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- J'ai dix huit ans !!
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en colaboration avec Lilly =)


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  • : Vous êtes sur un blog d'histoires Yaoi ! C'est la première fois que je vais en faire soyez indulgent. Bonne lecture ! Les propos pouvant être choquant !

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Le contenu de ce blog peut être choquant avec des propos sexuel, injuriant, cru...







Réservé au public avertis





C'est comme la masturbation...

Lundi 25 mai 2009



" Les passagers du vol 247 à destination de New York sont priés de se rendre à la porte 14 merci."

              Le décolage. Le craquement d'une page qu'on déchire avec force, une photo de plus dans un album. Je regarde mon billet d'avion avec attention, c'est bien mon billet, je pars vraiment à New York. Je prends mon envol.
              Si Costia me voyait qu'est-ce qu'il en penserait ? Si Ashley était là que me dirait il ? Je suis bien seul pourtant, personne n'est près de moi et je l'assume totalement. Ashley est reparti vivre avec ses parents un mois après ma rupture définitve avec Costia, je lui ai promit de le rejoindre dés que j'aurai eut mon BAC. Me voilà avec mon billet et je me demande encore si c'est une bonne solution. Satsuki a voulu rester avec moi mais je tenais à êtres seul, je ne voulais pas rebrousser chemin parce qu'elle pleurait. Je devais prendre cette initiative seul, je devais quitter le nid et mon passé pour rêver.

              La femme appelle les derniers passager, je prends une grande respiration sans quitter le billet des yeux, je me motive à me lever et commence à me diriger vers la porte le coeur battant. J'ai l'impression d'être seul dans cet immense aéroport, pourtant des milliers de personnes m'entourent ! Tous plus différent les uns que les autres, je baisse la tête et fixe mes pieds. J'avance sans regarder autour de moi, je ne veux même pas regarder le tableau des arrivés, j'avance à contre courant pendant que les autres sortent de l'aéroport. J'ai la sensation de nager à contre courant. Suis je vraiment près à ouvrir mes ailes aux monde ?

              Je suis enfin devant la porte, je tends mon billet lentement sans sourire, ni bonjour, ni au revoir, mon coeur palpite, suis je entrain de commettre une erreur ? Comme par reflexe je me retourne, je regarde derrière moi, je cherche des yeux, je parcour la salle d'embarquement. Pas de Costia, pas de vieux effet comme dans les films. Il n'est pas venu m'empêcher de partir, c'est surement un signe. Le signe qu'il faut cesser d'attendre son retour, cesser d'espérer un futur à ses côtés, c'est le signe qu'il faut oublier.
              L'hôtesse m'indique ma place, je ne suis pas seul. Je m'installe lourdement sur le siège, je touche un peu à tout curieux de nature, je penche la tête en arrière et jette un coup d'oeil par le hublot. Il n'est pas trop tard pour faire marche arrière et pourtant mes jambes ne bougent, je me sens presque obliger d'essayer.

- Courage...
- Vous avez peur ? Me demanda un étrange garçon

              Il avait un air innocent, plein de naïveté il s'est installé à côté de moi avec un regard fuyant. Il se tourna vers moi avec un léger sourire en coin et me reposa la question.

 

- Vous aussi vous avez peur en avion ? Il me demandait


               J'en restais perplexe. Totalement sous le choc, il sortait de l'ordinaire c'était évident ! D'un teint pâle, les yeux d'un bleu nuit et les cheveux d'un rouge vif. Mais son visage, il avait la pureté d'un enfant inscrit sur son front, deux grands yeux tout rond, un sourire timide, un visage fin et une expression presque...mignonne. 

- Non ce n'est pas ça. Je suis angoissé à l'idée de partir c'est tout. J'ai répondu en retrouvant la parole
- Je déteste l'avion. Je suis terrorisé à chaque décolage.

              Il eut un petit rire discret, charmant. Quel naturel ! Aussi fragile qu'une fille mais d'une beauté despotique, lorsqu'il reprenait un visage inexpressif il se dégage de lui un énorme charme, une chose qui faisait qu'on se retournait sur lui et qu'on avait du mal à le quitter des yeux. Il respirait la bonté même mais aussi la douceur de vivre.

- C'est ma première fois à moi, dis je en me recollant à mon siège 
- C'est la troisième fois pour moi. Qu'allez vous faire à New York ?
- Rejoindre un aimer et avec un peu de chance rêver. Dis je naturellement
- Oh. Vous allez rejoindre votre amoureux ? 

            Mes joues s'empourprèrent aussi tôt.

 

- Non non ! Du tout c'est mon meilleur ami ! J'aime déjà quelqu'un..., dis je en revoyant Costia dans ma mémoire
- Oh. Vous vous éloinez de lui alors ?
- En quelque sorte. Nous avons rompu mais vous savez ce que c'est on a du mal à tourner la page.
- Hum. Je comprends.
- Et vous ? Pourquoi allez vous à New York ?
- J'y vais pour retrouver quelqu'un, cela fait déjà cinq ans que j'ai quitté les Etats Unis et comme vous dites on a du mal à tourner la page. 
- Hum. Une femme ? Je demande trop curieux
- Non un homme. 
- Hum.

" Mes dames et monsieurs je suis votre commandant de bord, bonjour..."

               Le décolage. Bientôt l'heure de partir, mon voisin semblait plus serein que ce qu'il avait paru au début, je continuais de le fixer jusqu'à ce que je remarque qu'il était en faite plonger dans ses pensées, les yeux mis clos il fixait un point invisible, son visage s'assombrissait. 

- Ca y est on décole, dit il soudainement

              Revenant sur terre je me suis cramponné à mon siège ceinture attaché j'ai attendu d'être dans les airs pour réouvrir les yeux. Maintenant il était trop tard pour reculer, j'avais pris mon envol. Adieu Costia, adieu.

- Comment vous vous appelez ? 
- Link Hiroki. Dis je en quittant le hublot des yeux
- Sanzo Urashima. 
- Sanzo ? C'est beau comme prénom.
- Merci !

           Il eut un grand sourire qui me fit presque rougir, je jurai qu'il était plus jeune que moi, sans doute seize ans ? 
           La vol fut long mais en compagnie de Sanzo c'était presque plaisant, nous avons parlé de tout et de rien puis nous en sommes venus au sujet sensible, il me racontait qu'il avait eut un passé assez difficile mais que son ancien petit ami Adam l'a aidé à remonter la pente, que grâce lui il a vraiment pris conscience de l'existence. A mon tour je lui ai raconté que j'étais tombé amoureux de mon meilleur ami, je dus lui expliquer à quel point je l'aimais, les beaux moments puis la rupture. Je lui ai parler du groupe, de Ashley, je lui ai parlé de ma convalescence et il m'écoutait avec grand interêt. Nous avons même rit sur des anecdotes. Finalement raconter tout ça à un inconnu me faisait du bien, énormement de bien, je donnais un peu de mon poids à quelqu'un que je ne connaissais pas et puis je savais qu'il l'oublierai un jour comme je l'oublierai sans doute. Nous étions devenus des amis temporaire l'un pour l'autre, je voyais dans son regard qu'on ne se reverrai sans doute jamais et c'est peut être pour ça que je l'appréciais tant. Il était comme un rêve, totalement éphémère. 
            Dans certaines de ses paroles je me reconnaissais, il avait vécu la même solitude, la même indifférence parfois même, la même douleur. Il semblait pourtant très discret sur son passé, extrêment flou sur la cause de sa peine et je ne cherchais pas à en savoir plus, j'étais peut etre curieux mais pas cruel. Lui aussi avait été en convalescence, un peu plus grave que mais il a tout de même passer un an environ à l'hôpital. Je fixais de temps en temps ses cheveux rouges qui me rappelaient le sang mais aussi la chaleur. C'était une très belle couleur.
              Il était temps de se quitter. Dans l'aéroport, totalement indiscret, les deux seules arretés en plein milieu près à aire de larmoyant adieu. Il se contentait de sourire, je lui répondais avec la même joie.

- Heureux de t'avoir connu Link. J'espère que tu réalisera ton rêve !
- J'espère que tu retrouveras ton amant !

              Il prit la direction inverse de la mienne quand je réalisa soudainement qu'une question me brûlait la langue.

- Sanzo ! 

             Il se retourna surpris.

- Je peux savoir ton âge ?
- Moi ? J'ai vingt deux ans.

            Stupéfiant.

            Bientôt vous me retrouverez sous les feux des projecteurs car je compte vous enivrer de musique. Bientôt Costia tu me verra à la télé et je ne chanterai que pour toi. On peut me dire ce que l'on veut, je sais qu'un jour je te retrouverai car je ne peux pas exister sans toi. Nous sommes les deux parties d'un tout, je te retrouverai mais pas encore...pas encore. 




 







             

 

Par Danouch
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Dimanche 24 mai 2009

              Voilà mon dernier chapitre pour CCM et oui ! C'est la fin. Je ferai suivre un épilogue. Merci à tous !!! Surtout à "la rêveuse".

      A mon réveil Ashley était là, j’en fus soulager, il dormait paisiblement près de moi alors que Satsuki veillait dans le salon. Je me suis retourné sur le côté pour me retrouver face à Ash, il avait le visage serein, les cheveux lui cachant la moitié du visage j’eus un sourire de nostalgie. Depuis combien de temps n’était il pas venu ? Depuis combien de temps ne l’ai-je plus vue dormir comme une marmotte ? C’était bon. Oui, c’ était bon de le retrouver. Comme si un petit rayon de soleil avait réussit à trouver un passage mes gros nuages noirs. J’ai pris la main de Ash, la différence avec la mienne était frappante. Je les serrer dans ma main fébrile avec le peu de force qu’il me restait et j’ai fermé les yeux sans avoir peur qu’il parte. Cette petite chaleur, ces petits battements, cette main qui me semblait si grande. 
               Midi, l’odeur du poisson griller me donnait des hauts le cœurs je me retenais de toute mes forces, me motivant mentalement pour au moins manger une boucher sous le regard encourageant de mon ami. J’ai attrapé la fourchette, pris un petit morceau, conduit jusqu’à ma bouche mais ma main s’était arrêté juste devant. Je n’y arrivais pas ! C’était sans espoir, quelque soit l’aliment je ne le digérais pas.

- Fais un effort Link !
- A quoi bon…

               J’ai laissé mon assiette pleine, je me suis levé dans mon pénnoire bleu - qui depuis deux mois était mon meilleur ami - avachis sur mon canapé - mon autre meilleur ami - j’ai posé ma main sur mes yeux. Que me restait il ? Qu’est-ce que j’allais devenir ? Je n’avais plus envie de rien et même si j’avais envie de survivre au fond j’avais depuis longtemps abandonner. On ne peut reprendre une chose brisé, j’étais foutu, il fallait se rendre à l’évidence. Cette perspective me faisait presque sourire, bientôt je n’aurai plus à subir cette souffrance, cette façon horrible de vivre ou de survivre. Je serai libre.

- Finit…tout est finit…, murmurai-je laissant mes yeux entrevoir la lumière.
- Tu me déçois Link. Ash vint s’asseoir à nouveau près de moi.

             Plus sérieux que jamais, l’air grave, il me fusillait du regard. C’était bien la première fois qu’il avait cette maturité dans les yeux.

- A mes yeux tu as toujours été quelqu’un de fort, près à tout pour ceux qu’il aimait même si tu ne le montrais pas. Costia a révélé ce qu’il y a de mieux en toi, il a ouvert cette boite que tu tenais tant à laisser fermer. Tu es devenu un homme, tu es devenu si gentil. Regardes Satsuki ! Elle ne m’avait jamais parut aussi naturelle, regardes là bien et vois comme elle souffre…Souviens toi comme elle a souffert…vois tu une différence ? Regardes la bien Link car c’est ce visage qu’elle gardera si elle te perdait.

             Ashley eut un air plus troublé.

- Regardes moi Link. Pour une fois regardes moi…Imagines ma douleur lorsque je te vois dans cet état, imagines ma haine contre Costia mais surtout contre toi ! Comment peux tu être égoïste à ce point ? Comment peux tu nous abandonner maintenant ? Regardes moi Link et dis moi ce que tu vois. Je ne pourrai jamais te laisser crever sous mes yeux ! Jamais…Tu es le frère que je n’ai jamais eut Link, l’homme que je n’aurai jamais…Es tu prêt ? A tout quitter ? Nous emmener avec toi dans ta tombe ?
- Je suis désolé…, j’ai chuchoté au bord de la crise de larme
- Je te promet Link ! Je te promet de ne jamais te laisser si tu fais des efforts ! Je te promet de t’aider à vivre à reprendre le sourire si tu m’aides aussi…Je te le promet.

             Combien de promesses ai-je entendu ? Combien de promesses non tenu ? Combien de promesses qui m’ont achevés ? Suis-je encore capable de faire confiance à quelqu’un ? Suis-je encore capable de me redresser par la foi ? J’ai tellement mal…Je ne veux tellement plus…Cette histoire va me hanter, cette histoire va me détruire, je ne pourrai jamais oublier et ne jamais en rire. Cette amour si fort que je chérissais tant est ma maladie. Un amour capable de vous anéantir en quelques mots « c’est finit. » Serai-je capable d’aimer à nouveau ?

- Tu te souviens à quel point la musique t’aidais avant Costia ? Tu te souviens à quel point c’était bon de chanter et de hurler tout ce qu’on garde au fond de soi. Alors chante Link ! Fait de ta vie une musique, fait de ta corde une carrière. Relève toi avec des mots, combat cette maladie par ta voix. Accroches toi à un rêve et tu t’en sortira.
- Je ne sais pas rêver Ash…Je n’ai jamais sut.
- Je t’apprendrais, il sourit

            Sa main chaude, sa main grande pleine de sécurité. Sa main blanche tendu vers moi, cette main pleine d’espoir qui allait scellé cette promesse faite sur notre amitié, cette promesse qui devait me sauver.

- Quel est ton rêve Ash ? Je lui demande en fixant ses yeux
- Mon rêve ? J’aimerai être le plus grand batteur du monde ! Quel est le tien Link ?
- Mon rêve…c’est de ne plus jamais perdre cette main.

            J’ai réussit à lui offrir le sourire le plus sincère, le plus volontaire, le sourire le plus tendre qu’il ne m’était donné d’offrir depuis des mois. Il me restait pourtant une chose à faire, une chose importante avant de rêver.

- Fais attention à toi s’il te plaît ! Si tu te sens mal tu m’appelles immédiatement !
- Je te promet maman.
- Tu es sûre de toi Link ?
- Oui. Je dois le faire.

               Nageant dans mes habits, je suis partis plein de détermination sous le soleil. Depuis combien de temps n’avais-je pas mis les pieds dehors ? Cette lumière m’aveuglait comme si j’étais un nouveau né, j’eus un sourire encourageant en regardant qu’il n’y avait aucun nuage à l’horizon, tout de même bien habillé à cause de ma santé fragile j’ai marché à mon rythme jusqu’à la maison de Costia. Il était temps de dire au revoir.
              Tant d’année, tant de souvenir, tout ça pour un simple album photo.

- Link ! Quelle surprise ! Tu es de nouveau sur pied ? Je suis vraiment content !

                Le père de Costia manquait de me brisé les os en me serrant contre lui, je lui donner une petite tape sur l’épaule avec un léger petit rire nerveux. Il eut un immense sourire à son tour voyant que j’allais vraiment de mieux en mieux.

- Tu souris à nouveau…C’est bon signe.

                Cette chaleur encore, presque paternel il me m’invita chez lui mais je refusais aussi tôt.

- Est-ce que Costia est là ? C’est à lui que je veux parler.

               Il eut un air surpris puis un élan d’encouragement il partit l’appeler. Costia descendit les marches, mon cœur s’accélérait. Je ne l’avais pas revu depuis ce fameux jour, je ne l’avais pas revu depuis deux mois et le soleil semblait s’assombrir. Je pris une grande inspiration sentant qu’il approchait, les secondes s’écoulaient comme des heures, j’étais au bord de la crise cardiaque mais je pris une nouvelle grande inspiration. Il arriva face à moi surpris, il resta immobile, la bouche entrouverte. Il cligna plusieurs fois des yeux quand soudainement il réalisa et baissa la tête. Je retenais mes larmes, l’affreuse envie de partir en courant.

- Désolé d’être venu. Je sais que tu ne veux plus me voir mais…
- C’est faux ! Il s’exclama soudainement , je n’ai jamais dit ça…

              Ses yeux brillaient sous la lumière du jour, ils brillaient de plus en plus. Des yeux bleus larmoyant.

- Pardon tu as raison…C’est moi qui ne voulais plus te voir. Dis je en avalant ma salive
- Link…Je…
- Tais toi. Je ne veux pas t’entendre…Je suis simplement venu te dire au revoir Costia et merci…Merci pour tout ce que tu m’as donné, merci de m’avoir aimé…

              Non je ne devais pas craquer ! Je ne devais pas craquer !

- Je suis idiot ! Je ne sais même pas pourquoi je te dis ça. Je crois que je voulais tu saches…enfin…que tu saches que je ne t’en voulais pas.

            Ne craques pas !

- Je voulais te voir une dernière fois Costia, juste une dernière fois…

             J’ai craqué, les larmes se sont déversés et alors que j’essayais de les essuyer à la seconde où elles coulaient j’avais honte, tellement honte. J’ai redressé le visage rougit et souillé, je me suis approché de Costia et je l’ai embrassé. Il ne m’a pas rejeté, c’était le plus beau baiser d’adieu que je n’aurai jamais. Un baiser mêlé de larmes, d’amour, de tristesse, de regret, de nostalgie un baiser plein de souvenir ! Un baiser langoureux qui sera graver en moi à jamais. Sans perdre de temps je suis parti en courant, la douleur horrible dans les muscles ne m’arrêtait même pas. Il ne m’appelait même pas, ne me rattrapait même pas. C’est mieux comme ça, oui…c’est mieux comme ça.

- Etais tu vraiment obligé de lui mentir Costia ? Tu crois qu’il n’aurait pas put t’attendre ? Après tout la France ce n’est pas si loin en avion…Il aurait put comprendre que ton avenir en dépendait. Mon pauvre enfant. Regardes toi, tu ne l’oublieras jamais et tu vivra avec ce regret toute ta vie…
- C’est mieux comme ça…Oui…c’est mieux comme ça.

