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Brises moi les doigts { En cours}
[7]
La dernière fois avant la prochaine {En cours } [1]
Jamais un sans Deux {En cours} [6]
Finalement il a accepté mon invitation, à vrai dire je ne lui ai pas tellement laisser le choix puisque je refusais catégoriquement de le laisser partir seul. Je savais que si je faisais cela
j’allais me torturer toute la journée en imaginant le pire, déjà qu’il occupe assez mes pensées il manquerait plus que je m’inquiète pour lui. Nous descendîmes les escaliers mais arriver au rez
de chaussée je me suis rendu compte que j’avais encore mes chaussons. J’eu le droit à un léger sourire moqueur de Zach, bizarrement je n’étais absolument pas vexer, je me suis même surpris à
sourire à mon tour en me grattant l’arrière du crâne comme un imbécile. Il souriait et c’était le plus important.
J’ai couru jusqu’à l’appartement en lui répétant une centaine de fois que si il m’attendait pas il aura un zero au
prochain TD rendu, il a sourit à nouveau en m’assurant qu’il ne bougerai pas. Un peu plus enthousiaste j’ai monté les marches quatre à quatre. J’ai ouvert brusquement et je suis tombé sur le père
de Colgate, il me lançait un regard assassin, je l’ai soutenu avec autant de dureté que possible. J’ai récupéré mes chaussures et je suis sorti de ma chambre décontracté.
- Tu ne manges pas avec nous ? Me demande le père de Colgate avec un sourire hypocrite
- Hors de question.
- Ne me dis pas que tu vas aller manger avec ce gamin ? Se moque le dit père
- Vous parlez sans doute de votre fils ? Celui qui vous avez presque étranglé ? Oui c’est bien avec lui que je vais manger et je vais même l’inviter ! Et puis on ira surement passer la journée ensemble, je sourit
Tout est bon à prendre pour lui foutre la rage, le fait même qu’il se tienne là devant moi me donne la force d’un
sayan, je lui aurai bien mis un kaméaméa dans la tête. Je lance un regard encore plus mauvais à Tom qui se tient derrière lui aussi silencieux qu’une tombe, honteux il n’ose pas tenir tête à son
père totalement barge. Je refuse de rester dans la même pièce que lui ! Je sais que je ne pourrai pas me contenir très longtemps avant de le jeter par la fenêtre.
- C’est pour ton bien que je te dis ça, dit il d’un air presque paternel
- Et bien pour votre bien je vous déconseille de lui refaire du mal en face de moi, capiche ?
- Nolan, vas y appelles moi quand tu rentrera, me sourit tendrement Ely
Je ne quitte pas du regard le père de Tom, je finis par sortir quelque peu énerver par cette discussion. Je rejoins
Zach qui a bien attendu dans l’entrée, je tente de sourire devant lui mais malheureusement mon sourire est assez crispé et je crois qu’il l’a très bien ressentit. Après quelques minutes de
marches il finit par entamer la discussion alors que j’étais perdu dans mes pensées, mes questions. Pourquoi est il violent avec son deuxième fils ?
- Je suis désolé pour ce qui s’est passé aujourd’hui, je vous ai mêlé à une histoire de famille.
- Tutoie moi et on est quitte.
- Euh …je sais pas trop si j’y arriverai.
- Je t’en prie on a que trois ans de différence, je dis presque en rigolant
- D’accord.
- Et puis pour ton père si tu veux tout savoir, je pense qu’il va se prendre un sacré savon par Ely, tu sais on ne dirait pas comme ça mais elle est très autoritaire et elle déteste la violence. C’est quelque chose qui la fout dans une colère noire et je t’avoue que même moi j’en ai peur.
- Ely ? Je ne vous…je te crois pas, rit Zach
- Je te jure ! Une vrai furie !
Finalement on a détendu l’atmosphère en imaginant la tête d’Ely en pleine crise d’hystérie. Enfin arrivé devant le
macdo on a commandé comme des ogres et on s’est posé à l’intérieur il faisait beaucoup trop froid pour se mettre dehors. Zach m’a posé des questions sur ma thèse, je lui ai posé des questions sur
vie d’étudiant. Il a finit par m’expliquer qu’il était orphélin et que la dame qui m’avait hébergé n’était pas sa mère, je me sentais carrément con parce que Ely m’avait déjà dit que sa mère
était morte. Je n’ai pas cherché à trop lui poser de question sur son statu d’orphelin même si j’en mourrai d’envie. Je sais à quel point c’est désagréable de parler de son passé. Je ne suis donc
pas attardé là-dessus, on a donc commencé à parler de film.
- Non tu peux pas dire que Edward Norton est une biche ! Tu as vu Fight Club ?
- Absolument pas ! Et si c’est pour voir le même genre de navet que Hulk c’est pas la peine ! Rétorque Zack
- Non tu peux pas dire ça de Fight Club ! C’est un blasphème ! Demain chez moi à 15h, le meilleur film de tous les temps.
- Euuh j’ai cours demain …
- Ah chier…bon bah 20h ?
- Je sais pas trop…
- Aller !!
Oh…Je viens de me rendre compte que j’insiste trop, j’ai une irrésistible envie de me retrouver avec lui devant un
film, lumière éteinte, j’ai encore envie de parler avec lui de film et tout ce qu’il veut ! J’aimerai tout simplement passer de temps avec lui. C’est une étrange sensation…Je suis pas
stupide je sais ce que ça veut dire et ça ne me plait pas du tout…Je suis entrain de craqué pour un étudiant qui plus est le frère de mon beau frère. Je suis totalement figer sur place, mon
enthousiasme naturel a disparu soudainement, je ne devrai pas me comporter ainsi. Je me racle la gorge et je chuchote presque qu’on devrait rentrer. Il répond aussi gêné que moi. Je crois que
j’ai posé un froid énorme.
Nous marchâmes dans les rues de Paris, les mains dans les poches je l’observe du coin de l’œil, il est plongé dans ses pensées et ne me remarque même pas. Son écharpe cache son visage, ses joues rougies par le froid des yeux profondément bleu. J’ai le cœur qui bat. Je me secoue la tête ! Nolan reprend toi !
- Demain 20h alors ? Il me demande
- Ca marche, je dis étonné
- Je te préviens si comme je le pense ton film est nul à chier je vais te charrier toute la soirée, dit il un grand sourire sur les lèvres
Je suis …heureux. Nous nous quittons devant chez moi, il me fait un petit geste de la main avant de me remercier et
partir jusqu’à la prochaine station de métro. Je monte les marches un peu troublé par cette journée, il est déjà 22h, j’ouvre la porte ma sœur et Colgate regarde la télé enlacé l’un contre
l’autre.
- Nolan ! Alors tu as passé une bonne journée ? Me demande Ely
- Oui et vous ?
- Ca va. Malgré la petite scène de cet après midi tout va bien.
- Je tiens à m’excuser de la part de mon père, me dit Colgate
- Je m’en fou de ces excuses. Penses au tiennes pour ton frère.
Je pars sans un mot jusqu’à ma chambre. J’observe mon lit et je crois que je vais dormir comme un bébé ce soir, je
ne sais pas pourquoi d’ailleurs. Ce soir j’espère ne pas faire de cauchemar.
