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Le contenu de ce blog peut être choquant avec des propos sexuel, injuriant, cru...







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Brises moi les doigts

Mercredi 8 juillet 2009
                       

                   Ce dont je me souviens le mieux c'était du visage horrifié de cette femme je crois que toute sa douleur pouvait se lire sur son visage comme si on l'avait peint, je crois que je pouvais entendre son coeur se brisé comme du verre. J'aurai aimer disparaître à ses yeux car à l'heure qu'il est sa colère était dirigé contre moi, la personne qui avait détruit sa vie. Finalement Gwen avait émergé de son profond sommeil et il me regarda d'abord heureux puis intrigué en voyant mon air totalement perplexe, il eut un sursaut en voyant sa femme debout. J'aurai donné n'importe quoi pour savoir ce qu'il pensait.

- Oh, dit il simplement
- Comment..., sangoltait la femme

                          Ses mains tombèrent le long de son corps, elle avait perdu toute énergie j'avais l'impression qu'elle était entrain de fondre au soleil, ses yeux baissés vers le sol je voyais ses larmes coulées le long de sa joue. Elle ferma les yeux un instant essayant de se convaincre que ce ne pouvait être possible. D'un revers de main elle essuya quelques goûtes sur son visage rougit. Elle releva la tête, complètement abattu, elle me paraissait si fragile, si amoureuse que je me sentais comme l'homme le plus ignoble du monde. J'aurai dut m'en douter pourtant.

- Pourquoi est-ce que tu veux me faire du mal ? Elle murmura

                            Je posais le regard sur Gwen qui n'arrivait pas à quitter sa femme des yeux, sans plus attendre je me suis levé, en boxer ou pas, j'ai marché rapidement jusqu'à mon sac posé plus loin, au mon passage la jeune femme retint mon bras. J'eus un frisson, un choc électrique je n'osais la regarder dans les yeux mais ca aurait été l'insulté plus si je ne l'avais pas fait, timidement j'ai donc plonger mon regard dans le vert de ses prunelles.

- Restez, c'est moi qui m'en vais, dit elle sans aucune amertume juste de la déception, je pari qu'il ne vous a pas dit qu'il était marié. Je pari qu'il vous a fait croire qu'il vous aimait...inutile de le nier. C'est donc pour vous qu'il a fuit, un homme...Est-ce qu'il vous a dit qu'il avait un enfant ? Oui une petite fille, de six ans, elle a eut six ans il y a trois mois. Maintenant je veux savoir, êtes vous fier d'avoir détruit une famille ?

                            Lentement elle relâcha mon bras et après un dernier regard assassin vers Gwen je me suis enfuis aussi vite que j'ai put, je n'ai même pas prit le temps de m'habiller, j'ai récupérer mes affaires en coup de vent et j'ai quitté cette endroit avec le peu de dignité qu'il me restait sans me retourner, je m'habillais au fur et à mesure que je quittais l'hôtel. Mes gestes brusques et mon visage fermé trahissait ma douleur, ma peine. Il m'avait menti, j'ai cru à un mirage, un mensonge, une illusion, un conte de fée. Je ne me suis jamais senti aussi ridicule, où était l'erreur ? Où était ma faute ? Pourquoi suis je destiné aux déceptions ? A l'abandon...
                            Je courrais presque pour quitter la ville, sans prendre la peine de faire de provision je sentais que je n'avais plus le droit d'être ici, sans même repasser par chez Noah, j'ai couru comme si je fuyais la réalité une nouvelle fois. Je tentais de faire de cette matiné un rêve ou plutôt un cauchemar et puis je réalisais. Je réalisais que je n'avais fait que fuir depuis le début, j'ai fuis ma jeunesse, j'ai fuis ma famille, j'ai fuis l'amour, j'ai fuis ma honte, je ne faisais que fuir dans l'espoir que tout s'arrange que je trouve enfin ma place mais si je n'avais pas de base comment pouvais je espérer un jour sourire pour de bon ? Finalement je n'étais pas dans la bonne direction, je me rendais enfin compte que j'avais fuis ma vie, je voyais mon père se réveiller, ma mère pleurer, mon frère brosser sa jument.
                             Sans vraiment le décider j'ai fais demi-tour, sur cette longue route au couleur ocre j'ai refait le sens inverse, j'espère ratrapper le temps perdu, ratrapper les erreurs et comprendre ce qui n'a pas marché. J'espérais peut être leur avoir manqué un peu, j'imaginais déjà mon retour et dans mon esprit encore gamin je voulais arriver en héro, je voulais revenir comme un fils, je voulais que mon père sorte de notre maison pour me serrer contre lui et me dire à quel point il m'aime. J'aurai aimé voir ma mère en sanglot, en sanglot de joie, la joie de mon frère crier sur tous les toits. J'espérais leur manquer autant qu'ils me manquaient à moi. J'avais besoin de leur bras car j'avais mal, comme si je m'étais brisé une jambe, mon coeur saignait à ne plus s'arrêter, j'avais besoin de leurs réconfort, des mots maternelles, du sourire paternelle et de la tendresse de Key. Il me fallait leur chaleur, leur soutien, j'avais besoin d'eux pour m'aider à vivre car je sentais le gouffre, le précipice énorme sous mes pieds. J'étais au dessus du toit de la vieille grange et j'avais un pied au dessus du vide. J'avais besoin de leurs mains. 
                              Gwen m'avait blessé, il m'avait planté un poignard dans le dos tout en me souriant, il s'était moqué de moi.

" Etes vous fier d'avoir détruit une famille ?"

                            La seule vrai famille que j'ai put détruire c'est la mienne. J'avais passé la journée à ruminer sans m'arrêter de marcher, le sac sur le dos, le regard agard, je n'avais pas entendu le croassement des corbeaux qui me survolaient. Ca sentait la pluie.
                             Quelques minutes plus tard j'étais trempé, le goûtes étaient si grosses qu'il a suffit de quelques unes pour me noyer entièrement, plus le temps passait et plus je ressemblais à une serviette après la douche, les cheveux plaqué sur le visage les goûtes m'inondaient totalement mais je ne m'arrêtais pas pour autant. Et ce fut ainsi durant deux jours entier sans m'arrêter une seule seconde, sans dormir, sans manger, mon visage était si blanc qu'il virait au bleu, les cernes m'encadraient les yeux d'un noir encre, le teint livide j'étais certainement tombé malade. Les pieds en sang je refusais de m'arrêter et je continuais le long de cette route leurs visages qui profilaient dans l'horizon comme un but à atteindre.
                            Le soulagement fut grand quand les champs verdoyant remplaçaient la terre séchée, j'étais rentré dans ma ville natale, je reconnus un grand arbres au loin où j'allais grimper, quelques comminonettes passaient à côtés de moi et les conducteurs me scrutaient comme si j'étais un fantôme. J'arborais un sourire si effrayant qu'on aurait cru que j'allais mourir. La grange, une petite forêt, le bruit des chevaux me parvenaient aux oreilles. J'approchais de ma maison avec hâte, j'avais le coeur battant, les mains tremblantes. Je me suis mis à pleurer, à sangloter comme un enfant lorsque j'arrivais dans l'entrée de ma propriété. Au loin je reconnu la silouhette de mon père au milieu des puissants mustang, Key sur l'un d'eux. Mes jambes usaient de leur dernières forces pour courir, ma vision était trouble et je ne pouvais m'empêcher de remercier le ciel pour avoir put revenir jusqu'ici. Dans un murmure, j'ai appelé mon père, je tendais la main comme si j'allais le toucher du bout des doigts, je ne faisais plus que tituber, la tête qui tourne, le souffle presque absent, les bras ballant, la fatigue, la faim je perdais peu à peu de mes forces. Je redressais mon visage et j'apercevais maintenant les traits de mon père, un grand brun à la peau halé, un sourire en regardant son autre fils, une présence si chaleureuse, le pied dans le vide, j'allais sombrer, ma vue se troublait de plus en plus, tout basculait dans un dernier cri.

- PAPAAAAAAAAAAA !!!!!!!!

                   Tout était sombre, je tentais d'ouvrir à nouveau les yeux mais je ne voyais que le bleu du ciel et quelques brindilles d'herbes, tout devenait flou à nouveau, je refermais les paupières et tentais avec le peu de force qu'il me restait de les ouvrir à nouveau je vu ce visage familier pencher sur le mien, une petite tête brune qui me secouait comme un prunier puis une plus grande qui écartait doucement la première pour se rapprocher inlassemblement jusqu'à ce que les ténèbres me submergent pour de bon. 

                  Gwen était là, je marchais dans un champs immenses au milieu des hautes herbes, je caressais les brindilles de la paume de la main me faisant des chautouilles, Gwen était là avec un immense sourire et il me tendit sa main que je prenais dans une lenteur irréelle. Il m'atira à lui avec force et je m'écrasais contre son torse avec surpris et gêne à la fois pourtant je m'y sentais chez moi, au creux de ses bras. Il détacha mes long cheveux pour passer se main dedans et me regardait avec amour, il m'attira à nouveau lui me serrant fort. Le coeur battant je senti une douleur attroce dans le dos, on me plantait une lame, je sentais sa trajectoire et je pouvais presque entendre le bruit de la lame qui s'enfonçait dans ma chair, je tentais de crier mais aucun son ne sortait de ma voix, je tentais de me débattre mais mes membres ne réagissaient pas. Je relevais la tête pour appeler Gwen mais son visage était remplacé par celui de sa femme, les mascara sombre qui ternissait sa peau et les sourcils froncés prenant plaisir à appuyer sur le couteau. 

               Je me suis réveillé en sursaut, la tête tournait à nouveau, je fermais les yeux lentement essayant de rester en équilibre, le bruit des grillons me parvenaient jusqu'aux oreilles. Je tentais de me réveiller totalement mais j'avais l'impression que la femme était encore devant moi, je me suis secoué et je remarquais enfin ma chambre plonger dans la nuit.
              Rien n'avait changé, ma veste était toujours sur la chaise devant mon bureau, ma paire de chaussure sur le sol, ma bibliothèque était toujours là.  Tout en me grattant la tête et en baillant en silence j'aperçu un plateau sur ma table de chevet. Un plateau avec un jus de fruit et quelques biscuits fait maison. J'eu un sourire de soulagement, ma mère m'avait préparé un plateau, ça n'était plus arrivé depuis mes sept ans. Lentement j'ai pris le biscuit pour l'engloutir, j'avais finit l'assiette plus vite qu'un ours. Je me suis levé le plus discrètement possible et je suis sorti de ma chambre comme pour m'assurer que je ne rêvais pas, lorsque j'eus ouvert la porte je constatais avec surprise un petit bonhomme qui dormait contre le mur. Je me suis accroupi face à mon frère, mes yeux me piquaient à nouveau, j'avais du mal à croire avoir quitter un jour ce gamin. Quitte à le réveiller je l'ai serré contre moi, il avait le sommeil lourd et se laissait totalement faire comme un pantin, attendrit je l'ai porté jusqu'à sa chambre pour le coucher avant qu'il n'ai des courbatures le lendemain. J'ai descendu les escaliers, le parquet couinait quelque fois sous mes pas, la maison était plongé dans un silence totale, la cuisine et le salon vide, rien n'avait changé. J'inspirais profondement dans cette maison au aparavant je suffoquais. La lumière s'alluma soudainement, je fis immédiatement demi tour pour remarquer mon père en haut des marches encore endormis.
            Il les descendait lentement et se planta devant moi, je déglutissais lentement prêt à affronter sa colère. Ma tête ne fit qu'un mouvement, la gifle ne m'avait pas raté et le bruit avait retentit dans toute la maison, je m'attendais maintenant à la leçon de morale mais sa colère était préférable à l'indifférence.

- Tu mériterais que je te vire de chez moi ! Dit il pris dans sa colère

            J'encaissais les paroles avec humilité. Je l'avais bien cherché après tout.

- Viens là..

           Il m'attira par les épaules et me serra contre lui à m'en briser les os, je restais totalement paralyser par cette affection si rare, je dirais même inconnu de mon père, l'émotion me submergeait et tout en répondant à son étreinte je me suis mis à sangloter comme un gamin après une faute.

- Je suis désolé papa !
- Pas autant que moi mon fils, pas autant que moi. Je suis désolé de ne pas avoir été là pour t'empêcher de partir ! Je suis désolé Jen'...