 

 

             Tu auras été mon seul et unique amour. Toi et personne d'autre.

 



THE END

Par Danouch
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Dimanche 24 mai 2009
                 

        Au réveil la froideur des draps me fit sursauter. Il n’était plus là. Etais ce un rêve ? Certainement pas. Mes habits étaient étendu sur le sol, j’ai enfiler un pantalon avant de sortir de la chambre, le silence de la maison me glaçait le sang. J’ai marché lentement jusqu’à la cuisine, il n’était pas non plus en bas, je suis remonté dans la chambre avec l’étrange sensation que j’étais seul. Je me suis assis au pied du lit, le visage dans mes mains je tentais de retrouver tous mes esprits. Le corps trop lourd je me suis jeté en arrière, les bras écartés, regardant le plafond me remémorant la journée d’hier. Satsuki ne savait même pas où j’étais, elle devait être morte d’inquiétude. J’ai pris mon portable donc pour la prévenir que tout allait bien. Alors que le silence était de plomb j’entendis des murmures venant du rez-de-chaussée, doucement j’ai ouvert la porte reconnaissant la voix de Costia. Le pied sur le tapis le long du couloir j’ai lentement marché jusqu’à être assez près pour entendre, il parlait à un homme devant l’entrée. Qui cela pouvait il bien être de si bonne heure ?

- Je sais que tu t’inquiètes pour lui Constantin, que tu l’aimes encore énormément mais tu dois prendre une décision. Si tu ne te décide pas très vite j’en choisirai un autre…

             Quoi ?

- Comprenez moi Monsieur…Il est si important…
- Qu’est-ce qui est le plus important Constantin ? Je ne dis pas que tu n’es pas sincère mais tu n’as que dix sept ans ! L’année prochaine ça sera la liberté. Qu’est-ce que tu veux faire vraiment ?
- J’aimerai aller avec vous mais…
- Je te laisses jusqu’à ce soir pour y réfléchir. La douleur aide parfois à oublier. A tout à l’heure Constantin.

            Quelle douleur atroce ! C’était comme si mon cœur se déchirait à main nu, qu’on l’étirait avec tant de force que ma poitrine en était compressée. J’ai courbé les épaules de douleurs, la main sur le cœur, les yeux plissés. C’est arrivé…Comme toujours c’est arrivé…Tu avais raison Ashley, c’est moi le plus berner à chaque fois.

- Quand comptais tu me le dire ?

            Costia s’était retourné totalement paniqué, je pouvais lire dans ses yeux l’effroi. Il avait fermé la porte si lentement que quelques minutes s’étaient écoulées. Je m’efforçais de retenir mes larmes, de faire de ma peine une force. Je devais transformer le désespoir en colère pour ne pas craquer, ne plus pleurer pour le blesser. Lui dire que tout est finit avant qu’il ne le fasse, lui dire que je préférai garder ma dignité plutôt que d’entendre ses explications.
             J’aurai aimer lui dire tout ça…J’aurai aimer faire tout ça mais…Je n’y arrivais pas. Faiblesse ! O Faiblesse ! Tu m’as eus dés lors que j’ai prononcé les mots…Je n’aurai jamais dut aimer, je n’aurai jamais dut lui dire. J’aurai mieux fait de mourir au milieu de la neige…

- Link ça à l’air ambigu mais tu te trompes sur tout ! Je ne t’ai pas trompé si c’est ce que tu crois !
- Qu’est-ce que c’est alors ?

« La douleur aide parfois à oublier… »

                  Il a fermé les yeux un instant, j’ai cru y voir pendant un moment un gouffre. Il a soupirer puis il a redresser le visage comme si il faisait un effort surhumain.

- En faite si, tu as raison ! Pris sur le fait. Je t’ai trompé Link…Depuis déjà une semaine je te trompe. Je ne serai te dire pourquoi, c’était instinctif, c’était purement du sexe et pourtant ça m’a fait du bien. Je ne peux pas te mentir plus…Alors on arrêtes cette comédie. C’est finit Link. Finit. Finit.

                  Il répétait ce mot inlassablement, il ne me regardait même plus et continuait de répéter que c’était finit. Totalement sous le choc, anesthésier aucune larmes n’est finalement sortis, j’ai monté les marches normalement et je me suis habillé. Très vite redescendu je suis passé à côté de Costia sans dire un mot. Inexpressif j’ai sorti un cigarette que j’ai consumé en moins de deux minutes. Il ne pleuvait pas. Je suis rentré chez moi pour me doucher avant de partir au lycée, Satsuki s’est précipité sur moi me faisant la leçon ! Elle était remonté, prête à me crier dessus pour ce que j’avais fait hier quand soudainement elle s’arrêta net de parler. Elle me regardait avec stupeur, son visage était devenu blanc, ses yeux écarquillés, elle passa une main chaleureuse sur ma joue gelée.

- Link…Qu’est-ce qui c’est passé ? Elle m’a demandé d’une voix maternelle

                    Elle retira sa main, je remarquais qu’elle était mouillé, j’ai passé doucement ma main sur ma joue, j’ai senti les larmes. Je pleurais sans m’en rendre compte, les yeux écarquillés je prenais conscience de tout.

Finit
Finit
Finit
FINIT !

            J’ai explosé, au bord de la folie je pleurais à en réveiller les voisin, je pleurais à inondé la maison ! La main sur mon visage je hurlais ma douleur, je criais revoyant le visage de Costia dans mon esprit lorsqu’il a prononcé ces mots.

- FINIT ! FINIT !! FINIT !!

              On me poignardait ! C’était finit ! Tout était finit ! Il m’a quitté ! Il m’a abandonné ! Tout est finit ! Pour moi, pour ma vie ! Tout est finit ! Je suis seul, seul seul !! Il m’a quitté pour un autre, il m’a quitté et je pleures toute les larmes de mon corps, je pleures à ne plus m’arrêter, les bras de ma mère n’y font rien. Il était le seul qui comptait, il m’avait promis, il était le seul qui me faisait sourire, le seul à m’aimer ! Je ne peux pas le croire ! Je ne peux pas croire qu’il m’ait abandonné ! Je peux pas le croire !! Il m’a quitté… Finit… Costia ne m’aime plus et je sens que je tombe, c’est comme si une main invisible m’avait poussé dans le gouffre. Je suis tombé. Je ne pourrai jamais me relevé… Que me reste-t-il ? Mourir ? Sombrer dans le drogue ? L’alcool ? Partir ? Sans lui tout est fade, sans lui la pluie ne s’arrêtera jamais…
                Satsuki m’a laissé dans ma chambre, le sommeil ne venait pas, juste la douleur, je ne criais plus mes larmes coulaient, elle s’écrasait sur mon coussin comme la pluie commença à s’écraser sur ma vitre. La lumière éteinte, la bouche entrouverte j’étais dans un état second où les souvenirs étaient assassins.
                Finalement les ténèbres vinrent m’arracher à la réalité, j’étais plonger dans un coma sans rêve où tout ce qui m’entourait était mort. La vie n’avait plus aucun sens, j’étais dans un autre monde, je regardais les gens derrière un écran, impassible, indifférent, sans expression, je regardais sans vraiment comprendre. Je n’existais plus. Je ne pleurais plus, je ne savais plus ce que c’était, je ne souriais, je n’allais plus au lycée, j’agonisais sur le canapé changeant de chaîne sans jamais m’arrêter. J’étais un poids mort et Satsuki n’osait rien me dire, elle me nourrissait comme on nourrissait un cadavre, elle tentait de me parler mais je ne répondais, je la fixais sans vraiment avoir conscience de ses paroles. Rien n’était réel, j’attendais seulement qu’on m’achève. Qu’on lance une corde pour me pendre…
                Costia avait brisé ce qu’il restait de bon en moi, je préférais croire que toute ma vie n’était qu’un puissant rêve et qu’il n’était que lui fruit de mon imagination.
                Les journées passaient, Satsuki faisait des allées et retour dans la maison, le père de Costia me regardait avec peine, il venait me serré la main de temps à autre pour m’aider à me battre contre cette maladie inconnu qui me rongeait. Je ne mangeais plus, je n’avais plus d’énergie et je passais mes journées à dormir. « Malade de chagrin » Disait le médecin. Mon âme était morte et son enveloppe ne tardait pas à la rejoindre. J’eus à peine la force de demander une faveur à Nicolayevich-san …

- Ne lui dites rien…

              D’une voix à peine audible je dus lui dire dans l’oreille, c’est comme si elle aussi se terrait au fond de ma poitrine pour ne plus sortir. Il avait acquiescé avec regret. Je ne voulais pas rendre coupable Costia…Je ne voulais pas qu’il pense à moi, je ne voulais pas qu’il me déteste. Je ne voulais pas qu’il ait pitié de moi.
                Pendant un mois j’ai subsisté, je marchais encore, je maigrissais à vu d’œil, aucun aliment ne me rassasiait puisque je vomissais tout de suite après. Dégoûter de moi-même je contractais réellement une maladie. Tout partait en fumer. Tout envie m’était inconnu, aucun désir, tout était cendre. Je voulais qu’on me laisse partir, qu’on me laisse mourir. Satsuki était effrayé, chaque jour un peu plus inquiète je l’entendais parfois sangloter dans la cuisine et si j’avais la force je me serrai bien frappé de culpabilité. Pardonnes moi maman mais je ne peux plus…
               Après deux mois d’agonies le médecin vint me voir, son visage était toujours aussi sévère, d’une petite mine le vieillard à demander à parler avec ma mère en privé quand j’ai soudainement entendu un cri. Elle avait hurlé. La porte claqua et elle sanglotant tentait d’étouffer les gémissements.

- Link ne m’abandonne pas je t’en supplies…Disait elle accroupi devant moi

              Je n’arrivais plus à dire un seul mot. Elle continuait de pleurer prenant ma main fébrile dans la sienne elle pleurait à chaudes larmes alors que j’étais totalement assommer. Mon corps était si lourd, je ne pus retenir mes larmes, la voir ainsi …quel honte, j’avais tellement honte de lui faire mal.
             Je n’avais que très peu d’expression, je pouvais cela dit m’asseoir je n’étais pas encore enterrer, seulement mon énergie tombait à un niveau zéro en milieu de journée.

- Link tu as de la visite, me dit Satsuki d’un ton assez joyeux

                  Je n’y prêtais même pas attention m’attendant au père de Costia ou du médecin.

- Salut pov’ merde.

                 Mon cœur fit un bon, stupéfait je cru un moment que je rêvais.

- Ashley…, avais-je tenter de murmurer

                 Il se tenait devant moi, en chair et en os. Les même cheveux de miel, le regard aussi profond, le sourire encore immature, la même carrure, le même style, l’éternelle sucette. Il était là. Il vint s’asseoir près de moi, je le suivais du regard ne réalisant pas encore qu’il était là. Il eut une petite grimace en me dévisageant.

- Tu as maigri…Tu n’étais déjà pas gros ! Bouff ’ un peu !

              J’eus un petit sourire. Un sourire, l’unique depuis deux mois, la seule sensation de plaisir depuis deux mois. Cette petite émotion réveilla en moi la douleur, cette douleur que je persistais à ne pas ressentir des larmes de joie mêlé à celle de la tristesse se déversaient sur mon visage. Je cachais cette face honteuse dans le creux de son coup tentant de lui parler dans un souffle.

- Il est parti…C’est fini…

                Ashley me caressait les cheveux avec tendresse, il ne disait rien, comme toujours il écoutait ma douleur avec patience, il ne parlait pas, il restait silencieux et se contentait de m’écouter. D’être là. Comme avant. Une fois ma crise de larme passé je me suis endormi dans ses bras, épuisé de pleurer chaque jours il me déposa délicatement sur le canapé avant de rejoindre ma mère de la cuisine, son sourire s’était effacé, me voir l’avait plus touché que prévu. Me voir dans cet état l’avait anéantit d’un goût de culpabilité, semé de « Pourquoi je n’étais pas là? »

- C’est affreux…j’ai du mal à le regarder en face tellement il me fait peur…
- Merci d’être venu Ashley, je sais à quel point tu comptais pour lui et tu lui manquais.
- Satsuki-san reprends courage ! Il va s’en sortir…
- Le médecin m’a dit qu’il ne tiendrait pas le prochain mois dans ces conditions…
- Pourquoi ? Pourquoi je n’étais pas là quand il en avait besoin ?
- Ce n’est pas de ta faute Ashley…
- C’est Costia ? Il l’a quitté mais pourquoi ?
- Il l’a trompé…
- Impossible.
- Acceptes le Ashley ! Il ne lui reste plus que toi pour remonter la pente…Il a besoin de toi.
- Non ce n’est pas de moi dont il a besoin Satsuki…C’est de Costia. Ca été et ça sera toujours Costia pour lui.

             Toujours.
Par Danouch
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Dimanche 24 mai 2009
            
             Je rentre de ma chambre presque en la faisant claquer, il ne se retourne même pas. La tête penchée dans ses devoirs il ne pose pas un regard sur moi. Mon cœur s’accélère, l’inquiétude ou la colère ? Je tente de me calmer, je respire profondément me raisonne et espère que je ne ferai pas de crise de nerf. Finalement voyant que ça ne sert à rien, que sa totale indifférence à ce qui l’entoure m’irrite trop ! Je vais pendre une douche glacée en claquant la porte derrière moi pour montrer mon mécontentement. Je prend de grande inspiration face au miroir, je fixe mon visage me posant mille questions.
          Qu’est-ce que j’ai fais ?
          Je me retiens de ne pas mettre mon poing dans la glace et je jette mes habits pour rentrer directement sous le jet d’eau. Je me détend peu à peu, je secoue les cheveux brutalement.

- Ca va aller…, dis je en soupirant

           Je sors enfin de la douche, j’attrape rapidement une serviette que j’enroule autour de ma taille après m’être essuyé. Une petite pour mes cheveux, je les frotte vivement me défoulant sur ma tignasse, je secoue à nouveau les cheveux qui me pique les yeux. Ils deviennent trop long je devrais peut être les couper. J’allume le sèche cheveux et tout en fredonnant une musique j’essaye de tout sécher.
             Qu’est-ce que j’ai fais ?

- Life is cool ! Just wanna kill ! Myself for you ! So tell me why you say good bye ! Je chante

                Les cheveux sec je les ébouriffe un peu pour qu’ils perdent de leur platitude, j’inspecte ma peau, mon torse, mes yeux. Toujours aussi marron, aussi ordinaires. Je ressors de la salle de bain, Costia est couché et regarde le petit écran sur le mur, les bras derrière la tête il sourit à peine, je lui tourne le dos.
                 Calmes toi…Ne craques pas… J’ouvre mon armoire et attrape un boxer que j’enfile très rapidement, il commence aussi à devenir trop petit. J’ai pris du poids je crois. C’est les fraises ça… Je m’approche du lit et me couche, la couette jusqu’au épaules on ne me voit presque plus, je tourne le dos à Costia et murmure un bref «  Bonne nuit ». Après ces quelques mots je ferme les yeux si fort que j’en ai mal, je tente de ne pas céder à l’envie furieuse de lui demander ce que j’ai fais…Je me dis que ça va passer, qu’il est simplement malade…

- Et mon baiser ? Il demande en éteignant la télé

                Il me retourne en pressant sur mon épaules, j’ouvre les yeux et plante mon regard dans le sien, je laisse tomber les armes et l’embrasse avec passion. Il s’accroche à mes épaules et je le serre par le cou. Nos jambes s’entremêlent et je sens que nos corps deviennent de plus en plus chauds. Je m’écarte doucement, passant ma langue sur mes lèvres. Je le regarde à nouveau.

- Si quelque chose n’allait pas-tu me le dirai n’est-ce pas ? Je finis par lui demander
- J’ai juste un peu mal à la tête…
- Sûre ?
- Ne t’inquiète pas pour moi…J’ai envie de toi Link, dit il d’une voix suave, J’ai besoin de toi !

              Il se met au dessus de moi et entame des baisers plus qu’osés, des caresses intime, j’arque mon corps sous le plaisir pendant que sa langue parcours la longueur de mon corps avec une lenteur calculé. Je frissonne à chaque souffle sur ma peau embrasée, je respire avec difficulté, il se baisse de plus en plus. Il descend mon boxer lentement, prenant bien la peine de caresser le creux de mes cuisses, il y dépose ensuite plusieurs baisers qu’il remonte jusqu’ mon entre jambe. La sensation de sa langue, la chaleur de sa bouche, la douceur de ses lèvres, la rapidité de ses mains. Je nage dans un océan de plaisir, j’étouffe presque, j’attrape les draps et les fait couiner sous mes mains, je me mords la lèvre pour m’empêcher de crier, je griffe le dos de Costia qui s’y prend avec autant de tendresse que de passion. Je finis par me vider dans sa bouche sans que j’ai eut le temps de l’avertir, il se redresse léchant goutte par goutte la semence qu’il reste entre ses doigts, il les lèche tout en me regardant avec désir. Ses yeux bleu brillent de perversité, sa langue s’enroule sur son index, il s’approche de moi harpe ma bouche avec force et pénètre le premier doigts dans mon orifice. Le baiser couvre mon cri, j’eus un léger rictus de douleur mais très vite il disparait à mesure qu’il dilate et caresse. Je me sens bouillir, je jouis à chaque mouvement de son doigts, un deuxième rentre même sans difficulté. 

- Ouvres les yeux Link…, dit il dans un souffle

             J’ouvre les yeux, la sueur sur mon front, il me sourit avec amour. Il vient m’embrasser, je lui caresse l’intimité avec délicatesse, il gémis pendant que je lui fais du bien et qu’il me prépare. Il se redresse à nouveau et m’attire à lui brusquement écartant mes jambes tout autour de son bassin, il prend une jambe avec dextérité.