Ma sœur me réveille à sept heures pour m’embrasser avant de partir, la tête dans les fesses je l’accompagne jusqu’à
la porte je la sermonne, lui demande de faire attention, je lance un petit au revoir à Colgate et lui fait promettre de m’appeler à leur arrivé au paradis. Je baille à grand coup, je ne sais pas
si je vais réussir à me rendormir, comme un automate je vais donc regarder les dessins animés sur mangas.tv. On sonne à la porte alors que je somnolais à moitié devant Saiyuki, je me fais
violence pour me lever, j’ouvre la porte. Un sac fleurant bon le croissant chaud m’est pointé devant le nez, la tête de Zach fait soudain apparition. Mon cœur fait un bon à la vue de son sourire
matinale, je sens que je prend une véritable douche froide.
- C’est pour te remercier de m’avoir payé à manger hier, dit il en entrant
- Ou pour te venger, c’est cruel de venir à une heure pareil alors que tu sais que je commence seulement à onze heures, je réponds heureux malgré moi
Je ferme la porte derrière lui alors qu’il retire sa veste et son écharpe.
- Je savais que t’étais seul alors j’avais de la peine, dit il en fouillant dans les placard pour trouver deux tasses
- Tu es trop bon Zach, je répond ironiquement
J’allumais la cafetière, il sortait les tasses. Un vrai petit couple. A cette idée j’ai piqué immédiatement un
phare, je me suis rétracté automatiquement, j’ai plus aucun contrôle. Je crois que ça fait trop longtemps que j’ai pas eut de copain, je dois absolument oublier l’idée de faire quoi que ce soit
avec Zach…Enfin j’essaye. On s’assoit à table en attendant le café. Je regarde les croissants, l’odeur me fait frissonner de plaisir. Je regarde ensuite Zach, à nouveau plonger dans ses pensées,
malgré moi j’aperçois une petit lueur de tristesse dans ses yeux. Il n’est pas venu juste pour me remercier.
- Qu’est-ce qui c’est passé ? Je demande gravement
- Pardon ? Il s’étonne
- Je vois bien que t’es pas dans ton assiette, il s’est passé quelque chose ?
- Non non t’inquiètes pas ! Dit il en posant sa main devant ses yeux
Pitié dites moi qu’il va pas se mettre à pleurer. Je me sens perdu je sais pas quoi faire. Je me lève alors évitant
son regard, je récupère le café et je sens le silence pesant s’installer entre nous.
- Je suis désolé, il murmure
Je sens sa présence juste derrière moi, je me pétrifie, la cafetière dans les mains une chaleur intense m’envahie.
Il s’approche de mon dos et entour mon torse de ses bras fins. Je me sens fondre comme un esquimau aux caraïbes. Zach pose sa tête contre mon dos je le sens secouer de spasme. Sa tristesse me
pince le cœur, je suis furieux, furieux contre ce qui lui fait du mal, furieux contre moi parce que je sais pertinemment que je ne devrais jouer avec le feu. Je me retourne brusquement et le sers
contre moi comme un grand frère pourrait le faire. J’espère seulement qu’il ne devinera jamais que ce geste n’est absolument pas fraternel ( ou alors ça serai malsain ). Zach se raidit puis se
détend et se laisse totalement aller. Il pleure comme un enfant et je le serre aussi fort que possible, un geste d’affection que je n’aurai même pas reproduit avec ma sœur. Je suis foutu…Je suis
vraiment foutu car je suis totalement entiché de ce garçon. Je reste donc muet, j’écoute simplement ses sanglots, je ne suis qu’une oreille et une épaule car je ne sais que trop lorsqu’on a rien
envie d’entendre mais qu’on a besoin de chaleur.
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Un petit chapitre je vous l'accorde mais ca avance déjà un peu plus vous trouvez pas ?? =)
Et oui petit rapprochement...
niark
Bon je tiens à vous dire tout de suite que ma prochaine suite sera sur Brises moi les doigts !!! OUAAAH ca fait longtemps lol
Mais faut bien que je finisse cette histoire...
BISOUS
Salut mes petites chéries !
Enfin petites...par toutes je suppose ! (ok chut)
Donc je tiens à m'exprimer plus clairement sur mon pseudo "coup de gueule" qui n'en est pas un !
Je suis désolée pour celles que j'ai offensées ! Pardon.
Je ne voulais surtout donner l'impression que je veux absolument des commentaires, bien sûre ça me fait toujours plaisir de les voir et les lires car j'ai l'impression que vous êtes
vraiment intéressées par ce que j'écris !
Je sais bien évidemment que celles qui ne laissent pas de commentaires ne sont pas forcémment pas intéressées ! ( si je puis dire ) Je sais parfaitement que vous avez toutes des raisons
personnelles et je peux concevoir que c'est chiant de commenter à chaque fois la fin d'un chapitre je connais ! Moi aussi j'ai déjà joué les anonymes et c'est pour ça que je ne veux surtout pas
insulter les anonymes !
Sûre j'aurai toujours une petite préférence pour les lectrices qui se manifestent mais la plus part de mes lecteurs sont anonymes alors je ne vais leur tourner le dos ! Je suis déjà heureuse que vous veniez me lire.
Seulement,
si vous êtes logique, à chaque fois que j'ai beaucoup d'avis, j'ai plus envie d'écrire ! Je pétille même de joie parce que je me dis " OUHAA ils me lisent vraiment ! Je suis vraiment contente" . En aucun cas je n'exige une présence constante ! Mais une petite manifestation de temps à autre ça ne fait que du bien. Juste un seul minuscule petit commentaire pour dire " je suis là ! " .
Et je remercie toutes les filles qui l'ont fait grâce à ma petite remarque !
Je vous assure que vos commentaires m'ont touchée ! Je ne sais même pas comment dire à quel j'étais contente, j'ai même apprit qu'une d'entre vous me suivait depuis un moment ! Depuis presque mes débuts et ça c'est une sensation géniale !
Alors au contraire ! Ce n'est pas un coup de gueule ! C'est un grand merci ! Et peut être aussi quelque part un petit avis à mes lectrices et lecteurs anonymes, manifestez vous une seule fois, ça me suffit. Je veux juste être sûre que vous êtes là et que c'est pas overblog qui tente de me donner de faux espoirs !
Bon après ce long discours que la moitié d'entre vous aura lu j'utilise un plébicite !
XD
Je fais habituellement mes reponses aux commentaires directement, c'est à dire là où vous écrivez vos commentaires ! Je vous pose
cette question :
Voulez vous que je vous réponde directement au début de l'article ?
Comme beaucoup le font d'ailleurs.
Je tiens tout de même à préciser que les questions personnelles ou discussion qui non pas tellement de rapport avec l'article ( petit clin d'oeil à deadly quand on parle de la correction de
l'orthographe) resterons dans le cadre spécifique de la réponse aux commentaires directe prévu par la magnifique interface d'overblog.
OUI OU NON
Me suffiront.
Si je n'obtiens pas de suffrage suffisant, j'annule et je continue de répondre dans le lieu spécifique aux commentaires.
Sur ce je vous aime ! Tous sans disctinction de race d'origine ou de religion XD
Le droit me monte à la tête les filles...
