monde entier. Un martyre qui en veux au silence des autres qui ne veut plus jamais souffrir par la trahison, l'impuissance, le mensonge, la moquerie, l'hypocrésie. Sanzo frèle, chétif, soumis était mort dans une cave attaché à des barbelés, violé à plusieurs reprises baignant dans son sang.
    A nouveau on s'était moqué de moi, je n'aurai jamais pensé qu'Adam puisse me faire ça et même la culpabilité sur son visage ne me soulageait pas, ce ne me faisait rien.

- Sanzo qu'est-ce qu'il t'arr...

    Je venait de le jeter à la figure un vase posé sur la table basse, il se baissa choqué par mon comportement puis tout d'un coup réalisant que j'étais vraiment énerver. J'étais hors de moi ! Je ne pouvais pas me contrôler tout ce que je désirais c'était qu'il meurt ! Qu'il meurt ! Comme l'enfoiré qui me servait de père ! Qu'ils crèvent tous pour leur faute ! Pour m'avoir trahi ! QU'ILS CREVENT !

- JE SAIS TOUT ! T'ES HEUREUX J'ESPERE ! TU T'ES BIEN MARRE DE T'ETRE FOUTU DE MOI !!!
- Calmes toi on va en parler calmement !

    Les yeux ruisselant de larmes, rouge de fureur j'avais l'impression que l'air me sortait tellement fort par les narine qu'il me brûlait la sinus et la gorge ! Une coulèvre tentait de passer dans ma gorge. J'avais envie de lui arracher cet air innocent qu'il tentait de prendre, cette façon de tout tourner en sa faveur !
    J'étais aveugler par la haine. Aveugler par l'amour en principe puis par la rage...

- JE NE VEUX PLUS TE VOIR !! BARRES TOI !! CASSES TOI !!
- Je t'aime Sanzo pardonnes moi ! Comprends moi j'ai des désirs et tu ...
- Pitié fermes la !

    Je m'arrachais presque les cheveux de l'entendre, comme si un sifflet strident me perçait les timpant, un sifflet qui me rendait fou. Je l'ai sentit s'approcher alors que mes sanglots se mêlaient à mes cris. Il tendait une main vers moi que je repoussa avec violence.

- Ne me touches pas ! Plus jamais ! Tu ne me reverra plus JAMAIS !
- Je ne le referai plus je te le promet...
- Tes promesses j'en ai plus rien à foutre Adam ! Tout ce que je désir c'est que tu crèves.

    J'ai relevé le visage, le sien était ravagé par la peur. Je le sentais si fragile à cet instant si je n'avais pas été aussi en colère j'aurai certainement remarqué que son coeur s'était brisé lorsque j'ai souhaité sa mort sérieusement, si je n'avais pas été aussi en colère j'aurai remarqué que ses yeux se noyaient dans le remord, les larmes, il était sincère et pourtant j'en avais plus rien à faire. Ni de lui ni de ses excuses, de ses regrets et de ses supplications.

- Ne pars pas je t'en supplies ! Je sais que je suis un enfoiré mais je pourrai pas...sans toi ! Il fut coupé par des soubresauts violent s'effondrant sur ses genoux lorsque j'ai voulu franchir la porte pour ne plus jamais revenir
- Oublies moi. Fait comme si je n'existais pas. Tu es mort à mes yeux !

    J'ai toujours eut besoin de quelqu'un pour ne pas tomber dans ses grand trou noir qui m'aspirait, d'abord se fut le bourreau qui malgré lui me tenait en vie, puis Adam qui m'avait apprit à rêver pour mieux me couler ensuite même si ce n'était pas ce qu'il avait désiré. Je suis persuadé aujourd'hui qu'il n'a jamais voulu que me faire souffrir et sans doute qu'à présent je ne lui en veux plus. Un an que ceci c'est passé, je suis retourné au Japon car les Etats-Unis m'ont toujours rejeté. Ici personne ne me connait, ici je suis quelqu'un de nouveau, ici j'ai put refaire une vie loin de mon passé pour tourner la page à tout jamais.


THE END

Voilà j'ai finit une nouvelle histoire ! Une fin happy ou pas ca dépend comment on voit les choses ! Pressée de la finir en tout cas LOL
plus que deux ^^
Voilà. Je vous aime tous pour ceux qui continuent de me lire ! SMOUK
Si vous avez des questions c'est le moment ! Au fait soyez heureux au début je voulais faire dijoncté Sanzo pour qu'il tue Adam MDR mais j'ai changé d'avis pile au dernier moment LOL
vous avez de la chance dis donc ! LOL
JE VOUS AIME
Par Danouch
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Mardi 7 octobre 2008
    Comme un gamin qu'on venait d'emmener dans un rayon de jouet, comme une femme qu'on avait lâché avec une carte de crédit devant des tonnes de magasins Adam courait dans tous les sens trainant avec lui Sanzo. On aurait put croire qu'il était mal mené et que la surexcitation de Adam pourrai l'enerver seulement il se sentait tout simplement bizarre, bizarrement heureux ! Il avait envie de sourire et de rire depuis des années maintenant.
    Il voyait le monde d'un autre regard et c'était comme si le ciel s'ouvrait peu à peu à lui et qu'il pouvait enfin ouvrir ses ailes. Ce matin ils ont déjà visités trois appartement mais Adam à toujours trouver un défaut et qui n'était pour lui "pas négligeable" alors les voilà à nouveau à la chasse au petit nid douillet qu'il leur fallait à tous les deux. Bien sûr Sanzo laissa faire son...pouvait il dire son amant ? Après tout ils n'étaient pas officielement ensemble cependant il n'arrivait pas à le considérer comme un simple ami. Peut être son ange gardien, sa protection.

- Dis Adam..., dis Sanzo d'une petite voix
- Oui ?
- Est-ce que nous...enfin je veux dire est-ce qu'on ...sort ensemble ?

    Adam se sentit heureux, sa poitrine se remplissait de bonheur il n'avait jamais autant été heureux de vivre avec quelqu'un ! Pour lui c'était évident il ne pouvait pas se voir avec quelqu'un ! Sanzo était le seul pour qui son coeur n'ai jamais battu. Il l'aime. Plus que tout au monde...plus que lui même.
    Il l'attira soudainement contre lui, quelques passants se sentaient un peu gênés par deux hommes qui s'approchaient ainsi, Sanzo se sentit la cible des regards, très mal à l'aise il essaya de se détacher de l'étreinte de Adam mais celui ci ne l'entendait pas de cette oreille. Il l'embrassa avec tout l'amour qu'il l'animait, devant tout le monde peu lui important ! Ce n'était pas interdit à ce qu'il sâche et quitte à être amoureux autant que tout le monde soit au courant il est l'homme le plus comblé du monde. Celui qu'il aime est magnifique, il est craquant, tendre, si fragile...c'était sa précieuse pierre, son coeur de cristal.

- Je t'aime Sanzo.

    Sanzo rougit violemment et tentant de se cacher dans le torse du blond, il était sur un nuage, comment une tele chose pouvait arriver à lui qui ne croyait n'avoir pas le droit de vivre ? Cela devait être un rêve ! Ca ne pouvait être que ça, c'était un rêve.

- Ne me réveillez pas alors...

    Adam sourit et entremela ses doigts dans les siens ne se lâchant pas du regard, un grand sourire trônait leurs deux visages et d'une cadence plus tranquille ils reprirent leur petite promenade, tous deux serein. Comme si le passé c'était effacé et qu'il n'avait vraiment vécu que depuis cette après midi sur le pont, une renaissance, un véritable recommencement. Ils étaient différents. Ils étaient fait l'un pour l'autre.
    Le soleil brillait même si un vent frais les obligeaient à rentrer pour manger, Emy était absente pour la journée. Adam se mit toute suite au fourneaux avec son tablier fétiche à petit pois rose. Dieu que Sanzo pouvait le trouver  ridicule là dedans ! C'était vraiment à mourir de rire heureusement qu'il savait très bien se retenir. Cela faisait quelques mois maintenant qu'il avait découvert de nouveaux sentimens et la bonheur en faisait parti, avoir envie de rire, de sourire. C'était nouveau mais tellement bon.
    Sanzo s'assit sur le canapé et retira très vite son pull, cet appartement avait l'avantage d'être très bien chauffé et parfois un peu trop. Il alluma la télévision pour mettre la chaîne des informations, lui qui ne connaissait rien au monde extérieur maintenant était devenu accro aux nouvelles et ne pouvait plus regarder une autre chaîne. Il s'intéressait à la politique, aux guerres, à la bourse ! Tout l'intéressait.

- Tu devrais faire journaliste...

    Adam arriva derrière lui et l'enlaça contre son tablier en lui déposant un baiser dans le coup.

- Je ne pourrai jamais.
- Pourquoi pas ?
- Je ne pourrai pas c'est tout...

    Petit à petit la timidité envahissait Sanzo, il serai incapable de faire un métier aussi beau que le journalisme ! Il se contenterai de reussir son Bac pour commencer, ne voulant pas être un fardeau pour Adam il irait ensuite travailler.

- Et tu comptes faire quoi après ton Bac alors ?
- Travailler.
- Sans diplôme ? Ecoutes moi Sanzo, tu dois continuer tes études pour faire quelque chose que tu aimes toi !
- Je n'aime rien de particulier tu sais...
- Sauf tout ce qui se passe dans le monde ! Ne gâche pas cette chance d'être passionné par quelque chose et d'en avoir la possibilité d'en vivre !
- Et tu comptes payer mes études c'est ça !!

     Que venait il de faire ? Il s'était emporté contre Adam ! Il s'était soudainement sentit agresser et avait riposté lui qui était si calme, si fragile il venait presque de s'en prendre à celui qui lui était le plus cher. Que lui arrivait-il ? Soudainement il se sentit terriblement mal et coupable, il détourna le regard de son amant pour reculer contre son siège, il ne pourrai plus le regarder en face, il méritait qu'on le punisse par avoir élevé la voix !
    Adam sentit le froid que cette discussion avait jeté et Sanzo manifestait toute suite des réactions qui lui sont propres, il se recula comme de peur, non pas de peur que Adam lui cri dessus mais de peur de recommencer lui à crier sur Adam. Cependant c'était un pas de plus vers la confiance, c'était un pas de plus vers la liberté de s'exprimer Sanzo avait manifester une réaction naturel et ça Adam en était très heureux. Il essayait de s'imposer, de prendre des décisions pour lui et il fallait qu'il comprenne qu'au contraire c'était quelque chose de très positive. Il avait l'impression de faire l'éducation d'un enfant mais c'est ce qu'était Sanzo, un enfant faible qui avait besoin qu'on l'aide et qu'on l'aime. Dieu sait que Adam l'aimait, plus que tout !

- Je suis content, sourit Adam
- Hein ?
- Tu t'es enfin affirmé ! Tu ne t'es pas laissé écraser et moi ça me rend fier de toi.
- Hein ?
- T'es trop chou quand tu fais ça !!!

    Adam lui sauta littéralement au coups le serrant fort dans ces bras tendis que Sanzo rougissant de plus bel tentait de le calmer en beguayant timidement. Il était impulsif ce n'était pas vraiment de sa faute et puis après tout c'était sans doute ce que faisait de Adam un homme si particulier à ces yeux, cette faculté à s'émerveiller pour un rien et sa bouille de capricieux était encore plus craquante. Il avait trouvé son repère. Il ne l'avait pas cherché c'était lui qui était venu lui ouvrir la porte du paradis.
    Adam reparti le sourire aux lèvres devant sa cuisine, Sanzo se leva à son tour ne sachant pas trop ce qu'il pouvait faire il mit la table naturellement et décida d'aller prendre une douche tant qu'il avait le temps. Les vieilles habitudes ne partaient si rapidement encore une fois il ne ferma pas la porte à clés, comme si il était encore chez lui, comme si il avait peur que son père face apparation et le ne frappe à mort si il fermait cette porte. Les souvenirs de cette nuit affreuse refaisait surface, cette nuit qui à bien failli être la dernière de sa vie. Il se souvient du visage défiguré par la haine de son père, son sourire taillé sur sa peau, ses yeux exorbités par la folie. Il se sentit pris par un frisson de terreur et entoura son corps frèle de ses bras, il ouvrit le jet de la douche et si hissa sans attendre.        
    L'eau chaude lui fit un bien fou, mais le visage de son père restait graver dans son esprit lui donnant l'envie de vomir. Sanzo releva le visage l'eau frappant contre ses paupières il passa ses mains dans ses cheveux, l'odeur de la mort était encore rampante sur sa peau. Il ouvrit les yeux fixant son corps nu, une cicatrice qui lui brûlait le mollet, il en avait sur le dos, sur le torse, le ventre. Ces cicatrices qui ne s'effeceraient jamais tout comme son passé, tout comme sa douleur, tout comme cette envie éternel de mourir pour ne plus rien penser. Tout ça restera là, toujours près de lui, près à lui faire faire le grand plongeons si il s'approche trop du vide.

    Adam sentait la lourdeur de la soirée, un éclair venait d'éclairer toute la maison et le grondement était si profond qu'il en eut des frissons. Une journée pourtant frâiche et dans peu de temps la pluie allait s'abattre sur les vitres avec fracas, les souvenirs d'un Sanzo étendu au sol recouvert de son propre sang, il se souvient comme il n'avait pas put distinguer le corps de son amant dans cette mar. L'arme entre ces mains il ne savait pas trop comment réagir mais Dieu sait à quel point il avait peur, à quel point il avait été horrifié par cette vision et par la réalité qui est que même un père peut devenir un monstre comparable au Diable.
    Le repas était près et Sanzo n'était toujours pas sorti de la douche. Après avoir servi les deux assiettes et quitter son tablier immonde il se dirigea vers la salle de bain et colla son oreille à la porte. Il entendait bien le bruit de l'eau couler mais pas un signe de Sanzo, ce qui pourrai sembler normale si il n'avait pas cette inquiétude qui grandissait avec le bruit du tonerre.