- Je t’aime…Je t’aime tellement…

                 Pendant une seconde je cru voir un soupçon de tristesse dans son regard mais il fut bref car il me pénétra violement, je ne pus m’empêcher de crier. La douleur était vive mais je savais qu’elle n’était que temporaire, il vint m’embrasser, il vint me mettre un nouveau coup de rein et je lui ai mordu la lèvre si fortement qu’il saignait. Nos langues se mélangeaient au sang, ce qui donnait une autre sensation inconnu encore plus bestiale. Il me possède totalement. La douleur avait fait place au plaisir, je me laissais totalement aller à ses vas et viens puissants ! Mon corps frappant contre le sien, le bruit sauvage de nos deux chair s’entrechoquant j’arquais mon corps entier à chaque cri. Très vite nos gémissement ne faisaient plus qu’un, le visage de Costia transpirait d’efforts, ses muscles ressortaient encore plus, c’était un véritablement dieu grec, un fantasme vivant ! Si beau que sa vue seule me faisait gémir de plaisir ! Le rythme s’accéléra brutalement, il m’attrapa le cou, je me suis redresser, assis contre lui, je m’empalais sur son sexe pendant qu’il me « bisouillait » le cou, la clavicule, les épaules. Il me souleva par les fesses, il se leva du lit, mes jambes autour de sa taille je me soutenais à son cou. Il me plaqua violemment contre le mur et tout en pénétrant avec force les mouvements restaient intenses, rapides, les souffles saccadés, nos cris mélangés, il me levait avec une évidente facilité et le plaisir était encore meilleur, la froideur du mur, la chaleur de son corps, l’humidité de la scène ! La pièce entière avait un orgasme et les murs en tremblaient.
             Ce fut la libération.
              Il me déposa lentement sur le lit, son corps allongé sur le mien soulever par nos deux respirations. Je voulus me retirer de son étreinte pour partir me laver mais ses bras se resserraient autour de moi. Sa tête dans le creux de mon cou il me murmura à l’oreille.

- Pardonnes moi pour tout à l’heure…Je n’étais pas de mon assiette.

               Pour réponse je lui ai déposa un baiser papillon sur les lèvres avant de m’éclipser aux toilettes, quand je suis revenu il dormait paisiblement sur le ventre sa nudité à la vue de tous. Doucement je suis venu me coucher près de lui, contemplant son visage attendant que le sommeil m’emporte à mon tour.
              Le réveil fut difficile, Costia était le premier debout, je ne mis pas beaucoup de temps à me préparer pour le rejoindre dans la salle à manger en bas, encore la tête dans les nuages. Il mangeait tranquillement son bol de céréales pendant que son père lisait le journal sur le comptoir une tasse de café à la main.

- Vous êtes resté là hier soir ? Je demande septique
- Non je suis arrivé ce matin ! Dit il enthousiaste, j’ai demandé à Satsuki si elle pouvait m’emmener à mon boulot puisque j’ai plus de voiture.

               Je regarde attentivement le père de Costia, je l’examine presque essayant de trouver une faille dans son mobile. Il portait les même vêtement que la veille…

- Bonjour mon Linkichou ! Arrivé de Satsuki
- Bonjour maman, dis je d’une voix faible sans quitter des yeux Nicolayevich-san

               Elle déposa un baiser sur ma joue avant d’en déposer un sur la tête de Costia puis une bise rapide avec son père. Tout en regardant la scène qui se déroulait dans cette pièce je me sentais projeter derrière un écran, je n’entendais plus rien et j’observait ma mère avec ce type…Ils semblaient si proches…Serai ce possible ? Non, je me fais sans doute des idées.
              Je vins m’assoir près de Costia, il garde le regard fixer dans son bol, j’attrape le mien et le remplis des petites lettres de toutes les couleurs. J’engloutis ma première cuillère suivit de beaucoup d’autres. Une fois le petit déjeuner pris je cours à l’étage pour récupérer ma veste et mon sac. Costia est sur la dernière marche de l’escaliers en train de mettre ses basket, j’entoure son cou d’une de mes écharpes qui ressort avec ses cheveux mais fait ressortir la couleur de ses yeux. Il me sourit tendrement pendant que j’enroule son cou, je lui dépose un chaste baiser sur la bouche sachant que personne ne nous regardait. Il touche à peine mes doigts du bout des siens, nos mains se frôlent, le temps s’arrêtent. Je recule à mon grand désespoir enfile ma grosse doudoune d’hiver, Costia récupère sa longue veste noir. Un dernier au revoir et partis pour le lycée.
              Une fois dehors je sors une cigarette que je fume immédiatement, Costia mais sa main dans ma poche entremêlant ainsi nos doigts dans un endroit chaud. Dehors il commence à pleuvoir et le vent n’arrange pas les choses, je met donc ma capuche alors qu’il sort son parapluie de son sac. Nous approchons du lycée, il retire sa main. A chaque fois qu’il s’écarte j’ai un léger pincement au cœur, un petit picotement qui m’embête qui ne semble pas important. Pourtant à chaque fois c’est une pincée plus forte, un sensation d’instabilité, de doute. Au début je n’y prêtais même pas attention et plus le temps passe plus j’ai peur qu’il retrouve la vue et s’en rende compte qu’il y a d’autre poisson dans l’eau beaucoup plus attirant que moi.

- Bonjour Constantin !
- Ah ! Bonjour Monsieur Geta !
- Alors heureux de commencer par la philosophie, dit il ironiquement
- Heureux !

              Costia rigole de bon cœur, je lance un regard mauvais au professeur sans vraiment me contrôler. Je lui en veux…J’en veux à tout ce qui le détourne de moi, j’en veux à tout ce qui me remplace dans son esprit, à toute distraction. Un sentiment d’égoïsme m’envahis mais je considère ça comme une preuve d’amour. Je regarde plus attentivement le professeur et prend conscience qu’il est jeune, très jeune. Beau, très beau. Pic…A nouveau ce pincement, cette petite douleur innocente, discrète éphémère mais répétitive. Costia ! Ne regardes que moi !

- A toute à l’heure, dit il en me souriant

                 Il part aussi vite qu’un courant d’air, la pluie est toujours aussi violente, mon regard assombrit par l’ombre de la capuche, je garde une expression évasive même si l’inquiétude se lisait dans mes prunelles. C’est normale d’être jaloux ? Nan ? C’est normale d’aimer au point de vouloir être l’unique aux yeux de celui qu’on aime ? C’est normale d’aimer à s’en faire mal…C’est normale. Une jalousie qui vous prend les tripes, une jalousie qui est prête à vous rendre fou, presque incontrôlable, une jalousie dangereuse, dangereuse pour tous ceux qui s’approchent de l’être aimer. Une jalousie destructrice qui m’effraie.
                Je me dirige à mon tour vers ma classe, j’entre sans retirer ma capuche perdu dans les méandres de mes pensées, le professeur abandonne toutes tentatives de me réprimander. Je n’existe pas pour eux, à leur yeux je suis un cas désespérer, ils espèrent tous me voir échouer et ce qui les fait enrager c’est que je suis sans doute le premier de ma classe. Je sors mon stylo de ma trousse commence à le mâchouiller tout en écoutant les explications du professeur. Je jette un regard de temps à autre à ma fenêtre, je me surprends à suivre les gouttes le long du carreau jusqu’à ce qu’elles meurent sur le bois. Je soupire d’ennuis, mes yeux se perdent dans le vide et je commence à partir loin de mon école pour rêver au dessus des nuages. 
               Je rêve de Costia, je revois sa bouche, son sourire tendre et doux, ses beaux cheveux noirs fin, ses yeux sibérien aussi glacial que ceux d’un loup. J’en frémis de plaisir, il me manque. Puis ce fut la douche froide, les nerfs me montent, je revois le professeur, le beau blond au regard chaud d’Europe. Un allemand sans doute, sa belle couleur laiteuse, son sourire charmeur ! Sa façon de parler à Costia, à mon Costia. Je tortille avec plus de sauvagerie le stylo jusqu’à ce qu’il se brise de ma bouche. C’est insensé…Je suis fou de rage et en même temps ridicule ! Je l’aime à en mourir et à en tuer.

- Excusez moi de vous déranger je tenais à vous présenter votre nouveau camarade de classe ! Sora Sakatura.
- Bien. Sora-kun vas t’asseoir à la place de Ashley-kun, au fond de la classe.

            Pourquoi est-ce qu’il le remplace déjà ? Pourquoi tout le monde veut qu’on oublie Ashley ? Il était parmi nous il n’y a pas si longtemps, il dormait sur cette table, se balançait sur cette chaise. Pourquoi l’effacer ? Je n’ai pas rêvé, il n’est pas partit depuis très longtemps que Ashley fait parti du passé ! Trop énervé pour continuer de suivre sagement les cours je décide de sortir de la classe, les élèves me regardent, surpris, ranger mes affaires, je sors de la classe sous les yeux ébahis de notre professeur. J’en suis encore plus irrité ! Je claque la porte, le directeur ne prend même pas la peine de venir me chercher, il part dans son bureau comme si il ne m’avait pas vu. De toute manière rien ne m’empêchera d’avoir mon Bac.
            Je met directement ma capuche, la lumière du jour me fait presque mal, plongé dans les ténèbres de mon humeur je me sens comme un vampire au soleil. Je veux rentrer chez moi et m’enfermer dans ma chambre en mettant la musique à fond, je veux crier dans un coussin à ne plus pouvoir respirer, je veux frapper sur ma tête de lit à ne plus sentir mes mains. Je bouillonne, tout mon corps frissonne. Les dents serrés je m’efforce de traversé la cours sans prêter attention au regard des curieux sur les bancs. Je remonte la fermeture de ma veste, presse le pas pour échapper à cet prison, ma poitrine se serre ! J’ai l’impression d’étouffé !

- Tiens, v’là la tapette du lycée…

          Bingo.

- Répètes, dis je en l’assassinant du regard
- Qu’est-ce que tu cherches tafiole ? Tu veux que je t’encules à sec ? Dit le garçon en crachant par terre

                Sa veste était rouge, rouge comme le sang, rouge comme ma vue. Mes poings se serraient j’ai jeté mon sac au sol, retirant ma capuche je me suis avancé vers lui à grand pas. Les dents serrés, le regard mauvais, le battement dans mes temps au rythme d’une musique aliénante. Sa peau était brune, son regard était sombre comme la nuit, sa peau transpirait l’excitation du combat. Des yeux pleins d’arrogances, la bouche crispé dans une grimace provocante. Je brûlais d’envie de lui écrasé cet air trop fier contre un tronc d’arbre, de frotter son visage contre l’écorce jusqu’à ce que des lambeaux de peaux tombent à terre que ces hurlements alertent la police.

- Tu veux essayer espèce de battard ! Je hurle de rage

              Le poing est parti. La mâchoire craquante, je tombe à terre sous la pression une douleur lacérant à l’intérieur de ma joue. Je me rattrape avec les mains dans les cailloux, je sens un bout de verre qui me rentre dans la peau. Ma vue se trouble, je n’avais jamais eut aussi mal après un coup. Je l’entends rire, se moquer de moi, je l’entends m’insulter, appeler ses amis. Il rit, il rit d’une voix roque, une voix qui me révulse. Je le regarde, mes yeux le fusillent. Je crache ce liquide rouge au goût de fer, il rit encore, les poings serrés je transperce des cailloux dans ma peau de rage. Sans même me contrôler je me suis relevé hurlant comme une bête sauvage ! Je lui met une droite bien placé, prit dans un élan de folie mes cris étouffent le moindre bruit. Je le rattrape par le col avant qu’il ne trébuche, une autre droite, je l’enchaine encore et encore.

- LINK !!!!!!!

            On m’écarte, je suis projeté en arrière, je continue de me débattre, je cri à faire fuir les oiseaux. Tenu par des bras forts et puissants je continu de me débattre aveugler par la haine ! J’avais cette envie, ce besoin, cette addiction ! Il fallait que je le frappe, qu’il subisse pour les autres. Il fallait que je me défoule, qu’il représente toute ma colère, que je le frappe encore et encore ! Jusqu’à ce que l’épuisement m’arrête.

- CALMES TOI ! LINK !

             Le professeur, le blond me tenait. Sa prise était puissante, impossible de m’en défaire et plus je me rendais compte qu’il me touchait plus je devenais incontrôlable hurlant des « LACHEZ MOI !! ». C’était lui qui aurait du subir ma haine, c’était son visage angélique qui aurait dut être criblé de balle !
             Une fois calmer, du moins maîtriser, ma respiration forte comme un taureau qu’on tenait par des chaînes je regardais les élèves autour de moi. Le professeur m’a enfin lâché, je me suis immédiatement écarté de lui, lui lançant des regards plus que meurtrier, je reprenais mon souffle les sourcils toujours froncés. J’aperçu Costia. Il se tenait derrière le professeur, la bouche un peu ouverte, les yeux exorbités. Il semblait terrifié, paralysé, surpris pour ne pas dire tétanisé. Je le regardais avec la même haine, je n’étais plus le même à ses yeux. Il ne me reconnaissait pas et j’avais l’impression qu’il me regardait comme si j’étais devenu un monstre, me regardant dans ma chambre de verre avec ma camisole ! Ce regard plein de pitié.

- HIROKI LINK ! DANS MON BUREAU ! Cria le proviseur

             Je l’ai suivis sans broncher. Tout le monde me regardait comme si j’étais un criminel. Une fois dans le bureau j’ai eus le droit à tous les sermons, toutes les leçons possibles, le proviseur convoqua ma mère et la police. Je m’en tirais avec une semaine d’expulsion et un travail d’intérêt général. Sortis du bureau totalement calmer, j’avais l’impression que le poids sur mes épaules s’étaient alourdis. J’avais cédé…J’avais craqué à des impulsions meurtrière et voilà que je me rendais compte que ça ne me soulageait pas du tout.

- Link… Une petite voix.

            Costia restait à quelques mètres de moi, à la fois méfiant et terrorisé. Il était plus grand et plus corpulent et pourtant je sentais sa peur d’où j’étais. Une envie horrible de pleurer. Qui avait le plus changer ? Moi ou lui ?
            Je suis parti le pas lourd, la veste ouverte, dehors il pleuvait à verse, le ciel était encore plus sombre que d’habitude l’orage était menaçant. L’air était frais, la pluie couvrait les appelles de Costia, il continuait de me suivre. Les cours étaient terminés depuis déjà une heure plus personne n’était dans la cours je marchais seul au milieu de la pluie avec comme ombre l’amour de ma vie.

- Link arrêtes toi s’il te plait !

             Qu’est-ce qui nous ai arrivé ? Il y a de ça quelques jours tout allait bien…Il y a de ça une semaine je nageais dans le bonheur, bercer dans les bras de mon amant. Il y a de ça un an, nous étions trois et je peux dire avec le recule que j’étais heureux.

- Link.

              Il me tint la main, la sienne était chaude, douce, pleine de bonté. Elle avait réchauffé mon cœur, ce simple contact avait suffit à m’adoucir, me rendre moue comme de la guimauve, ce simple contact avait remué mes tripes, un point encore plus fort, des picotements dans les yeux. La gorge serrée j’ai à peine laissé échapper un gémissement que mes larmes passèrent le barrage de mes yeux, Je ne pouvais plus les contenir et elles se déversaient sans retenu sur mon visage crispé de douleur. Tous les deux sous la pluie, à la vue de tous et à la fois dans notre monde. Nous étions seul. Il me tira et me plaqua contre son corps, je pouvais entendre son cœur battre derrière sa veste, je pouvais sentir son souffle sur mes cheveux et sa main se niché dans le creux de mon cou. Il me serrait si fort que mes poumons étaient compressés, il me serrait si fort que je pouvais entendre nos deux cœurs battre à l’unisson. Le plus important c’était qu’il ne me rejetait pas, ce qui m’importait maintenant le plus au monde c’était qu’il ne me rejetait pas…
               Nous sommes restés sous la pluie pendant près d’une heure, j’étais trempé, il était trempé mais cela nous importait peu. J’ai redressé le visage, ruisselant d’eau, le sien gouttant sur ma joue, j’ai attiré sa bouche jusqu’à la mienne, un baiser humide, tendre et langoureux. Les larmes me revinrent au premier contact de ses lèvres, la peur qu’il me quitte, que je le perde me pressait la poitrine, rien que d’y penser j’en avais mal. Ses mains plaquées sur mon visage il approfondissait le baiser avec passion, la nuit tombait et nous étions encore au milieu de la cours. Il ma soudain pris par la main et s’est mis à courir comme un dératé, je l’ai suivis tant bien que mal encore surpris de cette course au milieu des flaques grandissante. J’eus un sursaut de frayeur lorsqu’un coup de tonnerre grondai avec force ! J’ai continué de suivre Costia.
               Nous étions devant sa porte, il m’a fait pénétré à l’intérieur sans quitter nos chaussures, la maison était vide et silencieuse. Il m’entraîna dans sa chambre ferma la porte à double tour et sans même allumer la lumière il me retira ma veste avec la plus grande tendresse. Le rythme de mon cœur s’était calmé, je reprenais souffle sans pour autant respiré correctement. La chaleur m’envahissait, la lenteur calculé dont faisait preuve Costia me faisait bouillir de désir. Je tremblais. Avec délicatesse il m’attira à lui comme on attirait une pauvre créature sans défense, le regard charmeur, la bouche entrouverte, il caressait mes lèvres, m’embrassait avec passion. Il retira mon pull trempé avant de retiré le sien. Nos deux torses humides, soulevés l’un contre l’autre, il m’enlaçait avec force et tout en m’embrassant me fit basculer sur son lit. Son regard, triste, torturé. Il me regardait comme si il allait me perdre et sans que je puisse lui demander il m‘embrassa avec passion, quelques gouttes tombèrent sur ma joue. Que t‘arrivais-t-il Costia ?
              Dévores mon âme, pénètres ma chaire, bois tout mon sang. Fais de moi une partie de toi pour que jamais on se sépare. Aimes moi eu point d’en mourir, aimes moi au point d’en tuer. Aimes au point d’en perdre la raison, ne regardes que moi ! Ne touches que moi, ne souris qu’à moi.
Par Danouch
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Jeudi 21 mai 2009

            
        Les cours ont repris, il ne pleuvait plus, Ash n’est pas revenu après les vacances. Je crains qu’il ne reviendra pas mais au fond je garde espoir, maintenant j’avoue que c’est moins drôle d’être en classe. Lorsque je regarde à l’opposer de ma place la chaise est vide, Ashley passait son temps à dormir sur sa table, à manger des sucettes au citron ou à tapoter sur sa trousse avec deux crayons comme si il était sur sa batterie. Je me suis concentré sur les maths pour une fois, essayant de comprendre les exercices. C’était peut être le seul avantage des maths à mes yeux, une fois que j’étais lancé difficile de m’arrêter et je ne pensais plus à rien d’autre. La matinée s’est donc écoulée dans les calcules passionnant de mon prof, à la pause je ne suis pas sorti dehors le temps couvert déplorable me déprimait et puis Costia n’avait pas de pause lui donc ça ne servait à rien que je sorte. 
              La fin des cours sonna et je me suis précipité pour sortir, comme toujours j’étais le premier à sortir et le dernier à rentrer. Je n’ai pas attendu les devoirs puisque je ne les faisais jamais j’ai directement pris la direction de la classe de Costia, lorsque je suis arrivé tout le monde était sortit, il ne restait plus que lui et le professeur. Ils semblaient discuter de littérature ou de philosophie, des trucs qui me passent carrément au dessus de la tête alors je me suis adosser au mur et j’ai attendu.