Par Danouch
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Lundi 29 juin 2009

                               
                        J'observe Gwen, chacun de ses traits, sa peau douce et lisse, son sourire tendre et de beaux cheveux chatouillant ses cils. Il ne pouvait avoir trente ans, c'était impossible ! Une carrure sauvage certes mais un visage bien trop "frais" pour un homme de la trentaine. Etrangement cette révélation ne m'avait pas du tout repousser, je ressentais au contraire une addiction plus grande, j'étais sans doute trop sous le charme pour faire attention à ce genre de détail qui - soyons réaliste - est trop insignifiant. Lentement il attrapait une longue de mèche de cheveux entre ses doigts et l'enroulait inlassablement pendant que je le dévisageais encore sous le choc. Le silence avait remplacé nos rires. Couché sur son lit, la vision de Gwen au dessus de moi qui était fasciné par la longueur de mes cheveux. 
                           Trente ans ? Et alors. 

- Tu es déjà sorti avec un garçon aussi jeune ? Je demande curieux
- Non. Je ne suis jamais sortit avec un homme pour être franc, je dois t'avouer d'ailleurs que...
- Monsieur ?

                         Un employé de l'hôtel interpellait Gwen derrière la porte, il frappait déjà depuis cinq bonnes minutes mais nous étions trop plonger dans nos pensées pour l'avoir entendu. Gwen se lève avec effort, il interrompt sa phrase pour répondre au pinguin.
                         Je contemple le plafond profitant de ma solitude pour lancer une pensée à Key, il doit être entrain de dîner à l'heure qu'il est, à en juger par le bruit qui émane de mon ventre la faim a parlé. Noah doit surement regarde la télé, peut être qu'il sent la bonne odeur d'une tarte de Jude et que ça lui remonte le morale, peut être qu'au fond ce n'était pas d'un grand frère dont il a besoin c'est de protection. 

- Où veux tu dîner ce soir ? Demanda Gwen en revenant dans la chambre
- En ville. Je vais te présener un cordon bleu.

                        Gwen était curieux et son regard interrongatoire laissait voir une certaine impatience. Je l'ai laissé s'habillé pendant que je visitais dans les moindres recoins la chambre, il sortit de sa la salle de bain enfin préparer. Nous sommes aller jusqu'en ville main dans la main et même si le regard des autres me faisait me courber pour me cacher sous mes épaules, le regard fier de Gwen me rassurait. Il se tourna enfin vers moi pour constater ma gêne, ma main ne serrait même plus la sienne comme si j'étais obligé de la laisser entre ses doigts. Je m'insultais intérieuremet pour l'effet que je devais lui donner mais je n'arrivais pas à assumer, j'étais un grand lâche et c'est un défaut qui ne s'en ira pas de si tôt. 

- Ca ne va pas ?

                       Je ne lui ai même pas répondu reprenant un masque d'indifférence comme pour montrer aux autres que je n'étais pas vraiment là, il m'a retourné vers lui mais je n'arrivais toujours pas à le regarder dans les yeux de honte. Non pas la honte d'être avec lui mais la honte de ne pas être fier d'être avec lui.

 

- Ce sont les autres qui te gênes ?

- Je suis désolé...

 

                      Je cru d'abord qu'il allait s'énerver puis plus le temps passait et plus je sentais qu'il allait m'abandonner dans le silence le plus effrayant qui soit, je le voyais déjà partir seul sans se retourner me laissant un bref  " comme toujours ". Car oui, comme toujours je fuis.

                     Mon coeur se serrait lorsque j'ai senti sa main lâcher difinitivement la mienne, je fermais les yeux de honte, je le savais. Il allait partir maintenant. A mon plus grand étonnement j'ai senti une étreinte, sa main m'avait lâché pour mieux me serrer contre lui, il remonta mon visage stupéfait par son comportement. Il semblait plus amusé que déçu.

 

- Ils sont jaloux c'est tout...Embrasses moi.

 

                     C'est donc dans un baiser langoureux que j'ai jubilé d'avoir choquer la société, j'étais avec un homme beau et grand, j'avais le privilège de goûter à ses lèvres et ce qui est assez rare je me sentais enfin serein. Dans le creux de ses bras, coller à lui, là était ma place.

 

- Grmmblll !

 

                    Maudit ventre. Gwen n'a put retenir un fou rire et n'a pas arrêté jusqu'à notre arriver devant l'auberge de Jude, à peine j'ai franchis le seuil avec un bref  " C'est moi !" que j'ai vu une boule blonde me foncer dessus. Noah a percuté mes jambes et s'accrochait à elle comme si sa vie en dépendait, j'ai posé une main tendre dans ses beaux cheveux, il a relevé son visage souriant.

                   Gwen restait quelque peu dubitatif, ma personnalité si sombre, si individualiste s'effaçait totalement devant l'enfant, il se demandait encore comme une chose pareil était possible, car lorsque je partageais un regard avec Noah mon visage s'attendrissait et rayonnait.

 

- Jen' ! Que je suis heureus de te revoir !! Vous devez être Gwen ? Je m'appelle Jude enchanté, et lui c'est mon petit Noah ! Il a pleuré toute l'après midi heureusement que tu es revenu il n'arrêtait pas de me demander quand tu allais revenir ! Enfin ! Vous avez faim ? Je viens de finir de préparer le dîner je vous ORDONNE de vous joindre à nous !

 

                          Elle n'a pas perdu le nord. Gwen fut frappé par une tornade, je lui ai lancer un regard compréhensif, Jude était du genre à ne pas s'arrêter. Noah ne me lâchait plus et j'allais avec lui jusqu'à la table, il vint s'asseoir à côté de moi pendant que Gwen s'installait timidement en face de moi. Le trop grand enthousiasme de Jude l'avait achevé, il ne savait plus quoi dire et me lançait des appelles au secour. J'avoue que je riais intérieurement.

 

- Maman elle a fait une tarte aux abricots ! Dit Noah voyant que mon interêt se portait trop sur Gwen

- Et tu aimes ? Je demande

- J'adore ! C'est ma préféré !

- A moi aussi, sourit Gwen

 

                       L'enfant rougissait et n'osait pas regarder Gwen, d'une timidité presque maladive Noah avait du mal à parler avec les gens, aussi insociable que moi.  

- Alors Gwen comment avez vous rencontrer Jen' ? Demande Jude trop curieuse
- Dans un petit village il y a deux jours, nous devions partager la même chambre, sourit Gwen en mangeant
- Oooh..., Jude me regardait avec un sourire plein de sous-entendus
- On s'était perdu de vue suite à une petite dispute, reprend Gwen

                       Je mange dans le silence, ne désirant en aucun cas participer à la conversation, je me contentais de lancer des petits regard à Noah qui était aussi silencieux que moi. Nous partagions des sourires complices puis nous reprenions notre repas. Jude aimait bien se mêler de la vie des autres et pour moi c'était une chose assez gênante, je n'aimais pas parler de ma vie, je n'aime toujours pas d'ailleurs. Gwen en revanche semble se plaire dans cette ambiance, il s'est trouvé une amie pour parler, c'est sûre que je n'éttais pas un puit de conversation. Je préfère la discrétion pendant que d'autre aime tout savoir.

- Où allez vous ensuite ? Demanda Jude 

                       Ma bouche se scelle. Où irai je ? Où irons nous ? Gwen est tout aussi silencieux que moi, on entendre presque les grillons sous la chaleur de l'été. Il reprend un sourire naturel ou fint je ne pourrais dire mais il assure avec un regard convaincant " On a pas encore réfléchi à la question."
                     Plus le temps passe, plus les questions fusent et plus je me rends compte que tout est allé trop vite, beaucoup trop vite. La véritable question qui me terrorise est, qu'adviendra-t-il de ce couple bancal qui ne tient que par des sentiments utopique ? J'ai l'impression que c'est voué l'échec et mon moral en prend un méchant coup. Noah vient imméditement à mon secour il me frappe de ses petits poings pour me sortir de mes sombres pensées, il me montre sa console et me demande du regard de l'accompagnon.

- Désolé je déteste ces machines, je lui dis en repensant à Key

                    Je ne jouais jamais avec lui à la console, pourtant ça ne l'empêchait pas d'essayer tous les jours voir si je changeais d'avis mais comme à chaque jour, c'était "non". La boule blonde retroussait les lèvres et je le sentais embêter, qu'allait il inventer d'autre pour me remonter le morale ?
                   Sans plus attendre il m'attrapa la main et manquait de me faire trébucher parce qu'il me tirait de toute ses forces, Jude allait lui crier dessus en voyant son fils me tirer sur le bras.

- Noah !
- Laissez ! Dis je soudainement

                  Je me suis levé avec Noah et il m'a entraîner à l'extérieur, nous sommes sortit par les cuisines, il a ouvert la porte de derrière assez rapidement et m'a entraîner de l'autre côtés du bâtiment, il n'y avait rien ici mise à part un petit étan sale, quelques herbes cachaient le peu de crapaud ou grenouille y vivant. Il se retourna et retira un petit grillage sous les fondations de la maison, il me demanda d'approcher pendant qu'il regarde dans une sorte de conduit. Assez méfiant je me suis accroupé pour regarder ce qu'il voulait tant me montrer.

- Elles dorment chut ! Faut pas le dire à maman sinon elle va les chasser, la nuit je les entends voler près de ma fenêtres elle sont mignonnes hein ? Maman me disait souvent que la plus belle vie c'est celle d'une chauve-souris, elles volent la nuit donc elles ont peu de chance de tomber sur des prédateur et elles dorment toutes la journée. On a souvent peur des chauve-souris alors que si on regarde bien elles sont toutes mimi ! Elles ont de grand yeux pour voir dans la noir des ailes toutes fines ! J'aimerai bien être une chauve-souris ! Comme ça je pourrait voler toute la nuit !

                     Noah se leva en imitant un vol de chauve-souris, je continuais à l'observer ayant de plus en plus l'impression d'avoir rater ma jeunesse. Qu'est-ce qui a cloché chez moi ? Pourquoi n'ai je jamais eut cette envie de m'évader comme un enfant, pourquoi n'ai je jamais eut cette innocence naturel ? Que s'est il passé dans ma vie ? En y réfléchissant c'était peut être moi le problème...Je dois être anormale.

- C'est ici que vous vous cachez ? Gwen est arrivé à l'improviste 
 
                    Noah c'est dépéché de fermer la grille pour ne pas que Gwen touche à ces petites bêtes.

- Que mijotez vous ? Demande Gwen
- Rien, dis je soudainement, on devrait rentrer.

                  Nous sommes revenus à trois jusqu'à Jude qui finissait de débarasser, elle m'a simplement lancer un regard plein de reconfort alors que Gwen et moi décidions qu'il était l'heure de les quitter. Jude me dit simplement " courage ". Je ne compris pas tellement cet élan d'affection, j'ébouriffais une dernière fois la touffe blonde avant de partir main dans la main avec Gwen jusqu'à son hôtel.

- On va où demain ? Je finis par demander
- Que dirais tu du Nevada ?
- Ca fait loin non ?
- Et tu n'as pas le temps ?
- Ce n'est pas ça.
- Au fait pourquoi est-ce que tu voyages ?
- Je ne sais pas.

                        Gwen fut un peu perplexe par ma réponse franche et brève, il me regardait comme si j'allais enchaîner avec un " je plaisante " , pourtant notre discussion c'était arrêté là. Jusqu'à notre arrivé à l'hôtel ni l'un ni l'autre avait parlé de tout le trajet, une fois dans l'hôtel nous sommes allés nous coucher dans le plus grand silence qu'il soit. Un silence presque trop pesant, à tel point que je n'arrivais pas à fermer l'oeil de la nuit. Finalement la nature l'emporta et je ne me souviens plus de l'heure à laquelle j'ai cédé mais je me souviens très bien de l'heure à laquelle un hurlement strident me réveilla.

- AAAAAAAAAAAAAAAh !!!

                       Je fus le premier à sursauter totalement paniquer, j'avais du mal à faire surface me croyant encore entourer par des monstres hideux.
                       Une jeune femme totalement horrifié me regardait s'arrachant presque le visage, elle tremblait de tous ses membres et à mon plus grand étonnement Gwen ronflait encore comme un bébé.

- Que faites vous dans le lit de mon mari !?!

                         Pourquoi n'y avais je pas penser plus tôt ? La scène typique du mari pris sur le fait par sa femme avec un autre homme. Ouais on peut pas faire mieux comme mauvais remake...Mon Dieu que je me sens mal...

Par Danouch
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Samedi 20 juin 2009

                              

                             Noah ne cessait de me fixer pendant que je mangeais et lorsque je croisais son regard celui ci détourna aussi tôt rougissant de honte. J'en avais presque envie de rire, il était très différent de mon petit frère sans doute parce qu'il n'avait pas la même famille, les même parents aimant.
                            Key était un garçon entouré, extraverti et excentrique ! Il riait aux éclats attirant naturellement la sympathie des gens et leur amitié contrairement à Noah, d'un air plus solitaire, un regard fuyant, sans sourire apparent. Comme si on lui avait retiré la joie de vivre, il était plongé dans une solitude sans fond avec à chaque pas vers le précipice saupoudré de " Pourquoi moi ? ". Mon coeur se serrait lorsque j'imaginais sa douleur, mon coeur se serrait lorsque je me rendais compte qu'il était plus comme moi. Je sais pourtant qu'il s'en sortira parce que sa maman est là.