BISOUS
votre fidèle et surement pas dévouée Danouch ^^
La tête posée contre la vitre et les yeux fermés, bercé par le train, je tentai, malgré les apparences, de lutter contre le sommeil pour ne pas rater ma station. Je grognais quand mon portable
vibra dans ma poche : un message reçu de Thomas. Je soupirai : j’étais à peine parti qu’il m’envoyait déjà un message. Je fronçai les sourcils, j’avais fini par céder et lui donner mon
numéro face à son air de chien battu et rongé par la jalousie de voir le chargé de TD profiter de sa sœur quand il le voulait. Cela dit, je ne le lui avais pas donné pour qu’il ne me
harcèle !
Reviens, Ely me trompe avec son frère en lui faisant des câlins et moi, je m’ennuie.
Mon frère et son enthousiasme débordant : ça me faisait peur quand même. C’était un peu trop soudain pour moi,
c’était un peu trop brutal et cela me faisait plonger treize ans en arrière quand mon père avait refusé de m’accueillir chez lui et me battre à mort pour m’abandonner dans une ruelle. Les
souvenirs étaient trop douloureux, la détresse avait été trop profonde pour que je lui pardonne comme ça, du jour au lendemain. Bien sûr, j’étais heureux de le retrouver mais je n’étais pas
habitué à ce genre de démonstration d’affectation. Avec les enfants, ce n’était pas pareil.
Plusieurs détails m’ont fait déduire que Nolan, ou le chargé de TD, avait lui aussi vécu un drame dans son enfance : ses parents n’étaient pas venus au mariage de sa sœur et les photos avec ceux-ci dataient toutes de quelques dizaines d’années à voir sa bouille. Tom m’avait dit que ses parents étaient morts brutalement il y a longtemps mais il n’avait pas pu m’en dire plus, Ely se montrant très peu ouverte sur ce sujet. Normal, ce n’est pas comme si je criais sur tous les toits la mort de ma mère.
Nolan était comme moi finalement : agressif dès qu’il s’agissait de s’exprimer, comme une manière de se
protéger, de se réfugier derrière ses défenses pour ne plus souffrir du monde extérieur. Mais il y avait autre chose chez lui : cette façon qu’il avait de me regarder me mettait mal à
l’aise. Je savais ce que ça signifiait, je n’étais pas né de la dernière pluie : avec un gay comme meilleur ami, j’avais appris à remarquer les signes et je ne connaissais qu’une personne
qui devenait absent quand une autre se trouvait dans son champ de vision : Allan avec Renaud. Après, ça pouvait signifier deux choses : soit il avait fait une connerie et il espérait
passer inaperçu soit il pensait à des choses pas très catholiques.
Je poussais la porte de l’orphelinat et chassais toutes ces idées : je ne pouvais pas me permettre d’être
distrait à
l’orphelinat, il en allait de ma survie. Je fus accueilli par les enfants qui me tirèrent dans le salon avant de s’écraser sur moi : le souffle coupé, je me tortillais dans tous les sens
pour enfin me dégager en rampant comme un vers sous la table, en érigeant les chaises comme des remparts.
Allan et Renaud étaient là comme tous les dimanches et vinrent me sauver en dispersant tout ce petit monde. Je
sursautai quand je sentis un doigt me presser la hanche : trois filles de 8 à 10 ans, Aurélie, Sabrina et Morgane, me regardaient tout sourire avant de me demander comment ca s’était passé
le mariage.
Je sortis de mon abri de misère pour m’asseoir sur le canapé et captiver un auditoire féminin. Alors la mariée,
comment elle était ? Bah, elle avait une jolie robe et elle était très gentille. Et la robe, comment elle était ? Bah, elle était blanche avec une longue traîne et un petit voile devant
les yeux. Et le marié, il avait un cheval blanc ? Heuuuuuuuu……
Al se porta de nouveau à mon secours et se mit à raconter comment de petites fées lançaient des paillettes sur le
tapis rouge et que le marié avait soulevé sa princesse et qu’ils s’étaient envolés tous les deux sur leur petit nuage pour y vivre heureux et avoir plein d’enfants.
Je m’écartai pour le laisser tranquille dans son délire, ce qui en soi, n’était pas très loin de la réalité, quand
on voyait mon frère et son sourire béat qui ne l’avait pas quitté de tout le déjeuner lorsqu’il regardait sa nouvelle épouse.
Je sortis un jeu de société pour jouer avec ceux qui le voulaient et la soirée se déroula tranquillement. Les
enfants allèrent se coucher vers 8h pour les plus jeunes sous notre vigilance, nous avions quand même deux enfants de quatre ans, les autres vers 9h.
Nous nous réunîmes ensuite dans le salon pour tenir le conseil de guerre à propos de nos voisins pas très
recommandables. Mais bon, comme tous les conseils, aucune solution ne se présenta et le sujet dériva lentement sur ma situation familiale. Christelle parlait de « réadoption » moi, je
ne voulais pas en entendre parler.
- Tu sais que tous les gamins donneraient cher pour retrouver leur frère et toi, tu comptes
l’ignorer ?
- Est-ce que j’ai dit que j’allais l’ignorer ? Il me semble que je suis quand même allé à son mariage et à son déjeuner alors que lui m’avait ignoré pendant toutes ces années, répliquai-je agressif.
- Mais il n’est même pas au courant de ce qui s’est passé ! Objecta-t-elle. Comment veux-tu qu’il sache…
- Ce qui prouve qu’il n’a même pas cherché à savoir, c’est un peu limite, non ? Je ne vois pas pourquoi ce serait à moi de faire tous les efforts !
- Quels efforts ? S’offusqua-t-elle. Pour toi, revoir ton frère, c’est fournir un effort incommensurable ?! Tu te prends pour qui au juste ?!
- Et toi, qu’est-ce qui te prends ? Tu veux que je parte ou quoi ?! Tu veux que je me jette dans les bras de mon frère et après, qu’est-ce qu’il va se passer à ton avis ?!
- Maman, intervint Allan, tu sais que ce n’est pas si simple avec son père…
- Mais son frère sera là pour le protéger et puis, les choses ont changé, avec du recul, il…
- C’est bon, j’en ai assez entendu, coupai-je en me levant. Si tu veux que je parte, dis-le moi clairement mais me sors pas le prétexte familial. Si je représente une charge trop lourde, je trouverai un boulot pour assurer ma vie d’étudiant, mais s’il te plait, me sors pas que je devrais faire ami-ami avec mon père. Mon frère, je veux bien, mais là, tu vas trop loin ! Sur ce, bonne nuit à tous. Je vais me coucher. Je peux encore utiliser ma chambre ou tu veux que j’aille frapper à la porte de mon père pour squatter son lit ? Nan, j’sais pas, mais avec le temps, peut-être qu’au lieu de me battre à mort, il se contentera de me claquer la porte au nez ?!
Enervé, je tournai les talons et dévalai les marches de l’escalier, retenant des larmes de rage.
- Zach !
- Quoi ?! Vitupérai-je.
- Tu sais qu’elle ne veut pas que tu partes mais c’est son rêve de voir l’un des nôtres retrouver sa famille.
- Ouais mais faut pas abuser non plus ! J’ai pas vraiment envie de revivre tout ça donc côté famille, elle repassera, tranchai-je en retournant me coucher.