- Pour ce sujet je te conseil Hobbes et Rousseau !
- Rousseau me sort par les yeux, sourit Costia
- Tu préférerai Kant ?
- Bien sûre !
- Bonne appétit Constantin !
- Merci Monsieur à vous aussi.

             Le professeur de philosophie lui fit un bref salut et s’en alla aussi tôt, Costia lui suivait du regard toujours amuser par leur discussion.

- J’adore ce prof ! Ca façon de faire le cours est passionnante ! Me dit Costia
- Certainement.

            Il me regarda enfin et me fit un grand sourire, il vérifia que nous étions seul dans le couloir puis il m’embrassa avec passion. Il voulut se retirer mais je le retins pour approfondir notre baiser ce qui ne semblait pas lui déplaire, la fougue nous emportait quand nous nous sommes détaché brusquement. La fougue nous emportait un peu trop. J’en eus le sourire, nous sommes rentrer chez nous pour le déjeuner, j’eus presque de la peine à le laisser devant chez lui mais son père l’attendait surement pour commencer alors je me suis dépêchez de lui dire au revoir pour ne pas que ça soit trop difficile. J’ai commencé à courir pour m’écarter de la tentation de repartir le chercher et surtout pour arriver au plus vite chez moi, Satsuki devait également m’attendre. 
              Après avoir jeté ma cigarette devant la porte, je suis vite rentré. Le courant d’air fit voler des feuilles qui étaient sur le petit meuble du téléphone à côté de la porte.

- Merde !

             Je ramassa en vitesse et en pagaille le tas de feuille pour y poser négligemment sur le meuble quand l’une d’entre elle attira mon attention. Une enveloppe qui m’était adressé.

- Link ? C’est toi ?
- Oui je suis rentré !

            Je reposa la lettre pour me presser dans la cuisine, elle avait fait des pizza ! Une chose qu’elle ne peut pas rater au moins !

- Il y a une lettre pour toi tu l’as vu ? Me dit elle aussi tôt en déposant un baiser bruyant sur la joue

          Comme à mon habitude cet élan d’affection me gêna et je fit la grimace. Je partis m’assoir sur la table.

- Oui je l’ai vu ! Qui me l’a envoyé ?
- Il me semble que les timbres sont américains.
- Ashley !

           Je me suis précipité dans l’entrée manquer de tomber à cause du tapis j’ai tout de suite ouvert la lettre, j’avais les mains qui tremblaient tellement j’étais impatient. Il y avait deux pages de lettres ! Ashley pouvait donc écrire…Non je plaisante ! Ca me faisait tellement plaisir qu’il m’est écrit que je ne tien plus en place ! J’ai tellement envie de lire cette lettre immédiatement mais ça prendrait trop de temps. Je décide donc de poser la lettre et de partir manger d’abord sautillant de joie. 

- C’est bien Ashley !
- Comment va t-il ?
- Je n’ai pas encore lu la lettre maman ! Dis je la bouche pleine de pizza
- Il me manque Ashley-kun ! Il était si beau ce garçon je suis sûre qu’il a trouvé une fille là bas ! Il en a fait tombé plus d’une sans doute ! Rit ma mère
- Maman…Il est gay.
- Oh ! Bah c’est la même chose ! Des files, des garçons peu importe ! Il n’empêche que c’est un garçon magnifique.
- T’as toujours eus un faible pour lui avoues, dis je en la taquinant
- Crois moi si j’avais votre âge il ne serai pas rester gay pour longtemps ! Haha !

            J’engloutissais les parts de pizza pour vite récupérer la lettre et commencer à la lire dans le salon, j’ai sauté sur le canapé, calé un coussin derrière la tête et j’ai entrepris ma lecture.

Hi Link,
Tout d’abord comment vas-tu ? Moi ça va, je voulais commencer par te dire que tu me manquais grave ! Et Costia aussi ! J’avoue qu’ici c’est moins drôle, l’avantage c’est que vous n’êtes plus là pour me balancer des coussins sur la tête…à dire vrai ça me manque aussi. Les Etats-Unis ce n’est pas aussi beau que le Japon, ici il n’y a que des gratte-ciels alors qu’au moins à Kyoto on y trouve beaucoup de parc ! Cela dit c’est pas important vu qu’il pleut tellement que je sors peu, si ce n’est pour aller avec mon père jusqu’à son job ou aller dans une école international. J’y suis inscrit pour le reste de l’année…
J’aurai aimé te le dire de vive voix, par téléphone mais ça coûte très cher ! Mais surtout je crois que je n’y serai pas arriver…ta voix m’aurait sans doute fait changer d’avis. A part ça l’école n’a rien avoir non plus avec le lycée au Japon, ici c’est plus grand, plus luxueux. Tu aurais du voir la tête des professeurs quand j’ai brûlé l’uniforme que je devais mettre ! Même à Kyoto ils ont pas réussi alors c’est pas dans un lycée de fils à papa que ça arrivera ! Conclusions j’ai déjà eut des ennuis, ne rigole pas ! Je vois d’ici ton sourire l’air de dire «  T’es irrécupérable .. » Tu me connais, si j’avais accepté cet uniforme tu ne m’aurai pas reconnu n’est-ce pas ? Encore un petit détail ! Je n’ai pas pus dormir tranquillement en cours cette fois, alors j’ai encore eus des ennuis ! J’ai dus dormir dans un couloir au dernier étage où il n’y avait personne. Le sol est drôlement froid aux States ! RIGOLES PAS !
Mon père m’a acheté une nouvelle batterie hier, tu devrais voir comme elle est splendide ! Je me voyais déjà sur scène, plus j’en joue et plus je pense à vous c’est un bien comme un mal. Comment va ta mère ? J’espère qu’elle retrouve la forme, le sourire, la joie de vivre ! Ca serait drôlement dommage elle qui était un rayon de soleil à elle toute seule, fait un lui un gros kiss de ma part. Le bébé pousse ? Comprends là Link…Je sais que c’est dur pour toi qui revoit sans cesse ses images mais tu dois te mettre aussi à sa place, si cet enfant est ca seule manière d’être heureuse ne lui enlève pas ! Soutient la, aides la. Je sais que tu comprends ce que je veux dire. En ce qui me concerne je te promet de t’écrire tous les mois, même si on ne se reverra pas avant un moment je souhaite que tu saches que tu restera toujours mon meilleure ami…Je tiens aussi à m’excuser pour la dernière fois, on ne s’est pas vraiment quitté en bon terme et j’espérais du plus profond de moi que tu ne m’en veuilles pas ! Tu me connais toujours trop passionné ! Toujours trop impulsif… Je préfère également te dire ça par lettre, si j’avais été en face toi ma fierté m’aurait rendu muet. Je t’aimais Link…Depuis tellement longtemps, plus que comme un frère, plus que comme un ami. Je t’aimais comme tu peux aimer Costia mais je ne désirais pas m’interposer entre vous, votre attirance était évidente ! Aux yeux de tous…Surtout des miens. Avec le recule je me rend compte que je suis véritablement heureux pour vous, faites moi plaisir et rester ensemble très longtemps ! Je tiens à te dire que tu es avant tout mon ami à présent. Bon chance pour la suite Linkichou ! ^^ Je reviendrai un jour. En attendant sois heureux !

Ash.
 

                    Une fois la lettre terminer j’ai pris une grande inspiration, ses quelques phrases m’avaient plus touchées que jamais, un point dans la poitrine faisait monté l’émotion dans ma gorge. Mon regard se perdait dans le vide, je me rendais compte que nous étions tous les trois séparés pour de bon. Plus rien ne sera comme avant, moi-même j’ai changé et j’ai l’impression que ce saut dans l’avenir me permit d’entrevoir l’homme que j’allais devenir. Finit les rigolades et l’innocence place aux problèmes et au bonheur. Lorsqu’on se rend compte que l’on va devenir un homme nos souhaits changent totalement, avant mon unique souhait était de ne jamais baissé les yeux car la fierté était mon arme mais depuis quelques temps mon souhait est de vivre le plus longtemps possible aux côtés de Costia, de faire en sorte de ne plus jamais blesser ma Satsuki. Je veux devenir un homme pour protéger les deux êtres qui me sont le plus cher et j’espère de tout mon être que Ashley fera parti de mon future.
               Il est l’heure de repartir pour le lycée, après un bref baiser sur la joue de ma mère je cours jusqu’à chez Costia, il m’attend sur le muret devant sa maison, il a un grand sourire et je lui saute littéralement au cou. Je vois tout d’un nouvel œil, rien ne me fait peur et le bonheur apparait peu à peu dans mon horizon, je cesse d’en rêver dés à présent.

- Qu’est-ce qui te rends si joyeux ? Me demande-t-il étonné
- J’ai reçu une lettre de Ash !
- Comment vas t-il ? Il me demande aussi tôt
- Très bien ! Il finit l’année là bas et il ne sait pas quand est-ce qu’il rentrera…Je t’avoue que ca me rend triste mais il m’a dit des choses qui m’ont donner le sourire. Je t’aime Costia !
- Moi aussi je t’aime…

             Il garde un regard septique même si il sourit, je ne lui explique pas ce qui se passe en moi, je me contente de lui dire que je suis un homme comblé. Il cesse de s’inquiéter et nous partons main dans la main jusqu’au lycée, arriver devant on se lâche comme d’habitude, nous nous séparons à la sonnerie. Je suis bien les cours encore, le professeur me demande de rester après l’heure de cours. A contre cœur à la sonnerie je reste quelques minutes avec lui, il me demande des nouvelles de Ash je lui explique qu’il ne reviendra pas de l’année, il semble triste. Monsieur Honda était un des rares professeurs à apprécier Ashley, c’était un professeur d’Histoire, Ashley était imbattable en Histoire.
            Je repars rapidement pour rattraper Costia, il devait certainement m’attendre dehors, comme si j’avais le diable au trousse j’accélère pressé de pouvoir l’embrasser. Il suffit pour que j’y pense pour que l’idée m’obsède.

- Link !

          Je freine automatiquement. C’était la voix de Costia, je me suis retourné brusquement, il marchait tranquillement derrière moi l’air un peu gêné.

- Tu m’attendais ? Il me demande
- Non j’ai cru que c’était toi qui m’attendais, dis je surpris
- Désolé je suis resté à parler avec le professeur de philo, tu faisais quoi toi ?
- Je parlais avec le prof d’histoire, il demandait des nouvelles de Ash.
- Ah ! Je suis content que tu ne m’attendais pas je m’en voulais de t’avoir fait attendre…

           Après avoir repris mon souffle, nous sommes parti tranquillement jusqu’à chez moi ma mère devait nous attendre depuis un certain temps, le trajet était calme et je sentais une certaine tension qui augmentait, j’avais pourtant la main dans la sienne mais il était ailleurs. Perdu dans ses pensées j’ai sorti une cigarette de ma poche pendant qu’il ne me regardait pas. J’ai fumé en délectant ma clope, j’en fermais les yeux de bien être. Mon perron à porter de vue je me suis dépêché de fumer pour jeter ma cigarette avant que Satsuki ne me voit, Costia n’a toujours pas daigné me regarder, je met la faute sur les cours et la fatigue.
          Nous sommes rentrer chez moi avec la douce odeur de fraise qui planait dans l’air, totalement accro à ce fruit le grand sourire sur les lèvres je me suis précipité dans la cuisine. Ma mère préparait des fraises pour le dessert, j’ai tout de suite prit une barquette pour moi tout seul. J’aurai aimé pouvoir tomber enceinte juste pour cet avantage ! Manger des fraises à longueur de journée.

- Ne les manges pas toutes ! Ce soir Nicolayevich-san mange à la maison j’aimerai qu’il m’en reste un saladier au moins !
- Fallait y penser avant, dis je en dégustant mes fraises juteuses
- Bonjour Satsuki-chan. Dit Costia sans sa veste ni son sac

          Je m’assois à même le sol avec ma barquette entre les jambes, je les dévore totalement tout en les savourant.

- Costia je vais t’appeler ma fraise à partir de maintenant pour te montrer à quel point je tiens à toi !
- Crois moi c’est une sacré preuve d’amour, rit Satsuki

           Il a un léger sourire, il m’observe pendant que je mange comme un enfant un gâteau au chocolat ! Il s’assoit sur la comptoir face à ma mère qui prépare le dîner. Après avoir manger deux barquettes de fraises j’emporte Costia avec moi, nous montons les escaliers pour nous enfermer dans ma chambre, alors que j’allais le plaqué sur le lit il m’écarte en m’embrassant avec une tendresse infinie.

- Je n’ai pas la tête à faire l’amour maintenant Link, j’ai beaucoup de devoir.

          Il se met aussi tôt à faire ses devoirs, je me sens frustré alors je me défoule sur la guitare, je joue des morceaux endiablé du vieux rock qui a bercé nos parents et qui a inspiré les nouveaux. Je joue des ballades plus douces qui calme mes ardeurs et me plonge dans une paisible sensation. Ca ne semble pas déranger Costia qui est plongé dans ses gros bouquins, rien qu’à le regarder j’ai mal à la tête mais cette façon qu’il a de froncé les sourcils, mordillant son crayon avec une main dans les cheveux le rend irrésistible. Des frissons parcours mon corps entier, je me ressaisi et ferme les yeux. Mon cœur bat la chamade.
           La voix de Satsuki résonne dans toute la maison, elle nous appelle pour passer à table, j’arrête de jouer et me redresse avec énergie, Costia se frotte les yeux avant de me rejoindre, il dépose un nouveau baiser sur mon font avant de me passer devant. L’inquiétude finit par me gagner, il me parait de plus en plus étrange depuis cet après-midi, l’esprit ailleurs.

- Salut les garçons ! Nous lance le père de Costia
- ‘Lut
- ‘Pa ! Dit il simplement
- Ouh là…Tu es une sale mine Costia, t’es malade ? Demande le grand roux
- J’espère pas. Réponds le concerner 
 
         Je m’installe à table sans le quitter des yeux, Satsuki arrive comme une fleur et nous dépose le repas sur la table, pour une fois c’est un vrai festin, je mange tellement vite que mon ventre me fait déjà mal. Je regarde l’assiette de Costia, il n’y touche plus, elle a à peine été touchée. Je commence sérieusement à me poser des questions.

- Voilà le dessert !

         Satsuki nous apporte les fraises tellement préoccuper par le comportement anormale de Costia je touche à peine au fraise, Satsuki elle aussi a peur, elle demande à Costia si il veut aller à l’hôpital, le père en revanche ne dis pas un mot mais semble dans une grande réflexion. Le repas terminer je me dirige vers le salon, je m’étale de tout mon long sur le canapé attendant que Costia me rejoigne comme d’habitude mais il ne vient pas. Après vingt minute seul sur le sofa je me retourne vers la table pour voir si il mange toujours mais seul Satsuki et son père y sont. Ils discutent tranquillement. Je serre les dents, son comportement m’énerve. J’ai l’impression qu’il me cache quelque chose et ça me rend fou rien qu’à l’idée que je ne sois pas au courant ou qu’il ne juge pas utile de m’en parler !

Par Danouch
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Dimanche 17 mai 2009

                  La nuit était bruyante, la pluie tombait avec fracas sur les carreaux de la chambre de Costia, il semblait dormir paisiblement couché sur le ventre la tête tourner vers la fenêtre, le visage serein, les paupières fermer je le fixais un instant me demandant si il rêvait. Je regardais la pluie couler le long du verre, il n’y avait aucune lumière qui entrait dans la chambre mais mes yeux s’étaient habituer au noir et je percevais tous les objets dans la chambre. Son bureau, son armoire, sa guitare, sa table de chevet et enfin son lit.
               Les événements de la soirée me revenait en tête sans cesse, je n’avais pas gêner Costia avec mes questions il devait être assez troubler comme ça mais après le départ de Misha l’ambiance était plus que morbide, nous sommes aller nous coucher après le dîner, Costia ne m’avait encore rien dit sur sa décision. Il s’est couché dés son arriver dans la chambre sans un baiser de bonne nuit, sans un regard, il a fermé les yeux et s’est assoupi. Je me suis terré dans le lit avec tristesse même si je le comprenais, cependant le fait qu’il cache ce qu’il éprouve m’inquiétait, je savais qu’il allait mal et cette façon de ne rien laisser paraître, de tout garder pour soit et de se dire « Demain ça sera de l’histoire ancienne, ça ira mieux. ».

- Ca n’ira pas mieux.., murmurais je

           J’ai remonté la couette sur moi espérant que le froid qui me gagnait peu à peu s’estompe, que l’inquiétude et la frustration fassent place au sommeil. Je tournai le dos à Costia quand je sentis soudain ses bras m’enlacer et me tirer contre lui, il enfouit sa tête dans mon dos.