- Sanzo ? Le dîner est prêt.
- J'arrive.

    Rassuré il se recula pour soupirer un grand coup. Vraiment il était beaucoup trop derrière lui, il devait lui faire un peu plus confiance si Sanzo dit qu'il va bien alors il faut le croire. Même si au fond il sait très bien que les cicatrices lui font encore très mal.
    Sanzo finit par sortir de la salle de bain d'où s'échappait la buée grandissante, il adorait l'eau brûlante jusqu'à ce qu'elle lui fasse rougir la peau, juste un bas de pyjama il s'installa à table et mangea tranquillement en tête à tête avec Adam qui lui regardait trop souvent cette fenêtre ruisselante de pluie. Le dîner était bon, Sanzo débarassa la table dans le silence qui se faisait de plus en plus pesant, un malaise c'était comme installer ce soir et tous deux avait l'impression d'avoir fait quelque chose de mal ou dit quelque chose de mal. Malgré ce qu'on peut penser ce fut Sanzo le premier à poser la question, il ne supportait pas ce mutisme ça l'irritait à un tel point qu'il en étouffait.

- Qu'est-ce que tu as ? Il demanda sur un ton neutre
- Rien du tout, réponds simplement Adam
- C'est ça...
- Il n'y a rien je t'assure.
- Fou toi de ma gueule en plus !

    Adam pouffa de rire.

- Tu t'imagine des trucs Sanzo je t'assure je vais bien ! Haha !

    S'en était trop. Sanzo balança l'assiette contre le miroir face au lavabo puis fixa Adam d'un regard assassin. Si il y avait bien une chose qu'il détestait à présent c'est le mensonge. Alors que la colère du coup avait fait sursauter le beau photographe Sanzo prit comme une douche froide. Il venait de s'enerver et briser une assiette. Il fit les gros yeux paniqué il fixa les fraguements de l'assiette dans l'évier.

- Je suis désolé, il marmonnant en partant dans la chambre

    Sanzo s'enferma à l'intérieur et respira un grand coup. Ces crise de colère l'effrayait, il n'arrivait pas à se contrôler quand est-ce que ca  s'arrêtera  ? Quand il ressemblera à son tuteur qui n'était même pas son vrai père ! En arriverait-il un jour à faire du mal à celui qu'il aime le plus au monde ? D'accord ce n'était qu'une assiette mais la prochaine fois qu'est-ce que ca sera ?

- Sanzo ouvre s'il te plaît...
- Non ! Je ne veux pas te faire du mal Adam !
- Tu ne me feras aucun mal Sanzo arrête de divaguer et ouvres cette putin de porte !

    Sanzo s'éxécuta et recula pour laisser rentrer son amant qui ne semblait pas du tout choquer par la situation.

- Je perds les pédales Adam...
- Je t'assures que non. C'est ma faute tu as besoin de faire confiance à quelqu'un et voilà que je commence déjà à te cacher des choses. Ta colère était justifié il faut juste que tu apprennes à te contrôler. Si j'étais si silencieux Sanzo c'était parce que je m'étais enfermer dans mes pensées, la pluie à été comme un déclic, un rappel à l'horreur qui t'étais arrivée et aujourd'hui je m'en veux de ne pas avoir été là à temps !  Je suis désolé si je t'ai fais peur mon coeur...
- Je t'aime. Murmura Sanzo
- Approches...

    Sanzo se refugia dans les bras de son amant, le serrant aussi fort qu'il le pouvait, que pourrait il arriver de pire que de le perdre ? Il ne voulait plus jamais s'énerver contre lui et à l'avenir il se contrôlera, il y arrivera ! Pour cet amour, pour ce bonheur qu'il arrivait à toucher du bout des doigts.



Par Danouch
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Mardi 9 septembre 2008


      

    Allongé dans son lit Sanzo tournait le dos à cette voix si chantonnante, on aurait dit un oisillon depuis quelques jours ! S'activant à chercher son bonheur dans des bouts de papier journaux.

- Regardes celui là ! Il est spacieux, un T3 avec un balcon bon malheureusement il est au cinquième et il y a pas d'ascenceur. Cela dit le prix est abordable !
- Pourquoi pas...
- MAIS ARRETEUUUUH !!! Ca fait trois heures que tu me dis pourquoi pas..., Adam fit la moue en obligeant le garçon a se retourner
- Mais je..., Sanzo se sentit à nouveau gêner face à l'insistance dont faisait preuve son ami, je sais pas moi enfin je...
- AAAAAAAAAHhhh !!!!

    Adam sauta sur Sanzo comme une groupie et frotta sa joue contre la sienne.

- T'es adorable quand tu prends cette tête !! Tu vas me faire craquer imbécile !!
- Je...Adam...Arrêtes, dit Sanzo assez effrayer

    Depuis trois semaine que Adam l'hébergeait il devait pourtant être habituer à ses sautes d'humeur matinal, d'une grande énergie dés le matin pleines de nouvelles idées pour la journée ! Un planing énorme au programme, des soirée à volontés des endroits à visité, une nouvelle envie bourgeonnante, une discour prononcer au téléphone avec passion et détermination pour obtenir un entretien avec un grand vendeur de vente aux enchères.

- Il est prit qu'il me dit ! Non mais tu te rends compte ? Me refuser à moi un entretien alors que je suis à l'apothéose de mon génie créatif !

    C'est vrai qu'il pouvait être très effrayant par occasion mais depuis que Sanzo a accepté qu'ils aient enfin leur appartement à deux c'est la folie ! Adam se presse d'établir presque un programme politique, une stratégie militaire pour un simple habitat que Sanzo avait autant envie de partager avec lui. Il lui sera éternellement reconnaissant pour toute cette chaleur qu'il lui avait apporté. Alors que sa vie lui semblait d'embler tracer et fichu la fraicheur de son ainé lui redonnait le sourire et il raprenait à vivre parmis les gens librent, comme quelqu'un de normale, comme un garçon de dix huit ans tout à fait normal.
    Finalement l'entrain dont faisait preuve Adam avait à nouveau raison de Sanzo, le laissant surtout parlé et s'extasier pour un rien il se contenta de se lever, de s'habiller, de manger à sa faim et le tous suivit de près par son ami qui enchaînait appartement sur appartement "possible".
    Il rentra à nouveau dans sa chambre qu'il partageait avec Adam, il fit son lit pendant que Adam expliquait cette fois comment il allait évaluer toutes ses démeures pour choisir le plus beau qu'il soit. Toute cette joie de vivre était presque trop rapide pour Sanzo qui n'avait pas l'habitude d'une telle euphorie dans sa vie, quelque part au fond de lui rien n'était terminé et la peur qu'un jour son esprit retombe au plus bas le terrorise. Imaginant un instant que tout est éphémère que son ancienne vie lui était destiné et que la seule fin possible pour lui était la mort, une mort dans t'attroce souffrance ayant ainsi le plaisir de la délivrance. Quand on goûte une fois on ne peut plus se passer de la liberté. Aurai-t-il la courage d'affronter de nouveaux problèmes ? De voir revivre son passé ? Aurait-il la chance de continuer avec le sourire ?

- Est-ce que tu m'écoutes ? Sanzo, Sanzo, Sanzo...Tu vas reprendre le lycée à la rentrée j'espère que tu sera plus attentif !
- Désolé.
- T'excuses pas. Aucune raison de le faire.

    Il y avait aussi ses moments de complicité, de douceur que Sanzo affectionnait énormément, ces moments où Adam était calme et heureux, où son sourire s'étirait dans une expression de paix intérieur, de bien être. Ces moments là Sanzo les gravait en lui pour se donner plus de force car si il était encore debout sur ses jambes c'était pour lui : uniquement pour lui.

- Je viendrai avec toi si tu veux..., murmure Sanzo à l'intention de Adam

    Son coeur fit un bond dans sa poitrine, des étoiles traversèrent son esprit. Comment faisait il ? Quel était son pouvoir pour le rendre si heureux ? Lui avait il jeté un sort ? Comment Sanzo savait si bien ce qui le comblait ? Une simple phrase, un simple mot, un léger sourire et le monde entier disparaissait. Il n'y avait que lui, depuis combien de temps n'avait plus ressenti cette sensation d'éternel ? Depuis combien d'année il n'avait plus vécu une telle énergie de se lever le matin avec le sourire, de regarder pendant près d'une demi heure un visage encore serein, de frôler à peine des joues de nacres avec le pointes des doigts, de passer sa main dans les cheveux rouges d'un ange. Depuis quand une voix pouvait lui sembler si belle, que des yeux pouvaient occuper toutes ses pensées, que ses rêves n'étaient hanté que par une seule et unique personne. Toujours, toujours.
    Ce qu'il était sûre c'est qu'il n'avait certainement jamais ressenti une chose pareil, cette sensation de n'être fait que pour une seul personne, de vouloir à tout prit le protéger et le voir sourire. Au grand jamais il n'avait eut ses sentiments pour qui ce soit. Pourtant Sanzo, il était différent. Il avait éveillé en lui quelque chose de différent, de beau, de chaud, de doux, de frémissant, il l'avait fait découvrir ce que signifiait "vivre" , "aimer", "sourire". C'était un monde nouveau, c'était une chose étonnante et tellement amusante ! Il ne préférait même pas penser à ce qui ce passerai si jamais tout s'arrêtait maintenant. Il ne peut pas l'imaginer, c'est inconcevable ! Il le croit, il en est sûre, Sanzo est l'homme de sa vie. Peu importe ce qui arrivera, peu importe ce qui est arrivé, aujourd'hui ils sont deux. Pour toujours et jamais.
    Et cet air étonné, gênée, attendrit que prenait Adam plaisait à Sanzo, une manière à lui de rougir et de sentir son petit coeur battre fort dans sa poitrine. Il était trop tôt pour Sanzo pour comprendre ce que c'était l'amour, il ne savait à quoi cela correspondait, l'amour que lui avait montré son père aurait put le dégouté cependant celui que lui montre Adam est totalement différent et lui donne même envie d'être encore plus aimer. Adam ne l'a jamais brusqué, il ne l'a jamais forcé ou même touché, il garde une certaine distance préférant attendre que le temps couvre les traces de sang dans la neige, que le sable recouvre ses blessures. Il était trop tôt pour se confesser.
    Sanzo espérait, oui il espérait que tout ceci soit de l'amour, excité d'en connaître plus et effrayé de vraiment comprendre les sentiments de son ami. Effrayer de mal s'y prendre, effrayer de ne pas aimer. Ce qui était sûr c'était que Adam ne pouvait pas dire ce qu'il pensait ainsi sans se soucier des conséquences, il fallait peser ses mots en présence de Sanzo, il fallait faire attention. Cet animal blesser n'avait pas besoin d'un coup de couteau en plus.
    Le temps opère, le temps guéris tout.

    Les temps s'était soudainement arrêter pour l'un et l'autre, se fixant mutuellement plonger dans les penées de chacun. Petit à petit la réalité leur revenait et leur coeur battaient tellement fort, le bruit d'un oiseau sur un arbre, le bruit du vent, leur simple regard sans que l'un n'est le courage de se détourner du regard de l'autre. Impossibilité d'ârreter comme si cette façon de se regarder était tout ce qu'ils avaient pour s'accrocher l'un à l'autre mais malgré ça Adam risqua d'approcher sa main de celle de Sanzo la frôllant à peine. Les joues de Sanzo s'empourprèrent toute suite mais cette caresse, ce toucher. C'était tellement agréable.
    Lentement, extrêment soucieux de ce que ressentais Sanzo petit à petit leur mains ne faisaient plus qu'un, entremelant leurs doigts sans se lacher des yeux. Adam s'approcha d'une lenteur calculé, son regard toujours dans le sien, ils n'entendaient plus que le bruit de leurs souffles. Sanzo avait l'impression que son coeur allait exploser, il serra un peu plus fortement la main d'Adam tout en revalant la salive. Etait il prêt ? Se sentait il prêt ? Comment faire ? Serai-t-il capable ? Au fur et à mesure que Adam s'approchait les questions ne devenaient qu'un bruit de fond, un échos lointain. Plus rien ne comptait, plus rien n'avait de sens, prêt ou pas prêt, sûre ou pas sûre il n'arrivait pas à réfléchir, le temps s'était à nouveau arrêter. Ils étaient dans leur monde, dans leur rêve et leur univers, rien ne pouvait les atteindres, aucun doute, aucune angoisse, pas d'inquiétude juste un "boum" frénétique.    Tendrement la main d'Adam remonta le long de la joue de Sanzo, passant ses doigts entre ses cheveux, Sanzo fermit les yeux le bien être chaque bout de peau qu'il touchait semblait se réchauffer. Ses mains étaient si douces, cette caresse, cette délicatesse, c'était inhumain ! C'était divin. Il brûlait de bonheur ! Il voyait sa sensation comme une belle tarte au pomme sortant du four avec un boule de glace à la vanille. C'était une bouché d'un paradis sur terre. Il passa lui même sa propre main dans celle qui était déposé sur sa joue, avec une légère gêne il s'approcha un peu plus et s'étira le plus possible allant même jusqu'à ce mettre sur la pointe des pieds pour s'approcher. Encore, encore, encore un peu, cette bouche si tentante, ses lèvres finement dessinées et légèrement humides. Entrouvertes laissant passer un souffle chaud, c'était une attirance incontrôlable, une attirance vitale et nécéssaire, il cherchait à gagner son oxygène, gagner son élexir de vie.
    Aimer. Toucher. Vivre. Sourire.
    Effleurer, caresser, Embrasser.

- Salut les coco j'ai apporté le diner !!!!!!