Epuisé, je pris juste le temps de me déshabiller pour me coucher. Ma nuit fut agitée, le mariage n’aura pas tenu
bien longtemps pour éloigner mes démons.
Je ne dormis pas longtemps et sur les coups de 4h, je me réveillai en sursaut, exténué mais tous les sens en éveil.
Les ombres me paraissaient menaçantes, l’obscurité étouffante. Je m’habillais et sortis prendre l’air.
Je me rendis compte que mes pas me menaient chez mon frère au fur et à mesure que je voyais les noms de stations de
métro que je croisais. Je fis demi-tour et au bout de trois quarts d’heure, sonnai chez Allan. Oui, j’étais encore le petit garçon qui avait besoin de se faire réconforter : enfin,
heureusement que je n’allais pas le voir à chaque fois que je faisais des cauchemars mais ça plus les événements du week-end, j’étais un peu perdu. Avais-je tord au final ? Devais-je prendre
sur moi pour renouer avec mon frère ?
J’utilisais la clef que j’avais pris chez Christelle avant de partir pour entrer discrètement sans appuyer comme un
taré sur la sonnette comme hier matin. Je m’assis sur le canapé, allumai la télé en baissant le volume et dégotai la couverture rangée sous le canapé dans laquelle je m’enroulais.
Je me réveillais le lendemain matin, un peu désorienté, ébloui par la lumière du jour. Je regardai l’heure :
midi passées. Allan et Renaud ne m’avaient pas réveillé. Je pris une douche rapide, mangeai un morceau avant d’aller en cours auquel j’arrivais légèrement en retard.
Je ne dis pas un mot aux autres et rentrai dans le même silence tandis que les deux amoureux passaient le trajet à
se bécoter sous le regard choqué d’une vieille dame. Puis, pris d’une subite inspiration, je changeai de trajet au dernier moment pour me rendre chez mon frère. Je savais qu’ils partaient le
lendemain pour leur lune de miel en Australie donc aujourd’hui, ils étaient en train de se reposer et de récupérer de la folie du week-end. J’espérais seulement que je n’allais pas les déranger
en pleine action.
Je restai au moins pendant dix minutes devant la sonnerie en hésitant. Ce fut finalement un habitant de l’immeuble
qui me fit entrer. Je grimpai les escaliers et appuyai sur la sonnerie. Je ne savais pas pourquoi je faisais ça. Ce fut Nolan qui m’ouvrit, il n’a jamais cours, celui-là ?
- Zach ? Mais qu’est-ce que tu fais là ? Je veux dire… Entres !
- Je… Je dérange pas ?
- Bah, je suppose que tu est venu voir ton frère, heu, il va pas tarder normalement, il est sorti avec Ely faire des courses, pire qu’une fille… Mais entres, tu veux boire quelque chose ?
- Heu, un coca, ça ira, merci.
La pièce commune de l’appart était très agréable avec la cuisine intégrée au salon, un bar en bois massif, et une
énorme bibliothèque avec des compartiments de différentes tailles, un écran plasma en face d’un confortable canapé derrière lequel trônait une table à manger, le tout baigné de
lumière.
J’entendis Nolan marmonner à propos du coca, puis s’installa à côté de moi avec deux canettes de coca
fraîches.
- Alors, pas trop crevé ?
- Ça va et vous ?
- Bah, vu que les tourtereaux ont été très actifs la nuit dernière, j’ai eu du mal à récupérer, dit-il songeur, heu, scuse, je voulais pas…
- C’est bon, je suis pas prude. Alors vous allez pas trop vous perdre dans ce grand appart’ sans personne pour vous guider ?
- Tu vas pas me lâcher avec ça, hein ?
- Bah, nan, confirmais-je un petit sourire en coin, ce serait trop simple ! Mais vous en faîtes, je le dirai pas à votre copain.
- Comment tu sais que je suis gay ? S’écria-t-il, sans même essayer de nier. L’effet de surprise, sans doute.
« Parce que vous passez votre temps à me mater… »
- Bah, j’sais pas, Link a dû me le dire…
- ‘Tin ! Il m’énerve, celui-là à pas tenir sa langue. Bon, bah, je te serai reconnaissant de pas le dire à tes potes, je tiens pas à ce que ça fasse le tour de la fac.
- Vous avez honte ? Le taquinai-je.
- J’ai pas tellement envie de crouler sous les demandes…
La conversation se déroula tranquillement, sans blanc, ni gêne. Finalement, il n’était pas si désagréable que ça et
je me surpris à penser qu’il était tout à fait le genre d’Allan. Le sujet des cours ne fut pas abordé, nous évoquâmes plutôt les pays qui faisaient rêver avec la promesse de se retrouver à
l’aéroport pour polluer la lune de miel de nos frère et sœur.
Ces derniers finirent par arriver, les bras chargés de sacs, Tom épuisé, Ely ravie qui s’empressa de lui sauter au
cou à peine eut-il fermé la porte. Puis celui-ci me vit et un grand sourire s’étira ce visage. Je souris à mon tour, bien malgré moi, mais la bonne humeur, c’était contagieux. Ely me sauta
également au cou avant de se faire tirer en arrière par son époux qui la mit d’autorité devant les fourneaux, celle-ci s’empara d’une pelle à tarte, l’autre d’un couteau à viande, et les voilà
qui commencèrent à se chamailler.
J’échangeai un regard avec Nolan qui contenait la même consternation. En bref, tout se serait bien passé si un
invité surprise n’avait fait son apparition.
- Ah, papa, t’as enfin réussi à trouver une place ! S’exclama Tom, ce qui lui valut un coup de pelle sur le
crâne.
- Zach, ça va ? Fit Nolan. T’es tout pâle.
- Hein ? Réagis-je, prenant conscience que je m’étais pétrifié sur place. Heu, oui, je… Je vais y aller.
- Zach, qu’est-ce que tu fais ? S’enquit mon idiot de frère.
Mon père se retourna vivement et me vis juste au moment où je disparaissais par la porte.
- Qu’est-ce que tu fais là, toi ?
- Je…
Envolée, ma répartie ! Dès que je faisais face à mon père, je me recroquevillais intérieurement, mon corps se
rappelant trop bien de ce qu’il était capable de faire si je résistais. Il se dirigea menaçant, le pas lourd, les yeux brûlant de haine, me poussa hors de l’appartement et me plaqua violemment
contre le mur d’en face dans le couloir.
- Toi, je t’interdis de tourner autour de ton frère, compris ? Siffla-t-il dans le creux de mon oreille tandis
que sa main gauche serrait de plus en plus autour de ma gorge. Ça te suffit pas d’avoir brisé une famille, il faut que tu en brises une autre ?
- Arr…rrêtes…
J’aspirai goulûment l’air lorsqu’il fut projeté en arrière par Nolan en même temps que je me laissais glisser contre le mur. Puis je vis Tom dans l’embrasure de la porte choqué et derrière lui, Ely.
- Papa… Tu… pourquoi…
- Rentrez !
Et là, je vis Tom qui se laissa faire par papa : il rentra chez lui et papa me jeta un dernier regard menaçant
avant de fermer la porte. Je baissais la tête, retins mes larmes et me levais, flageolant. Puis je rencontrai le regard de Nolan, sincèrement bouleversé.