- Costia…
- Chut…

          Il me déposa un baiser dans le creux de mes rein et colla son visage contre moi, je sentis sa peau fraîche devenir humide en quelque seconde. Il pleurait. J’aurai voulus me retourner et le serrer contre moi pour le bercer et le consoler, lui dire les mots qu’il faut. Mais je ne savais pas faire, comment aider quelqu’un qui se sent seul ? Qui se perd dans ses pensées ? Des mots comme «  Je suis là… » « Je comprends ta douleur… » « Ca ne peut que aller mieux. » C’est tellement déplacé ! Je ne sais rien de sa douleur, je ne sais rien de l’avenir et ma présence n’effacera jamais sa peine. Je me contente de rester près de lui, de ne rien dire, ne rien faire, par peur d’empirer sa souffrance. Il resserre son étreinte et un petit gémissement parviens à mes oreilles, il est soudainement secouer de soubresauts. Je l’entends à peine sangloter et je me glace sur place. J’ai un point dans la poitrine, de la colère, de la pitié, de la tristesse, je me sens si impuissant que je suis totalement paniqué. Je me retourne brusquement incapable de tenir plus longtemps, je relève son visage et le regarde dans les yeux. Leur lueur me foudroie, le regard larmoyant, le visage débordant de larme son masque tombe à terre. Je me rend compte que c’est la première fois que je vois Costia pleurer, c’est la première fois qu’il laisse entrevoir ses sentiments, sa douloureux. Il me regarde profondément, je l’attire longtemps contre moi et le serre à l’en étouffer presque, je ne supporte pas de le voir ainsi, je ferme les yeux aussi fort que je peux priant pour qu’il arrête mais j’entends qu’une nouvelle explosion de larme le noie dans son chagrin. Je me mords la lèvre murmurant une chanson comme pour calmer un enfant. Je le serre contre moi, il continue de pleurer, je chante plus fort tentant de cacher le son de ses sanglots. Je plisse les yeux en espérant de tout mon cœur que ses larmes sèchent, que ses blessures se referment, que ma voie le berce pour qu’un sommeil l’emporte dans un autre monde.
            Ce fut moi qui m’endormie le premier. Le réveil ne fut que plus brutal, le froid m’avait sorti de mon profond sommeil. Je frissonnais et n’avais plus un seul bout de couette pour moi, lorsque je me suis retourné Costia dormait paisiblement emmitoufler dans un rouleau de couverture. Finalement je n’avais pas le cœur à le réveiller, je me suis décidé à prendre ma douche. Comme rarement je fus le premier à être debout, j’eus soudainement un sentiment de nostalgie. Costia se réveillait toujours le premier et Ash le dernier, je l’imaginais encore endormie sur la couveuse complètement sous la couette. Je me souvenais de sa tête lorsque je lui avais lancer un coussin pour le réveiller. Il était insupportable après ça et nous nous amusions à nous moquer de sa tête de cochon.               
             Ashley avait pour rêve de se réincarner dans un ours pour dormir durant trois mois entier et se réveiller au soleil. Il avait horreur du froid.

- Bonjour, me dit une toute petite voix derrière moi

           Je n’ai pas eut le temps de me retourner que Costia m’enlaçait déjà posant sa tête sur mes cheveux humides. Il ne grimaçait pas, ses yeux mis clos il avait tout de même meilleure mine.

- Tu aurais put m’attendre, on aurait pris une douche à deux. Il dit en déposant un baiser sur ma tête
- Je sais très bien comment ça serai finit. Dis je un sourire espiègle

          Pour mon plus grand plaisir il esquissa le même sourire et partit sous le jet d’eau, j’étais rassuré maintenant, il avait l’esprit serein, il n’avait pas changé, il était toujours d’aussi bonne humeur.

- J’ai bien réfléchi, dit il derrière le rideau, je vais rester ici. Ma mère va me manquer mais je ne repartirai pas pour la Russie j’aime trop ta peau parfumé à la cerise le matin.

          Mes joues prirent feu.

- Tu as encore les cheveux tous humides.

              Il avait une serviette sur sa taille et en déposa une sur mes cheveux tout en les astiquant avec force. Je laissa échapper un petit « aie ». Il redressa mon visage avec encore la serviette sur la tête. Ses yeux sibérien se plantaient dans les miens, quelque gouttes tombaient encore sur ses épaules, il n’avait aucune expression et me dévisageait littéralement. Je me sentais gêné et la joie de sa décision m’empêchait de parler. J’étais encore trop dans l’émotion pou dire quoi que ce soit, sa vue me rendait muet d’admiration. Il était si beau, mon cœur battait plus fort que jamais. Il n’y avait pas de mot pour exprimer ce que je ressentais pour lui, c’était lui et personne d’autre.

- Je ne te quitterai jamais. Dit il de sa voix suave
- Une promesse. Dis je à mon tour à peine conscient
- Toi et personne d’autre. Il m’embrassa si tendrement, un délice venu du ciel.

               La pièce s’était illuminé sous la flamme de notre amour, nous ne faisions plus qu’un. Un pacte scellé. Je n’imaginais pas ma vie sans lui, c’était une aberration ! Rien que d’y penser j’en avais le cœur brisé, mais il était là. Bien là, il m’aimait autant qu’on pouvait aimer une personne. Je le ressentais dans la moindre parcelle de ma peau, dans la moindre cellule de mon corps son amour me transperçait à chaque fois qu’il posait les yeux sur moi, à chaque fois qu’il m’embrassait ou me touchait. Je l’aimais tout autant, plus je le perdais et plus je m’en rendais compte. Il était ma raison d’être, l’unique but de mon existence. J’en remerciais presque mes parents de m’avoir abandonner au milieu de la neige sans ça je l’aurai sans doute à peine croisé dans la rue, j’aurai été attiré par lui mais je ne l’aurai plus jamais revu et il aurait disparut de ma mémoire.
             Il est ma vie, il est ma moitié, il est le seul qui pourra combler ce vide effrayant au fond de mon cœur.
             Ce fut une heure plus tard que nous sortîmes de la salle de bain, j’entendais les pas du père de Costia dehors, il essayait sans doute de réparer sa voiture. Nous sommes donc descendu dans la cuisine pour déjeuner, ma mère était restée également ici hier soir. Etant donner que je refusais de la laisser seul et que Costia ne voulait pas que je parte, elle a dormi dans la chambre d’ami. Je n’osais toujours pas la regarder dans les yeux, son sourire artificielle, cette bonne humeur feinte et cette façon de ne pas en parler. C’était dingue, je ne pouvais pas m’y faire. Cette chose poussait dans son ventre et je n’arrivais pas à l’accepter c’était plus fort que moi.

- Les garçons j’ai besoin de vous dehors, cria le père de Costia depuis l’extérieur

              Costia ne soupira même pas, contrairement à d’habitude, je voulus le suivre mais il posa une main ferme sur mon épaule.

- J’ai besoin de parler avec mon père seul, dit il
- Je comprends.

            Je le laissais donc partir seul, retrouvant son père, j’espérais seulement que tout ira bien et que ça l’aidera à affronter le divorce. Je continuais à manger mes céréales dans le silence, Satsuki marmonnait une chanson comme elle faisait avant … J’arrêta aussi tôt de manger et fixant mes céréales de toutes les couleurs. Le vue troublée je m’étais plongé une seconde dans mes souvenirs, je me suis brusquement levé pour aller jeter mes restes de céréales. Moi aussi j’avais besoin de parler.

- Ca suffit. Dis je devant Satsuki

             Elle ne me remarqua pas, il continua de cuisiner comme une parfaite petite ménagère.

- Arrêtes de te conduire comme ça, dis je à nouveau un peu plus fort 

             Elle ne prêta pas à attention à mes paroles.

- Satsuki écoutes moi…

            Elle rajouta du sel.

- MAMAN !

            Elle s’arrêta aussi tôt, elle restait debout dos à moi.

- Tu vas m’écouter maintenant ?

           Je l’ai pris par les épaules et je les tourner face à moi, elle faisait des gros yeux de surprise, j’avais l’impression qu’elle était terrorisé.

- Tu n’as pas besoin de faire ça ! Tu peux pleurer, tu as le droit de pleurer comme tout le monde ! Tu as le droit d’avoir peur, d’être paniquer ! Tu as le droit de rester dans ton lit pendant plusieurs semaine ! Mais tu n’as pas le droit de me mentir !!! Arrêtes cette comédie ! Tu n’as jamais été une mère parfaite, ni une cuisinière ( d’ailleurs tu cuisines mal ) !! Alors STOP ! PLEURES !! JE VEUX TE VOIR PLEURER ET ME DIRE QUE CA VA PAS CAR SINON C’EST MOI QUI NE VAIS PAS ALLER BIEN ! Je veux savoir ce que tu ressens, là où tu as mal ! Tu as le droit de péter un câble ! Je veux retrouver la Satsuki qui était complètement délurer, qui était sérieuse quand il fallait, qui criait quand il fallait, qui pleurait quand elle avait mal ! Je veux retrouver celle qui m’a aimé comme une mère !

             Les larmes me vinrent aux yeux. Je dus m’arrêter, j’essayais de contenir.

- J’ai besoin de toi ! Je ne veux pas te voir mourir sous un masque de joie !! Je veux te voir telle que tu es… Je veux revoir ma mère. Je ne veux pas vivre dans un monde d’illusion alors parles moi, dis moi ce que tu ressens vraiment. Parles moi…Je t’en supplies…

            Je n’arrivais pas à m’empêcher de pleurer, je fermais les yeux aussi fort que je pouvais, mes mains tenant ses épaules frêles je baissais la tête de honte priant que ça s’arrête. Ses épaules furent soudainement secouer de spasmes, je me suis redresser et j’ai découvert le visage de celle qui m’avait tant manqué. Elle pleurait tentant de couvrir ses pleures avec ses mains, ses larmes étaient vrais, son émotion était authentique. Je la serra contre moi, sa petite taille renforçait sa fragilité. J’étouffais ses gémissement dans mon polo, elle marmonnait des mots incompréhensibles lorsque soudainement j’entendis…

- Tu m’as appelé maman…Si tu savais comme je suis heureuse ! C’est le plus beau jour de ma vie, j’espérais tant qu’un jour tu m’appelles maman…, sanglotait Satsuki

             J’eus envie de rire, un sourire s’étira sur mon visage encore humide, j’éclata de rire suivit de ceux de Satsuki elle s’écartait de moi en essuyant ses larmes tout en riant. Nous étions gêné, heureux et nerveux. Nos sentiments étaient mis sous la lumière du jour, cette soudainement complicité était étrange et nouvelle pour tous les deux. Je n’avais pas l’habitude de la voir si présente pour moi, elle n’avait pas l’habitude de me voir tout court.

- Je t’appellerai maman autant de fois que tu le voudra, dis je en replaçant une de ses mèches derrière son oreille, ma petite mère…
- Arrêtes tu vas encore me faire pleurer ! Dit elle en écartant ma main
- Bon maintenant si on faisait un vrai repas, j’en ai marre de ton poison !

              Elle me mit une petite claque derrière la tête alors que je continuais à me moquer d’elle. Mon cœur était amplis de bonheur et j’inspirait maintenant à voir le soleil traversé les nuages de pluies. Ma vie ne pouvait être aussi amplis de joie.

- Je peux tout de même te poser une question ? Je demandai à ma mère en fixant son ventre
- Bien sûre.
- Tu comptes vraiment le garder ?

               Elle eut un sourire doux et tellement sincère, la réponse était claire. Elle aimait déjà cet enfant.

- Tu sais avant que je t’adopte je n’avais jamais imaginé que j’aurait un jour un enfant. Me voir gonfler comme une baleine c’était une véritable phobie pour moi mais maintenant que je porte la vie en moi je me sens si…bien. Cet enfant est né dans l’amour même si son père n’est pas au courant de son existence…
- Son père n’est pas au courant ? Demandais je surpris
- Non. Je refuse qu’il sache qu’il vient de lui. Il refuserai…
- Un conseil maman. Je parles en connaissance de cause, cet enfant à besoin d’un père.

             Je continuais de tourner la cuillère dans le bouillon pendant qu’elle me dévisageait se rendant compte que j’étais dans le même cas que l’enfant qu’elle porte. C’était sans doute pour ça que je le détestais autant.

- Je pourrai savoir qui est le père de l’enfant ? Je demandai curieux
- Tiens ça sent bon ! Dis Costia en rentrant le sourire aux lèvres
- Ca change de d’habitude Satsuki ! Riait le père de Costia
- He ! Se vexa Satsuki

              Elle le frappait avec la spatule et il ria à nouveau, il s’installa près de son fils j’en conclus que l’entretien c’était bien passé. Je regardais Costia et il me répondit aussi tôt par un grand sourire ce qui confirmait ma pensée.          
               Nous avons donc préparer le repas tous ensemble pour ensuite nous mettre à table dans la bonne humeur, Satsuki était le sujet de quelques plaisanteries du père de Costia, il se tourna ensuite vers moi avec une curiosité inattendu.

- Alors Link, que comptes tu faire plus tard ? Chanteur ?
- Certainement pas ! S’exclama ma mère
- Pardon, tu n’as rien dire sur mes projets d’avenir, dis je assez étonné
- Sauf si je suis ton manager et que tu m’achète une maison en France ! Riait elle
- De toute manière je ne comptais pas faire chanteur…
- Alors quels sont tes projets ? Demanda à nouveau Nicolayevich-san
- Commandant de bord.
- Intéressant. Tu aimes les avions ?
- J’aimerai surtout voler. Dis je un peu rêveur
- C’est admirable. J’accepte alors !
- Quoi donc ? Je demande surpris

             J'ai sentit Costia tuer son père du regard, celui-ci ria aussi tôt en se moquant de la tête de son fils.

- Ne tires pas cette tête Costia, dit il, c’est normale que je me renseigne sur ton petit ami nan ?

              Je recracha aussi tôt toute l’eau que j’étais entrain d’avalé, Costia avait donc dit à son père que nous étions ensemble ou l’avait il deviné ?

- Papa…, S’énerva Costia rouge de honte
- Quoi ? Qu’est-ce que j’ai fait ? C’est vrai depuis le temps que je connais Link je ne savais même pas ses projets d’avenir ? Tu veux te marier avec lui plus tard ou non ?

                 Je faillis m’étrangler à nouveau, je n’osais même pas croiser le regard de son père.

 - Tu devrais peut être arrêter ! Ce n’est pas le moment de parler de ça et surtout que ça ne regarde qu’eux ! Intervint Satsuki, tu vois pas que tu les gênes !
- Oh…Je suis désolé fiston ! Je ne voulais pas vous mettre mal à l’aise ! Ca ne me gêne pas du tout que mon fils soit homosexuel je voulais simplement te montrer que je suis heureux pour toi…
- Tu l’aies trop papa, dit Costia avec un petit rire de nervosité
- Mais attendez…Satsuki tu le savais avant moi ? Se vexa le paternel
- Evidemment, dit elle toute fière, je ne l’aurai pas crier sur tous les toits moi.
- Je ne le crie pas sur tous les toits !

                J’eus un petit rire à mon tour et je croisai le regard de Costia, nous partageâmes un regard complice pendant que nos deux parents se disputaient. Le repas se passait donc dans la joie et le bonne entente.

- Tu parles plus dans le dos des gens que toutes les femmes du quartier !
- C’est bien normale que tu sois au courant puisque que c’est avec toi que j’en parles !

              Enfin presque.
Par Danouch
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Samedi 16 mai 2009

                      
          Les dernières neiges s’effacèrent peu à peu autour de nos terres. Le visage de Satsuki était aussi ravagé que l’arrière de la voiture du père de Costia.


- Bordel ! Une voiture toute neuve ! Cette pluie ne s’arrêtera jamais et avec ce froid les routes sont gelées ! Impossible de rouler !

- Vous n’aurez qu’à en rachetez une plus belle, dit Satsuki dans ces tonnes de fourrure ( Cadeau de Noël de Misha )

- Faut avouer que c’était une vrai poubelle…, murmure Costia

- La couleur était à chier…, renchérie Nicolayevich-san

- Aller rentrons vite à l’intérieur je vais vous préparer un festin !


                Un mois c’est écoulé depuis l’hôpital, elle fait tout pour sauver la face mais je sens la cicatrice profonde, elle sursaute au moindre geste vers elle puis rit de gène avant de s’excuser avec tant de ferveur. Elle tente de discuter, de redevenir la femme si joyeuse que j’ai connu, elle tente de masquer que chaque soir elle s’endort le lumière allumer par peur d’être dans le noir. Par peur de l’inconnu.

               J’ai l’impression de sombrer avec elle. Les journées sont pleines de tristesse, à chaque instant je me demande ce que fait Satsuki, je me demande où elle est et si elle va bien. Parfois j’ai aussi l’envie de lui crier dessus, j’ai envie qu’elle craque et qu’elle explose je veux la libérer de ces chaînes et de ce mensonge qu’elle porte sur son visage hypocrite. J’ai envie qu’elle lâche tout pour pouvoir se relever avec espoir. Seulement je suis aussi lâche qu’elle, je n’aurai pas la force de la voir en larme, je n’aurai plus la force de la revoir aussi décomposé que ce jour à l’hôpital …

 

«  Qui t’as fait ça ? SATSUKI !! Tu tiens tant à le protéger ???? »

«  … »

« REPONDS MOI ! »

«  Je ne sais pas…Je n’ai rien vu…Je rentrai de chez un ami… »

«  Qui ? »

«  Peu importe ce n’est pas lui … »

«  Un homme ! Encore un homme ! NOM DE DIEU ! Tu sais que c’est cette vie qui t’as mené dans ce lit ! Tu sais que c’est ton comportement stupide qui t’as mis dans cette état !!! C’EST TOUS CES MECS QUI T’ONT VIOLES SATSUKI ! »

 

            Elle avait fondu en larme et je m’en étais voulus aussi tôt ! Mais ce n’était pas contre elle que je gardais cette rancœur, c’était contre cet inconnu, cet enfoiré ! C’était contre moi-même, contre mon impuissance, inutilité ! Si je n’étais même pas capable de la protéger à quoi est-ce que je pouvais bien servir ? Puis il y a eut cette terrible décision, cette idiotie et pourtant c’était la dernière chose qui lui ressemblait tellement dont j’ai le souvenir…


«  Je veux le garder docteur… »

«  Vous êtes certaine de cette décision ? »

«  Il n’est pas de mon violeur j’en suis sûr »

«  Il est trop tôt pour le dire madame mais c’est votre choix. Sachez que vous avez douze semaines pour changer d’avis. »

«  Je ne changerai pas d’avis. »


              Elle avait l’air si déterminer, j’étais dans la pièce avec eux et pourtant la nouvelle m’avait tellement abasourdit que je ne put rien dire. Pour moi elle était folle, oui, c’était un élan de folie et ça allait lui passer ! J’étais persuadé qu’elle devenait complètement folle et pourtant elle s’est accroché à son monstre. Elle s’est accroché à ce fruit de l’horreur.