    Un gong. Une alarme. La voix fluète d'Emy qui rentrait tout sourire. En un instant le charme était rompu Sanzo s'écarter brusquement d'Adam jusqu'à en tomber par terre tandis que Adam restait debout encore sous l'emprise de la magnificience de ce baiser tant désirer.
    Il revint enfin à lui et il se renda compte que Sanzo était encore assis par terre, il lui tendit sa main mais Sanzo recula comme effrayer par le contact. D'anciens réflexes ? Adam s'agroupie face à lui, il lui sourit avec amour et lui tendit à nouveau sa main. Cette fois ci le contact était plus doux, Sanzo prit sa main pour se relever et restèrent à nouveau ainsi à se regarder longuement main dans la main.

- J'ai dis on mange.

    Sanzo bondit de surprise sautant dans les bras de Adam comme une jeune marié ce qui fit éclater de rire Emy qui avait ouvert la porte.

- Trop marrant Sanzochouu !
- Sanzochou ?
- Oui ca te va bien ! HAHAHA !
- Arrêtes maintenant sors de ma chambre !
- Le diner est prêt.
- DEGAGE !

    Cette fois Sanzo ne s'acarta pas de Adam toute suite, ses yeux s'exorbitèrent avant de se cacher le visage rouge avec ses mains. Adam se sentit soudainement coupable, avait il fait quelque chose de mal ? Il s'assit sur le lit gardant Sanzo sur ses genoux et l'obligea presque à retirer ses mains.

- Je suis désolé Sanzo elle n'aurait pas dut faire ça...
-...
- Je suis vraiment désolé.
-...
- Sanzo ?

    Doucement il retira la main de devant son visage.

- HAHAHAHA !!!

    Il riait.
    Il riait comme il n'avait jamais rit. Il était heureux ! Tellement heureux ! Mon Dieu qu'il se sentait bien ! Cette sensation de liberté, de se sentir aimer en sécurité et en confiance. De bonheur totale. Il était heureux ! Heureux comme jamais ! Il cessa de rire quand il remarque que le regard de Adam était de plus en plus sensuel, il s'arrêta de rire mais laissa graver sur son visage ce grand sourire franc. Bonheur bonheur !

- Dis Adam...
- Hum ?
- Comment on sait quand...enfin...comment on fait pour savoir que...
- Savoir quoi ?
- Que...enfin tu sais ! euuh...Comment on fait pour savoir quand on...

    Il détourna légèrement le regard, ses joues s'empourprèrent à nouveau, il tritura son pull tout en baissant la tête.

- Comment savoir quand on est...amoureux ?

    Quoi ? Adam sentit son coeur s'accélérer. Serai ce possible que ? Il aimerai tant. Il espère tant.
    Pour toute réponse il prit la main de Sanzo brusquement et la plaqua contre son buste.

Boum boum.
Boum boum.
Boum boum.

- Tu sens ?

    Sanzo affirma gênée le regard perdu et en même temps fasciner.

- Tu l'entends. Ecoutes comme je t'aime...




Par Danouch
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Mardi 26 août 2008

      



    " Je déclare donc cette affaire classé. "

    De la main qui lui restait Sanzo éteignit le téléviseur dans sa chambre d'hôpital. Il ne pouvait pas faire un seul mouvement sans sentir une douleur lacerante lui rémonter jusqu'à la pointe de ses cheveux. Voilà trois semaines qu'il était dans un hôpital, sur un fauteuil depuis trois semaines : il était paralysé.

- Bonjour ! Un voix gaillerette penetra dans la chambre

    Une belle infirmière avec de long cheveux roux, elle déposa les fleurs sur la table de chevet à côtés du lit de Sanzo avant de commencer à lui donner ses médicaments de la journée, six comprimés en tout.

- Belle journée aujourd'hui n'est-ce pas ? Dit elle toute joyeuse

    Sanzo se contenta de regarder la fenêtre et de remarquer les arbres en fleurs dehors, les rayons de soleils pénétraient dans sa chambre et rechauffait un peu cette pièce sinistre. Trois semaines que tout avait pris fin.

- Toujours le même expéditeur vous savez ! Vous êtes sûr de ne vouloir voir personne ?

    Il affirme d'un signe de tête en prenant ses cachets avec son petit coblet d'eau, la jeune infirmière continue ses analyses et se met à siffler comme un oiseau percher sur sa branche. A peine d'un mètre soixante elle s'étira faisant lever un peu son chemisier, il remarqua une ceinture étrange sur le ventre, et ce même ventre plus rond que d'habitude. Finalement ce n'est pas tellement les premiers rayons de soleil d'un mois de Mai qui rendaient l'infirmière si heureuse.

- Félicitation, dit Sanzo simplement

    Elle le regarda étonné et elle se mit à rire soudainement en se grattant nerveusement la tête, il était touché par son naturel, cette façon si connu de se gratter la tête de gêne. Elle lui ressemblait...elle était heureuse.

- Merci ! Dit elle avec un sourire doux

    Un sourire qui lui faisait plaisir, elle sera certainement une excelente mère.  Il l'espère du fond du coeur. Une fois qu'elle eut terminé son travail elle quitta la chambre avec un immense sourire et un " a bientot ! " .
Oui a bientôt.
    Il regarda à nouveau sa fenêtre ne pouvant rien faire d'autre il devait se contenter de rester coucher sur son lit et attendre que le temps passe, que ce corps guérisse et qu'il puisse enfin vivre. Il était à la fois effrayé et excité d'enfin pouvoir respirer, d'enfin pouvoir reprendre le contrôle de sa vie, de rentrer chez lui sans avoir peur que la lumière ne s'allume pas, il pourra maintenant fermer la porte de sa chambre lorsqu'il voudra dormir. Il pourra éviter de se lever une heure plus tôt pour se soigner avant d'empreinter le chemin pour le lycée, il n'aura plus besoin de trouver des excuses stupides pour expliquer ses blessures, il n'aura plus jamais besoin de courir chaque soir pour purger son coeur de la douleur qui l'empoisonnait. L'affaire était classée, trois semaines que tout était terminé.
    Malheureusement ce genre de blessures ne cicatrisent pas si vite, son coeur sera toujours mutilé, il aura toujours ce dégout cette envie de suicide, cette chose qui lui serre la poitrine jusqu'à l'étouffer, toujours cette peur que la lumière s'éteigne à nouveau et que plus jamais elle ne se rallume, il aura toujours peur de sentir une main sur lui laissant une trace indélibile sur son corps. Non il ne sera jamais comme les autres, il vivra certainement enfermer sur lui, ne pouvant plus faire confiance à personne, se rappelant sans cesse qu'il n'était rien, qu'il ne servait qu'à être le plus pitoyable des pitoyables ! Il ne servait qu'à souffrir pour que ceux qui souffrent déjà se sentent mieux en le regardant. Il ne vivra jamais comme quelqu'un de normal.
    Il a l'impression de naitre, d'être un enfant de dix sept qui ne connait rien au monde extérieur ayant été dans une cage toute sa vie il n'a rien connu. A dix sept ans il ne sait pas rire, il ne connait que la douleur, la tristesse et le désespoir. Qu'en est il des autres sentiments ? Il n'y connait absolument rien. Que ferat-il une fois dehors ? Comment on vie ? Qu'est-ce c'est vivre ? Comment on fait ? Qui il est ?
    L'angoisse de ne pas reussir, l'angoisse de rester un mort-vivant toute sa vie et de ne pas pouvoir remonter la pente ! Le bien, le mal ? Il va devoir l'apprendre plus tardivement que les autres car sa vie ne commencera que lorsqu'il pourra marcher en regardant le ciel sans y voir des barreaux.
    Finalement toujours à s'inquieter de tout, il regarde le soleil se coucher dans son petit hôpital, l'infirmière de tout à l'heure vient lui apporter son diner et lui donne la fourchette dans sa main valide. Elle s'en va ensuite lui souhaitant bonne nuit que ce n'est pas elle qui viendra lui chercher son plateau, il commence à manger et à force de manger à l'hôpital il croit même apprecier leur nourriture. A la maison il n'avait pas tout le temps le droit de manger.

    Et avec le temps tout va, il ne comptait plus les journées, le nombre de fois que la jeune infirmière venait lui raconter sa vie, elle lui avait même montrer les échografies de son bébé, les repas étaient toujours à son gout, les jours de pluies, le soleil, les oiseaux, les fleurs qui se tranforment en feuilles vertes et la chaleur qui commençait à faire son apparition. Ce beau pays d'Amérique rentrait maintenant dans le mois de Juillet et Sanzo pouvait enfin se promener dans les jardins seul, avec une béquille certes, sa jambe droite lui laissera toujours une petite douleur jusqu'à la fin de sa vie d'ailleurs mais il pourra marcher correctement d'ici quelques semaines. Les mois s'étaient écoulés et il allait de mieux en mieux maintenant que l'été battait son plein.   
    Aujourd'hui encore il allait se promener seul dans les jardins de l'hôpital il pourra bientôt sortir, n'ayant aucune famille il ne savait pas tellement comment procédé mais il savait qu'il serai suivit par des psycologues chaque semaine et une assistante sociale ce qui ne l'enchantait pas trop, tous ses spécialistes ne faisaient que lui rappeler son passé et sa souffrance. Pourra-t-il un jour effacer cette ancienne existance ?

- Sanzo ! Cria la voix d'une jeune fille

L'infirmière se dirigea en courant vers celui ci qui s'était assis sur un banc, elle reprit calmement son souffle.

- Il est venu, elle lui dit couper entre deux souffles
- Hein ?
- Celui qui t'offrais des fleurs.
- Je ne veux pas le voir.

    Tout lui revenait en tête, il se sentait lâche et certainement honteux de tourner le dos ainsi à celui qui l'a sauvé et pourtant il n'arrivait pas à se dire qu'il allait le revoir, il ne voulait pas. Adam en avait déjà assez fait pour lui, il faut qu'il vive sa vie il ne veut qu'il supporte son malaise, il ne veut pas lui crée d'ennuis.

- Je suis désolée Sanzo mais cette fois je ne t'écouterai pas ! Elle dit d'un air déterminé

    Sanzo la regarda intrigué.

- Ce garçon vient tous les fins de semaine depuis maintenant deux mois ! Il est hors de question que je le laisse encore poiroté ! Je suis sûr qu'il n'est pas là juste pour toi mais pour lui aussi.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- T'es vraiment nul ! Il tient à toi crétin je dirai même mieux ! Il t'aime.

    Aimer ?
    Qu'est-ce que c'était ? C'était la première fois qu'on lui disait ça ? C'était la première fois que quelqu'un l'aimait ? L'aimait il vraiment ? Mais l'aimer comment ? De quelle façon ?

- M'aimer ?
- Oui, elle lui fit un clin d'oeil, je le dirige par ici ! Gars à toi si tu t'enfuis. Il est temps de vivre mon cher Sanzo !

    Il serai peut être temps oui.
    Au bout de quelques minutes il reconnu la silhouette de Adam traverser les jardins et faisant un tour d'horizon, il remarqua enfin Sanzo. Pendant un moment ils partagèrent un regard, silencieux, discret, ne pouvant ignorer l'autre aucun des deux n'osaient détourner le regard. Chez chacun des deux hommes une sensation étrange s'emparrait d'eux, comme un choc ! Un coup en plein estomac, un boule au fond d'eux et l'envie furieuse de sourire. Ils se sentaient si heureux...
    Les jambes d'Adam se dirigèrent vers Sanzo instinctivement, sans vraiment se contrôler il pressait le pas jusqu'à courrir vers lui, l'émotion commençait à le gagné, a le submergé ! Il courrait de plus en plus vite un sourire trônant ses lèvres. Il était là, il voulait le voir ! Il était bel et bien là, les cheveux toujours aussi long, un visage toujours aussi resplandissant, des yeux bleus. Son petit air innocent il pouvait entrevoir sa surprise mais aussi son enthousiaste. Sanzo se leva comme par automatisme, Adam arriva enfin à sa hauteur et le prit dans ses bras sans soucier une seconde si ca lui faisait mal ou non, si Sanzo le voulait ou non, si il allait le repousser ! Tout ce qu'il voulait c'était le sentir sain et sauf dans ses bras. Respirer l'odeur de ses cheveux, pouvoir enfin le prendre dans ses bras car il devait se l'avouer ! Il l'avait terriblement manqué ! Jamais il n'avait autant été inquiet pour une personne, jusqu'à s'en rendre malade ! Il devenait fou de ne pas avoir de nouvelle de lui. Il était fou oui...

Je suis certainement fou amoureux de lui


- Je suis tellement content, murmura Adam

    Sanzo agrippa le pull de Adam, le serrant plus fort contre lui, c'était ça se sentir aimer ? Il aimerai tant que ça soit ça ! Il se sentait si bien, plus rien ne comptait, c'était ici qu'il avait sa place et nulle part ailleurs. Adam sentit les épaules de Sanzo se secouer, il savait qu'il pleurait, des larmes de joies ? Il écarta le petit corps de Sanzo de son torse pour le regarder, celui ci pleurait comme un enfant, il sanglotait de plus bel les yeux plissés.

- Je suis désolé ! Je suis désolé !

    Cette image était tellement attendrissante qu'il ne pouvait que sourire tendrement à cet enfant fragile, il le serra plus fort contre lui pour calmer ses pleures. Aurai-t-il le courage de vivre loin de lui ?


Would you stay with me ?