- Vous devriez rentrer, lui adressai-je, je… Je vous embêterai plus avec cette histoire… Et merci pour le
coca.
Je descendis les marches, et plus le temps passait, plus je reprenais des couleurs. Bon, bah, au moins, j’étais fixé comme ça.
- Attends, retentit la voix de Nolan dans la rue. Décidément, c’est toujours à moi de te retenir.
- Quoi, vous allez me dire quand même pas me dire que je dois rester ?! Rétorquai-je, en faisant allusion à ce qu’il m’avait dit au mariage.
- Ça te dit, un Mcdo ?
- Quoi ? J’en ai pas tellement envie, là, je vais juste rentrer et me pieuter. Ouais, je sais, épargnez votre salive, je suis un lâche et tout ce que je trouve, c’est me cacher dans ma cave.
- Non, je… Je suis désolé pour ce que je t’ai dit mais allez, viens, je t’invite, fit-il en me tirant par le
bras.
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Youpiii je met le chapitre suivant de JUSD ^^ pour vous dire
également qu'on en est au chapitre 33 avec Lilly ! XD j'adore cette histoire elle m'inspire vraiment trop !!!
Je vous conseille de la lire vraiment ! Je suis un peu déçu de n'avoir que deux commentaire et remercie Stephy et Cici qui la suivent !
BISOUS
EDIT : VERAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!! PARDON PARDON PARDON !!!!! JE SUIS DESOLE ! Je savais que j'avais oublié quelqu'un !! M'en veux
pas !! J'ai pas fait expret !!! Pour la peine tu as le droit de me demander ce que tu veux ! Une suite dans telle ou telle histoire ! Un ONE SHOT spécialement pour toi ! N'IMPORTE QUOI
!!!!!
JE SUIS DESOLE !! :( honte à moi...
Si il n'avait pas été là tout ceci ne se serai jamais produit, si il n'avait pas tant tenu à le voir Ashley serai encore en vie...
Le sommeil embrume la pièce, il tente d'ouvrir les yeux peniblement, il arrive enfin à apercevoir ce qui l'entoure. Une pièce clair, quelques
rayons de soleil, une horloge sur le mur d'en face. Midi treize. Sanzo tourne la tête, la chaise est vide et de l'autre côtés le corps de Link paisiblement endormi. Il se redresse lentement en se
frottant les yeux, les effets du calmant ne sont pas totalement dissipés, sa bouche pateuse est endoloris. Serai-t-il tombé ? Il regarde attentivement Link, ses plaies sont soignées, un immense
pensement sur le cou mais il garde des traces du combat contre Adam. Pourtant il sent au plus profond de lui que ces traces ont déjà disparu aux yeux de Link, reste à savoir l'ampleur des
blessures du coeur lorsqu'il se réveillera et qu'il constatera qu'il n'a pas rêvé. Voudra-t-il se réveiller ? Sanzo baisse les yeux, cette histoire prenait une tournure macabre, Ashley était mort
à cause de son père. Il était censé être mort depuis des années ! Il se rend compte maintenant que ses cauchemars où il apercevait son père au détour d'une ruelle, plus cruel que jamais n'étaient
pas si stupides. Son père était revenu d'entre les morts, son délire avait fait une nouvelle victime et détruit une autre. Sanzo rabat ses jambes sur sa poitrine et plonge son visage dans ses
bras, une épaisse sensation de culpabilité et de tristesse le submerge. Les images de son ami, de son vivant puis de sa mort, de sa bonne humeur et de son visage déformé par la terreur.
Secoué par des frissons, il ne peut s'empêcher de pleurer en lui implorant son pardon.
Si il n'avait pas rencontré Link, si il n'avait ressentit cet amour pour lui, Ashley serai encore en vie...
Adam prend son goblet une fois la préparation de son café finit, il le boit d'une traite, manquant de se brûler la langue il a
besoin de se maintenir éveillé. Une nuit blanche pour veiller sur Sanzo, un nuit blanche car si jamais il avait le malheur de s'endormir les images de la soirées referont surface plus
réalistes que jamais. Il soupire, la boisson chaude lui brûle l'estomac il grimace, on ne peut plus faire marche arrière. Adam jette son goblet et s'apprête à retourner à
sa chaise, au près de Sanzo. Peut être qu'il ne pourra plus car il craint plus que tout la haine contre lui, il craint qu'on l'insulte, il craint qu'on confirme ses doutes et ses regrets.
Tout est de sa faute. Si il n'avait pas été là...
- Sanzo ? S'étonne Adam en ouvrant la porte
L'asiatique était debout devant la vitre de l'hôpital, à l'appelle de son nom
il se retourna lentement, la voix douce d'Adam trahissait toute sa peur. Il lui tendit un sourire crispé, il regrette. Ashley était mort, quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse rien ne pourra jamais
le ramener et soigner la plaie de Link qui s'est ouverte ce soir de pluie. Jamais il ne pourra lui redonner le sourire car il lui rappelera sans cesse que son ami est parti à cause de son père,
son ami l'a quitté à cause de lui. Sanzo sent son coeur ronger par la culpabilité, c'est finit, s'en est finit de son histoire d'amour. A croire qu'il n'a jamais été destiné à vivre heureux, à
croire qu'il est maudit et qu'il n'est pas fait pour être aimer. Adam lui même devrait s'éloigner de lui il ne fait qu'apporter le malheur à tous ceux qui l'entourent.
Le silence pensant ouvre un gouffre entre Sanzo et Adam, le photographe ne voulant même pas s'approcher par peur d'un rejet violent, un rejet qui
l'anéantirait. Ashley était finalement le petit lien et le petit fil qui reliait tout ce beau monde. Sa façon de sourire et de le soigner en s'excusant à chaque fois, sa façon de ne jamais
perdre espoir ...Si il avait encore été vivant Adam aurait adoré mieux le connaître.
Ce sont toujours ceux qui le méritent le moins qui s'en vont les premiers...
Link se mit à gigoter pendant son sommeil, ses paupières s'ouvraient lentement encore douloureuse, les pupilles trop dilatés pour être totalement
réveiller. Lentement il tentait de refaire surface alors que le Sanzo manquait de rompre à tout moment, qu'allait il dire ? Pourrait il le regarder ? Il le fixe sans s'en approcher, Adam est
peu plus agité en revanche, il fait quelque pas en arrière comme si il voulait partir en courant mais ça ne se faisait pas. Il affrontera ses responsabilités, il ne laissera jamais Sanzo à
l'affut des mots blessants qui Link pourrait cracher. Il était prêt à tout encaisser pourvu que Sanzo n'y soit pour rien au yeux de Link.
La lumière de la pièce aveuglait Link, tout était flou et les visages trop troubles pour les reconnaître, cependant il savait que Sanzo était vers la
fenêtre, sa chevelure rouge lui avait facilté la tâche, donc Adam ne devais pas être loin. Le silence commençait à lui compresser la poitrine et il se souvint douloureusement de sa présence dans
un hôpital.
Link baille grossièrement tout en se frottant les yeux.
- Je pourra avoir un café...
Sanzo était sorti si vite qu'un courant d'air balaya ses cheveux, il reste bloqué pendant quelques minutes, il n'avait jamais vu un garçon courrir aussi
vite.