Elle était persuadé que ce diable était de l’homme qu’elle fréquentait, bien sûr elle ne m’a rien dit et ne me le dira sans doute jamais.


- On monte ? Me chuchote Costia

- Hein ?


                Je reviens sur terre et me rend compte que je suis devant les escaliers, dans l’entrée. Je suis Costia sans acquiescer, arriver devant sa chambre je m’assois sur sa moquette lourdement, las d’être obliger de faire comme si tout allait bien alors que tout va mal ! J’ai l’impression que je suis le seul à me rappeler que Satsuki s’est fait violé.

               J’entends Costia soupirer puis s’approcher de sa guitare lentement pour jouer un air aussi doux que silencieux mais cette mélodie m’atteindait à peine, j’étais une vrai boule de nerfs, troublé, perturber ! Plus perturber que la victime ! Une vrai bombe à retardement. Impossible de décompresser, impossible de ne plus y penser, les rires qui venait du rez-de-chaussée me rappelait sans cesse la situation, même si Costia tentait de masquer les voix par des paroles improvisés au fur et à mesure.

             La musique s’arrête, puis je sens des mains un corps se posant au dessus de moi, j’ouvre les yeux lentement et rencontre le regard irrésistible de Costia, des yeux d’un vert émeraude plus perçant que des lames. Il m’embrasse. Je me laisse porter par le baiser, il prend de la fermeté, de la force, il embrasse avec assurance et passion. Je suis emporté dans l’élan d’excitation qu’il apporte et très vite je sens mon corps bouillir de désir. Il presse un de ses doigts fin sur l’ouverture de mon polo, il presse son genoux sur la bosse sous mon jean et me mordille la lèvre. Impatient, je me redresse en m’accrochant à son coup, je retire son pull avec une rapidité de maître, je récupère ses lèvres et possède sa langue, je m’accroche à ses épaules dénudés pendant qu’il s’assoit en califourchon sur moi.


- Je t’aime…, il murmure dans un souffle

Je ne réponds pas. Ce n’est pas le moment, je l’attrape à nouveau, il me plaque au sol et s’écarte brusquement tout en reboutonnant son jean.

- Qu’est-ce qui ce passe ? Je demande surpris et gêné

- Ne me prends pas pour un con Link.

- Je te prends pas pour un con !

- Je refuse d’être ton bouche trou si j’peux me permettre.

- De quoi tu parles ?

- Je refuse de juste baisé avec toi !

- Tu te fou de moi ! C’est toi qui me chauffe comme un dingue et par une lubie soudaine tu me repousse ! Et c’est moi qui te prends pour un con ? Dis je en colère

- Je ne couche pas sans sentiment Link ! T’es le premier mec qui m’attire autant, qui me donne cette sensation, ce sentiment mais toi tu ne ressens rien !

- QUOI ? C’est stupide pourquoi tu dis ça ?

- Tu ne m’aimes pas.

- Qui t’as dis ça ?

- Toi.

- C’est faux ! Je ne t’ai jamais dis que je ne t’aimais pas !

- Tu ne m’as jamais dis le contraire non plus !

- C’est que…je…, j’ai sentit mes joues prendre feux ma voix s’éteignait dans ma gorge


             Costia soupira à nouveau tout en mettant son pull, il me regarda une dernière fois avant de franchir la porte et me laisser dans un était pitoyable, torse nu, le jean ouvert et une vilaine bosse.


- Fait chier ! Râlais je en me rhabillant

Tout en fermant le pantalon j’ai dévalé les escaliers tentant de le rattraper mais il était déjà dans la cuisine avec Satsuki et les parents de Costia.

- Tiens on attendait plus que toi ! On est en train de se demander qu’elle nom irait le mieux à ta future petite sœur ! S’exclama Misha


           Refroidit. Les poils de mon dos s’hérissèrent à nouveau de colère mais je feignait l’ignorance.


- Pourquoi une fille ? Demanda Nicolayevich-san

- Je le sens ! Dit elle pincé


              Les rapports entre les parents de Costia se dégradaient de jours en jours même si ils tentaient de rester normale en présence de leur fils, il n’était pas stupide il savait que ses parents traversaient une crise. Etrange pour un couple qui semblait s’aimer comme au premier jour. Seulement depuis les fêtes de Noël leur relation s’est détérioré de façon radical !


- Je propose qu’on l’appelle Dita !

- C’est horrible, annonça le père en contradiction contre sa femme

- C’est un nom japonais ! N’est-ce pas ce que tu veux ? Demanda Misha à son amie

- Oh moi peu m’importe, dit elle le sourire aux lèvres

- On a encore le temps avant de penser à ça non ? Dis je tentant de changer de sujet

- Link à raison parlons d’autre chose ! Vous sortez ce soir les garçons ?

- Non ! - Oui !


            J’ai regardé aussi tôt Costia, j’avais besoin de prendre l’air moi, la présence de Satsuki me rendait dingue, plus je la regardait plus j’avais l’impression que c’était moi qui périssait. Costia me regardait puis dévia aussi tôt les yeux, il se pinça les lèvres comme à chaque fois qu’il était contrarié puis il se mit à rire pour combler le silence qui avait envahi la pièce. Je n’arrivais pas à rire, pendant qu’ils riaient tous j’en ai profiter pour m’éclipser dehors fumer une cigarette.

            Il pleuvait encore des cordes , la lumière du porche éclairait à peine la voiture garer en face, je pouvais voir se refléter ma fumée sur les vitres arrières. Le bruit de la pluie martelant la carrosserie me calma étrangement (ou alors c’était la cigarette). Je n’entendais plus rien, pas un bruit, pas un pneu ni un seul moteur, pas une voix ni de vent. Juste la pluie. Juste mon souffle et la pluie.

Plus j’écoutais l’eau et plus j’avais l’impression qu’elle jouait une musique, comme une batterie rapide et puissante ! Soudainement je me suis mis à penser à Ashley…

Que faisait il ? Je lui avais juste envoyer un message pour lui dire que ma mère était à l’hôpital les dernières nouvelles étaient :

«  Je suis désolé pour ta mère vraiment ! J’espère qu’elle ira mieux !

C’est horrible ce qui lui ai arrivé

Pardon de ne pas être plus présent pour toi…

J’ai besoin de temps avant de vous revoir.

J’ai besoin d’oublier.

Je pars pour les States dans deux jours.

Je ne sais pas quand je reviendrai..

Je t’emmerde mec ! =) »

 


         Sa façon à lui de me dire que j’allais lui manquer. Sa façon à lui de me dire qu’il était trop fier et blessé pour venir me dire adieu en face. Mine de rien Costia avait reçu le même type de message et je savais que ça l’avait touché, il ne me l’a pas dit mais le sourire aussi douloureux qu’heureux voulait tout dire. Il se sentait coupable de l’avoir poussé à aller aussi loin. Tout comme moi.

         Ash me manquait. Plus que jamais ! J’avais besoin de ses vannes pourrit, j’avais besoin de ses bras consolateurs. Il a toujours sut quand je n’allais pas bien et a toujours été là ! Je me sens horrible d’avoir été aussi mauvais avec lui. J’aimerai qu’il me pardonne, j’aimerai qu’il revienne avec la même tête d’endormie prêt à jouer de la batterie sur ma tête. J’aimerai le voir dormir à nouveau sur une table au milieu de la cours et me raconter les rêves qu’il fait à chaque instant, ses cheveux de miel brillant sous un soleil printanier. Il me manque tellement. On délirait à deux sous la neige, sous la pluie, contre vent et marrée ! Deux vrais cinglé héhé ! De vrais gamins, on se battait ensemble ! C’était mon garde fou mais comme il était un peu fou aussi il savait pas trop quoi garder.


- J’aimerai que tu sois près de moi Ash. Besoin que tu m’écoutes sans broncher, sans répondre, juste de ton oreille. Comme avant.


         Comme avant toutes ces merdes !

         Sans réfléchir je prends mon mobil et compose un message rapide.


«  Ca risque de me coûter la peau de mes rouleaux mais tant pis !

Comment vas-tu ? Tu sais que tu me manque du con !

Ici…j’étouffe ( c’est pas parce que je suis dans un nuage de fumée)

Les problèmes s’enchaînent et la pluie me rappelle le son de ta batterie.

Il fait beau aux States ? Comment vont tes parents ?

T’as rencontrés de beaux mecs ? De belles nanas ?

Enfin bref

Je t’emmerde fiente de pigeon xxx 

 

Link. »

           Voilà, quelque peu soulagé, je jette le mégot et je rentre à nouveau dans la maison. Costia est devant la télé, je tente une approche sans aucune stratégie. Je m’assois sans me préoccuper de ce qu’il pense, il semble nullement perturber par ma venue. Je me rapproche de lui, il ne bronche pas, je me colle à lui, il ne bronche pas. Je tente de lui déposer un baiser sur le cou mais il me repousse gentiment.


- J’ai du mal à te le dire…, je chuchote

- Quoi donc ? Dit il en zappant

- Ce que je ressens. Dis je en baissant les yeux comme un enfant

- Pas grave.

-

Je t’aime….

- Hein ? Dit il en me faisant face

- J’t’m

- Arrête de marmonner dans ta barbe Link je comprends à rien à ce que tu dis !

- Je t’aime ! Là ! Dis je irrité puis je me suis assuré que personne n’était dans les parages

- Quoi ..

- Ne m’oblige pas à le répéter !


       Il m’a serré contre lui puis m’a embrassé comme un fou, j’ai senti à nouveau une bouffée de chaleur m’envahir et avant que ça ne dégénère je me suis écarté.


- Arrêtes ça ! Sinon je vais devoir te prendre sur ce canapé


           Un sourire coquin trôna sur son visage, il arqua un sourcil comme posséder. Excitant.


- Tu sais que t’es une vrai nana ! Il a fallut que je te dise que je t’aime pour que tu arrêtes de faire la gueule quand même !

- Je suis un romantique. Dit il fier de lui


          Il attrapa la télécommande et j’ai posé ma tête sur ses genoux comme je le faisais si souvent, un problème de moins ! Avec l’ambiance ces derniers temps je préférais avoir Costia pour m’aider à tenir le coup.


- NICOLAYEVICH-SAN !


           Le voix criante de Satsuki raisonna dans la maison, suivit d’un claquement si brutale que j’en sursautais, nous nous sommes précipités dans la cuisine et Misha était étendu par terre la main sur la joue. Satsuki avait les mains sur la bouche, le père de Costia se tenait debout les yeux exorbités devant sa femme, il semblait se rendre compte de la situation. De son erreur.


- C’était la première et la dernière fois que tu posais les mains sur moi ! Dit elle folle de rage


           Misha se releva jeta un chiffon sur son mari et parti en trombe dehors avec une simple veste, la voiture démarra avec un crissement de pneu effrayant. Costia ne bougeait pas, il regardait son père incrédule. C’était un cauchemar…


- Que c’est il passé ? Je demande en direction de Satsuki


         Elle se contenta de me regarder effrayer puis elle s’approcha du père de Costia qui n’avait pas bouger d’un millimètres et continuait de regarder le carrelage où était assis il y a quelques minutes sa femme. Satsuki attrapa un chiffon qu’elle mouilla puis l’étala sur la joue du père, il grimaça de douleur. Il se tourna légèrement et nous pûmes découvrir un plaie longue de dix centimètres sur sa joue droite. Qu’est-ce qui c’est passé dans cette cuisine ?


- J’exige des explications, dit Costia d’une voix faible

- Nous nous sommes à peine disputer, elle m’a mis un coup de couteau alors je l’ai giflé…

- A quel propos la dispute ? Je demande curieux


         Il hésite à répondre, il regarde ma mère qui s’occupe de le soigner puis il regarde son fils la douleur dans les yeux.


- Le divorce. Elle voulait repartir en Russie avec toi et j’ai refusé en l’insultant de garce. Si tu désir partir avec elle je ne t’empêcherai pas mais moi je ne rentrerai pas en Russie.


          Costia ? Partir ? Elle ne peut pas me l’enlever ? Serait-il capable de me quitter pour suivre sa mère en Russie ? Non, ce n’est pas le Costia que je connais.


- Ca ne regarde que moi. Dit il plein d’assurance soutenant le regard de son père


         Je me suis sentit soudainement blessé, trahis au plus profond de mon âme. Voulait il vraiment partir ?


«  Salut Link,

Ici il fait pas plus beau crois moi ! J’ai été super content

De recevoir ton message ! Je me sens bien ici, mes parents vont bien

Etrangement ils ont passés plus de temps avec moi en quelques mois que dans toute mon enfance,

Je reprends un peu de force.

Je sais toujours pas quand je vais rentrer, tu sais je peux enfin profiter d’une vrai famille, je vais

Sans doute m’attarder ici.

Pour tes soucis, laisse le temps faire les choses, il est le meilleur pour

Résoudre les problèmes.

Je t’emmerde pisse de chameau ! =) 

 

Ash (embrasse Satsuki et Costia) »

Par Danouch
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Jeudi 4 décembre 2008
     

    J'essayais de me recoiffer devant le miroir malgré que mes cheveux gouttaient encore, j'avais une tête de d'éterrer ! Etre malade ne me reussit vraiment pas ! Costia passe derrière moi, je le suis du regard par le biais du miroir. Finalement être malade c'est pas si mal.
    Il revient une fois son pull noir mit, il me serre par la taille et pose sa tête sur mon épaule dénudé. Je soupire mais continue mon inspection du visage, Costia toujours collé à moi l'envie de le dégager ne tente pas du tout. Pourtant faudra bien qu'il se pousse pour que je mette un t-shirt quand même. Je me retourne le faisant s'écarter de moi puis l'embrasse tendrement. A chaque baiser je ne peux pas m'empêcher de frémir, une sorte de coup électrique me traversait c'est une sensation étrange mais pas désagréable.

- Laisses moi aller m'habiller ! Dis je en riant pour qu'il se pousse mais il ne cedait pas d'un poil
- Non...Tu es bien comme ça ! Tu ne veux pas aller en cours en tenue d'Adam ? C'est sympa je trouve...
- Arrêtes vicelard ! Laisses moi passer, dis je toujours d'un ton amusé
- J'ai envie de toi...
- T'es une vrai bête ma parole ! Aller pousses toi !

    J'arrive à me dégager de son emprise et partir vers mon armoire pour m'habiller correctement, je regarde ma tenu dans le grand miroir sur la porte puis je me met mes basket sentant le regard désireux de Costia sur moi. Il s'approche dangereusement, ses pas doublés des battements de mon coeur. Lorsqu'il arrive je me relève et le contourne mais il m'attrape le bras rapidement pour me coller à lui. Des bouffée de chaleur m'envaissent ! Je ne peux pas cacher que son comportement m'excite à mort pourtant je dois résister à mes pulsions. Ca serai pas super de le prendre là brusquement, je le pousse sur le lit à quatre patte, je lui retire son pantalon, le prépare, entendre ses gémissements voir son visage sous le plaisir. Je passerai mes doigts le long de son torse et le pénétrerai comme jamais ! Prenant un pied d'enfer, j'aurai transformer la chambre en sona, et nous aurions jouit ensemble nos deux corps en sueur....Il en faut pas plus pour qu'il sente mon érection. Je devrai arrêter de rêvasser en sa présence.

- Tu vois t'en as envie aussi, il dit en caressant la bosse sur mon pantalon
- Arrêtes Costia ! On va être en retard ! Arrêtes tes conneries.
- Mais...
- Chut..., je pose mon doigt sur sa lèvre et me colle à lui par la même occasion, imagine la nuit qu'on passera après une journée de frustration...

    Pour réponse il harpa mon doigt dans sa bouche, faisant des mouvements de sucions sans me quitter des yeux. J'ai dis quoi déjà ? Ah oui ! Attendre toute une journée...Merde.
    Il lâche soudainement mon doigt et part mettre ses propres chaussures, j'ai l'impression d'être nu et qu'il vient de me laisser dans un état terriblement gênant. Je descends les escaliers rapidement espérant que la bosse sur mon pantalon disparaisse très vite. Satsuki ne chantonne pas ce matin pourtant j'entends du bruit dans la cuisine, je m'approche et la remarque sur la table, le visage baissé sur son bras, elle tient un couteau dans l'autre main. La panique m'envahie ! Qu'est ce qu'elle fou bordel ? Il m'a fallut pourtant un certain temps avant de comprendre ce qu'elle tentait de faire.

- Satsuki ! Je m'écrie

    Elle redresse le visage inondé de larme, tétanisée elle laisse tomber le couteau sur la table et me regarde comme si elle voyait un fantôme. Son visage se crispe, ses mains viennent tenter de le cacher puis elle éclate en sanglots. J'ai l'impression que mon coeur éclate également, c'est quoi ce bordel ? Je ne l'ai jamais vu dans cet état ! Je me précipite sur elle, la serra contre moi mais ses hurlements me déchirent la poitrine, elle pleure et appelle à l'aide. Elle m'appelle plusieurs fois comme une enfant, je la serre plus fort contre moi et la berce légèrement à même le sol. Je ne comprends plus rien, je ne sais pas comment réagir, la folie la prend par la gorge et j'ai l'impression qu'elle se fait attaquer. Elle pleure et je n'arrive pas à la calmer.

- Je suis là calmes toi...
- AIDES MOI ! LINK !!!! AIDES MOI ! CA FAIT MAL ! LIIIINK!!!!!!! ...aah....LIIIIIIINK !!! A L'AIDE !!!

    Elle est coupé par des soubresauts mais s'égosie à chaque fois qu'elle prononce mon prénom. Costia descend en panique croyant certainement que quelque chose de grave m'est arrivé. Il arrive dans la cuisine, paralysé sur place il me voit par terre serrant Satsuki contre moi le plus fort que je le pouvais, la berçant de " Chut..je suis là " mais elle continuait de hurler et de se débattre comme si quelqu'un lui faisait mal, la battait presque. Il  remarque le long couteau sintillant sur la table mais à du mal à faire la lien, tout est floue et tout s'embrouille j'ai l'impression de me faire emporter dans quelque chose qui me dépasse.

- J'appelle un docteur, il dit aussi tôt en partant vers le téléphone

     Les pleures de Satsuki sont toujours là mais elle n'hurle plus, elle me demande de la protéger, de ne pas l'a laché, de rester à ses côtés car sinon il reviendrait..