Par Danouch
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Vendredi 8 août 2008
   

    Adam se retourna soudainement sur lui même, il avait cru que quelqu'un l'appelait étrangement son nom avait raisonner distinctement mais plus comme un échos seulement lorsqu'il se retournait plus personne ne faisait vraiment attention à lui. Aurait il rêver ? Oui sûrement, lui la tête tellement dans les nuages, rêver ça lui arrive presque toute la journée.
    Il se promena dans les rues de la ville s'approchant peu à peu de la sortir et des grands champs d'herbes fraîches et humides, clôturé de fil électrique pour empêcher les vaches où les moutons de se faire la mal ! Il sourit tristement en voyant ses bêtes en cage, quelle tristesse. Il s'arrêta sur une petite maison au milieu du champs, certainement la maison de l'èleveur qui s'occupait de ces troupeaux, le seigneur sur son fief bien garder.
    Mais à quoi il pensait ?! Voilà que toutes débilitées qu'il voyait étaient bonnes à prendre pour s'empêcher de revoir le doux visage de Sanzo dans son âme et conscience, pourtant plus il l'évitait plus il sentait ce souvenirs ce graver en lui, son nom s'inscrire partout dans sa tête. Alors qu'il revint un peu plus dans la ville toujours les mains dans les poches une expression sereine et en même temps assez déçu un coup feu le fit sursauter ! Il se retourna sur lui même se demandant d'où se tire venait lorsqu'il aperçu un rué d'oiseau s'échapper des aux arbres de la forêt avoisinante. Un vieil hommes sortit des bois des lapins accroché à sa ceinture avec un sourire victorieux. L'homme robuste remarqua Adam intriguer et encore sous l'effet du choc il lui montra le lapin qu'il tenait dans la main un sourire au lèvre et il annonça d'un accent digne du bon vieux paysan :

- J'l'ai pas raté c'lui là ! Un coup d'carabine et pouf ! L'bon lapin de c'soir ! C'est ma 'tite femme q'va être contente ! Ria le paysan

    Adam ri nerveusement et se pressa de mettre de la distance avec l'homme armé, il lui faisait froid dans le dos ! Surtout amateur de film d'horreur il le voyait bien essayer de plomber les fesses d'un pauvre photographe naïf.



  

    Sanzo était couché sur le ventre les mains toujours liées mais plus endossé au tuyaux, les raclements de gorge de son père un peu plus loin vers l'établis, les larmes aux yeux ne pouvant les arrêter il se mordit la langue de douleur. Tout son être était effrayant, on ne savait plus tellement où était la plaie qui saignait tant son corps en était imbibé !

- Papa..., il sanglota, pourquoi...

    Le père sifflotait en dévissant quelque chose de l'établis, avec une chemise comme unique vêtement encore sur son corps.
    Sanzo respira difficilement ne voulant même pas bouger malgré sa position inconfortable, impossible de dire si il avait son pantalon où non il ne sentait plus la partie inférieur de son corps. Un véritable carnage, l'incarnation des martyres, la haine qu'il avait forgé peu avant n'était rien comparé à la folie qui régnait dans la pièce par un son de sifflement. Il se mordit la lèvre paniqué, suppliant que quelqu'un fasse quelque chose, qu'on le tue sur place et que tout s'arrête ! Les larmes se deversaient, sans arrêt, sans cesse, sans épuisement et ses bras liés dans son dos, mutilé par les barbelés faisaient peur à voir. Comment sortir de ce cauchemar.

- Adam..., il murmura, Adam aide moi je t'en supplie...aide moi...

    Serrant les yeux tellement fort, serrant les dents, la mal être qui l'habitait ne s'effacera certainement qu'à sa mort. Son père se retourna un sourire immense trônant son visage, il passa sa langue sur ses lèvres commença à se caresser le sexe sans quitter des yeux le corps soumis de son fils, le reconnaissait il encore ?  Le père incestueux avait fait place à un pervers démesuré jouissant de la douleur et des tortures qu'il pouvait infliger à cette peau parfaite, tellement nacré, tellement douce, si éclatante, à ses lèvres rosées fines et pulpeuses, ses yeux de braise au regard envoûtant. Il se masturba avec rapidité, gémissant de plaisir et se rapprochant du semblant de l'être humain couché au sol, les restes de Sanzo. Il attrapa ses cheveux long pour le soulever arrachant un nouveau cri de celui-ci qui ne put retenir encore une fois ses hurlements, ses mains saignantes, son dos était un véritable appel à l'achèvement , sa tête allait exploser !
    Monsieur Urashima sourit devant la réaction de Sanzo, alors qu'il criait il lui éjacula au visage. Sanzo se débattait du mieux qu'il pouvait crachant, essayant de se cacher le visage de cette substance. Un dégoût lui serra la gorge et lui donna un coup de l'estomac et sans vraiment prévoir il vomit un liquide transparant qui ressemblait fort à de la bave. Son estomac vide se contractait sans dégurgité quoi que ce soit.

- Tu ne sais pas te tenir, ironisa son père sifflotant à nouveau

    Sanzo à moitié conscient sentait que la vie le quittait, il se sentait partir et cette impression était comme un pansement, une cicatrisation, il en était sûr la fin était là. Il sourit maladroitement fermant les yeux revoyant une dernière fois l'image de sa mère dans son esprit et puis soudainement celle d'Adam. Un "cric" le fit lever les yeux une dernière fois sur son père qui tenait un arme entre les mains, plus de sourire malsain, plus de regard enivré de désir. Plus qu'un visage livide et blafard, des yeux sombre et strique, un rictus de colère vint lui déformer le visage. Sanzo sourit de victoire et insista sur son regard le défiant d'appuyer sachant très bien qu'il en était capable.

- C'est la fin mon amour, avait prononcer son père
- Va te faire foutre, sourit Sanzo

    Plus qu'une détonation et tout s'achèvera.

- Pose cette arme enfoiré ! Hurla une voix vers les escaliers

    Sanzo ouvrit soudainement les yeux, il les planta dans ceux d'un homme enragé extremement en colère et bizarrement tremblant de peur. Son père lui restait figer de stupéfaction, cet imbécile était rentré dans sa maison, l'avait interrompu dans son ultime orgasme et prenait la défense de cette "pute" qui lui servait de fils.

- J'ai déjà appeler la police alors vous avez intérêt à ne pas faire de geste brusque.

    Le jeune garçon audacieux tenait une sorte de carabine dans les mains, la scène aurait put paraître amusante à première vue mais une tension horrible régnait, Sanzo ne pouvait pas quitter le visage sévère d'Adam.

- Pourquoi faire ça Monsieur Urashima ? Sur votre propre fils ? Comment pouvez vous !
- Vous ne pouvez pas comprendre ! JE L'AIME ! Et il m'a trahis ! Vous entendez !! Il m'a trahis ! Il a voulu me quitter comme sa mère !! Il a voulu partir en me laissant seul ! ALORS QUE JE L'AIME ! Si il était resté obéissant je ne lui aurai jamais fait de mal, jamais. Ce n'est qu'une fiote ! Une petite pute ! Il a voulu m'abandonner en partant sans moi il est le pire de tous ! C'est de sa faute si j'en suis arrivé là uniquement de sa faute ! Sa mère est partie à cause de lui ! JE SUIS UN MONSTRE A CAUSE DE LUI ! Il ne mérite que ça, il est si beau, si parfait ! Si tentant ! Il m'a provoqué. HAHA ! CE N'EST QU'UNE PUTE ! Il ressemble tellement à ce fils de pute ! Tout est de sa faute...Si elle m'a quitté pour cet enflure ! Elle m'a quitté pour ce con. Il se retourna vers Sanzo. Il a les même attraits, la même peau de nacre, les yeux de cet enfoiré ! Tout en lui n'est qu'une torture pour moi ! C'est lui le demon, pas moi.

    Sanzo sentit sa gorge se serré, il se sentait humilier, surtout sous le regard terrifié de Adam qui tremblait malgré lui la sueur perlant son front en écoutant son père débiter des choses qui devenaient de plus en plus intéressantes...

- Comment ça...Vous voulez dire..., s'étonna Adam
- Elle m'a quitté pour son vrai père. Cette raclure de merde ! Sauf que lui ne voulait pas d'enfant alors elle est partie sans son fils...Et dire que je l'ai accepté ! Je lui avais tout donner on était heureux avec elle. Tellement heureux. Mais il a fallut qu'elle l'aime encore !!! ME LAISSANT AVEC CETTE SALOPERIE SE MOQUANT DE MOI PAR SA PROPRE EXISTANCE !!

    Sanzo sentit son coeur exploser, sa vie n'était finalement qu'un mensonge, une illusion, il n'était qu'une "erreur". Il avait enduré les pires souffrances, les pires tortures morales et physiques pour apprendre que sa mère l'avait abandonné pour un homme. Pour son véritable père qui ne voulait même pas de lui, personne n'en voulait. Finalement cet être si ignoble a été contraint de s'occuper d'un tare, son bourreau qu' il croyait son père n'était qu'un homme chargé d'un gosse inutile ! D'un vulgaire déchet dont on se débarrassait par tous les moyens. Ses yeux s'embuèrent de larmes, ses lèvres s'étaient figées entrouvertes d'étonnement, l'image de sa douce mère le poignardait un peu plus, cette femme qu'il avait toujours aimer ne l'avait jamais aimer lui, jamais. C'était une contrainte et un poids pour tous qu'on cherchant à donner comme un vulgaire chien. Sa vie n'était qu'une terrible hypocrisie, ignominie, erreur.
    Adam ne connaissait aucun mot qui aurait put définir cet homme ignoble, il ne connaissait aucune insulte assez forte pour le caractériser. Aucun criminel aussi cinglé, rien, cet homme semblait être le diable incarné ! Son regard plein de haine et de folie lui donnait des sueurs froides et si ce n'était pas pour Sanzo il aurai prit ses jambes à son coup sans même rentrer de cette maison. Seulement il ne pouvait pas la quitter des yeux jusqu'à ce qu'il entende un cri horrible et la voix toujours qui l'appelait. Il avait emprunté la carabine au paysan et rentré dans cette maison fermé, plongé dans le noir ! Il avait remarqué à la cuisine dévasté et la vue du sang au sol lui avait même arracher un hoquet de stupeur manquant de faire tomber l'arme puis les sifflements vers la cave grande ouverte. Il était à peine sur le seuil qu'il remarqua un homme à moitié dénuder mettant trois balles dans une arme et se retournant ensuite pointant cette même arme. Seulement il n'aurai jamais penser trouver Sanzo dans un état aussi désastreux, c'était un miracle qu'il soit encore en vie.

- Tout est de ta faute. Dit le père doucement. Absolument tout...quand je l'ai rencontré un bébé dans les bras elle m'était apparu comme une ange, j'aurai put tout accepter d'elle et même d'elever un fils comme si c'était le mien. La seule chose que je n'aurai jamais put croire c'était qu'elle me quitte pour le véritable père, abandonnant son enfant, m'abandonnant moi. Je n'ai jamais put te pardonner de me l'avoir fait partir...je n'aurai jamais put te pardonner. J'avais énormément bu ce soir là, ce soir où elle t'avait laissé sur le bord de la route. Tellement bu, je suis monté te voir et là j'ai été prit d'un incontrôlable désir de vengeance ! Un désir tellement puissant qu'il me faisait bander. Ton petit corps frèle et tes beaux yeux bleu était un affront je te détestais tellement. De la haine à l'amour il n'y a qu'un pas et j'ai toujours été tiraillé entre les deux. Haha ! Je ne pouvais plus faire marche arrière il fallait que tu paie ! Il fallait que tu restes avec moi, il fallait que mon désir brûlant se calme. Il fallait trouver une solution.

    Un sourire effrayant defigura son visage. Adam avala sa salive jeta un bref regard au corps de Sanzo qui semblait pétrifier, réalisant que toute sa vie était basée sur un mensonge.
    Le bruit des sirènes de police se fit enfin entendre et Adam se sentait étrangement soulager même si se retrouver toujours face à un homme malade et armé continuait de le tétaniser. Ce même cinglé éclata soudainement dans un rire roque et effrayant regardant Sanzo dans les yeux avant de relever l'arme et se tiré une balle dans la tête. Adam sursauta ne réalisant pas, il laissa tomber la carabine de ses mains comme si celle ci l'avait brûler, il contourna lentement le corps inerte pour s'approcher de Sanzo toujours étendu sur le sol, sur le ventre, le pantalon et le boxer baissés sur ses jambes poignardées, ses mains attachées par des barbelés. Adam ne savait pas quoi faire, il avait peur de le toucher, de lui faire du mal, il ne savait comment s'y prendre et vérifia qu'il était encore en vie. Pour toute réponse il ne vit que deux grands yeux ouvert paralyser qui tremblaient légèrement. Il posa doucement une main sur ses cheveux pour lui faire remarquer sa présence, il comprenait que Sanzo soit en état de choc après ses révélations et à part lui dire simplement " Tout est finit maintenant " il ne savait pas quoi dire.

On peut dire que le Papa était malade ! ^^
Mais à votre avis est-ce qu'il est vraiment mort ?
Niark...



Par Danouch
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Vendredi 4 juillet 2008
  


    Adam commençait à tapé du pied à force d'attendre que la réceptionniste lui donne les indications nécessaires pour voir Sanzo, bizarrement il était heureux à l'idée de le revoir c'était peut être bon signe ?

- Je suis désolé Monsieur Urashima Sanzo est sortit hier soir.
- Comment ça ? S'étonna Adam
- Oui il est sortit son père est venu le chercher voilà.
- Ah très bien.

    Sans vraiment le vouloir il était beaucoup plus déçu que ce qu'il pensait, il s'étonna également d'être autant toucher par cette nouvelle alors que l'effet devrai être inverse ! Après tout si il était sortit ça voulait dire qu'il était en bonne santé non ? Mais cela voulait dire aussi qu'il risquait de ne plus le revoir. Son petit air perdu et timide lui manquait, cette façon se fermé sur les autres et son visage si impassible à ses sentiments que lorsque celui ci ne montrait qu'un soupçon de joie il s'illuminait à la seconde ! Provoquant plus de chamboulant en Adam que ce qu'il pourrait croire.
    D'un pas lent il quitta l'hôpital doucement espérant trouver refuge dans un café qui serai ouvert, sentant la bonne odeur de l'été qui s'était déjà installer avant l'heure. Avec quelques croissants chaud il s'avouerait ce début de matinee avec malgré tout un goût de manque, de peine de ne pas avoir vu Sanzo et son sourire.