 

- Vous reprendrez un peu de tarte Jen' ?

- Non je vous remercie. Je dois partir.

- Vous reviendrez ? Me demanda Jude tristement
- Non.

                                Je n'étais pas quelqu'un de très chaleureux et c'était sans doute mon plus grand défaut car je ne voulais nullement être froid avec les autres. Je me suis levé de ma chaise, Noah restait assis mais avait cessé de manger, la tête plonger de sa part de tarte il était immobile. Avais je été trop brusque ? Le voir ainsi déprimé, épaules tombante me touchait plus que ce que je pouvais espérer, l'enfant était entouré de tristesse et je ne pouvais rien faire. Je m'étais attaché à un enfant. 
                                 La mère chantonnait en débarrassant la table pendant que je montais à l'étage pour récupérer mes affaires, décider à partir de cette auberge je me suis dépêche de sortir avant de changer d'avis car à chacun de mes pas le visage sombre de Noah se gravait dans mon esprit et remplissait mon coeur de culpabilité. Qu'espérais je ? Me racheter envers Key pour l'avoir abandonné ? J'avais à nouveau l'impression de laisser tomber mon petit frère en partant d'ici sans me retourner. Le coeur lourd j'ai lancé un dernière adieu envers cette petite famille, la boule blonde ne me regardait pas, il contemplait ses pieds sans dire un mot alors que la maman me faisait de grand signe. 

- Au revoir Noah...

                             J'eus à peine prononcé son nom qu'il releva le visage, de grand yeux bleus noyés de larmes, il se retenait comme un grand garçon, les lèvres retrousser, il essayait de rester fier alors que ces larmes étaient pour moi un coup fatale. J'avais mal, oui trop mal pour un inconnu. Je devais me presser ! Il fallait que je parte avec que je change d'avis.
                                Alors que j'étais en direction de l'hôtel que m'avait indiqué Jude, j'entendais un voix cristalline m'appeler, une voix aigu qui criait mon nom dans toute la rue.

- JEN !!!! JEN !!!!!

                               Hésitant je me suis quand même retourner, il fit un grand signe d'adieu avec le plus beau sourire qu'il soit.

- Bonne chance Jen' !

                               Mon coeur se gonflait de fierté, le visage de Noah resplendissait et le mien également. A mon tour je lui offrait un sourire sincère et tendre, un sourire de grand frère. Les personnes qui vous marquent le plus sont celles que vous croiser au bord d'une route, sur un chemin plein d'obstacle, au cours d'un voyage vers l'avenir. Les personnes que vous n'oublierez jamais sont celles qui vous ont prouvé que vous pouviez avoir confiance car ils ne vous trahiront jamais. Ce sont les personnes que vous aimez le plus. Ces personnes sont inestimables. 
                               J'ai remonté les bretelles de mon sac pour pouvoir courir car étrangement Noah m'avait donné une pêche d'enfer ! Je courais comme un dératé pour arriver très rapidement sur un sentier qui conduisait à l'hôtel prêt du lac, je ralentit en arrivant devant l'entrée. Sans même demander à l'accueil la chambre de Gwen Lombs, j'ai posé les yeux sur l'unique personne qui parcourait le tour du lac en fumant une cigarette. L'unique homme à porter de vue, je reconnu de suis ses cheveux brun, son style si décontracté, cette nonchalance et cette façon de se moquer de tout. Il regardait le ciel tout en marchant ne voyant même pas que j'étais paralysé à l'idée d'aller lui parler. La honte s'emparait de moi, avais je le courage ? Il fallait que je m'excuse, que je lui dise que je l'ai cherché partout, qu'il n'avait pas le droit de m'obseder ainsi. Il fallait que je lui dise qu'il me manquait...

- Vous désirez monsieur ? Me demanda un homme en cravate 

                                Je ne lui ai pas répondu, je me suis contenté de marcher jusqu'à Gwen en me vidant l'esprit, qu'allais je lui dire ? J'étais plutôt d'un naturel calme mais directe, sarcastique aussi et parfois même blessant mais toujours dans une impassibilité étonnante. Qu'allais je bien pouvoir lui dire ?

- Désolé.

                              Ce mot sortit inconsciemment de ma bouche, il avait traversé mes lèvres sans que je puisse l'en empêcher. Gwen se retourna lentement, je lu la surprise dans son regard puis la colère, allait il me cracher à la figure qu'il en avait rien à faire de moi ? Tout comme je l'avais fait. Je le méritais. 

- Tu n'es pas obligé de tirer une tête pareil, dis je quelque peu agacé
- A quoi tu t'attendais ? A ce que je te saute au cou ?
- Je suis venu m'excuser. 

                            Ma fierté avait fait descendre ma voix d'une octave, j'étais comme un enfant prit en faute et j'avais plus de mal que ce que j'aurai cru à me faire pardonner. Que devais je dire pour qu'il me croit ? 

- Va t'en, dit il simplement, je veux plus te voir.

                             Sa phrase m'avait transpercé le coeur comme un javelot ! Oui un javelot !

- Tu m'as donc fait une crise parce que j'avais filé comme un voleur pour rien ? Tu es venu uniquement par fierté ? Pas parce que tu t'étais un peu attaché à moi ? J'ai fait tout ce chemin pour rien ?!

                             Gwen avait moins l'air enervé, son visage s'était un peu détendu et il détourna le regard de gêne. C'était donc ça ? Il n'en avait rien à faire de moi c'était juste par fierté. Blessé j'ai eut un petit rire sarcastique et déçu, j'ai tourné les talons pour m'éloigner de lui le plus vite possible. J'étais vraiment débile sur ce coup ! Je crois ne jamais avoir été aussi naïf. Je me dégoûtais une envie furieuse de me pendre à la première corde venu. 

- Attends !

                              Il m'agrippa le bras m'empêchant de partir comme dans tout bon film romantique seulement j'étais trop blessé dans mon égo pour me laisser faire, je me suis imméditament détacher de lui, le regard mauvais je me suis retourné pour lui faire face. 

- Ne me touche pas..., j'ai murmuré entre les dents
- Tu as vraiment fait tout ce chemin pour me retrouver ? Me demande Gwen

                            J'ai acquiescé me calmant un peu. 

- Ca me fait plaisir...Vraiment plaisir. 

                          Il m'attira lentement jusqu'à lui, je me laissais faire laissant ma colère passagère tomber, je me suis retrouvé enlacé dans ses bras protecteur, j'étais aussi grand que lui et pourtant j'avais l'impression d'être un enfant. Son odeur m'enivrait.

 

- Tu n'as pas intérêt à t'enfuir cette fois, murmure Gwen

- Ca risque pas.

 

                           Je m'écarte de lui et sans plus atteindre j'attire son visage jusqu'à mien, je l'embrasse brusquement avec un peu de maladresse, il reste étonné avant de participer totalement à notre baiser. Il me repousse doucement plongeant son regard dans le mien, il eut un petit sourire gardant ses mains de chaque côté de mon visage, il me prit la main et m'entraîna avec lui pour faire le tour du lac. 
                          Je n'ai jamais eut de véritable relation, c'était étrange cette sensation de stabilité et à la fois effrayant. J'étais dépendant de lui maintenant, trop dépendant ! Ca allait trop vite et je ne contrôlais rien. Il n'y a pas une semaine je voulais partir en solitaire jusqu'à l'Ouest et aujourd'hui je me retrouve enchaîné à un homme, je ne faisais pas expret mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Rien qu'à l'idée de repartir sans lui je sentais ma gorge se noué, il vallait mieux laisser faire le temps sans doute qu'avec lui je me sentirai enfin exister, vivre et utile. Sans doute qu'avec lui j'arriverai à trouver une place. 
                         Gwen avait le don de me redonner le sourire, il parlait suffisamment pour deux, je n'avais pas besoin de raconter mon passé, je n'avais pas besoin de participer à la conversation. Je ne faisais que l'écouter, attentivement avec plaisir et admiration, je le laissais me parler de la pluie et du beau temps tout en restant passionné. Il m'arrivait de laisser aller mes pensées vagabonder et perdre le file de la discussion mais il ne m'en tenait pas rigueur. Il se contentait de me regarder avec le même sourire qui me faisait rougir, il me disait les mêmes mot inlassablement  " Toujours aussi mignon ". Il passait sa main douce sur ma joue avant de reprendre avec entrain ce qu'il disait, pendant ses quelques seconde où il restait sérieux et tendre, pendant les quelques fractions de secondes où il plantait ses yeux dans les miens je voyais tout le plaisir que ma compagnie lui apportait.
                           Je ne savais pas trop comment me comporter envers lui. C'était vite devenu une évidence pour nous deux, c'était allé bien trop vite mais on ne pouvait pas lâcher cette main chaude qui nous rattachait à la vie. On ne pouvait vraiment pas se lâcher. Comment peut on autant dépendre de quelqu'un en quelques jours ? Comment peut on être sur qu'on était fait l'un pour l'autre en quelques heures ? Etais ce humain ? Je ne sais pas si c'est possible, je ne sais pas si c'est une illusion, un rêve ou le fruit de notre imagination mais ce qui est sûre c'est que j'étais bien. Pour une fois je me sentais vraiment bien. 

- Monsieur Lombs ? Demanda une homme en costume
- C'est moi. Répondit Gwen
- Un appel pour vous à la réception. 

                      L'homme en costume tendit un petit papier à Gwen qui le lu rapidement avant de me regarder et me quitter la main. Je fus attristé par ce geste même si nous allions tôt au tard se lacher la main logique !

 

- Je dois rappeler quelqu'un, tiens voilà la clés de ma chambre. Tu montes en haut et on ira manger tous les deux après.

 

                      Il déposa un baiser papillon sur mes lèvres avant de s'envoler loin de moi. Je restais immobile passant mes doigts sur mes lèvres, je sentais encore les siennes sur les miennes comme si nous nous étions pas encore quitter. J'eus un sourire des plus niais sur le visage, tellement niais que je me serai bien frapper à coup de matraque. J'étais ridicule.

                       Je me suis monté dans la suite de Gwen qui n'avait rien avoir avec la chambre où nous nous étions rencontré, ce qui était étonnant. Il avait donc tant de moyen ? Je me suis écroulé sur le lit au drap blanc, l'odeur de la lavande avait empesté la chambre mais je me sentais vraiment en sécurité dans cette pièce, il ne manquait plus que Gwen. Aussi tôt dit, aussi tôt fait, il débarqua comme un fou dans la chambre et me sauta dessus littéralement, j'étais écrasé sous soixante kilos de testostérones.

 

- AAh ! Pousses toi ! Dis je à bout de souffle

 
                           Comme un gamin il enfouillit son visage dans mon cou.

- C'est effrayant..., dit il soudainement
- Quoi donc ?
- De tenir à quelqu'un si rapidement.
- Hum...
- On devrait apprendre à se connaître tu ne penses pas ?
- Je m'appelle Jensen Shiver et j'ai dix huit ans. Dis je pour me moquer
- Et moi Gwenael Lombs et j'ai trente ans. 

                           TRENTE ANS ????

 
 





 

                                   
 

                               

Par Danouch
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Samedi 13 juin 2009


- Vous ne savez où il a put partir ?
- Pas du tout. Me dit le receptioniste de l'auberge
- Pas même une idée ?
- Je suis désolé je crois juste qu'il est parti le même jour que vous sur sa bécane. Dit il désolé
- Bien merci.

                       Je l'avais laissé filer. Je ne devais m'en prendre qu'à moi même, petit à petit je me trouvais ridicule à demander désespérement où était parti Gwen. Le réceptioniste vu que j'étais vraiment désemparer, je ne savais plus trop quoi faire. Continuer ma route vers l'Ouest ? Ou continuer de le chercher en ayant l'intime conviction qu'il n'était pas parti de la region ?

- Ecouter monsieur, je n'ai pas le droit de le divulguer mais si ça peut vous aider je vais vous donner son nom de famille.
- Vous feriez ça ? Je demande incrédule
- Si vraiment vous en avez besoin.
- Ca serait très généreux de votre part ! Dis je avec un petit espoir

                     Il chercha un petit moment sur son carnet puis il eut un sourire amuser.

 

- Gwenael Lombs. 
- Je vous remercie.