- S'il vous plait, finit Link alors que Flash Gordon était déjà sorti
Peut être que Link était trop dans les vappes pour engueuler quelqu'un ? Pour rejeter quelqu'un ou même pour pleurer ? Adam en profita pour s'approcher
espérant que ça ne réveille sa colère. Link le suit des yeux mais ne semble pas vouloir lui planter ses dents dans le cou, il continue alors de s'approcher du lit toujours cette boule au ventre,
cette peur grandissante. Cette culpabilite mangeuse d'organe.
- Comment te sens tu ? Finit il par dire les mains tremblantes au bout du lit
- Ca va, répond Link simplement, j'ai encore mal au cou mais ça va, dit il un léger sourire en touchant son pensement.
- Je tiens à m'excuser pour hier, je ne pensais pas ce que je disais j'étais simplement jaloux de vous, pardon ... Se confesse Adam
- Oublions. A mon tour je veux m'excuser et te remercier d'avoir été là, sans toi je ne sais pas ce que je serai devenu, j'aurai sans doute tuer cette ordure et passée le reste dans ma vie en
prison. Ca n'aurai pas rammené Ashley pour autant...Et je ne pense pas que ça m'aurai soulagé...
Pourquoi était il aussi calme ? Le Link qu'il avait connu était du genre impulsif, bagareur, jamais il n'aurai cru qu'il puisse s'excuser un
jour et encore moins le remercier. C'était un sacré choc pour Adam, pourtant il était heureux, heureux que cette histoire l'ai fait grandir plus qu'autre chose. Il espère simplement qu'il tiendra
le coup devant Sanzo qui arrive discrètement avec son café dans les mains. Il s'approche de la table à côté et la pose avant de reculer rapidement. La tension grandissait et les pulsassions de
chaque coeur donnait un rythme effrayant à ce silence de plombs.
- Approches, dit Link menaçant
Sanzo s'execute, peu confiant, il sait qu'il va se faire gifler, il la sent arriver comme une grosse bombe. A pas lent il s'approche la tête dans les chaussures, il
essaye de disparaître mais il n'y arrive pas. En ce moment il envie David Cooperfield.
Link tire Sanzo par le t-shirt pour l'attirer à lui assez violement, instinctivement Adam tente de défendre Sanzo mais il reste bloquer alors que leurs bouches se collent
sensuellement. Finalement il croit que cette histoire ne fera que renforcer leur amour car plus que jamais, Link aura besoin de Sanzo comme Sanzo de Link. Il n'a plus sa place ici, ni au
près de Sanzo, ni au près de personne. Peut être ferait il mieux de partir et de les laisser se retrouver gardant secret l'amour ravageur qu'il continue d'avoir à l'égard de son ancien amant. Il
n'a pas le droit de lui imposer ce poids, il le portera seul. Définitivement seul.
Sanzo n'en revient pas, Link resserre son étreint autour du corps faible de Sanzo, il l'embrasse plus langoureusement que jamais, une chaleur douce et appaisante
embaume son coeur. Il ne lui en veux pas, dieu merci Link ne lui en veux pas. Doucement il appronfondit le baiser, entoure le cou de Link de ses mains et l'attire à lui pour l'enchaîner à son
coeur. Ne plus jamais se quitter, ne plus jamais se disputer. Rester ensemble jusqu'à ce que la fatalité les sépare. Rester ensemble dans un monde qu'ils construiront à deux sans que personne ne
puisse jamais le détruire. C'est leur histoire, leur amour, leur baiser de retrouvaille.
" Aides moi à affronter les épreuves du futur et je ferai de toi l'homme unique en mon coeur..."
- Bon et bien les amoureux je vais vous laisser, dit Adam en mettant sa veste
- Merci, lance Link
Sanzo quitte les bras de Link et s'approche doucement de son ancien amour, il le regarde profondement dans les yeux, cette solitude, cette douleur il la ressent comme si
c'était la sienne mais il ne peut pas l'aider. Comme un adieu, Sanzo étreint son ami et l'en étouffer, il cache son visage dans son cou. Les yeux d'Adam lui brûle, il sent sa poitrine se
compresser, sa gorge serrée. Ce ne peut pas être la fin...
- Merci pour tout Adam, pour m'avoir apprit à vivre, à aimer...Tu restera toujours dans mon coeur comme mon premier amour.
C'était la phrase de trop. Adam repousse gentiment Sanzo et tente un sourire factice pour le rassurer mais une fois partie le flot de larme l'écrase par terre, il n'arrive plus
à se relever au milieu du couloir de l'hôpital une déferlante l'empêche de respirer pendant que son coeur se brise et que les souvenirs l'achèvent.
C'est dur une rupture, la vie est dure, Link ne le sait que trop bien. Cette vision d'adieu lui rappelle Costia, son adieu à lui, son histoire passée à lui et jamais son
visage ne l'a quitté comme jamais le visage d'Adam ne quittera Sanzo. Il n'y peut rien n'a même pas le droit de lui en vouloir, pas le droit d'être jaloux car la vie est dure. La vie est cruelle.
Les gens s'en vont, les gens doivent partir pour faire place à d'autre. Il faut avancer, il faut avancer...
Link se redresse et va reconforter son petit ami, il le se serre contre lui et pose sa tête sur la sienne, ses cheveux rouges lui chatouillent les narines. Il n'aime pas
le voir triste, Sanzo craque et pleure dans ses mains comme un enfant. C'est un peu une partie de lui qu'il a quitté, une partie importante de lui puisque c'était toute sa jeunesse, toute sa vie
depuis les horreurs de son père. C'est un adieu à son passé pour accueillir un présent plus joyeux, certes sombre par son commencement mais plus joyeux dans sa finalité. Pour lui, pour Link et
pour Ashley.
Ils sont sortis de l'hôpital une heure après, la semaine s'est déroulé dans le deuil le plus calme qui soit. Le dimanche qui suivit la pluie s'abattait à nouveau sur le
corps vêtu de noir, quelques parapluies assombrissait l'instant et la voix grave et dur du prêtre s'élevait dans les airs, une prière pour accompagner l'âme du défunt jusqu'au royaume de Dieu. Le
bras de Link le long de son corps, une rose blanche au bout de ses doigts et le refu de s'abriter sous le parapluie de son petit ami. De longues gouttes parcouraient son visage, des larmes, de la
pluie, les lèvres entrouvertes les yeux rivés sur un cercueil en bois blanc. Link avait l'impression de vivre la pire journée de toute sa vie, son désespoir lui criait presque de rejoindre son
ami, de se pendre, de sauter depuis un pont. Cette tentation de rejoindre celui qui lui a tenu la main durant tout ce temps, qui l'a sorti de son suicide à petit feu il y a de ça presque un an.
L'homme qui lui a apprit comment rêver...