- Un café et un croissant s'il vous plaît ! Commanda Adam en s'installant sur les terrasses.

    Songeur il imaginait que Sanzo dormait encore paisiblement et comme ferai un adolescent entiché il l'imaginait entourer d'une sorte de lumière salvatrice, douce paisible, un garçon coucher sur ses oreillers comme si il flottait sur un nuage. L'envie indescriptible de toucher sa peau nacré, quelques pointes de cheveux touchant le bout de ses cils, des lèvres roses si tentatrice semblant plus esquisse qu'une crème glacé...
    OH ! Gros problème ! Voilà qu'il se m'était à fantasmer sur lui ! Fallait vraiment qu'il prenne une douche froide et de toute urgence, cette soudaine envie de s'emparer du corps de ce garçon encore si jeune lui paraissait malsain ! Il aurait bien trop peur de le brisé, de le salir...
    AH !
    Mon dieu il faut immédiatement quitter les lieux, ça devient dangereux toute cette poésie qui pénétrait dans son coeur de pierre ! Il ne voulait pas le toucher, pourtant ce n'est pas son âge qui le gênait, encore moins son sexe puisqu'il était gay ! Cela dit Adam savait très bien comment çà se terminait, il était un véritable coeur d'artichaut dés qu'il sympathisant avec un beau mec Adam avait l'impression d'être tomber sur un ange pour vite déchanter et s'en lasser en quelque jours. Il refusait de le faire souffrir, rien que d'imaginer Sanzo pleurer par sa faute ça lui arracherai le coeur. En revanche, s'inquiéter pour quelqu'un : ça c'était nouveau.

- Je ferai mieux de rentrer chez moi, ça sert à rien de me torturer l'esprit comme ça. En y réfléchissant il n'est sûrement pas gay et sa fragilité m'effraie quelque peu. Ah  mais je vois même pas pourquoi je me pose autant de question ! Faut absolument que je me trouve une distraction.

    Il paya pour partir les mains dans les poches, le gilet complètement ouvert sur un t-shirt blanc, un appareil photos qui pendait autour de son coup. Il n'avait rien à faire à part marcher il analysa les alentours, des passants tous plus différents les uns que les autres son regard fut attiré par une dame âgé porté des sacs qui s'arrêta en regardant ses mains sûrement fatigué. Il attrapa son appareil pour capturer cette image, un léger zoom, l'effervescence des passants faisait ressortir l'immobilité de la vieille dame sur une pellicule en noire et blanc. Un homme tenant un enfant dans ses bras lui ébouriffant ses beaux cheveux blond cette image il voulu la photographier mais une sensation étrange l'en empêchait, une nostalgie inexplicable qui lui coupait tout élan. Le souvenir d'un père ouvrant grand les bras pour que son fils vient s'y réfugier après être tomber du vélo pour la première fois, un rapide baiser posé sur le doigts rougis puis une poigne ébouriffant ses cheveux de blé.

- Un homme ne pleure pas allez...


    Le père souriant faisant ressortir de jolies pommettes et l'enfant se réjouissant tout à coup au même pommettes que le père, le même regard, le même sourire innocent.
    Adam tenait toujours son appareil entre ses mains revenant peu à peu à lui. Ceux qu'ils regardaient juste avant sa léthargie s'éloignaient maintenant pour rejoindre une magnifique femme enceinte étant en train de choisir des légumes dans un des commerces se tenant sous le ventre déjà bien rond.  Le beau  photographe n'avait plus tellement envie de photographier cette famille, ses moments leur appartenait et les capturé serai leur voler ce bonheur qui planait au dessus d'eux.
Un bonheur éternel.
     Est-ce que Sanzo connaissait ce genre de bonheur ? Ce bonheur qui pour Adam n'était qu'un doux souvenirs aux pommettes douces et aux sourires mielleux. L'image du père autoritaire le frappa tout à coup, cet homme à l'hôpital lui faisait froid dans le dos, ses habits sévère et son regard perçant l'irritait. Cette homme ne faisait que provoquer une colère grondante dans sa poitrine comme si il était le mal, son corps entier lui ordonnait de ne pas s'approcher de lui ! Quelque chose le révulsait. Il était sûr que cet homme était incapable d'aimer un fils et encore moins une femme !
     Sanzo était il en danger près de lui ?
Non ! Sûrement pas il se faisait des idées ! Pff ! Vraiment il riait de sa stupidité et finalement dans un soupire il regarda une dernière fois le soleil pour se diriger dans un kiosque et ensuite rentré chez lui avec un bon journal. Emy ne sera certainement pas là ! Le week-end est terminé et les adolescents reprennent les cours.

- Sanzo est sûrement au lycée aussi...

    Un flash lui vint soudainement ! Mais bien sûr ! Voilà comment le revoir ! Il n'avait soudainement plus envie de lire un foutu journal et oubliant toutes les mises en garde que lui dictait son intuition il ne pouvait ignorer le fait qu'il avait BESOIN de revoir son sourire. Il avait besoin de savoir qu'il allait mieux.
    Il courut aussi vite qu'il put tenant son appareil pour ne pas qu'il lui frappe le torse durant sa course, il connaissait un lycée pas trop loin et c'était le seul de ville il était sûr qu'il serai là, qu'il étudiait là, soudainement impatient et le coeur battant. Pourtant à son arrivée il ne vit pas un garçon au beaux cheveux rouges, il remarqua que c'était un lycée privé où l'uniforme était de rigueur. Se ressemblant tous un peu plus, il n'aurait pas été difficile de le retrouver même au milieu de la foule et pourtant il ne vit rien. Absolument pas de Sanzo. Toute son excitation, son enthousiasme se retrouver à patauger dans la flaque devant le portail. Finalement il ne le reverra certainement jamais.
    Il était tellement loin de s'imaginer que Sanzo n'était actuellement ni même au lycée ni même nulle part à ailleurs que chez lui. Il ouvrit difficilement les yeux, un simplement clignement de cils lui procurait une douleur atroce, son dos contre un tuyaux de canalisation, les mains lié par quelque en fer, il remua à peine la main pour vérifier l'origine qu'il grinça les dents de douleurs peu importe ce que c'était mais c'était planté dans ses mains et au moindres mouvements les cris se noyaient de sa gorge. Un malaise atroce lui brouillait le vue, la douleur insupportable le faisait gémir par peur de crié. Tout lui revenait à l'esprit peu à peu, la vieille il avait subit les pires supplices et il sentait que ce n'était pas encore terminé.

- Des barbelés..., murmura Sanzo

    Oui c'était certainement des barbelés, sa tête penchant en avant vider de force et d'énergie la souffrance était infernale, son corps lui faisait horriblement mal il ne désirait que s'en extirper, s'exiler de cette chair qui semble brûlé vive ! Écorché, le mollet planté par plusieurs coup de couteau de la vieille.
    Il se souvenait de la dernière phrase de son père juste avant la douleur saillante qui lui avait arraché un cri de bête à l'agonie, un cri strident sentant la lame s'enfoncer doucement dans la chair impossible de bouger, impossible de se débattre. La douleur paralysante, et les larmes poignantes, les murmures d'un père pervertis, fou, plantant, plantant, poignardant encore et encore ses jambes ! Le trouant et brûlant ensuite ses plais pour éviter que son jouet ne se vide de son sang.

- Nan tu ne mourra pas tout de suite...Crois moi tu vas payer pour ce que tu as fais. Tu regretterai de ne pas être mort dans cette foutue rivière !


    La pluie commençant à s'abattre sur les vitres de la cuisine, la lumière de la nuit éclairant une scène terrifiante, digne des films les plus sanglant, un homme se noyant dans son sang avec au dessus un cinglé tenant un couteau de boucher dégoulinant d'un fil visqueux tombant en gouttes sur le corps méconnaissable. Les yeux brillants d'un assassin et les éclats des larmes se mêlant au liquide rouge. La perte de connaissance arrivant peu à peu lorsque Sanzo sentit sa tête tourner, la douleur tellement hurlante qu'elle en devenait anesthésiante, l'ombre des branches d'arbres frappant le verres, une table retournée, une cuisine dévastée. Il se souvenait juste ne plus entendre les insultes du père et fixé intensément la lune en croissant qui disparaissait sous les nuages, recouvrant la ville d'un voile sombre et faisant tomber la pluie à grosses gouttes et en rafales sur sa triste vie.
    Puis le noir et enfin le réveil indésiré d'un corps mutilé, ses jambes en passoires, les mains lié de barbelés, les yeux enflés de larmes, de bleus, de sang ! La bouche tellement gonflés que la bave s'en extirpait sans qu'il puisse y faire quoi que ce soit, l'odeur du sang sec l'impression d'avoir plongé dedans et d'en ressortir vidé. L'horreur de la réalité le poignardait encore plus.

- Je suis fini...

    Qu'allait il faire de lui ? Le violer encore et encore jusqu'à ce qu'il en crève, il ne pourra jamais s'en sortir et même si par miracle son père le laissant en paix son âme est pourrit. Oui, son âme est détruite, déchiré, poignardé puis partie en fumer ne restant de lui qu'un homme sans plus aucune envie de vivre ! Et même si un jours l'envie de vivre lui reprenait il ne pourra, il sera à jamais dépressif, déprimer, seul, suicidaire, inconsolable, insociable. Un mort tenant sur ses jambes. Rien, plus rien ne pouvait le sauver il était destiné à souffrir à se refermer sa déprime, inspirant ardemment à la mort sans jamais l'atteindre comme un inavouable secret.

- Si je rejoins Dieu tu peux être sûre que je te fais la fête..., ironisa Sanzo

    La situation était désespère et voilà qu'il commençait à délirer imaginant déjà sa mort, imaginant crevé dans un râle d'agonie atteignant les cieux et crachant sur ce foutu Dieu de merde. Il n'existe pas ! Non impossible ! Comment un être aussi horrible peut il exister, comment peut il se dire père des hommes ? QUEL GENRE DE PERE NORMALEMENT CONSITITUER FAIRE SUBIR CA A SES ENFANTS !!

- Le genre qui me sert de père...Le genre qu'il faudrait brûler sur un bûcher, le genre qui mériterai qu'on les pendent par les couilles ! Enfoiré ! RACLURE DE MERDE ! Cria Sanzo du fond de sa cave

    Sa peur s'était effacer la vieille transformant le Sanzo craintif en un homme rancunier, en voulant au monde entier car ce n'était pas son silence qui l'enfermait dans cette cave c'était le silence des autres ! Ne dites pas qu'un voisin n'a pas entendu le vacarme qu'il y a eut, les cris, les insultes même les coups de couteau semblait faire le bruit d'une massue !

- Brûlez tous...Je souhaite qu'ils crèvent !

    Sanzo dans la haine serra les poings ouvrant un peu plus les plaies et nourrissant sa haine, si jamais il arriva à sortir de cette cave il égorgerai son père sans hésiter. Il lui arracherai les yeux à main nu, le frappera d'une masse jusqu'à ce que son bras ne puisse plus !
    Le bruit d'une porte qui s'ouvre l'interrompit dans son scénario de la parfaite vengeance, une silhouette à pas lent s'approchait de lui, la visage tellement marteler de coups qu'il pouvait à peine apercevoir une forme mais il jurerai reconnaître le bourreau qui dans un raclement de gorge se précipita sur Sanzo, inoffensif, lui agrippant la gorge d'une poigne de fer. L'homme se colla à lui les yeux dilaté de désir, humide de perversité, il se frotta sur Sanzo qui sentait déjà l'érection du père lui donner des hauts le coeur. Les yeux brillants, le tyran renifla comme un animal les cheveux de Sanzo qui lui tombait sur les yeux, il s'approcha de son oreille doucement, comme un prédateur sur sa proie...

- Ça ne fait que commencez...

    Il lécha le joue de Sanzo de tout son long, montant jusqu'à ses cheveux, le bruit d'un zip fit sursauté Sanzo perdant son assurance, son père remonta Sanzo par les hanches et le regarda une dernière fois dans un rire malsain.




Par Danouch
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Jeudi 19 juin 2008
Le portugal a perdu...je suis vraiment triste !!!
Donc voici une MAJ en conséquence héhé ! Il faut vous en prendre aux allemands...

Pour que vous viviez complètement cet instant je fais le récit à la première personne pour Sanzo. C'est exeptionnelle rassurez vous.





   
En un instant cette phrase avait passé le barrage de mes lèvres, cette phrase qui raisonnait dans mon être et dans la pièce, le temps s'était arrêté. Le souffle coupé j'appréhendais ça réaction, comment allait il réagir ? Qu'allait il se passer ? Aurai je dut me taire ?
    En une fraction de seconde j'ai sentie une puissante frappe m'écraser à même le sol, ma tête semblait comme écrasé par une enclume, un  hurlement horrible était sortie de fond de ma gorge tout ce que j'espère c'était que ma crâne ne soit pas fendu.

- Qu'est-ce que t'as dis ? Il me chuchote à l'oreille alors que je me tortillais de douleur

    Un coup dans l'estomac suivit toute suite sa petite phrase, j'encaissais avec déception et dégoût de moi même. Je n'avais finalement pas réussi à m'imposer, je me retrouvais à nouveau à terre à subir sa fureur et mon petit instant de courage s'effaçait à la seconde. Je haïssais Adam de m'avoir donner cette force, d'avoir fait que je me délivrais de me chaînes car le réveille était plus dure ! La porte était ouverte mais rien n'y faisait ! J'avais les ailes brisé, je ne pouvais plus y échapper et cette proximité de la liberté n'était que plus douloureuse, comme une torture quotidien, un espoir vain et impossible ! Je me hais d'y avoir cru.