                    Je suis parti aussi tôt à la recherche d'une cabine téléphonique, j'ai farfouillé un annuaire quand je me suis rendu compe qu'il datait de 1996. Je ne suis pas sûre que ça va m'aider. J'ai soupiré las de toujours me faire avoir ! Pour une fois que je prennais une décision, une véritable décision ! Que je ne fuyais pas et qu'au contraire je voulais ratrapper mes erreurs et apprendre du passé. J'avais l'impression que là haut on se donnait du mal pour me mettre des bâtons dans les roues, une fois on m'achevait, ensuite me donnait de l'espoir pour mieux me faire déchanter...Une frustration qui ne pouvait pas passer. 
                  Sonny, le vieil homme, m'attendait dans un petit bar de la ville, lorsque je suis rentré dedans totalement dépité une élévation de voix me fit sortir de ma torpeur.

- Alors gringalet ! T'as trouvé ton bonheur ?
- Pas encore !
- Derrière de chacal ! Apporte à ce garçon une consolation avant qu'il me fasse une dépression ! Cria Sonny
- Bien Chef !

                 Tous ici devait avoir l'âge de Sonny, tous ici sauf le barman qui avait la trentaine mais qui en faisait cinquante, le visage ravagé par l'alcool il avait l'allure d'un ivrogne et l'odeur. Sonny s'était déjà fait plein d'ami et les traitait comme des pestiférés mais faut croire que  c'était leur façon à eux de se parler. C'est ainsi que son les vieux de la campagne de vieux aigri mais tellement attachant.
                J'ai bu d'une traite le liquide jaunâtre, j'aurai sans doute vomis si je ne l'avais pas déjà bu la veille. J'étais anéanti, j'avais l'impression qu'il me serai maintenant impossible de retrouver Gwen. On dit souvent que le monde est petit mais à l'heure qu'il est je suis perdu dans l'univers.

- On va t'apprendre comment jouer au poker mon garçon ! Comme ça tu pourras plumer tout tes copains !

                 Sans que je puisse dire quoi que ce soit Sonny et ses amis m'ont emportés avec eux jusqu'à une table, les règles étaient simple, il faut savoir rester impassible, être rusé comme un renard en somme. Le jeu ne m'intéressait absolument pas et après avoir vu jouer ses amis et les avoir vu se frapper dessus pour de la triche j'ai vite compris les règles.

- C'est pas complique Jen' ! Tu dois être plus malin que tout le monde, sourit Sonny

               J'ai jamais été très malin dans la vie, la preuve en est ! Je cours après un fantôme.
               Après une demi heure de jeu, après avoir gagner tous les jetons je savais qu'en faite le malin c'est celui qui se plumer car quand on a tout gagner et que quatre bonshommes deux fois plus gros que vous, vous regardent avec cet air ahurie et mauvais il faut prendre ses jambes à son cou. Sonny en fait tomber son cure-dent au sol, il me donne une frappe amical dans le dos qui me fait tousser, un peu gêner il rit aux éclats et me félicite. Finalement tous les vieux me félicite et reconnaisse ma chance ou mon talent.

- Tu m'as étonné mon petit Jen' j'aurai jamais cru qu'un gamin puisse gagner à jeu comme le poker ! Tu m'as bluffé !

              Il rit à nouveau sa bouteille de bière à la main et la jette dans un champ plus loin. Nous marchons jusqu'à sa petite maison mais lorsqu'il se rend compte que je ne le suis pas à l'intérieur il prend un air plus sérieux. Sur son visage mélancolique se dresse un sourire que je n'aurai jamais aimer voir. Sans doute qu'il s'était dit qu'il avait enfin trouvé de la compagnie même si il savait pertinemment que je partirai un jour. Ce jour arriva.

- Tu t'en va déjà mon petit Jen', me dit Sonny
- Oui. Dis je simplement en lui rendant son sourire
- Ah mon garçon...

               Il s'approcha de moi dans le bruit fracassant de ses bottes sur le bois vieillit. Il gardait ce sourire tendre, il posa sa main pleine de sagesse sur ma tête même si il était plus petit que moi. J'avais l'impression de sentir une main puissante et protectrice sur mes cheveux, une main paternel.

- Je ne comprends pas comment des parents peuvent laisser partir des enfants aussi jeune...Je ne comprends pas.
- Je suis parti de moi même.
- Ont ils chercher à te retrouver ? Non ! Ce sont des lâches. Mais crois moi le passé nous rattrape toujours mon petit.
- Je ne préferai pas...

               Mon sourire se cache derrière un visage remplis de nostalgie, le vieil homme soupire et redresse mon visage.

- Saches que quoi qu'il arrive, quoi que tu fasses et où que tu ailles il y aurai toujours la maison d'oncle Sonny sur ta route.
- Merci.

              Ce fut une longue acolade qui nous servit d'adieu, une accolade pleine de tristesse et des adieux plutôt bref. Je suis parti aussi tôt, mon sac sur le dos j'ai reprit le route repensant au doux sourire du vieux Sonny.
              La nuit tombait petit à petit et j'approchais d'une ville plus grande que les précédentes, une ville plus touristique, je gardais en tête le nom de Gwen Lombs. Les étoiles apparaissaient quand j'eus enfin trouvé une auberge pas trop chère, je lui demandais si un certain Gwen Lombs avait logé ici et il semblerai que la femme est entendu ce nom quelque part seulement elle ne savait pas où. J'eus un petit sourire d'espoir espérant qu'il soit encore là, elle fouilla dans son registre et ne vit de Gwenael Lombs.

 

- Je suis désolé Monsieur. C'est un ami à vous ?

- Oui. Dis je encore désenchanter
- Je suis pourtant sûre d'avoir entendu ce nom quelque part.

                Elle ne fit qu'aggraver mon cas, il n'avait même pas été de passage ici et elle me complaignant dans mon illusion d'un jour le retrouver. J'eus sans doute une expression trop triste car soudainement elle s'emportait dans un élan d'amitié.

- Ne faites pas cette tête, elle me sourit, je vous promet de venir vous voir si j'ai des informations sur ce garçon.
- Je vous remercie Madame.
- Je vous en prie ! Appelez moi Jude. 

               Elle me gratifia dans un autre sourire enfantin et me donna les clés de ma chambre, celle ci était plus spacieuse et plus élégante que les précédentes, elle n'avait rien avoir avec ce que j'avais vu jusqu'à présent. Je me suis écroulé sur le grand lit le plafond entier étai un miroir géant, c'était plutôt étrange de se voir même en dormant. J'eus un petit rire amusé et je suis parti prendre ma douche en repensant au corps de Gwen. Ce ne fut pas une très bonne idée car le reste de la nuit je ne pouvais me le sortir de l'esprit, à tel point que notre nuit entière me revenait comme un film au ralentit. Quelle torture. 
                Après une nuit tourmenté j'eus la visite imprévu de Jude la réceptionniste.

- Bonjour ! C'est une magnifique journée monsieur. Je comptais vous réveiller mais je vois que vous êtes déjà tout beau ! Quelle dommage j'aurai aimé voir votre visage endormi. Elle eut un petit rire en rougissant, je vous apporte votre petit déjeuner. Bonne appétit !

               Elle sortit comme une flèche, je l'avais simplement suivis du regard gardant l'impression d'un courant d'air bruyant et presque agaçant. Les gens aussi énergique me vidait totalement de ma vitalité.
               Elle remonta dans mon estime quand j'eusse goûter son petit déjeuner, des pancakes au sirop d'érable. J'en ai toujours rêver et c'est encore meilleur que ça ne parait à la télé. Je dévore le petit déjeuner et me prépare à partir de l'auberge lorsque dans un silence inquiétant la porte grince. Je me redresse devant ma glace, j'arque un sourcil comme si je venais de rêver. La porte grince à nouveau. Lentement je sors de la salle de bain et j'aperçois une petit touffe de cheveux blond sur l'encadrement. De ses grosses billes bleus il m'observe comme un animal craintif. Je continue de le dévisager réalisant qu'un enfant m'épie derrière la porte. J'eus le malheur de faire un autre mouvement qu'il s'enfuit aussi tôt tel un lapin devant un chasseur. 
               Je me suis approché de la porte et je l'ai ouverte ne voyant personne dans les couloirs je l'ai refermé. Que faisait un enfant tout seul ? Il ne devait être plus âgé que Key.

- Noah !!! Noah !! Ou es tu ? Ce n'est pas drôle ! 

                 J'entends hurler la réceptionniste, d'une curieuse peu habituel j'ai risqué d'ouvrir la porte pour savoir qui elle cherchait. Lorsque je la vis enfin regarder dans tous les recoins de l'étage d'un air inquiet je comprenais que l'enfant était le sien. Leurs cheveux blonds auraient du me mettre la puce à l'oreille.

- Il s'est enfuit par là. Dis je calmemant une brosse à dent dans la bouche
- Oh merci ! Je suis désolé de vous avoir déranger. Il est venu vous voir ?
- Oui.
- Désolé encore ! Mais ce n'est pas étonnant après tout. C'est un petit garçon curieux vous savez mais malheureusement il ne parle pas beaucoup.

                      Il devait hérité de son père dans ce cas là car on ne peut pas dire la même chose de la mère, même si elle n'est pas méchante.

- Hum.
- Encore une fois désolé ! 

                    Elle partit aussi tôt dans la direction que je lui avais indiquer, je regardais cette jeune maman s'inquiéter pour son enfant et même si elle étai bruyante cette façon de portéger ainsi son fils me touchait. Jamais ma mère n'avait eut autant d'égard pour moi cependant elle était dans le même état lorsque Key rentrait plus tard que prévu, finalement les mères sont un peu toutes les mêmes. Elles sont belles et attachantes avec ceux qu'elles aiment. J'aurai aimé avoir une mère comme ça. 
                   A huit heures j'eus enfin finit de me me préparer, le sac sur le dos, j'étais bon pour refaire quelque kilomètres et deux trois provisions avant de partir. Je fermais la porte de la salle de bain quand soudainement la même tête blond rentrait dans ma chambre essoufflé, il restait dos à la porte et me regardait avec de gros yeux. Son visage entier se figeait et rougissait à vu d'oeil, il se précipita sous le lit et n'en sortait plus. Cette famille était  vraiment étrange...
                 La mère fit la même irruption dans ma chambre.

- Noah je t'ai vu rentré ! Sors de ta cachette !

                Cette fois elle était rentré dans une colère noire. Sans même prêter attention à ma présence elle prit la jambe de son fils sous le lit et le tira aussi fort qu'elle le pouvait mais il s'accrochait à un barreau du lit. J'étais stupéfait d'un tel spectacle.

- Ton père t'attends Noah !
- JE VEUX PAS Y ALLER !!
- Tu n'as pas le choix !
- NAN !!!

                         L'enfant le lâchait pas prise mais la mère était épuisé, elle abandonna et s'écroula essouffler. Son visage avait changé d'expression, un visage plein de compréhension mais aussi d'épuisement morale.

- Je ne veux pas me battre encore avec toi Noah. Si tu ne veux pas y aller c'est maman qui va se faire gronder tu sais...Maman est triste quand papa la gronde. 

                      L'enfant lâcha la pied en bois et se précipita derrière pour se cacher, j'eus soudainement un pincement au coeur, c'était exactement la réaction de Key quand mon père ou ma mère le grondaient. Il venait se cacher derrière moi et me tirait par le tee-shirt  me suppliant de le protéger. Je regardais à nouveau la mère qui m'avait enfin remarqué et qui soupira de lassitude.

- Dites à votre mari que Noah est malade et que le médecin l'a interdit de bouger de son lit.
- Mais...
- S'il vous plaît Madame.

                         Elle eut un dernier regard pour son fils et sortit de la chambre quelques secondes après l'enfant continuait de s'accrocher à moi. Lentement j'ai déposé sur lui une main amicale, il leva la tête pour me regarder.

- C'est bon elle est parti, tu peux me lâcher maintenant. Dis je d'une voix douce

                        La nostalgie s'emparait de moi, ses petites prunelles innocentes ressemblaient tellement au regard de Key. J'étais totalement sous l'emprise d'un sentiment de protection envers la petite tête blonde. 
                       J'entendais la voix de Jude dehors puis la voix d'un homme, celui ci hurlait. Ils cessèrent de se disputer lorsque j'entendis le crissement des pneus, Noah me lâcha enfin sentant qu'il n'avait plus à craindre de partir. J'étais furieux, pour une raison que j'ignore, j'étais extrément colérique lorsqu'il s'agissait de Key et Noah lui ressemblait tellement. A travers Noah c'était Key que je voyais et que je tentais encore de protéger. Comme autrefois.