- Qui t'as fait du mal Satsuki ? Qui ?
- Il va revenir...Il a dit qu'il reviendrai...

    Elle s'agrippa à mon t-shirt et pleurait de plus belle. Je me sentais désemparé, totalement perdu et une rage inconnue me submergea contre celui qui lui avait fait mal, j'avais ma petite idée sur ce qui lui était arrivé mais je préferai me tromper. Je prie le Seigneur pour me tromper.

- Le médecin est en route. Dit Costia en revenant
- AIdes moi on va la poser sur le canapé.

    Je porte Satsuki et la transmet à Costia qui est plus fort que moi, je vais chercher des couvertures et nous l'installons sur le lit bien couverte, elle tremble, ses yeus sont grand ouvert la terreur se lit sur son visage puis elle explose à nouveau en sanglot. Je m'écarte et retourne dans la cuisine, arrivé dans celle ci je ne peux pas m'empêcher de frapper le mur. Qui est l'enfoiré qui lui a fait du mal ?! Je me sens hors de moi ! Elle qui était si joyeuse, si heureuse, elle que rien n'ébranlait maintenant ressemble à une victime d'un film d'épouvante !! Qui a put osé lui retirer son sourire ?!!

- Calmes toi Link...
- Que je me calme....Tu as vu dans quel état elle est ? Hein ? Tu l'as déjà vu dans cet état ?!! , je cri presque
- On ne peut pas savoir ce qui lui est arrivé arrête d'imaginer le pire et attendons le médecin. Dit il un visage douloureux
- QUE VEUX TU QUE J'IMAGINE ? Tu crois qu'elle s'est juste fait piquer son sac ???!!
- S'il te plaît arrête de crier tu vas la faire encore plus paniquer.
- Je...Je me sens comme capable de tuer n'importe qui Costia...Je tuerai pour elle !
- Approches.

    Je me suis approché comme il me l'a demandé, il m'a serré dans ses bras et j'ai put me calmer lentement sentant les bras de Costia autour de moi, le contact de son corps me détendait mais la rage, la colère, l'envie de meurtre était toujours présente enfouit en moi. Je trouverai l'enfoiré qui lui a fait ça.
    Le médecin est arrivé dix minutes plus tard, nous l'avons laisser l'examiner dans le salon puis il est arrivé vers nous qui attendions sur les marches des escaliers l'air grave.

- Je ne peux pas encore dire ce qui s'est réellement passer mais il y a eut débat. Dit il en me regardant
- Expliquez nous.
- Elle a plusieurs traces de bleus sur le corps et on peut voir sous ses ongles des restes de peau, beaucoup de bleus au niveau des cuisses.

    Mes poings se serraient à mesure que le vieil homme nous décrivait l'état physique de Satsuki.

- Qu'est-ce qui lui est arrivé docteur ? Je demande les dents serrés

    Il attend un moment puis se décide finalement à nous le dire.

- Je pencherai pour un viol mais je dois l'emmener à l'hôpital pour être sûr.
- Merci, dit Costia en lui serrant la main

    Le médecin appelle une ambulance avec son portable tout en leur décrivant l'état de la victime, je n'arrive même pas à me lever, mes émotions me paralyse, je suis totalement contracter je ne peux même pas dire un seul mot. Les pleures de Satsuki raisonnent dans ma tête, j'ai l'impression que tout sombre et que la pluie va éclater sur nous alors qu'il neige. Je me fais mon propre film, j'imagine la nuit, elle se prommenant, j'imagine un homme son sourire machiavélique brillant à travers la rue sombre, j'entends ses pas dans la neige accéléré et l'attraper tout en maintenant sa main sur la bouche de Satsuki. J'entends les cris, j'entends les pleures, les débats. Instinctivement je pose mes mains sur mes oreilles et la secoue vivement, je dois me sortir ces images horribles de mon esprit ! Je ne peux pas y penser ! C'est affreux, ça me met hors de moi ! Ca m'écrase le coeur, je me sens si faible et impuissant alors qu'elle continue de sangloter dans le salon comme une martyre.

- Link....Link..., elle m'appelle

    Je me lève sans hésitation et cours dans le salon sous le regard douloureux de Costia, je me précipite vers elle et m'accroupie en face du canapé pour la regarder droit dans les yeux. Elle pleure encore, ses beaux yeux noirs remplis de larmes, ses long cheveux noir soyeux courant un peu son visage, son visage pale elle me tend sa main que je prend et l'enlace, je l'appuie contre ma joue le sentant si froide.

- Je suis désolé, elle murmure
- Je le retrouverai je te le promet.
- Je ne veux pas te faire de la peine, dit elle en pleurant à nouveau
- Alors ne pleure plus. Fais moi plaisir et ne pleure plus. Endors toi, tout ceci n'est qu'un mauvais rêve...Dors Satsuki.

    Elle affirme d'un mouvement de tête et ferme les yeux, je reste près d'elle jusqu'à ce que je sente qu'elle s'endort véritablement, un quart plus tard je reviens dans l'entrée où les ambulanciers viennent de rentrer avec un brancard. Je leur explique qu'elle dort et qui si jamais ils venaient à la réveiller je les tuerai. C'est Costia qui par la suite à parler avec eux voyant que je n'étais pas du tout en état de parler, je regardais ma mère partir sur le lit de métal, je l'ai suivit dans l'ambulance ne voulant pas la quitter.

- Je reste, me dit Costia
- Non viens, dis je presque en le suppliant
- Pas toute suite, dit il, j'attends ma mère je l'ai appelé, elle va venir me chercher et je te rejoinds là bas d'accord ?

    A contre coeur je lâche sa main et acquiesse mais au fond je ne veux pas être seul dans l'hôpital, sa présence me rassure et m'appaise. Les portes se ferme et l'ambulance s'éloigne de la maison et de Costia par la même occasion. A mesure qu'il disparait dans l'horizon mon coeur ce serre j'ai l'impression que mon coeur est resté avec lui, que je perd une partie de moi quand il n'est pas là. Je me sens comme un gamin au milieu de la foule, seul attendant que quelqu'un vienne lui tendre la main.
    Je me retourne vers le corps endormie de Satsuki et lui tient la main durant le trajet pour qu'elle sente ma présence, un des ambulanciers me lance un regard de compassion et le branche une de ses aiguilles horrible dans la peau.

- Je lui donne des sédatif pour qu'elle dorme paisiblement, dit il

    Je le remercie d'un regard, puis je ne la quitte plus des yeux jusqu'à ce que nous nous arrêtâmes devant le grand bâtiment blanc.
    Tout est ensuite aller très vite, on la descendu, toute emmener faire des examens, j'ai attendu une demi heure dans la salle d'attente et là Costia est arrivé.

- Je suis désolé ma mère a mit un certain temps avant de trouver une place pour ce garer.

    Sa mère était juste derrière lui, complètement paniquer elle s'est précipité sur moi pour me prendre dans ses bras et me rassurer enfin de compte je pense qu'elle tentait plus de se rassurer elle même.

- On ne sait rien encore, dis je en anticipant sa question
- Pauvre Satsuki-san...Tu vas bien toi ? Me demande Misha

    Je n'ai aps répondu et me suis rassis sur mon siège la tête entre mes mains, j'étais épuisé, paniqué, effrayé, mal à l'aise, énervé, impatient, stressé. Je n'en pouvais plus d'être ici et toute cette attente et ce que je désirai le moins c'était qu'on vienne me faire chier ou qu'on me demande si je vais bien ! Cependant je n'ai rien dit à Misha, elle ne pensait pas à mal et pourtant l'envie de lui crier dessus me démangeait fortement.

- Va voir si tu peux te renseigner maman, dit Costia en écartant sa mère

    Elle partie sans plus attendre, il s'assis à côtés de moi et me prit dans ses bras, ses mains dans mes cheveux sa douce voix me pansaient et pourtant j'avais toujours cette boule au fond de la gorge. Je m'agrippais à lui comme si ma vie en dépendant et j'ai enfouis mon visage dans son coup à deux doigts de craquer et de tout casser. Pourquoi est-ce que je n'avais pas sut le protéger ? Pourquoi faut il toujours que l'on souffre quand tout va bien ? Je ne pouvais pas être  heureux pour une fois il fallut que la vie s'acharne sur moi ? Pourquoi c'est toujours comme ça ?

- Je t'aime, me murmure Costia en me déposant un baiser dans mon cou

    J'aurai aimer lui répondre mais ce n'était pas le moment, non ce n'était pas le moment et je n'en avais pas le coeur, la vie se serai à nouveau acharner sur moi si je lui avouais mes sentiments ? Lui arriverai-t-il un malheur ? Je ne veux pas ! Tout ce que j'aime finit par souffrir de toute manière, tout ce que j'aime finit par pleurer et je ne veux pas.

- Monsieur Hiroki ?

    Un médecin arrive avec un légère accent anglais, je me détâche de Costia et me redresse pour lui faire face.

- C'est moi.
- Votre mère est dans sa chambre. Nous lui avons fait faire plusieurs analyses et j'ai le regret de vous dire qu'elle a subit plusieurs rapports sexuel non désirés. Des traces de violence sexuel à plusieurs niveau comme la vagin et l'orifice anal montre qu'elle a énormément souffert. Nous l'avons mit sous sédatif puissant pour ses douleurs, les traces de coup au niveau des cuisses et de la poitrines sont assez important mais pas d'émoragie interne. Je crains qu'elle ne puisse pas sortir cette semaine nous devons la garder en observation.

    Je faillis m'évanouir, ce fut Costia qui me maintenait debout, le médecin semblait attendre que je repenne mes esprits pour m'annoncer le pire.

- Il y a pire ? Je demandais au bord de la syncop'
- Elle est enceinte.
- Pardon ? Ne put s'empêcher de s'offusquer Costia
- Il faut généralement une semaine pour détecter le grossesse mais avec nos examens approfondis nous pouvons le détecter plus rapidement.
- Est-ce que cet enfant vient des viols ?
- C'est à elle de nous le dire.
- Merci Docteur, remercia Costia
- Je suis encore désolé.

    Le médecin me regardait assez inquiet de mon état, j'étais totalement anesthésier. Comment réagir ? J'avais l'impression d'entendre les cloches de l'enfer, comment lui dire qu'elle enceinte des viols qu'elle a subit ? Comment lui annoncer une chose pareil ? J'aurai jamais le courage de lui dire jamais...

- Allons la voir d'accord ?

    J'ai suivit Costia comme un automate et ce fut seulement lorsque j'étais devant elle que toute l'émotion remonta en moi, je fondu en larme devant son lit, elle était là allonger endormis croyant que tout ceci n'était qu'un mauvais rêve et moi j'admirais la femme qui m'avait aimer comme une mère. Ce mythe allait s'éteindre, elle ne sourira plus jamais, elle ne chantonnera plus jamais.
   
- Ne pleures pas je t'en supplies, me dit Costia me serrant contre lui

    Misha sortit de la chambre pleurant dans le couloir après avoir son amie dans cet état, Costia restait avec moi et m'embrassa la joue ruisselante de larme.

- Comment vais je lui annoncer ça ? Dis moi Costia ! Comment je vais faire ?

    Je pleurais à bout, il déposa un baiser chaste sur le bout de mes lèvres.

- J'en sais rien Link...J'en sais rien...



Par Danouch
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Lundi 1 décembre 2008


      pas envie de corriger


    Mon coeur s'emballe je le sens très mal j'ai l'impression que le thermostat est descendu d'un seul coup ! Je remarque le regard de Costia poser sur moi. Gêné j'ai attrapé la couverture sur le canapé pour l'enrouler autour de moi puis je décida d'entamer la conversation.


- Qu'est-ce que tu fais là ? Je lui demande le voix pleine de reproche

- Et lui ? Me dit il en en me lançant un regard froid

- Il m'a appelé, annonce Ashley marquant bien sa présence

- Pour quelle raison  ?


    J'allais répondre une réplique bien cinglante mais Ash me coupa la parole, sa colère grandissait à vue d'oeil. J'en avais des frissons.


- Ton absence.


    Je retenais mon souffle, je me sentais vraiment entre deux guerriers près à ce jeter dessus, deux effet, le feu de Ashley face à la glace de Costia. Le milieu était assez désastreux. Perturber et à la fois craignant la coulère du grand russe j'ai regardé brusquement Costia, son regard était plus dur, il avait été blessé par sa réplique et l'effet retour allait se sentir. Je priai juste pour pas qu'il se batte dans mon salon.


- Maintenant que je suis là tu peux disposer. Annonça Costia

- Désolé mais c'est trop tard, répliqua Ash

- Il n'est jamais trop tard.

- Tu ne le mérite pas.

- Ce n'est pas à toi d'en décider.

- Comment tu peux encore te montrer après l'avoir humilier ? Tu n'étais pas là ! Toi tu n'étais pas là quand il pleurait dans sa chambre, quand il hurlait à la mort, tu n'étais pas là pour voir les dégâts que tu as put engendrer !


    Un "paf" bien sonore. Une gifle avait reussit à le faire taire. Ma gifle.


- Ce sont mes problèmes..., murmurai je


    Il avait osé. Sa jalousie lui avait dénoué sa langue, il venait de me rabaisser, de dévoilé les secrets que je lui avais confié. Il m'avait trahi, trahi ma confiance. Je sentais ma poitrine se presser comme si un violent coup de poing m'avait bloqué le souffle, les larmes puissantes me remonta jusqu'aux yeux, je sentais la déception, cette colère douloureuse qui me déchirait le coeur.


- Comment as tu put osé dire des choses pareil ? Sors d'ici.

- Link...Je ne voulais pas que...Je suis désolé !

- Sors d'ici.

- Tu ne peux pas lui pardonner ! Hurla Ash

- C'EST A MOI D'EN JUGER !


    J'avais relevé la visage, gonfler par la colère je n'avais pas put retenir mes larmes, je me mordais la lèvre pour ne pas craquer encore plus et me faisait violence pour ne pas crier. Son regard mélangeait plusieurs émotions, la rancune, la peur, la honte, le regret. Il parti furieux, vexer et claqua la porte pour montrer son mécontentement. Mes poings se serraient, la couverture tomba de mes épaules et tous mes muscles se contractaient. Je ne pouvais pas regarder Costia dans les yeux. Qu'allait il voir ? Un faible ? Un homme ridicule ? Avait il pitié de ma petite personne ? Un homme amoureux. C'est tout ce que j'étais. Un homme follement amoureux.

    Je me suis lissé tomber au sol, les yeux embrumé tout s'assombrissait, il s'est précipité sur moi pour me relever et me coucher sur le canapé. Je n'avais plus aucune force. Il s'assit à mes côtés mais ne disait rien, passant sa main dans mes cheveux tout en les fixant d'un regard doux. Mon souffle était de plus en plus chaud, la fièvre revenait mais je voulais qu'il reste autant que je désirais son départ. Je n'arrivais pas à lui en vouloir et pourtant je devrais ! Je n'arrivais pas à le détester et pourtant je devrais ! Etrangement j'étais heureux, heureux qu'il soit enfin là et je ne voulais plus qu'il me quitte. Qu'il reste à mes côtés.

    Il se releva mais d'instinc j'attrapa son pull, un élan de secour, un élan d'affection c'était un reflexe désespéré croyant qu'il allait me quitter.


- Je vais te chercher un autre verre d'eau, dit il pour me rassurer


    A contre coeur je le laissa partir, le bruit de ses chaussures sur le parquet me rassurait presque, il arriva face à moi avec son verre d'eau et me le donna aussi tôt. Je bu à peine, j'avais l'impression que l'eau me glaçait le gorge. Il reposa le verre sur la petite table basse et s'assit à nouveau près de moi recommençant à passer ses doigts dans mes cheveux. Je fermais les yeux de bonheur, tout mon corps réagissait à sa caresse, la chaleur étouffante devenait apaisante et me berçait m'endormant peu à peu. J'eus soudainement peur qu'il ne soit plus à mon réveilpréféra garder les yeux grands ouvert, il s'en aperçu et passa sa main sur ma joue pour effacer les dernière traces de larme. je


- Je reste là ne t'en fais pas, dit il doucement

- Tu me le promet ?

- Je te le promet. Je ne me défilerai plus.


    Il m'embrassa le front et je pus fermer les yeux sans crainte. Je ne me réveilla qu'en pleine lui, mes yeux se posèrent immédiatement sur l'horloge du salon. Minuit trente. Je ne sentais plus sa main dans mes cheveux, son corps n'était même plus près du mien, je cru d'abord à un rêve, un hallucination dut à la fièvre mais très vite j'entendis à nouveau des pas dans la cuisine. Je me suis levé lentement pour ne pas avoir un vertige et j'ai rejoins la cuisine rapidement priant de tout mon coeur pour que ça soit lui.

    Il était là, buvant un verre de lait, il reposa le verre sur le comptoir et se frotta les yeux comme un enfant aurait put faire. Je me soutenait à l'encadrement de la porte les bras croisé le sourire sur les lèvres.


- Un lynx.

- Link ! Tu m'as fait peur t'es fou ?!

- Tu ressembles à un lynx.


    Costia mit un certain temps à comprendre ce que je voulais dire puis avec un sourire des plus craquant il me répondit :


- Pourquoi un lynx ?

- J'aurais dit un loup au début mais tu es trop félin pour ça, un chat était beaucoup trop docile et un lion trop sauvage alors qu'un lynx est subtile, sensuel, élégant et calme.

- Sensuel tu dis ?

- Hum.

- Intéressant.


    Il s'approcha à pas lent, presque trop lent pour être involontaire, il s'approcha délicatement. Le regard espiègle plutôt coquin il s'arrêta face à moi, je ne cillais pas un mouvement attendant ce qu'il comptait faire et très vite il se colla à moi. Sa main vint à nouveau me caresser les cheveux, il descendait son regard vers ma bouche, ses deux mains sur ma nuque il s'approcha lentement scrutant la moindre émotion dans mes yeux. Je devais sans doute avoir l'air désireux car il m'embrassa avec douceur et sensualité. Un baiser tendre, parfait.