- Je vais t'apprendre à me défier !

    Maman...
    Où es tu ? Pourquoi est-ce que tu es parti ? Je vais mourir maman. Je vais mourir. Cette fois c'est la bonne, je vais mourir maman et tu sera sûrement soulager de ne plus savoir ton fils en vie. La délivrance nous attend tout les deux.
    Maman...
    Adam...

- LACHES   MOI !!!!! Je hurle de toute mes force

    J'arrive à arrêter son pied, sans même comprendre encore ces mots qui s'étaient échappés je me relève dans la précipitation, je le pousse rapidement m'étant de la distance. Mon cerveau ne fonctionne plus correctement, les images de Adam me surviennent, elles me dirigent, je ne vois pas ce que je fais, je ne contrôle pas ! Je cours dans la maison, je manque de glisser et m'écraser par terre mais je cours dans la peine ombre, je cours encore jusqu'à apercevoir la porte de derrière dans la cuisine, je me précipite dessus, dans un élan ralentit, mon père juste derrière moi. J'entends sa respiration, je sens sa rage me faire frissonner, me faire trembler de peur ! Je ne peux plus m'arrêter, je ne peux pas ! Sinon il me tuera ! Il va me tuer ! AIDEZ MOI !!!
    Je cours à n'en plus respirer, je sais qu'il n'est pas loin, je sais que ça va mal finir ! Mais je dois saisir cette chance ! Je dois sortir, la porte n'est plus qu'à quelques pas ! Je peux y arriver ! Encore plus loin ! Sortir de cette air si froid ! Emmener de mon monde et rencontrer le votre ! Adam ! ADAM ! DONNE MOI LA FORCE D'Y CROIRE UNE DERNIERE FOIS !!! Encore un peu ! La poignet, je tends la main je la tend, je sens la poignet, je la tourne, mon visage grimace, je tire sur la porte !

    Néant. Désespoir. Silence. La cage se referme sec et cette porte est verrouillée.

    Si Dieu existe il doit bien se moquer de moi. Si Dieu existe il doit se pisser dessus. Moi, tout vient de s'éteindre.
    Mon corps entier s'écrase sur la porte, la vitre se casse avec le choc de ma tête, je sens un liquide chaud descendre entre mes yeux, mon corps s'écrase par terre et des débris de verres viennes me couvrir. Une poigne ferme, il me soulève comme une plume, un coup violent dans l'estomac je n'arrive plus à penser tout mon être se meurt. J'ai perdu la partie.
    Un autre coup dans la mâchoire, puis la chaise qui s'abat sur mon dos, je m'étale à nouveau au sol à moitié conscient sentant la douleur me brisé les os, les muscles, une douleur tellement forte que ma voix se perd dans le vide. Sa haine, sa rage, je sens toute la colère qui émane de lui ! Il est fou de rage, ses yeux brillent, ils me transpercent brutalement ! Un autre coup dans le crane, il me soulève à nouveau par le t-shirt et m'envoie valser sur la table faisant tomber tout les meuble derrière moi. Je ne peux plus bouger, j'ai mal, horriblement mal, mes membres me font crier, je bouge à peine les yeux qu'une douleur atroce me tiraille ! Il revient. Un autre coup dans le mollet, un cri strident raisonne dans la maison, je ne suis plus que le spectateur de ma condamnation, le témoin d'un massacre ! Des coups de pieds violent dans le dos, un craquement sourd qui me fait tourner de l'oeil, des cris, des larmes, la douleur, la haine, la plainte, un martyre !!! Le début d'une descente aux enfers.

- T'AS VOULU ME QUITTER HEIN !! TOI AUSSI T'AS VOULU ME QUITTER !! FILS INDIGNE  !!! MOI JE  T'AIME ! JE T'AIME ET TU M'ABANDONNES !!!! TU VAS PAYER ! POUR TOI, TA MERE TOUT !! TU VAS PAYER POUR TOUT CE QU'ON M'A FAIT ! TOUT EST DE TA FAUTE !!! CREVES ! CREVES ! CREVES ! CREVES !

    Mes yeux ne peuvent se fermer sous le mal, je me sens destiné à souffrir pour mieux partir, souffrir au maximum ! Que tous les plus grands martyr en seraient jaloux. Je sens un souffle sur le côtés de droit, un énorme coup m'explose le moitié du visage, je hurle à nouveau ne pouvais plus faire un mouvement. Il continue derrière par des coup de chaise sur le dos, puis le pied de la chaise qui s'était brisé m'enfonçant des clous dans la peau ! M'extirpant encore des hurlements horribles ! Presque animales ! J'ai l'impression que tous mes os ont craqué, mais il ne semble ne pas en avoir finit avec moi, j'entends ses pas plus loin. Le noire entoure mes yeux, je me nois dans mes larmes et sens que la fin n'est plus très loin. Faites qu'il est finit...mon corps se meurt, mon âme s'envole.

- Tu ne partira plus..., il dit essouffler

    Pas un bruit, l'attente horrible de quelque chose, mes yeux s'éxorbitent presque en sentant une chose fine pénétrer dans ma chair, dans ma cheville. Que....

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH


* * *

    Adam se réveille soudainement en sursaut, la sueur sur le front, son coeur palpitant il se retourne plusieurs fois pour vérifier qu'il n'y a personne derrière son lit, il regarde même en dessous ! Il a toujours eut peur des monstres sous son lit.

- C'était juste un cauchemar ? Putin j'irai plus jamais voir Emy quand elle est entrain de s'épiler ! OUA ! Je rêvais d'une centaine de bande de cires m'attaquer pour m'enlever mes poil pubiens...
- DORS BORDEL ! Hurle une voix féminine à l'autre bout de la pièce
- C'est de ta faute aussi !!
   
    Un coussin vint s'abattre sur la tête de Adam alors qu'il allait enchaîner sa phrase.

- Oh ! Se vexe-t-il en lui relançant
- Heureusement que tu vise aussi bien. Dit elle en ricanant
- Quelle heure est-il ? Cinq heures ! Bon je vais aller voir Sanzo.
- Le petit suicidaire ?
- Ne dis pas ça.
- T'as craqué ?

    Un silence pesant suivit la question d'Emy qui avait dit à moitié endormis se redressa vivement faisant sursauter Adam qui s'était perdu dans ses pensées.

- T'as craqué ? Toi ? Adam ?
- Je me sens coupable ! Ce gamin il...comment dire ?...il est...Enfin je veux dire il m'obsède ! Je me rends compte que je lui ai donné de faux espoirs et je me sens mal par rapport à sa situation ! Je veux pas qu'il se suicide à nouveau par ma faute !
- Ça va les chevilles ? Tu peux encore passer ta tête par la porte ? Se suicider pour toi ? Et puis quoi encore !

    Emy se retourna à nouveau engouffrant son visage dans son coussin moelleux.

- Tu veux savoir ce que je crois ? Insista Emy
- Franchement ? Nan !
- Bah tu vas le savoir ! J'entends que ce ce prénom depuis que tu l'as rencontré sur le pont ! Alors arrête de croire que t'as pas de coeur ! C'est pas vrai et tu le sais. Je crois même que t'as un coeur énorme...
- Je ne veux pas..., murmura Adam, je ne veux pas qu'il souffre à cause de moi...

    Adam avait un regard nostalgique et finalement se décida à sortir de son lit sous le regard inquiet de sa colocataire. Elle soupira par la suite lasse de voir dans ses yeux autant de solitude et de remords ! Adam était beaucoup trop compliquée pour elle ! Heureusement qu'elle préférait les hommes plus grand, plus brun et un peu plus dure ! Son ami était beaucoup trop moue-moue.

- Je me demande à quoi ressemble ce Sanzo ?

    Sous sa douche Adam ne faisait qu'y penser, aux fines courbes de Sanzo, ses petits yeux bleu foncé noyer dans un précipice de désespoir mais ce qui était encore plus merveilleux c'était son sourire ! Un sourire si innocent à faire craquer n'importe qui ! Il semblait si fragile, si heureux lorsqu'il souriait ! On a envie de lui décrocher la lune, de lui donner les étoiles, de se donner totalement à lui pour qu'il garde ce sourire à vie.
    Emy avait peut être raison...Sanzo l'obsédait un peu trop pour une simple compassion, si jamais il lui en voulait ? Après tout il l'avait laissé seul à l'hôpital ! Et si jamais il ne voulait plus le revoir ? Et si il l'avait oublié ? Si il le détestait ? Peut être qu'il le détestait ! Le coeur d'Adam se serrait sous les jet d'eau chaude, il entoura son corps de ses bras sentant un vide, un manque...
    Il ne pouvait pas se voiler la face. Sanzo lui manquait.




Par Danouch
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Vendredi 13 juin 2008

    Le vent était doux, le ciel était sombre, on n'entends que le bruit des feuilles froisser sur les arbres et les pas martelant le sol de Adam et Sanzo. Main dans la main, courant aussi vite qu'ils le pouvaient sans se soucier de ce qu'ils faisaient, des conséquences, du lendemain ! Ce qui importait c'était de vivre enfin une nuit de pure liberté. Peut être une seule nuit mais Adam voulait faire ce cadeau à Sanzo.
    Il savait au fond de lui que dés que le soleil se serai levé toute cette féerie disparaîtrai, que les beaux rêves dans les yeux de Sanzo s'assombriront, mais il voulait lui donner une nuit.

- Tu as quel âge Sanzo ? En s'arrêtant devant un grand parc plonger dans la nuit
- Dix sept ans.
- Donc tu n'es pas adulte.
- Non.
- C'est pas cool ! En France ce qu'il y a de bien c'est qu'on est adulte à dix huit ans ! On peut faire ce qu'on veut après, on peut rentrer en boîte, boire de l'alcool, prendre son envole enfin ! Moi je suis français. J'ai vécu en France toute ma vie jusqu'à mes dix huit ans puis après j'ai décidé de venir ici, au pays de la réussite ! Je suis qu'un petit photographe encore, je vis à mes dépends et au jour le jour, tout dépendra de l'envie de mes clients mais je m'y plais ! 

    Sanzo écoutait Adam parler de lui, ses paroles s'élevèrent dans le ciel comme des prières et il n'en perdait pas une seule miette. Se promener ici dans un parc dans l'ombre des lampadaire, au grès du vent avec lui. Il n'avait plus envie de quitter cet endroit, cet instant, cette seconde. Il était bien.

- C'est ma passion la photos, j'ai rien de mieux ! J'ai toujours aimer photographier les choses, les paysages, les cadres, les émotions ! Comme si je voulais capturé un souvenir, pour ne plus l'oublier, pour quand je vieillirai je puisse soupirer de nostalgie en regardant mes photos. Je n'ai pas tellement de souvenir de mon enfance, à vrai dire je ne me souviens pratiquement plus de rien et ça m'a souvent fait pleurer. Je ne veux plus ressentir cette sensation de ne pas avoir vécu ! Je veux tout prendre, tout garder, encadrer !

    Avec tellement de véhément Adam finit par se calmer et se retourner doucement le sourire aux lèvres vers Sanzo.

- Et toi Sanzo ? As tu vécu ?

    Un petit silence avait remplacé le longue tirade d'Adam, il continuait de fixer le jeune garçon un sourire doux, Sanzo se sentait toucher, le coeur battant son plein il n'avait jamais autant été étonné de sa vie. Avait il vécu ? Il connaissait très bien la réponse mais il ne voulait pas lui dire, non il ne voulait pas.

- Je..., commença timidement Sanzo, je sais pas...

    Adam n'en semblait pas surpris, lui aussi connaissait certainement la réponse, il ne l'avait pas posé au hasard ! Il se sentait proche de lui, une liaison c'était formé entre eux, un fil invisible mais certainement indestructible. Leur rencontre était voulu, il avait cette étrange impression qu'ils ne pourra jamais l'oublier. Les yeux fin de Sanzo, ce petit air incertain, la peau usé par les larmes, son sourire timide et presque mutilé. Ses long cheveux rouges l'enchaînant à son destin. Son côtés enfant perdu le rendait presque...craquant.

- Alors viens, murmura Adam en tendant sa main, viens avec moi.

    Sanzo regarda cette main, il était sortit de sa cage en prenant cette main, il ne voulait plus la lâcher ! Il la pris doucement et se sentit soudainement tiré avec force. Projeter contre Adam, encerclé de ses bras protecteur et le visage enfoui dans son coup, Sanzo se sentait enfin protéger. Quelqu'un pensait à lui, cette étreinte le chamboulait et le berçait également, cette étreinte il voulait l'encadrer dans une photos, l'enfermer dans son coeur et ne jamais l'enlever.

- Merci, murmura Sanzo, merci...

    Puis le noir, l'odeur de la peau de Adam, son t-shirt frottant sa joue, une caresse sur la tête et un baiser sur le front il se sentait lourd, les yeux clos ne voyant que des vague forme et une lumière au loin se fermant derrière cette forme. Puis le noir à nouveau et la douceur d'une nuit où il pouvait dire " J'ai vécu ".
    Ce n'est que longtemps plus tard qu'il se réveilla, douloureusement les yeux s'ouvrant peu à peu autour de lui quatre mur et non pas un parc avec de grands arbres et une herbe fraîche, pas de soleil rayonnant, pas de ciel bleu, pas de Adam non plus. Toute cette blancheur lui donnait des nausées, il n'y avait pas Adam, aucune trace de lui comme si tout ce qu'il avait vécu n'était qu'un rêve illusoire de bonheur. Comme si Adam n'était jamais revenu le revoir, comme si ce réveille était le premier.

- Enfin réveiller ! On peut dire que vous nous avez fait une belle frayeur monsieur ! Oh mon Dieu ! Vous avez retirez votre perfusion en dormant ?
- Hein ?