- Voilà, papa est parti. Dit Jude

                 Noah se cachait à nouveau derrière moi, il craignait maintenant comme si c'était une traîtresse. Je posais une nouvelle fois ma main sur lui pour le rassurer qu'il n'y avait plus rien à craindre.

- Noah c'est ta mère, elle ne te trahira jamais.
- Elle l'a déjà fait. Avant elle me faisait croire que papa était parti puis il revenait me chercher le soir alors que je jouais.

                 La mère baissait les yeux de honte, la fatigue se lisait sur son visage. Elle avait assez d'affronter son mari, elle était épuisé d'essayer d'être une bonne mère et de ne jamais y arriver. C'est ce que je lisais dans son regard.

- Pardonnes moi Noah...

                  Jude craqua, elle fondit en larme. J'avais du mal à la regarder quelque peu gêner d'assister à une scène qui ne me concernait pas, j'étais embarqué dans des histoires qui n'étaient pas les miennes et pourtant je n'arrivais pas à les laisser ainsi. Brisés.
                   Je me suis baissé à la hauteur de Noah et je l'ai regarder au plus profond de ses yeux bleus.

- Ta maman ne veut que ton bonheur Noah. Elle essaye de faire de son mieux, elle t'aime comme personne ne pourra jamais t'aimer. Crois moi ta maman ne veut pas te voir pleurer mais tu dois comprendre qu'elle ne peut pas tout faire seule. Aides là à être une bonne maman d'accord ?

                      L'enfant acquiéssa.

- Va lui faire un bisous maintenant.

                     Il partit aussi tôt vers sa mère, il s'approchait d'elle avec appréhension et lorsqu'il murmura "maman" en touchant sa main qui cachait son visage en sanglot elle le serra fort contre elle.
                     Image beaucoup trop touchane pour moi, j'ai donc laisser le fils et la mère dans ma chambre pendant près d'une heure, le temps d'aller faire mes courses. Lorsque je suis revenu dans l'auberge la femme s'amusait avec son fils à mettre la table dans le restaurant de l'auberge, apparement ils seront les seules à manger.

- Vous vous joindrez à nous n'est ce pas ?
- Nous merci je dois reprendre la route.
- Restes s'il te plaît ! S'écria l'enfant 

                    Je déjeunais donc avec Jude et Noah. Ce n'était vraiment pas une bonne idée car plus je les regardais et plus Key me manquait. C'était un bien pour un mal.

- Au fait j'ai enfin trouvé votre Gwen Lombs ! Il s'est arrêté dans l'hôtel près du lac. D'après mon ami qui y travaille, il reste jusqu'à la fin de la semaine.

 

 

Par Danouch
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Jeudi 11 juin 2009

                              
                     Le bruit de la fermeture de mon sac semblait aussi bruyante qu'un troupeau de buffle. Inquiet j'ai redressé le visage pour vérifier que Gwen dormait paisiblement, la drap cachant sa nudité laissait entre voir son torse si bien taillé, fin et viril à la fois. Je ravalais ma salive prêt à m'enfuir comme un voleur. J'ai du mal à me détacher de ce corps si chaud, cette petite bougie qui m'a redonné le sourire le temps d'une nuit. Je ne te remercierai sans doute jamais.
                            Je sors de la chambre épuisé moralement, je ne croyais pas que ça allait être aussi difficile, pourtant je l'ai déjà fait plusieurs fois, quitter ainsi son amant d'un soir sans jamais avoir de scrupule. Presque jamais. 


- Bonne journée monsieur, me dit le réceptionniste


                         Je prends un grand bol d'air pure faute de lait et après quelques secondes d'hésitation de doute je me dirige vers la route 44, direction l'ouest. Le sac bien remonté sur mon dos, les quelques marchants qui avaient ouvert étaient généralement des boulanger, des bars aussi. Après tout il n'est que cinq heure du matin mais ici les habitants se lèvent dés l'apparition du soleil car pour la plupart le travail commence dés les premiers rayons. Il y a au moins une chose dont j'ai hérité de mes parents, c'est que je me lève toujours à l'aurore. 
                        Mon père avait sans doute déjà scéllé les chevaux, ils les emmènent se dégourdir dans la vallée, je l'imaginais fier au milieu de ses grandes bêtes majestueuses. Puis dans quelques heures Key le rejoindra pour monter Kala et aider ainsi mon père dans son travail, Key ferait tout pour qu'on son père soit fier de lui quitte à faire des choses qui ne sont pas de son âge. Un petit garçon turbulent qui veut toujours tout faire, il espère attirer les regards sur lui et ça marche très bien ! Tout le monde l'adorait dans le village, les épiciers lui donnaient une sucette à chaque passage, Monsieur Peterson lui avait même offert un jeu de console une fois. Le regard de Key brillait lorsqu'il avait eut son cadeau. 
                       J'avais enfin réussit à regagner la route et je la longeais espérant gagner la prochaine petite ville avant la fin de la journée. Ce qui était improbable, je lis le panneau qui m'indique que j'ai encore quatre vingt kilomètres avant d'atteindre Otis city. Je soupire et continue ma marche.  Heureusement que j'ai fais le plein de provision hier mais je n'ai pas pensé à prendre la vieille tente dans notre garage. Il est vrai que j'étais parti dans la précipitation et je n'avais pas pensé que j'allais sans doute dormir à la belle étoile. Si les étés sont caniculaires, les nuits sont sibérienne. 
                     Je regarde mon téléphone mobile, j'ai oublié de le recharger hier, ce n'est même pas moi qui paye l'abonnement, il faut que je pense à m'acheter un carte à recharge car je sens que dans peu de temps je n'aurai plus aucun moyen de communication. Je repense soudainement à Gwen, il est dix heures, il doit être  réveiller à l'heure qu'il est. Ses petits yeux ont dut s'ouvrir lentement, j'imagine la surprise quand il se rend compte qu'il est seul. J'espère simplement qu'il ne m'en voudra pas, c'est comme de demander à la pluie de ne pas mouiller je m'en rend compte ! Mais je ne sais pas...J'espère tellement qu'il ne m'en tienne pas rigueur si j'avais put je crois que je serai rester encore un petit moment avec lui...encore un petit peu.
                      La séparation aurai été plus dure encore. 
                      Le calme qui plane dans l'aire me fait du bien, je suis habituée à entendre les cigales et les criquets. Les grandes étendus de maïs ou de blé deviennent des grandes étendus d'herbe jaunes, grillées par le soleil. Je marche dans une terre si sèche qu'on dirait de la poussière, au moindre coup de vent la poussière s'envole recouvrant la route d'une fine pellicule ocre. J'entends le bruit grondant d'un moteur, je reconnais ce son, c'est encore une Davidson ! Elle passe à vive allure sur la route faisait virevolter la terre et mes cheveux avec. Je la suivais des yeux, un semblant de sourire se dessinait sur mon visage, mon coeur se gonflai de bonheur et je frissonnais de plaisir. La moto s'arrête à quelques mètres plus loin elle fait demi tour dans un burn. Étonné, je m'arrête et le chauffard s'arrête juste à côté de moi dans un crissement de pneus douloureux. 
                       Il retire son casque, de beau cheveux brun décoiffé, des yeux bleus sibérien, les sourcils froncés. Je reconnaîtrait se regard entre mille.

                      Sans même attendre que je puisse m'excuser ou dire quoi que ce soit une gifle fuse faisant pivoter ma tête. 

- Tu te prends pour qui ?! Hurle Gwen

                    Il devenait rouge de colère.

- Je..., 

                  Que dire ?

- Je te croyais plus intelligent ! Plus courageux ! 
- Je suis désolé..., murmurais je 

                Je me frappais mentalement pour la délicatesse dont je faisais preuve, j'étais si ridicule.

- PAR PITIE ! Désolé de quoi ?? ON EST PAS DESOLE QUAND ON NE LE PENSE PAS !!
- Que veux tu que je te dise alors Gwen ? Que je suis un enfoiré ? Que je suis un lâche ! Un pourrit, une ordure ? Tu as vraiment besoin de moi pour t'en rendre compte...

                   Ma voix s'était engouffrer dans ma gorge, laissant tomber le silence pesant, je baissais les yeux de honte mais aussi de colère. Que voulais tu à la fin ? Ne pouvait il pas me haïr de loin ? Je ne voulais plus le revoir, je ne voulais pas m'attacher alors que cherche -t-il ?

 

- Pourquoi ? Voilà ce que je veux savoir, me suis je vraiment tromper sur toi ? 

- Totalement. Je ne suis qu'un bâtard de plus Gwen ne te fais pas d'illusion.

 

                    Il semblait surpris mais aussi déçu, je me frappais à nouveau mentalement, pour une raison que j'ignore je ne supportais pas ce regard remplis de peine et de douleur. Une partie de moi lui aurait sauté dessus pour l'empêcher de voir à jamais disparaître son sourire. J'avais envie de crier de rage mais je canalisais toutes ses émotions au fond de moi.

- Expliques moi pourquoi je n'arrive pas à te croire ? Il demande

 

                    Sa détermination, son insistance me fait d'autant plus mal que j'aimais ce comportement, on n'avait jamais autant voulus me comprendre, on n'avait jamais aussi bien réussi à lire en moi. L'espace d'une seconde un sourire de bonheur avait fait son apparition mais je le transformait aussi tôt en un rire sarcastique et blessant. Mes yeux vides le fixaient avec dédain.

                  Si tu restais avec moi Gwen, tu en souffrirait. C'est la seule raison pour laquelle j'ai quitté ma maison, j'en avais marre de voir le visage de ma mère en larme. J'en avais marre que mon frère puisse entendre les phrases que mon père était capable de prononcer à mon égard. J'en avais assez d'engendrer malheur sur malheur depuis ma naissance. Tu es la deuxième personne qui m'accorde un peu d'intérêt, je refuse de te faire du mal.

 

- Alors vis dans tes espoirs Gwen. Me croire ou pas ? Ca me fait une belle jambe. Tu étais un mec de plus, juste de quoi passer la soirée. Va t'en maintenant, j'ai encore pas mal de route à faire.

 

                       Évitant soigneusement son visage, je ferme le mien et reprend la route sans me retourner m'injuriant intérieurement. Je le priais de partir, je suppliais Dieu pour qu'il parte et qu'il ne tente jamais de me retrouver. Ca serait trop dure...Trop dure.
                      N'entendant pas la moto démarrer je me doutais qu'il me regardait partir, sans que je puisse me contrôler encore une fois j'ai couru pour échapper à tous ceux qui m'entourent et qui tentent de m'entourer. J'ai couru aussi vite que je pouvais, sentant la douleur encore plus forte, plus lacérante, j'ai senti la solitude qui envahissait entièrement mon coeur et mon existence. Je sentais la froideur de la souffrance qui anesthésiait mon corps. Je courrais à m'en couper le souffle puis quand j'entendis enfin la moto démarrer et s'éloigner je ne pus retenir plus longtemps mes larmes. Ces larmes qui n'avaient plus coulé depuis un moment, ces larmes qui étaient restées enfermer dans ma poitrine. Désespéré je suis me écroulé sur mes jambes, les mains dans la poussière et les larmes s'écrasant sur le sol comme des gouttes de pluie. L'image de Key planait au dessus de ma tête, son sourire tendre, le rire rayonnant de Gwen, ses caresses, ses baisers, sa façon de me regarder. Je sentais ses deux visages se graver sur ma peau comme des cicatrices encore rouges. 
                   J'étais seul, définitivement seul.

- Je te dépose mon garçon ?

                   Alors que j'avais repris la marche, les yeux rougis par les sanglots, une petite camionnette s'arrêta, au volant un homme plutôt âgé au sourire sage.

 

- Je vais à Otis city.

- Ça tombe bien c'est sur ma route ! Aller monte il va faire nuit.

 

                  Je suis donc monté, comme convenu il me déposa à Otis city. Un village plus petit qu'un champ de blé. J'ai cherché une auberge, elle était encore plus en ruine que celle où j'avais passé ma dernière nuit. Elle était moins cher cependant ce qui n'était pas négligeable. Encore sous le choc de l'après midi, je me suis endormie sur le lit sans même avoir eut le temps de prendre ma douche. Ma nuit hanté par le visage de Gwen.

                 
- MONSIEUR ! REVEILLEZ VOUS !!!

                   Il faisait encore nuit et pourtant je sentais la chaleur autour de moi. Soudainement j'eus un sursaut de terreur, la façade qui donnait sur la rue était en feu ! Paniqué j'ai eut le temps de récupérer mon sac et de sortir en courant avec le propriétaire, nous sommes sortis par la fenêtre de la cuisine. Je regardais la baisse brûler totalement hypnotiser par la danse des flammes. 