    Sa langue voluptueuse dansait avec la mienne, un tango torride, mes bras vinrent l'entourer et je m'agrippais à lui par peur de me noyer dans le plaisir. Ce n'était plus la fièvre qui faisait bouillir mon corps, c'était le sien au contact de ma peau dénudé notre baiser devenait de plus en plus osé. Plus profond je me sentais revivre dans ses bras, plus vivant que jamais, mon coeur se gonflait de bonheur à m'en faire mal. Une douleur exquise. C'était un miracle, une sensation divine ma joie grandissait plus le temps avançait et plus il avançait plus le reste disparaissait, j'étais perdu. Perdu dans cette mélodie, ce volcant d'émotion. Perdu à jamais pour lui. Rien n'aurait put gâcher ce moment, absolument rien. Ce fut comme une promesse, un serment que malgré moi je donnais, le serment de ma vie qui lui était lié. Je lui appartenais, aucun doute là dessus j'étais sien et il aurait put faire de moi ce qu'il voulait. Tout ce qu'il voulait car je l'aimais. Je l'aimais tellement. L'alliance de mon âme à la sienne.


- Pardonnes moi, dit il en se détachant de ma bouche


    Le front appuyer contre le mien, il devint sérieux et la tristesse pouvait se lire dans ses yeux.


- Pardonnes mes erreurs...Pardonnes moi de t'avoir blesser. Si tu savais comme je me sens coupable ! Nul ! Pardonnes moi de t'avoir fait pleurer ! Rien que d'imaginer que j'ai put...je me dégoûte ! Je suis désolé ! Désolé ! Crois moi s'il te plaît et pardonnes moi. Pardonnes moi...


    Sa voix se brisait au fond de sa gorge, je le serra contre moi effrayer à l'idée qu'il pleure, finalement ce fut moi qui sanglotait, toute cette douleur, ces regrets je les sentais en moi comme des épines. J'avais mal, tellement mal ! Sa souffrance me faisait si mal que ces mots étaient les miens, que ca peine était la mienne. Je pleurais pour lui, j'étais ses yeux. J'étais son coeur.


- Je t'aime Link...Je t'aime comme je n'ai jamais aimer personne. Tu es le seul. Le seul qui compte. L'être qui m'est le plus cher au monde. Je t'aime plus que tout. Laisses moi une place dans ton coeur...


    La joie qui m'envahissait était indescriptible, j'en pleurais encore, c'était incroyable ! Je ne pouvais que rever, c'était impossible. Impossible...et pourtant il était bien là, le regard toujours aussi bleu, le visage espérant une réponse où un mouvement mais je ne faisais que pleurer et je l'ai simplement serré contre moi. Je pars du principe que les act disent plus de choses que les mots et mes acts démontraient que je ne pouvais le quitter, que je le garderai près de moi aussi longtemps que la vie me le permettra. Ne l'ai je pas déjà dit ?


    Personne ne nous séparera. Pas même lui. Pas même moi.


    Au lever du jour j'étais enlacé dans ses bras, nous n'avions rien fait de sexuel mais à la seule idée de nous lâcher nous étions brisés, il resta donc à mes côtés pour la nuit. J'ai entendu Satsuki rentrer durant la nuit, elle est venu dans la chambre et s'en est aller aussi tôt. Les premiers rayons de soleil qui traversaient mes volets me réveilla à nouveau, son visage calme et serein m'avait calmé ayant encore peur d'avoir rêver. Du revers de la main je caressais sa joue laissant ma trace, m'impreniant de la douceur de sa peau. Je suis resté à le contempler jusqu'à son réveil quelques minutes plus tard. Ses yeux perçant s'ouvraient lentement pour se refermer aussi tôt et se retourner dos à moi emportant ma main avec lui. Je me retrouvais coller à son dos, ma main poser sur ses abdos finement dessiner. Il me caressait les doigts un à un.


- Il faudrait peut être se lever nan ? Je lui demande en déposant un baiser dans son cou

- Hum...Tu prends une douche avec moi ?

- Si tu veux.


    Nous nous sommes lever, on ne se lâchait pas même jusqu'à la salle de bain de l'autre côtés du couloir, une fois dedans j'ai retiré mon bixer je me suis directement mis sous le jet d'eau chaude. Je soupirais de bonheur attendant que Costia me rejoigne. Il se colla à mon dos entoura ma taille de ses bras, posant sa tête sur mon épaule on aurait dit un enfant avec sa peluche préférer j'eus presque l'envie de rire.


- Je ne te lâcherai plus, dit il la voix enfantine

- Je vois ça ! Dis je amuser


    Je me suis retourner pour l'obliger à venir sous l'eau avec moi, il s'est approché à ma bloquer contre le plexi froid et m'embrassa à pleine bouche. Ses cheveux noirs s'écrasèrent devant ses yeux mais sa bouche humide me rendait encore plus fou. Il passa ses mains sur mon corps la faisant brûlé à chaque passage. Il attrapa le gel douche et s'en mit quelque noisette dans les mains, lentement il me la fit mousser sur ma peau.


- Gel douche à la fraise...Comme toujours, dit il le sourire au lèvre

- Et toi la rose sauf aujourd'hui, dis je quelque peu déçu


    Il déposa un baiser sur mon épaule puis une fois avoir frotter tout mon corps il passa la jet sur son entierité. La chaleur de l'eau et les caresses de Costia m'excitait et je faisais tout mon possible pour me retenir jusqu'à ce que je comprenne qu'il faisait expret et qu'il était déjà entrain de me masturber.


- Costia tu...

- Détends toi, il me sussura à l'oreille


    Ce fut la meilleure masturbation de toute ma vie, le fait même de savoir qu'il la prenait en main aurait put me faire jouir mais là j'étais satisfait. Cela dit sa bouche pulpeuse m'aurait fait grimper au ciel ! J'éjacula dans sa main qu'il lava aussi tôt il m'embrassa à nouveau et se colla à moi encore plus fortement, c'était son érection cette fois que je sentis. Je me suis retourné pour lui faire plaisir, je n'avais jamais fait ça à un mec à vrai dire ! J'étais souvent l'actif et mes relations étaient plus centré sur la soumission de mes conquettes, je profitais. Lorsque j'ai vu son intimité aussi excité j'en eus presque l'appétit. Je n'aurai jamais cru penser ça un jour.


- Non, dit il simplement

- Pourquoi ?

- Parce que je ne veux pas pour l'instant. Reserve cette bouche pour mes baisers uniquement. Tu me fera plaisir une autre fois. A vrai dire je peux pas attendre...S'il te plaît...


    Un sourire presque pervers se dessina sur mon visage je me suis retourné et me suis frotter à son érection plus qu'évidente et surement douloureuse pour lui, je l'entendais gémir essayant de resister mais très vite j'ai sentit son corps se baisser pour se coller au mien. Quelque chose de chaud, d'humide, quelque chose de terriblement plaisant qui me préparait. Une caresse à l'intérieur de mes cuisses et je bandais à nouveau.

    Un scène explosif, pleine de plaisir, une scène d'amour. Le cri de la passion et la buée qui nous cachait des regards indiscret.








   


Par Danouch
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Lundi 24 novembre 2008

     


Un sueur froide.

       Les secondes les plus longues de ma vie, on vient d'appuyer sur pause, il n'y a plus de bruit, plus de mouvement, plus d'unité de temps. Je suis paralysé, gelée, une phrase en échos qui raisonne et raisonne...


- Je t'aime...Voilà.


    Je n'ose rien dire, impossible de réfléchir correctement, je me tiens au lavabo pour ne pas m'évanouir. Tout se bouscule tout se mélange, tout se range. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi ?


- Merde je suis vraiment qu'un con...Ecoutes oublies ce que j'ai dit ! Laisses tomber s'il te plaît je veux plus en parler...


    Costia se retourne rouge de honte, il tente de s'enfuir mais une pulsion que je n'ai pas commander le ratrappe par le bras, je le pousse contre la porte des toilettes et le bloque ainsi contre. Je le tiens fermement, je ne sais pas ce que je vais faire mais je ne veux pas qu'il parte, tout mais pas ça ! Il doit rester le temps que je retrouve mes idées que je me rende compte que ce n'est pas un de mes nombreux fantasmes mais bel et bien la réalité ! Je dois ouvrir les yeux rester réveiller rester....


Boum.


    J'ouvres les yeux, un faux plafond, des lumières au dessus de ma tête, des draps sentant l'anesthésie, j'ai les pieds gelé. Je suis à l'infirmerie. Je me redresse lentement pour éviter de faire un malaise, qu'est-ce qu'il s'est passé ? J'étais avec Costia et tout s'est mis à tourner puis le noir totale ! Je suppose que je suis tombée dans les vappes ! Bordel dans un moment pareil j'ai envie de me pendre tout à coup !


- Vous êtes enfin réveiller ! J'ai le devoir de vous engueuler Hiroki-kun

- Faites donc.

- Ne soyez pas si triste ! Je plaisantais mais vous devriez rentrer chez vous. Vous avez de la fièvre et ce n'est pas bon surtout quand elle atteint les 40 degrés !

- Constantin-kun n'est pas ici ? Je demande pressement

- Euh...Il me semble qu'il est allé en cours mais il a dit qu'il passerai vous voir à la fin de la journée.

- Vous pouriez lui dire pour moi que je suis rentré chez moi s'il vous plaît et qu'il vienne vraiment !

- Pas de problème

- Bon je me casse alors !

- Ne vous levez pas comme ça ! Vous êtes encore très faible attendez que vos parents viennent vous chercher !

- J'ai attendu toute ma vie pour ça. Au revoir.


    J'ai fermé ma veste je suis sorti dans l'infirmerie, mon sac était sur la table à côtés de mon lit, je met mon écharpte correctement et attrappe mon portable pour envoyer un sms à Costia, lorsque mes doigts s'approchent des touches je ne sais pas quoi écrire, comment je dois le dire, je tremble. Ce n'était pas un rêve et pourtant ça en avait l'odeur et le goût...


Je serai chez moi. Viens stp il faut qu'on parle.

Je t'attenderai. Ciao


    Mettre "bisous" pour un mec ca fait bizarre nan ? Enfin bref !

    Je range mon natel dans ma poche et je sors du lycée eneigé direction la maison. Une fois arrivé je balance mon sac dans ma chambre, je vais prendre une bonne douche chaude puis je redescent en pijama en bas dans le salon au moment où je m'approche du canapé je sens à nouveau un vertige j'ai juste eut le temps de me tenir à une chaise un peu plus et je me serai écrouler par terre comme une merde. Je ferme les yeux, pour que cela passe j'ai comme l'impression qu'on rempli ma tête de cyanur. Je me ressaisi et va me coucher sur le canapé. Je me détends et pourtant je sens tout mon corps crispé j'ai froid j'ai l'impression d'être dans un frigo alors je me couvre de la couverture. J'allume la télé, je tremble, je suis nerveux je dois me calmer. Je pose la télécommande et rentre mes bras sous la petite couverture, je frissonne mais les tremblements ne partent pas, j'ai l'impression que je n'arrive pas à me réchauffer. Je me relève pour aller me préparer un chocolat chaud, puis je monte dans ma chambre pour récupérer mon portable au cas où. Une fois dans ma chambre je m'arrête devant le petit tiroir de mon bureau.

    Ce n'est pas la grippe c'est évident...Je suis juste en manque...

    J'aurai du y penser plus tôt. Mon corps en redemande mais mon esprit n'en veut plus car il est trop occupé par l'image de Costia me hurlant ces mots si effrayant et plaisant à la fois. Je ferme la porte, descends. Je n'en prendrai pas...Pas encore.

    Je me rassois sur le canapé et bois mon chocolat tout en scrutant mon téléphonne muet sur la table basse. Le temps est si long ! J'ai l'impression que cette attente va me rendre dingue !

    Je finis mon chocolat et je me recouche m'enroulant dans la couverture me réchauffant du mieux que je pouvais, puis j'ai fixé la télé sans vraiment la régarder je suis resté sur Scuzz mais même la musique ne me faisait pas du bien. Trop de question, trop d'incertitude, trop de doute ! J'ai la tête qui va  exploser, je me fais tous mes petits sénario possible dans le crâne de plus beau au pire ! Et généralement c'est le pire qui nous inquiète le plus, celui qui fait mal ! Celui qui bizarrement vous semble le plus réaliste et probable. Déstresser. C'est pas dans me vocabulaire actuelle.

    Mon téléphonne vibre. Miracle ! Je me précipite dessus et réponds avec hate sans même regarder mon interlocuteur.


- Allo ?

- Je ne rentre pas ce soir mon coeur mais tu peux te commander quelques chose si tu veux !

- Ok.


    Un ascenceur émotif, je suis passer de super heureux à supeur déçu. Ce n'était que Satsuki, je repose mon téléphonne cette fois plus de doute, plus d'angoisse le pire de sénario n'est pas qu'il vienne pour me dire qu'il avait déliré ou que ce n'était que le fruit de mon imagination, le pire c'était qu'il ne vienne pas du tout.

    Et finalement c'est ce qui c'est passé. La neige à ammené la nuit avec elle et à recouvert la Kyoto, personne n'est venu sonner à la porte, mon portable est resté silencieux. Finalement j'avais raison.

    Tout ceci n'était qu'un rêve.

    Je me suis endormi triste mais serein, mon corps revenait un peu moins agité et j'ai put ceder à ma fièvre démesuré pour m'écrouler sous la fatigue. Toujours pas de rêve ce soir, je commence à me demande si je suis humain et si c'est normale. Peu importe, le cauchemar est la réalité non le sommeil. C'est la vibration de mon portable sous ma cuisse qui me réveille, je réponds la bouche pâteuse.


- Je dors bordel rappeler quand le soleil sera levé !


    Je raccroche. Je laisse tomber mon portable par terre, mon bras me fait mal lorsque je le tend je me sens bouillant et la respiration m'est difficile. Je me débarasse de la couverture qui cette fois était insupportable, impossible de fermer l'oeil et pourtant j'ai l'impression d'avoir couru un marathon ! Je suis exténuer je me sens mal, une boule à l'estomac qui ne va pas tarder à remonter. Je n'arrive même pas à me redresser je suis totalement à bout de force dans un élan de détresse j'attrappe mon téléphone et appel le premier numéro de mon répertoire.


- Putin je dors !

- Ash...

- Link ? C'est quoi cette voix ? J'arrive.


    J'ai rien eut besoin de lui dire, j'ai rien eut besoin d'expliquer. Il vient, il a compris et même si c'est pour rien il viendra quand même. Parce que Ashley il est comme ça, parce qu'il ne ma jamais abandonné et qu'il a toujours été là dans la pire des situations. Je suis vraiment qu'un pauvre con.

    Un lui a fallut bien une demi heure pour arriver, il est rentré essoufflé et ne m'a même pas chercher il savait que je rampais sur le sofa. Il s'est accroupi face à moi un peu paniquer, j'ai apperçu un regard de stupéfaction, des yeux si gros que j'ai commencé à paniquer sans le vouloir. Qu'est-ce que j'avais ?


- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Putin t'es toujours aussi beau.

- Putin Ash tu fais chier tu m'a fait peur ! Tentais je désespérement de lui crier

- Ne te remu pas trop c'est rien ! Juste une grosse fièvre je vais aller chercher des doliprane et une serviette mouiller. Tu ferai bien de te changer t'es tout mouillé.


    Il disparait et je me relève tant bien que mal pour enlever mon t-shirt et mon bas de pijama, j'ai l'impression d'enlever une grosse combinaison de ski en plein mois de Juillet, la tête en arrière sur le dossier du canapé j'essaye de reprendre mon souffle mais tout ce qui m'entoure prend un teinte quelque peu en feu. Comme si tout s'embrasait, j'entends Ash revenir, des pas lent pourtant. Il s'approche sans dire un mot et ce poste devant moi une boite de doliprane dans les mains et un sachet dans l'autre. Un sachet.

    Merde...


- Prend ça !  Il me tend le cachet avec un verre d'eau et reste poster devant moi comme un amiral


    Je lui rend le verre après l'avoir finit ne quittant pas sa main droite comme pour espérer que ce n'est pas ce que je crois. Je déglutit et attend la sentence je sens déjà que ça va me saoulé de le voir me faire la morale.


- Bon. J'ai pas envie de jouer les gendarmes avec toi Link. Je vais jeter cette merde ok ? Tu pourra toujours en racheter mais crois moi, si je vois que tu en reprends je ne te parlerai plus et c'est Costia qui reglera ça avec toi.


    Il part dans la cuisine pour jeter la poudre, je serre les poings soit par honte soit part colère, je ne sais pas. Il revient dans le salon et s'assoit à côtés de moi pour me prendre dans ses bras, je me laisse faire et pose ma tête contre son torse le souffle fort j'essaye de me calmer mais j'ai l'impression que je vais faire de l'hyperventilation.


- En parlant de Costia. Je suis au courant d'ailleurs tout le lycée doit l'être. Il m'a appelé apparament tu réponds pas à ton téléphonne il voulait savoir si t'allais bien. Tu ferai bien de l'appeler pour lui dire que non.

- Pas envie. Je suis bien là.

- A quoi tu joues ? D'abord tu nous fait une crise parce que t'arrive pas à te l'enlever de la tête maintenant tu ne veux pas le voir ? Faut te faire soigner mon pot c'est grave !

- La différence c'est que lui n'est pas venu alors que toi tu m'a appelé !

- Je t'ai pas appelé Link...

- Comment ça ?

- C'est toi qui m'a appelé c'est tout.

- Tu m'a pas appelé avant ?

- Non.

- Merde.


    Je me redresse pour attrapper mon portable mais je n'ai pas eut le temps que j'entends la porte s'ouvrir et quelqu'un marcher jusqu'à nous.


- Link t'es là ? Une voix masculine


    Merde ! Merde ! Merde !


- Je vous dérange ? Nous demande Costia d'une voix extrêment effrayante


    Ash ne tremble pas moi je redoute la tempête, je me redresse toujours en boxer et Ash le regard provocant. C'est moi où j'ai l'impression que je vais assister à un combat de Titan ?



Merci pour toutes celles qui me laissent des commentaire et aux nouvelles qui se manifestent ! C'est grâce à des filles comme vous que je continue d'écrire !

Gros bisous à toutes surtout à ma cassou :p

Je vous aime *


Par Danouch
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Texte Libre



L
a meilleure façon de remercier un auteur
 


est de lui laisser un commentaire  ^^




 
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