    En effet, Sanzo n'avait pas sa perfusion, une lueur d'espoir vint éclairer son regard. Ce n'était finalement pas un rêve ?

- Dites donc ! Vous devez être très agité pour réussir à sortir une perfusion, ria l'infirmière
- Je...
- Ce n'est rien ne vous inquiétez pas ! Vous n'en avez certainement plus besoin je pense qu'on va vous laissez sortir.
- Maintenant ?
- Dés que votre famille sera venu vous cherchez. En attendant ! Prenez un bon petit déjeuner et puis nous feront quelques examens de formalité pour s'assurer que tout va bien.

    Elle lui apporta ensuite un plateau bien garni, Sanzo n'avait que très rarement manger dans un hôpital contrairement à ce qu'on pourrai croire. Dés que son père le battait il était contraint de se soigner lui même ou de ne pas se soigner du tout. Il n'y a qu'une fois où quand son père l'avait projeter au sol et qu'il s'était cogné sur le coin d'un meuble. Traumatisme crânien. Les médecins auraient dut avoir remarquer ses autres blessures, son corps meurtri et ils l'avaient sans doute remarquer ! Mais comme disait souvent son père " tout homme a un prix ".
    L'infirmière sortit donc après avoir remit la perfusion de Sanzo par précaution et laissa ainsi le jeune homme manger tranquillement. Le regard dans le vide il se ressassait sans cesse la soirée de la veille qu'il avait tant aimé, jamais il n'avait été aussi heureux de sa vie. Il se souvenait de l'odeur de Adam comme si celle ci s'était imprégné en lui, elle circulait dans ses veines et l'enivrait. Mais la réalité le frappait aussi vivement que la foudre, il était seul maintenant et l'heure tant redouté approchait à grand pas. Il se mit à trembler à l'idée que son père entre de sa chambre la haine dans les yeux, sa tartine lui échappa même des mains ! Tombant dans son bol, les yeux s'écarquillant ne pouvant plus s'en enlever ces images horribles, la sensation qu'on le ruait déjà de coup.
    Sanzo entoura son corps de ses bras et se mit à gémir tremblotant de tout son être. Faites qu'il l'oublie ! Faites qu'il l'oublie ! Qu'il lui pardonne, qu'il meurt sur la route ! Il ne pouvait plus endurer cette vie, il le refusait ! Il ne pouvait pas pour...pour Adam ! Il voulait le revoir, le serrer à nouveau dans ses bras et se sentir enfin protéger, une douce chaleur, il ne voulait plus subir ! Il voulait vivre.
    Il avait goûté à la liberté, il ne pouvait plus s'en passer et ça il n'y pouvait rien. Non il ne se laissera pas faire, il s'enfuira si il le faut ! Il partirait loin mais il ne receverai plus les coups.
    Et puis, plus le temps passait et plus sa propre haine se forgeait, sa propre volonté, son envie de lutter ! De résister parce que la porte de la cage était encore ouverte et qu'il ne lui restait plus qu'un obstacle. Alors qu'il se forgeait l'esprit, la porte s'ouvrit soudainement laissant apparaître un homme brun robuste et très bien habillé, ses yeux d'acier transperçant le fragilité de Sanzo qui se sentait tout à coup désarmé.
    Il devait se reprendre ! Il ne devait pas avoir peur ! Il ne devait pas avoir peur !

- Habilles toi, nous rentrons.

    Il ne se fit pas prier, Sanzo se leva doucement de son lit, les jambes faibles et le coeur s'accélérant, il ne savait pas comment il allait pouvoir tenir tête face à cet homme qui le réduisait à l'état d'une vulgaire mouche.
    Sa mouche au ailes coupées.

- Cette tenue..., murmura le père, ouverte ainsi jusqu'à la raie de tes fesses...dépêches toi de t'habiller.

    Sanzo se sentit aussi tôt poignarder, il était comme dénudé, complètement sans défense et horriblement mal ! Apeuré, terrorisé même ! Un frisson de dégoût et les larmes qui perlaient déjà ses yeux.
    Finalement, allait il y arriver ?
    Le père de Sanzo commençait à s'impatienter, la colère qu'il contenait en lui était féroce mais celle ci avait fait monté encore plus l'excitation en voyant son fils si peu vêtu. Un véritable appel au crime ! Celui ci était enfin habiller et il allait pouvoir le punir et se faire du bien à la fois. Cette fois il fera passer l'envie à Sanzo de vouloir le quitter, l'abandonner ainsi !  Voilà ce qu'il avait voulut ! Il voulait l'abandonner tout comme sa mère il voulait partir et le laisser seul.
    Il allait le payer.
    Les papiers étaient déjà signer et Sanzo se faisait casiment traîner dans l'hôpital celui ci n'arrivait pas à ouvrir la bouche pour protester mais son corps lui réagissait assez violemment. Encore trop apeuré pour réussir à se retirer de cette emprise il freinait juste la cadence se faisant toujours tiré plus fort par le père pressé. L'heure approchait, un tic tac frénétique dans la tête de Sanzo, tout son être s'emballait, non déjà la vision de la voiture au loin. Le tic tac encore plus fort, plus rapide, plus frappant, faisant perler son front de sueur, le ventre noué et le souffle coupé aucun mots ne sortaient de sa bouche. Pourtant il sentait qu'il allait craquer, soit devenir fou et hurler de terreur, soit pleurer à genoux sombrant dans une dépression profonde.

- Rentres dans cette voiture.

    Il ne fit rien, telle une machine il ouvrit la porte et entra, le gong avait raisonner. Il était faible, faible face à son père. Son âme avait replongé dans le noir et s'était endormie pour ne pas subir la honte et la douleur. Pour ne pas accepter la réalité. Il était faible et sans défense.

- Sors de la voiture.

    Le corps lourd, les yeux vide sans aucune émotion, il sortit entra chez lui derrière son père. Ses bras le long du corps attendant la sentence, le souffle roque de son père ne réveillait rien en lui juste l'indifférence. Son sourire malsain sur les lèvres il agrippa sa cravate brusquement pour l'enlever brutalement montrant déjà à Sanzo qu'il n'allait pas être doux. Qu'il sera particulièrement violent.

- Tu vas devoir payer mon amour...., ricana le père

" Et toi Sanzo. As tu déjà vécu ? "


- Non.
- Pardon ?
- Non. Tu ne me touchera plus !







Par Danouch
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Jeudi 5 juin 2008
          Adam se précipita hors de la chambre de l'hôpital, il courrut dans le couloir le regard totalement paniqué, les mains tremblantes, tournant la tête dans tous les sens.  Il devait le retrouver ! Il n'aurait jamais du s'endormir ici.
    Il s'était réveillé quelques  minutes  plus  tôt, la tête sur le lit mais uniquement sa tête, Sanzo n'était plus dans la chambre, ni même dans la salle de bain.
Il paniqua le plus quand il vit la perfusion encore dans la chambre, son sang n'avait fait qu'un tour et il s'était précipité dans le couloir en espérant le retrouver. Sans doute à lutter contre le mur mais au moins il serai là !! Si il lui arrivait quelque chose il ne se le pardonnerai jamais.

Je t'en supplies ne fais pas de conneries....

    Soudainement l'évidence vint lui frapper le visage, y avait il un ascenseur qui conduisait au toit ? Il fallait qu'il monte sur ce toit à tout prix ! Il était sûr qu'il était en haut, il n'avait pas de temps à perdre.
De panique il prit l'ascenseur jusqu'au plus haut des étages ne sachant pas tellement s'il en avait le droit, ni si il y avait une manière d'aller sur le toit mais à vrai dire Adam n'avait jamais vraiment réfléchi dans sa vie ! C'était un grand gamin impulsif.

    Arrivé en haut il ne vit personne, aucun membre du personnel.  Cela dit, vu l'heure, un étage qui était  totalement  vide de  chambres avait peu de risque de regrouper des infirmières. 
Adam s'agitait un peu dans tous les sens cherchant une cage d'escalier ou un autre ascenseur ou n'importe quoi qui pourrait l'aider à arriver  au sommet  du bâtiment!
    Et si il n'y était pas ? Bah il redescendrait tout simplement. Cela dit il est fort possible qu'il n'y ai aucun moyen d'accèder au toit ... ce qui reduirait les chance que Sanzo soit là haut !
Il devait en avoir le coeur net quoi qu'il pense ! Trop réfléchir n'allait pas vraiment l'aider à cet instant  car il était beaucoup trop paniqué pour faire preuve d'un minimum de raisonnement rationnel.
    Il se sentait lui même aucunement logique de s'inquiéter pour un inconnu, lui qui était si égoïste.
    Ouvrant toutes les portes qui lui passait sous la main il finit par trouver une cage d'escalier, ne voulant même pas savoir où elle conduisait, si il y avait un autre étage ou non il la prit sans hésitation ! Grimpant quatre à quatre les marches ne prenant même plus la peine de respirer il s'écrasa sur une porte qu'il ouvrit dans l'élan pour s'étaler à même le sol.
    Son torse soulever par des respirations profondes et courte, trop faible pour se relever tout son corps manquait d'oxygène il finit par ouvrir les yeux et voir des étoiles.

- Vous êtes fou. Dit une voix masculine

    Adam tourna la tête dans la direction de cette voix, toujours couper par les souffles il n'arrivait pas à articuler un seul mot mais il fut soulager de voir Sanzo assit sur la corniche.
...

SUR LA CORNICHE !!

    Adam se releva brusquement s'approchant doucement de lui.

- Ne restes pas là c'est dangereux ! Aller viens avec moi on retourne dans la chambre...
- Non.
- Allez s'il te plaît si on nous trouve ici on va passer un sale quart d'heure ! S'agaça Adam
- Descendez vous.
- Pas sans toi.

    Sanzo eut envie de sourire face à l'insouciance de Adam, il avait prononcé cette phrase presque trop naturellement mais avec beaucoup de sérieux, quand celui si se rendit compte de son sens il s'agitant essayant de s'expliquer, se trouver des excuses tout en se grattant la tête puis riant de gêne.

- Je veux pas rester ici. Dit alors Sanzo pour couper Adam dans ses grandes explications
- Alors on dégage ! Mais reviens par ici tu me fais flipper sur cette corniche !
- On...dégage ? S'étonna le jeune garçon
- Bah ouais on se tire, on décampe, on se barre tout ce que tu veux mais reviens !!
- Non. Redit Sanzo déçu que Adam se moque de lui
- Je suis sérieux Sanzo on se casse si tu veux mais pitié reviens par ici je te jure que je vais faire une crise cardiaque.

    Adam semblait sérieux même si son air en apeuré et quelque peu paniquant aurait put faire croire à une plaisanterie. Sanzo eut envie de rire.
Le photographe avait vraiment une manière très forte de s'exprimer ce qui le rendait vraiment comique. Un tel apaisement que de sentir son coeur se gonfler à chaque rire nerveux de celui ci.
    Jamais personne n'avait eu peur pour lui.

- D'accord.

    Rapidement Sanzo se relève, Adam panique à nouveau le trouvant trop décontracté pour un garçon au bord d'une corniche et lui au bord de la syncope ! Une fois que Sanzo est à la hauteur d'Adam celui ci lui donne une tape sur la tête amicale en riant.

- Ne me fais plus de telle frayeur imbécile !!

    Sanzo le regarde toujours aussi étonné par son aisance avec les autres, sa facilité d'être si familier avec tout le monde et son sourire enfantin le faisait craquer. Etait il en train de rêver ? Non il ne rêvait pas.
 Il baissa la tête de gêne sentant ses joues prendre feu.
    Adam cru qu'il allait se mettre à pleurer à nouveau tenta de lui redresser le visage en s'excusant de la petite tape qu'il lui fait sur la tête et qu'il se soit énerver ainsi sur lui. Seulement lorsqu'il lui releva la visage il remarqua un sourire caché, un jolie sourire et ses yeux plissés faisait briller tout son visage ainsi que ses  joues  rougies. Il resta stoïque face à une telle image.
    Sanzo ne s'était jamais sentit aussi heureux.

- Promis. Dit Sanzo

    Adam lui sourit à son tour avant de lui prendre la main et de descendre ensemble de ce toit, le vent frais ne lui avait jamais fait plaisir à notre photographe !
Il était pressé de retrouver l'odeur horrible des hôpitaux et la chaleur d'une couverture.

Ils étaient assez détendus pour des hommes qui s'étaient aventurés dans un étage certainement interdit aux patients.
Cependant il réussirent à regagner la chambre de Sanzo sans se faire remarquer, ni par leur absence, ni par leur arrivée.
Sanzo se précipita vers l'armoire qui contenait seulement un habit que son père avait du lui ramener pour le jour de sa sortie. Il s'enferma dans la salle de bain pendant que Adam essayait de trouver un moyen pour sortir sans qu'on lui crée des ennuis !
    Le roux ne savait pas tellement comment tout  allait se dérouler mais il avait cette étrange impression que la porte de sa cage était ouverte et qu'il devait sortir avant qu'elle ne se referme, même sans Adam !
Il ne pouvait pas rester ici une minute de plus, les médecins ne le lâcheraient pas si facilement. Ces traîtres.
    Des êtres horribles ! Corrompus ! Sans jamais avoir appeler la police malgré les multiples blessures et contusion de Sanzo, ils avaient bien trop peur, peur du père qui était un homme important ! Beaucoup trop important pour oser risquer son avenir.
    Il avait confiance en Adam, il voulait lui faire confiance même si cela allait peut être le perdre. Il préférait lui faire confiance car il était le seul à être là.

- On y va, dit une voix derrière la porte
- J'arrive. Annonce Sanzo en remettant son pull correctement

    Sanzo sortit de la salle de bain, Adam semblait assez excité par le fait de sortir en pleine nuit. D'ailleurs comment avait il fait pour pouvoir partir ?