- Merde mon téléphone dans la baraque...

                Encore épuisé je n'avais pas la force de faire une crise de nerfs. D'un naturel plutôt calme, j'ai simplement repris la route pendant que le voisinage tentait tant bien que mal d'éteindre le feu. 
                Je me suis souvenu de la fois où la grange des chevaux avait pris feu à cause d'un orage, les pompiers était trop long mon père comme un héro était rentrer dans la grange en flamme et avait réussi à faire sortir toutes les bêtes. C'était le seul jour où j'étais réellement fier d'être son fils. Key n'était encore qu'un bébé et ne s'en souvenait pas mais j'avais souvent raconter cette histoire à mon petit frère. Il avait le même regard que moi ce jour là. Un regard emplis de fierté.

               Quelques heures plus tard le soleil fit son apparition, les maisons étaient plus nombreuses, les champs beaucoup moins grand. J'approchais d'une plus grande ville. Alors que je marchais d'un pas lourd j'ai croisé un vieillard sous un arbre, il peignait le paysage sur une immense toile. Je ne pus m'empêcher de regarder son dessin, il était vraiment doué. C'était d'une beauté surprenante. 

- Je peux t'aider ? Il me demanda 
- Désolé d'avoir perturber votre travail. Je regardais juste.
- Tu aimes  ?
- C'est magnifique.
- Dis moi mon garçon, ça te plairait de gagner vingts dollars ?  

                    Je ne compris pas toute de suite où il voulait en venir. Il m'expliqua qu'il en avait assez de peindre des paysage vide, mon visage lui plaisait énormément. Pour vingts dollars j'acceptais de poser pour lui au milieu du paysage. Ce fut une bonne expérience, je suis resté debout  pendant près de deux heures, il n'avait pas encore finit sa peinture je me sentais vraiment mal à l'aise. Le cri des corbeaux me fit sourire lorsque soudainement deux corbeaux vinrent se poser sur moi, un sur chaque épaule. J'ai sourit en voyant qu'ils n'étaient pas effrayer par moi. Ils me regardaient de leur billes sombre et le vieillard souriait à son tour. 
                   Sur la peinture j'étais seul avec mes deux corbeaux, le vieillard était également à pied il me disait que la jeunesse comptait trop sur les transports et qu'une bonne marche ne faisait de mal à personne.

- Je vis dans ce désert humain depuis trente ans ! J'ai vu des hommes de toutes les décennies qui ont précédé traversé cette contrée. Je n'ai jamais quitter ce trou perdu au milieu de notre pays. J'aime ce silence, j'aime la musique qu'elle produit. Le bruit des corbeaux, le vent dans les herbes sèches, un serpent à sonnette. J'aime cette musique et cet endroit. Ma femme m'a quitté il y a quelques années. Elle partit avec les enfants pour la ville.
- Vous aimez votre femme ?
- Autant qu'un furoncle !

                  Je riais de bon coeur en compagnie du vieil homme, il se dégageait de lui une telle sérénité et un tel vécu. J'adorais l'écouter me parler de sa vie et des faits passés. Il me proposa de passer la nuit dans sa maison pour m'éviter de faire encore de la route dans la nuit, ce que j'acceptais avec plaisir. Le repas ne fut pas gastronomique mais il était délicieux. Il m'a ensuite servit un digestif. Un alcool si fort qu'il aurait put me brûler l'estomac ! Lui le buvait avec une facilité étonnante et se moquait de moi quand je toussais.

- Les jeunes ! On se vante de boire mais on ne sait pas boire ! Riait l'homme
- Je ne bois jamais, dis je en essayant de récupérer ma voix
- Bois ça ! Et tu sera un homme un vrai !

                   Un petit silence avait plongé les yeux humides dans l'homme dans la mélancolie.

- Je suis seul dans cette bicoque...J'aime la solitude mais le cri des enfants, la bonne odeur du maïs fumant dans la cuisine. Ca me manque tu comprends mon garçon...
- Je comprends.
- Ah...Il y a vingt ans j'étais jeune ! Plein de rêve encore, papa et mari comblé ! Je pouvais rire et sourire avec mes petits. Je pouvais regarder ma femme avec amour et admiration. C'était une beauté tu sais...Elle avait de long cheveux noir comme les plumes d'un corbeau mais les yeux d'un vert émeraude plus précieux que la pierre ... Je l'aimais. J'étais fou d'elle ! Je l'ai laissé partir...comme un idiot.

                  Le vieil était ivre. Il fixait son petit verre vide.

- Le temps passe trop vite. Je l'impression que ça fait des millénaire que je n'ai pas entendu sa douce voix. Elle est partie un soir d'hiver, nous nous sommes disputé à cause de mon travail. Nous n'avions plus d'argent et les enfants devaient avoir un avenir ! Je la comprenais mais je ne pouvais pas partir...j'aimais trop cette maison...Elle était pleine de nos souvenirs. Je suis un vieil homme sentimentale...On m'a appelé le lendemain pour m'annoncer sa mort...la sienne et celle des enfants. Un camion les avait percuté sur la route...

                   Mon coeur se serrait à l'écouter de son histoire. Je pensais qu'elle était parti pour vivre ailleurs mais en fait elle était bien plus loin.


- Il ne faut jamais laisser partir ceux qu'on aime mon garçon...Jamais...On le regrette tôt ou tard et on finit seul. On peut aimer la solitude mais ils nous manquent toujours...On est rongé par la culpabilité et tout ce qu'on espère ensuite c'est les rejoindre...

                  Sa voix tombait dans le silence, ses yeux se fermaient. Il s'était endormi sur sa chaise. Je restais immobile réfléchissant à ses paroles comme si il savait ce que je ressentais. Dés que j'ai entendu ses ronflements je l'ai porté jusqu'à son lit, la couette bien remonté. Je me suis écroulé sur son canapé n'arrivant pas à fermer l'oeil, je savais maintenant ce qui me restait à faire.



COUCOU !!! Merci pour vos commentaires ça me fait trop plaisir !
je remercie Cindy, Lilly, V et Coki qui me soutiennent énormément !
Un grand merci à la rêveuse et à Sephy aussi =)
CASSSOUUUUU je suis heureuse que tu sois revenu tu m'as manqué !!!!
Bon et bien qu'est-ce qu'on pense de ce chapitre ?
La prochain sera sur Libera me et je compte finir TTS qui est vraiment mis à l'écart lol
BISOUS A TOUTES JE VOUS AIME !!!!
PS : Je suis désolé pour les fautes j'ai vraiment la flemme de me relir...SORRY

 

 
                      
 

Par Danouch
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Dimanche 7 juin 2009

                                Le soleil venait de se levé, j'étais couché près de Key qui était plongé dans un sommeil profond jouant surement avec les anges. Un sourire niais sur les lèvres, je lui caresse les cheveux avec nostalgie m'apprétant sans doute à faire la plus grosse erreur de toute ma vie ou la meilleure chose.
                               Je lui dépose un baiser sur le front.

- Ne m'oublie jamais ...

                                Je me lève enfin avec la plus grande discrétion, j'attrappe mon sac et le regarde une dernière fois, son visage tendre, sa bouille innocente, la pureté dans l'âme j'espère qu'il gardera à jamais cette insouciance.
                                Je ferme la porte lentement, je descend les escaliers aussi discrètement que possible tentant de ne faire aucun bruit pour n'alerter personne et surtout pas Key. Je m'arrête en bas des marches, je jette un dernière regard dans la maison silencieuse, je soupire un grand coup et un flux de souvenirs me submergent soudainement. Finalement ils ne sont pas nombreux, rien ne me retient ainsi mis à part Key. Mes parents l'aiment, c'est indéniable !  Il ne risque rien, il sera heureux, il grandira dans une famille tout ce qui a de plus normale. Mes parents auront enfin la vie qu'ils ont toujours voulus. 
                                  J'eus un haut le coeur rien que de revoir leur visages hypocrites, pris dans un élan de colère je suis sortie aussi rapidement que possible comme si il n'y avait plus d'oxygène dans la maison, comme si une odeur épouvantable me repoussait. Le sac sur les épaules je me suis précipité au milieu des champs, j'ai courru aussi vite que je pouvais sans regarder derrière moi. J'ai traversé le ranch et lorsque je savais que j'étais assez loin je me suis arrêté. J'ai repris mon souffle pour poser un dernier regard sur ma demeure. Une grande maison en bois entourer d'arbre et de champs, le vent me caressait la joue, l'odeur qu'il emportait me fit sourire. C'était le souffle d'un vent nouveau, d'une nouvelle horizon, d'un infime espoir.
                                  Comme un voyageur, j'ai marché jusqu'à la route, l'argent dans ma poche une simple bouteille d'eau et me voilà parti sans aucune idée de ma destination finale. Je marcherai sans doute toute la journée sous le soleil assassin de l'été, je marcherai jusqu'à ce que je n'ai plus d'eau, je marcherai jusqu'à la prochaine ville où je pourrai dormir avant de repartir en direction de l'Ouest sans jamais m'arrêter avant la nuit. Trouverais-je un jour ma place dans son monde ? Ou bien suis je perdu et il ne me reste plus qu'à quitter cet terre comme un étranger ?
                                 Le vague à l'âme je continue de marcher en regardant le grand ciel bleu, il doit bientôt être midi, ça va faire six heures que je marche sans m'arrêter et je commence à avoir faim, la prochaine ville est à quinze kilomètres. Je m'arrête dans un champ de foin, je monte sur un motte et me couche épuisé. Je ferme les yeux un instant et de suite le visage rayonnant de Key me frappe à grand coup. Un sentiment poignant fait couler la douleur dans mes veines, j'ai l'impression de l'avoir abandonner. Je l'imagine se réveiller comme tous les matins, il vient sauter sur mon lit pour finir sa nuit dans mes bras et malheureusement il retrouve un lit vide. Je le vois immobile dans ma chambre, réalisant à peine que je n'y étais pas, il cours comme un dératé dehors, il rejoint les écuries et ne m'y trouve pas, il va prêt de la vieille grange et m'appelles sans que je réponde. J'imagine Key prenant petit à petit conscience que je ne suis plus là, il cours comme un fou pleurant, hurlant, appelant ses parents. Le visage rouge ruisselant de larme, suffocant de tristesse il tente déspérement de faire comprendre à sa mère que je suis parti. Parti. 
                                      Je ferme les yeux avec force tentant de m'extraire ses images de mon esprit, ses images trop douloureuses. Je me sens coupable de le faire pleurer, je me sens coupable de lui faire de la peine lui qui n'avait rien fait pour mériter ça...
                                      Je suis coupé dans mes méditations par les gargouillements de mon ventre, j'ouvre mon sac à dos et y prend la bouteille avec le paquet de biscuit que j'avais volé dans la cuisine. Je mange deux trois cookies pour reprendre enfin la route. Il arrive que je croise quelques voitures, quelques camionnettes, une seul et unique Davidson. Elle était magnifiques, des flammes bleu sur le côté elle était passé à quelques centimètres de moi et m'avait fait tourner la tête. 
                                     Je m'essouflais à mesure que je marchais, il n'y avait plus un courant d'air et la chaleur devenait insupportable je dus retirer ma chemise et mon débardeur marchant ainsi la peau nu sous les rayons du soleil, un peau presque translucide on croirait pas que j'avais vécu dans le désert pendant des années. Les gouttes de sueurs coulent le long de mon torse et je sens que je colle à mon jean, une douche me ferait un plus grand bien mais je ne vois même pas un ruisseau. J'arrive enfin à la première ville, les gens se retournent sur mon passage, ils ressemblent à la population de mon village rien de bien différent les régions sont les mêmes sur tout l'Etat. Je trouve une auberge et prend une chambre pour la nuit, il me donne immédiatement la clé je monte dans une petite chambre avec une salle de bain minuscule. En regardant le lit drappé de tissu aux couleurs pastel, le parquet et les poutres en bois taillé à la main je me rend compte que je suis définitivement parti de mon ranch. Je lâche mon sac et m'écroule sur mon lit le corps soulevé par des respirations profondes, ma peau blanche n'a même pas rougit. D'un effort surhumain je me déshabille et reste nu dans la pièce profitant de mon espace personnel pour m'exiber. J'ouvre la petite fenêtre laissant entrer la moindre petite brise.
                                   Ma bouteille est vide. Je me lève de force et comme un mort je vais jusqu'à la salle de bain pour prendre une douche fraîche avant de dormir, à peine rentrer dans la douche je soupire de bonheur, l'eau froide fait presque de la fumé sur ma peau, j'ai l'impression qu'on me dépose un glaçon sur une brûlure. Je me savonne avec le petit carré de savon rose, je détache mes long cheveux noirs et les mousses avec l'énorme pot de shampoing. Une fois propre et frais je quitte la salle de bain la serviette sur les cheveux et non autour de la taille.