Sanzo reste silencieux et observe le dos courber de Link. Des larmes déferlent sur sa joue mais il tente malgré tout de ne pas craquer, il veut rester
debout, il veut soutenir celui qui en a le plus besoin. Le bruit fracassant de la pluie sur la terre enveloppe les sanglots des parents de Ashley, sa mère dans une tenu sévère mais la douceur se
lit sur son visage. La ressemblance est frappante, les cheveux d'une couleur aussi mieleuse, les yeux d'un bleu azur. Le visage ravagé par le temps, elle est soutenu par son mari d'une stature
impressionnante, il ne cie pas un mouvement, pas une larme. Pas une parole. Sanzo le comprends, il se doit d'être fort pour elle, pour aider son épouse, il se doit de ne pas pleurer pour rendre
un dernier hommage à son fils. Car si jamais il vient à laisser échapper une larme, c'est son corps entier qui s'effondra pour ne plus jamais quitter cette terre boueuse.
- Amen.
Les personnes, les âmes en peines commencent à disparaître, la mère d'Ashley s'approche du corps inerte de Link qui n'a toujours pas posé sa rose sur le cercueil. Elle
lui tient la main le mouchoir dans l'autre et à deux ils posent la rose sur le dessus de cercueil. Doucement il plonge dans les ténèbres, recouvert par de la terre Link se perd au milieu des tas
et ne réagit même pas à la main fortement serrer de la femme en perdition. C'est une chute douloureuse, un profond précipice qui sépare les deux amis à tout jamais.
- Link...Les morts ne reviennent pas à la vie tu sais alors laisse le partir..., dit elle entre deux sanglots
D'un pas lourd elle rejoint son époux et quitte le cimetière. Link s'en veut, à cause de lui une mère a été obligée de dire une chose aussi affreuse. Cette phrase qui
scelle tout espoir et qui poignarde nos coeurs, autant le sien que celui de la mère. Ashley est mort, il est partit.
- Si seulement j'avais...
- Arrêtes, dit Sanzo en le prenant par l'épaule, ça ne sert à rien de s'en vouloir. Ash ne serai pas heureux ...
- Ne fais pas comme si il y a quelque chose après la mort. Ashley n'existe plus, ni sa conscience, ni son âme, murmure Link
- Tu veux vraiment croire ça ?
La pluie n'arrivait pas à laver Link de sa culpabilité, elle n'essuyait pas les larmes, la main de Sanzo sur son épaule en révanche dégageait une chaleur
appaisante et rassurante. Si jamais il venai à le quitter, Link n'hésiterait pas à se jeter dans la bouche de la faucheuse. Il sauta dans les bras de son amant et le serra contre lui avec une
force qu'il ne connaissait pas, les cris de détresses restaient enfermés au fond de sa gorge mais son dos était secoué de spasmes et l'épaule de Sanzo trempée de larmes.
C’était pire qu’une vanne, pire qu’une insulte, le genre de phrase qui vous calme tel un sot d’eau froide sauf que là le sot d’eau bouillante. Mon corps
entier était en surchauffe, trop gêné pour pouvoir parler correctement j’ai murmuré une phrase complètement ridicule. Honte sur moi. Plus je me rendais compte que je devenais aussi embarrassé
qu’une jeune pucelle plus j’avais envie de me cacher sous les sièges en cuir de Link. Le contact de son bras contre le mien, mon cœur battant, la chaleur étouffante, je m’oblige à regarder par la
fenêtre la main poser sur les épaules frêles de Kimi je prie pour arriver enfin à destination. Vous n’avez jamais eut l’impression que les minutes deviennent des heures, que chaque seconde qui
s’écoule était un gong lent et stressant. La gorge serré, la cravate ne fait que m’étrangle un peu plus. Je la dénoue discrètement pour mieux respirer, du coin de l’œil j’observe le garçon. Il
est accoudé à la fenêtre et regarde la route défilé sous ses yeux un sourire doux sur les lèvres, les yeux brillants sous les lampadaires. La voiture s’arrête.
- Bonne journée, lance Link
Le garçon lui rend un petit sourire timide, je continue de l’observer alors qu’il pénètre dans sa grande maison
sombre. Il s’efface et disparaît de ma vue alors que je reste accrocher à cette porte comme si j’espérais qu’il en sorte à nouveau.
La voiture démarre et la porte demeure fermer. Je rapporte mon attention à la petite Kimi qui dort à poings fermés,
ses fins cheveux ébène, ses joues légèrement rosées dans une petite robe bleue pale. Je me surprends à envier Link, j’aurai aimé avoir une petite sœur, avoir un être qu’on protège et qu’on aime
de tout son cœur. Malheureusement ça fait bien des années que je ne sais même plus que ce que c’est qu’aimer. Link me reconduit chez moi, il à décider de passer la nuit à l’hôtel avec sa mère et
sa petite sœur. Je le remercie de m’avoir ramené, il me fait un clin d’œil et on se dit à bientôt. Ils sont encore pour la semaine alors je le verrai bien entre temps surtout que je sais qu’il
viendra me voir quoi que je lui dise, Link est un garçon qui ne montre pas tellement ses sentiments et qui se cachent derrière l’humour ou l’agressivité mais au fond c’est un grand sentimentale.
Je souris rien qu’en l’imaginant avec son petit ami, je suis sûre qu’il se fait mener par le bout du nez.
Une fois dans l’appartement je jette ma cravate sur le canapé, je la regarde un instant tenté d’aller la brûler en
maudissant ma sœur mais je la laisse la. Je suis trop fatigué pour faire quoi que ce soit. Je m’écroule dans mon lit, une masse informe de chair et d’os, je n’ai même plus la force de me
déshabiller ! Ca me coûte vraiment, je rassemble toute ma dernière force d’homme courageux pour enlever un premier bouton. Enfin délivré je peux me détendre, sous ma couette je me laisse
porter dans un sommeil profond avec une dernière pensée pour mon étudiant en TD.
Ma mère me sourit, elle me tient la main si fortement que je grimace de douleur mais je n’arrive pas à la retirer.
Elle saigne maman, un long filet de sang entre ses yeux s’écrasant sur ses lèvres, continue sur le menton et tombe en goutte depuis son menton. Elle me tire, elle court presque, elle ouvre une
porte et la lumière m’aveugle. Je suis dans la chambre de papa et maman. Elle ouvre un grand placard plein d’habit, je regarde maman parce qu’elle pleure, elle s’accroupit et me serre contre
elle. Elle m’embrasse sur le front, j’ai du sang maintenant, les lèvres de maman bouge mais je n’entends pas. Maman me jette dans l’armoire brusquement et m’enferme, je cri mais rien ne sort de
ma bouche, je cri aussi fort que je peux mais j’ai la voix bloquer. Je pleure, ca brûle, je pleure toujours...
Je me réveille en sursaut. Comme toujours. Mon souffle haletant, le cœur qui bat contre ma poitrine, les muscles contractés, la bouche grande ouverte comme après une longue immersion. Je reprends mes esprits. Mon cœur frappant comme un dératé me fait mal, je pose mon poing dessus pour le calmer mais impossible. Je regarde autour de moi. Après quelques minutes je peux enfin me lever encore sous le choc je vacille un peu, mes jambes ne peuvent même plus me porter correctement jusqu’à la salle de bain. Douche froide. J’ai le souffle couper mais tout mes muscles récupèrent leur force, je m’appuie contre le carrelage revoyant les images de mon cauchemar. J’espère simplement que je n’ai pas crié pendant mon sommeil. La douche terminé, je ressors et je cours jusqu’à ma chambre pour m’habiller.