- Comment ?
- Hein ?
- Pour sortir. Comment avez vous fait ? Demande Sanzo d'une voix faible
- Bah euh j'ai dis que j'étais un agent du FBI et que tu étais demandé pour une enquête sur le disparition des éléphants roses !!

    Sanzo ne comprit pas que c'était une plaisanterie, ayant très peu de rapport avec les autres et leur humour parfois sérieusement débile il ne fit qu'une simple grimace d'incompréhension. Adam quant à lui semblait un peu gêné par ce grand bide.

- Roh c'est bon je plaisantais ! C'est fou ce que t'as le sens de l'humour. J'ai simplement dit au médecin que tu étais rétablis. Et puis...

    Adam sourit nerveusement en se grattant l'arrière du crâne comme à chaque fois quand il était embarrassé.

- A vrai dire je lui ai surtout promis un rendez vous, ce médecin à l'air de craquer sur moi HA HA !!

    Sanzo ne put s'empêcher de baisser la tête doucement, sentant le rouge lui monter aux joues et une certaine pointe de jalousie. Aurait il le droit à un rendez vous lui aussi ?

- Allez on traîne pas ! On va faire la fête pour ta sortie !!

    Adam tira par le bras Sanzo pour l'entraîner hors de la chambre, ils coururent ainsi dans les couloirs jusqu'à la sortie où ils signèrent des papiers et sortirent enfin, toujours en courant, toujours entraînés par le photographe qui semblait avoir la forme malgré  l'heure  avancée de  la nuit.
Sanzo n'opposait aucune résistance, il se laissait tirer par Adam très surpris par cette manière d'être avec les gens mais au fond tellement heureux qu'il s'en fichait.

Un vent frais lui soufflait dans ses long cheveux rouges, le vent de la liberté...






Par Danouch
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Lundi 2 juin 2008
       

         Quel était ce bruit ?
       Soudainement des cris, des hurlements, des appels au secours !
Tout le monde se précipitait vers l'endroit où se déroulait cette montée en puissance de décibels.
Même un photographe qui s'aventurait à nouveau dans un magasin asiatique où les beignets de crevette étaient délicieux, un des rares endroit où les gens étaient calmes et reposants.
Mais cette cohue venait de le perturber, en tout bon photographe il se précipita avec la foule, cherchant à se frayer un passage entre les personnes. Les secours n'étaient pas encore arrivés et quelques hommes courageux tentaient de descendre dans la rivière avec l'aide de cordes pour ne pas couler ni se laisser emporter par le courant. Un homme avait sauté.

- Il était là ! Il y a quelques minutes puis il a sauté !
- Ce garçon ne semblait pas suicidaire pourtant !
- Il s'est laissé tomber comme une pierre à travers la rambarde !
- Ici la rivière est dangereuse ! Il y a beaucoup d'eau et les rochers y sont pointus et nombreux !
- Pauvre enfant...
- Quelle horreur.
- J'espère qu'il est pas mort !
- Il traînait souvent par ici ces derniers jours ! Oui comme si il attendait quelqu'un.
- Il avait l'air tellement seul le pauvre garçon, il me faisait peine avec tous ses bandages.
- Celui qui avait les cheveux rouge ? Mon Dieu !

    Des cheveux rouges ?
    Adam se pencha par dessus le pont pour regarder où en était le sauvetage, les hommes avait réussi à hisser le corps hors de la rivière et commençait à le remonter sur la rive. Sans plus attendre il traversa le pont, sentant l'inquiétude l'envahir sans vraiment avoir de raison il se souvenait de ce garçon qui l'avait ébloui par cette sensation de vague, de flou humain.
Cette image douloureuse contrastait avec le soleil couchant, il se souvient exactement de lui et s'était même pris à vouloir le revoir pour discuter à nouveau.
    Pourquoi était il aussi aveugle ? Pourquoi est-ce qu'il n'a pas prêté attention à la détresse qu'inspirait ce garçon ! Il se sentait soudainement égoïste de l'avoir laissé seul, de ne pas être venu l'aider alors qu'il semblait au bord de gouffre. Encore une fois il n'avait pensé qu'à sa passion, son travail, qu'à lui même.
S'insultant mentalement il avait réussi à s'approcher du corps imbibé d'eau, les hommes s'agitaient pour réussir à le faire respirer.

- Il ne respire plus.

    A ce moment précis alors qu'il se perdait dans le visage calme et reposer du jeune asiatique, Adam se sentait coupable, il pensait ne jamais revoir cette image éphémère comme toute celle qu'il prenait en photos et finalement il le revoit dans d'horrible circonstance ! Pourquoi est-ce qu'il ne l'avait pas aider ?! Il savait que ce garçon n'allait pas bien ! C'était évident !

- Poussez vous ! Hurla l'un des ambulanciers.

    Les secours sont intervenus rapidement, réussissant à le faire respirer à nouveau après plusieurs massages cardiaques et bouche à bouche. Le garçon recracha l'eau qu'il avait dans les poumons mais ne se réveilla pas pour autant, Adam n'avait trouvé d'autre solution que de mentir.

- Je viens ! Il dit rapidement
- Vous êtes de la famille ?
- Je suis son meilleur ami.

    L'ambulancier le regarda d'un oeil septique, mais il ne broncha pas il fallait que quelqu'un l'accompagne de toute manière. Il ne pouvait pas attendre le garçon semblait plonger dans un coma profond et son état devenait trop grave à chaque seconde passée à attendre.
    Le photographe monta donc dans l'ambulance avec Sanzo dans son brancard, une perfusion, un masque à oxygène et une couverture étrange qui était censé le réchauffer plus rapidement qu'une couverture ordinaire., il le regarda durant tout le trajet se faire ballotter. Ils n'arrivèrent à l'hôpital qu'une demi heure plus  tard, les brancardiers amenèrent le corps en urgence pour une analyse complète, Adam comprit qu'il ne pouvait plus accompagner Sanzo quand deux portes battantes se refermèrent face à lui.
Il se sentait si impuissant à cet instant qu'il s'en serait bien  arraché  les cheveux !
Enlevant sa casquette et ébouriffant ses cheveux, il s'abattit sur une chaise, anxieux et perdu.
    Il avait l'habitude de s'attacher rapidement aux gens mais il ne voyait pas plus loin que le bout de son nez, se souvenant parfaitement de ses anciennes relations gâchées par manque d'attention, manque d'affection, par naïveté et indépendance. Il ne voyait jamais quand quelque chose allait mal ou alors la fuyait comme la peste car il aimait son bonheur, sourire et vivre !
Ce qui n'avait pas été le cas durant sa jeunesse, maintenant qu'il pouvait rire comme bon lui semblait il en profitait énormément. Jusqu'à se perdre dans cette illusion et abandonnant les êtres qui lui sont cher.
    De fatigue et de culpabilité soudaine il se frotta le visage, rien n'aurait put le faire changer d'avis. Ce Sanzo l'obsédait car il avait l'impression que par sa faute, par son manque d'altruisme : ce garçon allait en payer le prix fort. Qu'est-ce qui pouvait bien le conduire au suicide ?

- Excusez moi ! Je suis le père d'un jeune garçon du nom de Sanzo ! Sanzo Urashima ! On m'a informé qu'il était arrivé en urgence, dit un homme pressé devant la réceptionniste

    Adam le remarqua toute suite, il se ressemblait vraiment mise à part ses cheveux, il avait les même traits même si ceux du père étaient plus creusés, plus fermes. Son costume gris sur les épaules il décida de s'en approcher.

- Monsieur Urashima ?
- Oui ? Se retourna brusquement le père
- Je suis un ami de votre fils. Adam Bewalt.

    Adam tendit sa main vers l'homme qui venait brusquement de perdre contact avec la réalité, il semblait surpris fixant pendant un certain temps son interlocuteur, il fronça les sourcils et lui serra la main avec fermeté.

- C'est donc vous, murmura le père
- Pardon ?
- Rien ! Qu'est-il arriver à mon fils ?
- Votre fils a sauté d'un pont monsieur. Il a bien failli se noyer mais il semble s'être maintenant endormis, dans un coma. Je n'en sais pas plus les médecins ne devraient plus tarder.
- Sauté vous dites...
- Oui monsieur. Sanzo à voulu se suicider.

    L'homme face à Adam fronça encore plus les sourcils, il semblait anxieux et nerveux, pourtant il ne décelait pas en lui le sentiment de panique qu'aurai eut un père normal. Comme si cet homme était tout à coup plein de haine et de rancune, son regard était plus fort que jamais et le photographe en frissonnait rien qu'à l'observer. Il s'écarta donc instinctivement du père, serrant sa casquette dans les mains il respira un grand coup.
    Il hallucinait sûrement ! Après tout c'était son fils, il se conduisait en père digne et jamais un père n'en voudrait à son fils de vouloir se tuer. Il l'aiderai plutôt nan ? Cet homme lui faisait froid dans le dos.

- Depuis combien de temps vous voyez mon fils ? Demanda le père gravement
- Une semaine, enfin je l'ai rencontré une fois. Ça s'arrête là.
- Donc vous n'êtes pas proche ?
- Pas vraiment non.
- Que faites vous là alors ?
- Je m'inquiétais c'est tout.

    Adam s'éloigna vers une machine à café plus loin, mettant ainsi de la distance avec cette colère qui tournait autour de cette conversation étrange. Il pris son gobelet rapidement qu'il avala à grande gorger manquant de brûlant comme un enfant. Le père fixa le photographe d'un mauvais oeil, c'était donc lui le fameux "Adam", il en était sûr maintenant ! Si son fils avait voulu mettre fin à ses jours c'était de la faute de cet homme.

- Avez vous une relation avec mon fils ?

    Surpris par cette question soudaine et sans tact recracha tout le café sur le père Urashima bloqué maintenant sous la gêne, il s'excusa un milliers de fois en évitant ainsi discrètement cette question trop impudique à son goût ! Cet homme lui reprochait-il d'avoir peur pour Sanzo ? Pourquoi pensait-il toute suite qu'il y avait quelque chose de sexuel entre eux ? Et quelle était cette lueur horrible dans ses yeux ? Si ce n'était pas pour Sanzo, il serai parti les jambes à son cou.

- Monsieur Urashima ? Arriva un médecin
- Oui ?
- Bonjour je suis le docteur Hosborn, je m'occupe de votre fils et j'ai le plaisir de vous dire qu'il est sortit d'affaire. Malheureusement il va devoir rester en observation quelques jours par simple mesure de sécurité et suivre un petit examen psychologique.
- Combien de temps ?
- Une semaine environ.
- Merci.

    Le médecin sourit avant de partir plus loin, le père resta stoïque ne faisant plus un mouvement semblant se perdre dans ses pensées, Adam en profita pour s'éclipser et peut être le voir avant cet homme effrayant. Il courut presque à la rencontre du médecin pour lui demander si les visites étaient acceptées.

- Attendez !  Docteur !
- Je peux vous aidez ?
- Est-ce que Sanzo Urashima à le droit à avoir de la visite ?
- Et bien pas vraiment...

    Adam supplia du regard le docteur qui semblait clément et accepta une visite mais à très court terme. Il l'accompagna même jusqu'à la porte avec un petit "salut" en guise d'au revoir.
Encore plus stressé que pour passer un entretien d'embauche dans un grand journal Adam entra tremblant et le coeur palpitant pour croisé le regard ce garçon qui l'avait tellement charmer lors de leur rencontre. Devait il s'excuser ?

- Salut, dit Adam gêné

    Sanzo avait encore un masque se retourna brusquement vers lui, les yeux écarquiller stupéfait de le voir ici, cette sensation de se sentir important fit rougir Adam qui s'installa calmement sur la chaise à côtés du lit. Il sourit maladroitement ne réussissant pas à cacher son inquiétude pour l'état du garçon qui se trouvait face à lui.
    Alors que le silence régnait à nouveau et qu'aucun des deux ne réussissaient à dire quoi que ce soit, Adam sentait que les excuses étaient rigueur ! Il n'en pouvait plus ! Il allait commencer quand il remarqua que Sanzo pleurait à chaudes larmes s'efforçant de faire le moins de bruit possible mais se faisant prendre par le photographe qui avait encore pas fait attention à ce qui l'entourait.
    Ce sentant de plus en mal, ne sachant plus quoi dire il prit la main de Sanzo pour simple réconfort et la serra fortement lui donnant un peu d'espoir et espérant lui même que ses larmes s'arrêtent enfin. Alors qu'il regardait ce garçon avec tristesse Sanzo serra l'étreinte sur sa main, cette chaleur, cette douceur, elle lui faisait tant de bien qu'il en pleurait de plus belle !
    Il était là ! Il était vraiment là ! Il le haïssait pourtant de l'avoir fait revenir sur terre, il le haïssait d'être présent maintenant car son espoir s'était de nouveau rallumé et qu'il en souffrira d'avantage. Seulement il était là, il lui tenait la main pour lui montrer sa présence et ne la lâcha pas.

- Ne pleure pas s'il te plaît, dit Adam la voix douce

    A cause de son masque Sanzo ne put répondre et s'essuya malgré ça les larmes qui se déversaient sur ses joues rougit, il renifla à grand coup et se tourna à nouveau vers Adam qu'il regarda intensément le remerciant d'être présent. Le photographe n'avait peut être pas comprit le message ou alors inconsciemment en tout cas, il lui sourit comme au premier jours. Il lui sourit tendrement espérant que Sanzo puisse sourire à son tour car le voir pleurer lui avait fendu le coeur.
Il le sentait au fond de lui, cette main dans la sienne l'avait lier plus qu'avec n'importe qui, comme si leur destin ne faisait plus qu'un à présent.


   
Par Danouch
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Texte Libre



L
a meilleure façon de remercier un auteur
 


est de lui laisser un commentaire  ^^




 
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