- Je peux savoir ce que vous faites dans ma chambre.

                                    Honte. C'était le seul mot qui m'inspirait à l'heure qu'il est.

- Pardon ? C'est ma chambre ici. 

                                    Je n'ai jamais été très pudique, d'une nature plutôt extravagante l'avis des autres m'importe peu. 

- On vient de me donner cette chambre alors je suis désolé mais c'est la mienne. 
- Et bien ils se sont trompés à la reception car je viens d'arriver alors cette chambre est la mienne vous n'avez qu'à aller vous plaindre au près du responsable. Dis je d'une indifférence totale

                                   Je continue de me frotter les cheveux comme si il n'était pas là. Il ne me semble pas décider à s'en aller, un peu agacer j'arrête de me frotter la tête et enroule la serviette autour de ma taille. Je regarde plus attentivement l'homme qui est venu m'importuner. Des habits de ville, c'est un touriste, une chemise en toile et un bermuda assez large. Il a vraimant l'apparence de l'américain en vacances. La peau rougit par le soleil, des cheveux brun et des yeux bleus plus clair que le cristal. Il reste planté là le regard mauvais, il semble très énervé. 

- Je ne partirai pas de cette chambre. Je lui dis comme pour le jeter dehors
- Moi non plus.
- Vous êtes là messieurs ! Excusez moi de vous déranger, rentre timidement le réceptionniste, nous n'avions plus de chambre de disponible et étant donner que vous partez demain j'avais pensé que vous auriez put partager la chambre pour la nuit. Je suis vraiment désolé.

                                    Le réceptionniste très gêné se gratte la tête, je soupire de lassitude. Le beau touriste se retourne totalement offusqué face au réceptionniste, prêt à explosion. Ses poings se serrent faisant ressortir ses veines sur son bras, ses sourcils froncés noyant ses prunelles dans un mélo de rage.

- J'accepte, je cède

                                   Je refuse de l'entendre crier. Je ne veux plus entendre aucun cri. 

- Dieu merci ! Annonce le réceptioniste en quittant la pièce

                                    La porte se ferme et le silence revient, je retourne dans la salle de bain pour m'habiller et en ressortir aussi tôt, le touriste sortait quelques affaires de sa valise surement pour prendre sa douche à son tour. Pencher dans ses habits son pantalon serrant ses fesses avec une telle sensualité que j'en avais des chaleurs. Honteux d'avoir de telle pensée je détourne le regard assez perturbé, je quitte brutalement la chambre sans me retourner.
                                    J'évite toute conversation, toujours aussi insociable je ne suis pas ici pour nouer des amitiés, j'annonce à la réception que je m'absente pour deux heures. Ca me laisse le temps d'aller acheter quelques bricoles à la supérette du coin et de visité un peu le village même si ca sert à rien étant donner que tous les petits villages se ressemblent. L'avantage c'est que ca retarde le temps où je me retrouverai dans la chambre avec cet inconnu. Je suis tenté de partir pour une autre auberge à la prochaine ville quitte à marcher la nuit.
                                    A force de me balader j'arrive au bout du village, des vents plus fort balaye mes cheveux virvoletant dans tous les sens. J'ai oublié de les attacher. Je regarde les énormes étendus d'herbes fraîches et hautes, un grand cerisier au milieu, le bruit des feuilles frissonnantes. Je soupire à nouveau, la nostalgie me tient à la gorge de nouveau. Il a sans doute arrêter de pleurer depuis, il est parti dans le box de Kala et sans vraiment de motivation il lui brosse le poil.

- Key...

                               Je suis un égoïste. Je suis parti parce que j'étais rejeté, mal à l'aise avec mes parents mais j'ai par égoïsme abandonné la seule personne qui comptait à mes yeux. La seule personne qui avait besoin de moi. Je suis un idiot.

- Ca sent la pluie.

                              Je reconnu cette voix, je me suis retourné pour retrouver le touriste derrière moi avec un sourire cette fois et non cet air agressif qu'il avait arboré en rentrant. Un sourire doux.

- Je crois qu'on a mal commencer les choses. Je me présente je m'appelle Gwen.
- Jensen.
- Enchanté Jensen, dit il en tendant sa main

                             Je la regardais un instant et la pris ensuite avec une légère intimidation.

- Je suis désolé pour avoir débarqué comme ça dans ta chambre. La fatigue du voyage.
- Je comprends. Dis je assez à l'aise
- Ecoutes, je connais personne dans ce pat'lin je sais pas pour toi mais j'aime pas trop manger seul, si on allait manger tous les deux ?
- Je ne suis pas d'une agréable compagnie, dis je très sérieux
- C'est moi qui invite.
- Je suis obligé d'accepter alors.

                                Il rit, je lui réponds par un sourire discret puis nous prenons la direction d'un restaurant. Ce fut donc un pavé de boeuf. Sans doute le meilleur que je n'ai jamais mangé.
                               La nuit tombé et les nuages avaient recouvert le ciel, il s'apprêtait à pleuvoir alors que nous sortions à peine du restaurant le ventre bien remplis. Nous avons donc courru sous la pluie torrentiel jusqu'à l'auberge illuminer d'une faible lampe extérieur, nous avons eut du mal à la reconnaître. Une soirée humide en somme.

- Je peux aller dans la salle de bain le premier ?
- Je t'en prie.

                               J'ai enlevé mes vêtement trempé en son absence et je me suis rhabillé immédiatement d'un caleçon pour m'étaler sur le lit, je regarde le plafond les bras et les jambes écartés imaginant à nouveau mon frère. Cette vie, ou ce semblant de vie que j'avais quitté pour ...l'incertitude et l'inconnu.
                               La porte de la salle de bain s'est ouverte je me suis redressé la tête dans les nuages, il partit mettre un bas de pyjama et il ferma sa valise pendant que je me détachais les cheveux. Il s'est ensuite assis à côté de moi et m'a dévisagé pendant dix minutes. Son regard était déstabilisant à tel point que je tremblais de frissons pourtant je n'arrivais pas à détourner mon regard du sien. Il approche sa main d'une extrême lenteur et me pris une longue mèche de cheveux qui reposait sur mon épaule il l'étira et la senti avec une élégance à couper le souffle.

- Leur longueur est étonnante, il sourit
- Je ne les ai jamais coupé. Dis je à mon tour
- Tu as bien fait. Ils sont magnifiques.

                                 Il s'approcha lentement et laissa glisser mes cheveux entre ses doigts dans le même élan doux il déposa un l'équivalent d'une caresse sur mes lèvres. Sans presser ma bouche il restait là, nos deux peaux se touchaient sans s'écraser, la proximité de ses lèvres et sa langue faisait palpiter mon coeur. J'étais paralysé. Charmé. 
                                 D'une lenteur tout aussi calculé, avec la douceur des anges il posa sa main sur ma joue et l'effleurait à peine, ses yeux plongés dans les miens il ne me bougeait pas. Ses lèvres légèrement entrouvertes, je ravalais ma salive. Il ferma les yeux, je fermais les miens, ce fut l'apothéose. Il m'embrassait avec tendresse, une explosion eut lieu en moi comme un déclic, comme une révélation. J'avais perdu tous mes moyens, je n'étais qu'un jouet dans ses mains délicates. Il fut si doux qu'il me paraissait inhumain. Son calme, son visage, pas un mot, pas un bruit. Il était parfait. 
                                J'avais besoin de cette affection, j'avais besoin de ces gestes, j'avais besoin qu'il continue et ne s'arrête jamais. La pluie aurait put couler encore des années que cette nuit continuerai de me paraître la plus belle de toute mon existence. Tout était si divin que je cru pendant quelques secondes que ce n'était qu'un rêve. 

- Ce n'est pas un rêve, dit il au dessus de moi

                                 Son expression était si touchante, les yeux amplis désir, il m'embrassa le cou, les épaules, la clavicule, le torse, il eflleurait ma peau brûlante de fièvre. Il caressait mon échine, me faisait cambré de plaisir, il savait touché, il savait goûté. J'appréciais le moindre de ces mouvements, je me beignais dans la jouissance et l'appaisement. Je n'était que l'instrument et il était le pianiste. 
                                 Je n'avais vécu que pour connaître l'humidité de cette nuit.
 




Par Danouch
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Samedi 6 juin 2009
                             
                    Si toute ma vie n'avait été qu'un mauvais rêve et si le soleil n'était qu'une illusion et que j'étais perdu dans une autre dimension.

- Jensen ! On mange appelles ton père !

                         Nonchalemment je sors sur le perron, j'observe un petit point noir dans l'horizon au milieu des chevaux sauvages. Je descend les quelques marches dans mon jean trouer, ma chemise à carreau rouge sur un débardeur blanc je sens les rayons agressif du soleil me brûlant l'épiderme du visage, je plisse les yeux sous leur éclat et me maudit d'avoir oublier le chapeau sur la balancelle. 
                        Je m'approche de mon père qui peigne une de ces bêtes, les mains dans les poches je traine les pieds comme à mon habitude. J'ai toujours eu du mal à parler avec mon père ce qui n'est pas plus mal. 

- On mange, dis je d'un ton monocorde
- Aides moi tu veux, tiens le bien pendant que je lui met la scelle. 

                      Avec une légère appréhension je m'approche du cheval brun, ses yeux noir et immense observent le moindre de mes mouvements. Hésitant je lui tien les cuir qu'il a sur le museau, son souffle puissant fait bouger les mèches de cheveux qui me tombaient devant les yeux. 
                      Je coutoie des chevaux depuis ma plus tendre enfance mais leur chevauché puissante, leur allure et leur prestige m'impressionne à un point qu'il m'effraie. Leurs yeux inquisiteurs, il m'observe comme si il connaissait la profondeur et la noirceur de mon âme, j'ai l'impression d'être mis à nu face à un animal qui semble plus intelligent que ce que l'on peut croire. Je frissonne, je détourne le regard la bête expire plus fortement pour manifester sa présence. Il me disait " regardes moi !". 
                     
- C'est bon tu peux le lâcher !  

                       Pourquoi me sentais je si coupable vis à vis d'un animal ? Quel mauvais dessein il me présageait ? Quel était se sentiment d'inutilité dans une famille normale ? Je me mettais à part de mon propre gré et pourtant ce n'était pas mon souhait, mes parents ne me regardaient pas je n'étais qu'un moyen de combler leur vie d'une parfaite chronologie. Ils se sont mariés et comme le voulait la coutume ils ont eut des enfants mais notre interêt s'arrêtaient là. Mon interêt s'arrêtait là. Je me sentais de trop, je ne me sentais pas à ma place comme si on m'avait adopté. J'aurai préferé mais malheureusement ils étaient bien ma famille.

- Va chercher ton frère dans sa chambre Jensen. Me dit ma mère à mon arriver

                     Je lui lance un regard mauvais et je monte énervé qu'elle me prenne sans cesse pour son esclave, j'ouvre avec naturel la porte dans la chambre de mon petit frère qui jouait à la console. Il vient me sauter presque dessus, je le regarde d'un air blasé et pourtant chacun de ses petits gestes en ma direction faisait battre mon coeur de pierre.

- Cet après midi papa va me faire monter à cheval ! Tu viendras me voir ? Hein Jen' ?! Papa il a dit que tu n'irai même pas voir un ami si on te le demandait ! Mais pour moi tu viendrais hein ?
- Oui oui t'en fais pas.

                     Un ami ? Ils parlent sans doute de tous ses hypocrites au lycée, tous ses petits fils à papa qui me lèchent le cul à la première occasion, il parle sans doute de toutes ses filles superficiel et sans importance ! Ces filles qui couchent dés l'âge de treize ans pour pouvoir partir de ce trou perdu. Je préfère de loin la solitude, peu m'importe d'être populaire j'ai peut être l'émottivité d'un glaçon mais je ne me gène pas pour leur dire ce que je pense d'eux, malheureusement ça ne les empêche de revenir.

- Tu promet ?
- Je te le promet Key.
- A table les garçons aller !

                    Ma mère apporte les derniers plat sur la table et nous installons autour de la table, mon père en tête il joint les mains et comme dans un troupeau nous l'imitons. Il récite son bénédiciter. 

- Amen !
- Maman ! Maman ! Je veux de la puré c'est tout !
- Tu mange un peu de viande aussi mon chéri ? 
- Nan nan ! Juste de la puré !
- Key tu manges de la viande comme tout le monde ! Ordonne mon père
- Nan ! Hurle mon frère

                    Le dîner devient bruyant, mes parents luttent contre les caprices d'un enfant ce qu'ils n'avaient jamais à faire avec moi puisque je faisais tout ce qu'on me disait de faire. Je me sers moi même et je mange sans prêter attention aux cris. J'enviais mon frère, car même si ils criaient sur lui, au moins il faisait attention à lui.

- Key, j'interviens, manges de la viande sinon je ne viendrai pas te voir.

                      Les cris cessent. Ma mère reste debout et me regarde d'abord avant de tourner la tête vers son petit Key, je regarde également mon frère qui me fait de gros yeux larmoyant, d'un air sérieux mais tendre je lui redemande de manger de la viande, il baisse la tête et tend son assiette. 
                      Le calme est revenu et nous reprenons le repas normalement. Mon frère mange en silence pendant que mes parents parlent de l'avenir du ranch. Je dois avouer que j'ai une certaine fierté d'avoir le contrôle qu'ils n'ont pas, Key est le seul qui me donne la sensation d'être nécessaire. Je sais qu'il a besoin de moi, je sais qu'il m'aime plus que tout. Il est ma petite lumière au fond du puit.

- Prêt pour faire du cheval mon garçon ? Demande mon père à la fin du repas 
- OUI !! S'ecri mon frère

                       Le grand sourire aux lèvres il part vite se laver les mains et se changer.

- A nous maintenant Jen'. Annonce mon père d'un air sérieux. Que veux tu faire l'année prochaine ? Le lycée c'est terminer, à la rentrée tu vas devoir integrer une fac, tu peux aussi travailler au ranch.

                       Demande moi aussi de me suicider ca sera plus facile. 

- Je ne sais pas.

                       C'est triste n'est-ce pas ? Je me rend compte que je n'ai jamais put prendre une décision seul, j'ai toujours fait ce qu'on me demandait de faire. J'ai tout fait pour ne pas être en retard, j'ai toujours été le meilleur dans tout ce que je faisais, j'ai toujours voulus faire en sorte que mes parents ne soient jamais déçu de moi même si ils n'ont jamais vraiment été fier. Le plus désolant ce que je n'ai aucune idée de ce que je veux faire, je n'ai aucune idée de l'avenir et lorsque j'y pense je ne vois rien, juste le noir et le néant. Rien ne me vient à l'esprit. 
                        Mon père soupire, il boit d'une traite son verre et se relève pour partir préparer les chevaux. Je reste assis fixan la nappe, je suis exaspérant. Je pourrai faire tellement de chose mais je ne suis fait pour aucune, je n'ai ni rêve ni passion. Je ne sers à rien.

- Tu pourrais commencer par chercher ce qui te plait dans la vie Jensen. Me dit ma mère en faisan sa vaisselle
- Je pourrais. Je ferai bien quelque chose va, n'ayez pas peur je partirai d'ici bientôt et vous pourrez avoir la famille parfaite que vous avez tant désiré. 

                         Elle s'arrête de frotter ses assiettes un instant. J'eus un petit rire sarcastique, elle est pathétique, incapable de me mentir. 

- Jen' ! Jen'  ! Regardes ! S'écri mon frère

                        Il decend à vive allure, dans des habits beaucoup trop grand pour lui, il était si craquant dans mes vêtement avec son petit air plaisantin. 

- Arrêtes de faire le guignol sinon papa va se mettre en colère. On monte choisir tes vêtements.

                      Key rémonte avec une rapidité impressionnante j'allais le suivre quand j'entends ma mère pronnonce mon nom.

- Jensen !

                     Je m'arrête et la regarde. Elle tente de dire quelque chose puis finalement elle baisse la tête, je soupire d'exaspération et monte les escaliers. Key sortait tous les vêtements qu'il pouvait trouver dans son armoire, je lui conseillait des vieux habits qu'il pouvait salir et abîmer. Fier de lui il se regardait dans le miroir puis il croisa mon regard, il me fit un grand sourire et vint me sauter dessus pour se nicher dans mes bras. 

- Tu me portes sur ton dos ? Il me demande 

                      C'est donc sur mon dos qu'on a rejoint mon père dans l'enclos. Il faisait tourner un grand cheval beige. Quand Key vu le cheval il en restait bouche baie il descendit de mon dos rapidement pour rejoindre mon père dans l'euphorie. Je restais derrière les barrières, un sentiment inconnu m'empoignait le coeur, ce souvenir restera graver à jamais dans l'esprit de Key, tous ses moments magiques en compagnie de son père, tous ses souvenirs que je n'aurai jamais. 
                      Je m'assois sur la barrière regardant mon frère faire du cheval, mon père était gonflé de fierté, ce regard qu'il avait dans les yeux me pinçait à nouveau le coeur. J'observais mon frère faire beaucoup de progrès et prendre goût à l'équitation à tel point que quand vint le coucher de soleil il ne voulait plus quitter Kala. Il l'avait appelé ainsi depuis le début de l'après midi. 

- Je peux la brosser demain ? Demanda Key
- Faudra te lever tôt alors, dit mon père
- Je peux dormir avec elle aussi ! 
- Non mon garçon. Rit mon père

                       Ils accompagnèrent donc la jument dans son box pendant que je les attendais dehors. Mon frère vint directement à ma rencontre, il me prit l'index pour avancer jusqu'à la maison et il me racontait toutes sensations qu'il avait eut quand il était sur le cheval, tout ce qu'il avait fait même si il savait que j'étais présent. 

- T'as vu comme elle est belle Kala ! Il me dit plein d'admiration
- Ouis très belle.
- Tu viendra la brosser avec moi demain ? Il me demanda tout mieilleux
- Je ne sais pas Key.
- S'il te plaît ! 
- Tu veux pas passer du temps avec elle toute seule ? 
- Je veux que tu sois fier de moi ...

                        Il penchait la tête vers le sol, un air profondement triste. Ne pouvant me résoudre à le laisser broyer du noir je l'ai pris dans mes bras et l'ai monté aussi haut que je pouvais. De son air étonné il me regardait comme si j'étais fou, ses grand yeux noir et ses fin cheveux sombre lui caressaient les ciles. Si léger, si petit, je lui ai offert le plus sincère et tendre sourire.

- Je serai toujours fier de toi. 

                       Il rougit et je le redescend doucement pour lui prendre à nouveau la main jusqu'à la maison. Une fois arriver je lui demande de monter se doucher le dîner est bientôt prêt, il cours comme un dératé jusqu'à la salle de bain, je souris en le voyant avec une telle énergie après cette journée, il m'étonnera toujours. Je quitte mes chaussures et me dirige vers la cuisine, depuis une heure je meurs de soif, je me sers dans le réfrégerateur en buvant directement à la bouteille. 

- Tu me sers un verre d'eau à moi aussi s'il te plaît ? Demande mon père en s'asseyant épuisé sur une chaise

                       Je lui sers son verre et quitte la piece n'ayant aucune envie de parler avec lui, finalement je ne dois m'en prendre qu'à moi même si je n'ai aucun lien avec eux. Je les repousse comme si j'en avais peur.

- Je te comprends pas Jen'. Je suis sidéré de voir à quel point tu es gentil avec ton frère et aussi tôt qu'il n'est plus là tu reprends ce masque d'indifférence. Ta mère en souffre énormément tu sais. 
- Vous avez raison, je suis gentil avec mon frère. 
- Jen'...
- Je suis gentil avec ceux que j'aime tout simplement.
- Qu'est-ce que ça veut dire ? Que tu nous aimes pas ? Nous sommes tes parents !
- Vous êtes des étrangers. 

                        Je commence à quitter la pièce alors que je fais face à ma mère, elle à la main porter devant sa bouche, les yeux ruisselant de larmes et elle me regarde totalement stupéfaite, elle sanglote et je la contourne sans aucune pitié. Je serre le poings en montant les escaliers. 

- Comment en sommes nous arrivés là ? Elle murmure

                       Il serai peut être temps de partir.                    
                        
Par Danouch
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Jeudi 4 juin 2009

                 

                       Comment en suis je arriver là ? Percher comme un oiseau sur une corniche d'une bâtisse en ruine. Les poumons vidés, le coeur lent presque mourrant, les paupières trop lourdes, beaucoup trop lourdes...La tête penchante comme attiré par le sol par une gravité trop forte, le sentiment que des ailes me pousseront dans le dos si je venais à comettre l'ultime saut. J'aimerai que des ailes me poussent sur le dos pour m'exiler sur une autre terre où l'herbe est plus verte. J'aimerai trouver une autre terre où il n'y aurait personne, juste moi et le ciel...Juste moi et le vent. Certain appelle cette terre Paradis. 
                        Ni but, ni désir, ni passion. Personneà aimer, personne à faire souffrir. Je n'ai pas d'histoire plus malheureuse qu'une autre et c'est un drame. Le néant m'a accompagné tout le long de mon existence, je n'ai pas de raison d'en vouloir à Dieu, je n'ai pas de raison de pleurer. Aucune douleur particulière, juste le néant. Le néant. 
                        Je ne suis qu'un chiffre parmis six milliard d'idiots.
                        Le ciel n'est pas étoilé ce soir, les étés sont orageux là je vis, l'air à une odeur de cendre vieille d'un demi siècle, le bruit de la cloche de l'égliser s'entends dans tout le village, les rocking chair grincent comme des si ils étaient occupé. Le foin chaud, l'air humide, les quelques éclair. Ca sent la pluie. Lorsqu'on regarde l'horizon d'immenses étendus de champs nous sautent aux yeux, quelques arbres et des routes qui ne se finissent jamais. Des routes que je passais des heures à fixer quand j'étais enfant, je m'essayais sur le bord de la route, les jambes croisés fixant le point de fuite, la chaleur troublant la vision. J'adorais regarder les rares motos passer à vive allure, leurs fares la nuit étaient semblable à des ailes d'un papillon rouge. 
                       Immobile, je fixe le sol le visage assombri, les cheveux me tombant devant les yeux tel un rideau sur toute ma vie. Mon semblant de vie. 

- Que choisis tu Jen' ? dis je à moi même

                      Je crois que si ma vie avait été autrement j'aurai surement put apprendre à sourire avant de me lancé, je crois que si j'avais été comme n'importe quel être raisonnable je n'aurai même pas penser à venir sur un toit sous la tempête. Je risquais un pied dans le vide tentan le diable autant que ma malice le voulait, j'imaginais qu'une main m'agrippe la jambe et m'entrainait au fond des limbes.

- Jen' ?! T'es là haut ?!

                       Une petie voix mélodique m'appelait à quelques mètres plus bas. Une voix qui me tomba sur la tête comme une immense enclume j'avais l'impression d'être redescendu de mon nuage noir pour attérrir au milieu d'un ouragan, le vent semblait beaucoup plus fort.

- Key ! Ca va pas d'être dehors avec cette tempête ! Hurlais je énervé
- Pourquoi t'es dehors toi alors ?

                      Je suis descendu de mon toit rapidement l'inquiétude s'emparait de moi. Les cheveux collé sur le visage nullement perturbé par le temps épouvantable Key me regardait de ses gros yeux noirs, une expression si innocente et si naïve. Juste habillé d'un pijama tenant un parapluie à deux mains, le parapluie beaucoup trop grand pour lui et qu'il ne tenait pas vraiment droit. 
                    J'ai soupiré et je l'ai pris dans mes bras, courant comme je pouvais dans la boue et les hautes herbes jusqu'à la grande maison près de la route. Je l'ai posé sur le planché une fois à l'intérieur à nous deux nous avions inondé toute la maison. Tel deux imbéciles nous nous retrouvions tremper de la tête au pied, moi essouflé et lui toujours aussi naturel. 

- Montes prendre un bain et va te coucher ! J'ordonnais à l'enfant
- Tu le prends avec moi ? 

                      Key me fit de gros yeux de supplication, je cédais comme toujours dans un soupire de lassitude. Je gravis les escaliers escarter par mon petit frère que me serrait la main de ses petits doigts.

 

- Dis Jen ...
- Hum ?
- Pourquoi tu vas toujours sur le toit de la grande grange ?
- Pour réfléchir.
- A quoi ?
- A tout.
- Même à Key ?
- Oui même à Key.

                    Il eut un immense sourire d'enfant, le genre de sourire qu'on a que quand on a huit ans.

                    Je l'enviais. J'enviais mon frère de n'avoir aucun souci, d'être si différent, si joyeux ! Quel bonheur d'être enfant, je ne lui souhaite que de le rester. Brises moi les doigts pour que je ne puisses plus jamais tendre la main à la mort...

                     
                       

Par Danouch
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Texte Libre



L
a meilleure façon de remercier un auteur
 


est de lui laisser un commentaire  ^^




 
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