C’est le même rêve, le rêve le plus réel qui soit puisque ce sont mes derniers souvenirs de mes parents. J’enfile
mon pull blanc avec lenteur. A cet époque là je devais avoir six ans, je ne sais plus trop mais ce fut cette nuit d’orage qui a mit fin à notre famille, qui a mit fin à leur vie et la mienne par
la même occasion. Ma vie, mes nuits, mon poids à porter.
Je sors de ma chambre un peu dans la Lune, je me dirige dans le salon d’où je sens une odeur si appétissante, de la cuisine indienne je crois, les épices me chatouillent le nez. Ma sœur a toujours aimé faire la cuisiner et j’avoue qu’elle a toujours été très douée pour ça alors que moi en revanche j’arrive tout juste à mettre mes plats tout fait dans le micro-onde.
- Bonjour Nolan ! Me lance sœur gaiement
- Bonjour, je prononce timidement
Pas encore bien réveillé le Nolan.
Je regarde la table mise plus attentivement, je crois qu’il y a une assiette en trop à moins que des années de Droit
intensif m’ont réduit incontinent aux maths, je crois comprendre qu’on sera quatre pour ce midi.
- Salut le dormeur ! Me dit Colgate en me frappant amicalement le dos
Je me retiens de le tuer « salut gros con ! ».
- Quelle violence au réveille, je réponds grimaçant
- C’était une frappe masculine voyons ! Sourit Tom
- Il y a une aura de bonheur autour de toi et ça me déprime, je dis intriguer
- C’est parce que nous avons un inviter, me dit ma sœur
- Je suis vraiment de bonne humeur ! S’écrit Colgate en serrant son épouse dans ses bras, humm…Madame Delavert j’aime votre petit chemiser…
- Tom mon cœur je fais la cuisine arrêtes, glousse Ely
- Pitié tuez moi…, dis-je d’un air dépressif
D’un pas nonchalant je me dirige vers le canapé où je m’écroule comme un sac, encore un peu endormie, j’attrape la
télécommande zappe presque à toutes les chaines sans même les regarder. Je tombe sur le générique de début de Dragon Ball Z, je monte le son. Quelques secondes plus tard Tom me fait directement
remarquer que je regarde un dessin animé et que je suis un vrai gamin, je lui fais un doigt d’honneur avant de me plonger dans les combats de Son Goku et tous ses amis. Je crois que c’est là que
je me rends compte à quel point je n’ai pas connu de jeunesse, je suis un vrai fan de dessin animé et j’en ai absolument pas honte celui qui est pas content c’est pareil. L’épisode finit, je
baille, il est une heure on sonne à la porte l’invité surprise vient de faire son appariation. Le timing est parfait j’avais la dalle.
- Entres entres ! S’exclame Colgate, Ely vient juste de finir le repas !
- Ca sent bon en tout cas, répond l’invité
Je reconnais cette voix masculine, trop douce, aucune sévérité dans la voix, presque de la timidité. Je me redresse
brusquement le visage blond de l’étudiant me fait l’effet d’une gifle. Un pull fin bleu clair, un jean foncé et des baskets blanches. Son regard indifférent presque insensible me pénètre, je ne
peux pas m’empêcher de lui rendre une expression agacé, sa présence me met mal à l’aise et je déteste cette sensation ! Autant je peux être arrogant, con, égoïste avec tout le monde autant
lui me fait monter l’adrénaline, mes muscles se contractent et je suis en en surtension. L’envie de crier me brûle la gorge. J’aurai dû me douter que l’inviter serai son frère, peut être que je
m’en doutais après tout.
Un sourire narquois s’étire sur ses lèvres, je fronce les sourcils.
- Bonjour monsieur, dit il, traduction « Je sais que t’es énervé et je jubile rien qu’à voir ta tête »
- Bonjour, je réponds entre les dents
- A table ! S’écria ma sœur, Zach ! Tu es magnifique ! Je suis tellement heureuse que tu sois là !
Ely, dans son élan maternel naturel, serre Zach dans ses bras qui se fige littéralement de surprise. Elle le cajole
presque et le détaille de la tête au pied. Lui offre un sourire dont elle est maîtresse, ce genre de sourire qui nous couvre d’une douce chaleur. Zach se racle la gorge avant de lui répondre par
un sourire amicale et timide. Je rêve où il me pique ma sœur ! Elle tombe totalement sous son charme ! Colgate fait quelque chose !
- Link ne va pas tarder, reprends Ely
- Link vient aussi ?! Je m’écriai perplexe en même temps que Zach
- Quel synchronisation ! C’était trop mignon, s’extasie ma sœur
Une corde pitié, qu’on me donne une corde !
- Ely l’a appelé au dernier moment, tu sais qu’il repart à la fin de la semaine pour sa tournée alors autant en profiter. Me répond Colgate d’un air intellectuel
- Merci pour ces précisions Tomi, je lui réponds espiègle ment
- Tante Satsuki et Kimi rentre cet après midi en revanche donc elles ne pourront pas venir, me dit Ely
Thomas entraine son frère pour lui faire faire un tour de la maison, je reste avec ma sœur dans la pièce avant de
m’écrouler sur le canapé. Link plus Zach plus Colgate ca fait beaucoup ! Je sens que la journée va être lourde. Nonchalamment je passe ma main sur mon visage, finalement Link détendra peut
être l’atmosphère entre moi et l’autre blondinet, parce que je crois que je vais lui jeter mon assiette dans sa gueule d’arrogant avec son sourire sournois ! Aaaaah !!! Je prends
déjà pour Son Goku je dois me calmer.
La sonnerie retentit à nouveau, Ely me demande du regard d’aller ouvrir, je m’exécute dans le mécontentement le plus
expressif par des petits bruits de soupire, de lassitude, d’épuisement, j’ouvre la porte une tempête me tombe sur la tête. Une fumée épaisse par la même occasion.
- No-kun !
Je referme la porte presque de légitime défense. Ely me gronde depuis le salon. J’ouvre à nouveau la porte Link qui a un regard menaçant.
- Si je m’étais prit la porte sur le nez tu auras à répondre de mon avocat, il me dit en crachant sa fumée de toxico dans le visage
- Mais bien sûre, je lui répons en lui cédant le passage
- J’espère que t’aime la nourriture indienne, sourit ma sœur en prenant son cousin dans ses bras
- J’aime tout ce que tu fais. Dit-il en écrasant sa cigarette
- Bonjour Link, lance Colgate en revenant avec son frère derrière lui
Je crois que son visage s’est un peu assombri en revenant de sa visite mais la vue de Link la fait comme réagir, une
petite sourire se manifeste malgré lui. Sans vraiment me contrôler je claque la porte, personne n’y prête attention bien sûre. Je m’installe à table pendant que mon cousin salue tout le
monde.
- Link tu te mets à gauche de Nolan et Zach tu te mets en face ?
- Ca marche, répond Link
Ma sœur se met en bout de table pour mieux naviguer entre la cuisine et la table, Colgate se met donc face à Link
et
entame une discussion sur la musique avec lui. Zach regarde autour de lui, inspection du salon, je suis son regard.
- J’ai quelque chose sur le visage ? Il me demande
- Pas encore, je murmure entre mes dents
- Pardon ?
- Rien !
- C’est quoi votre problème ? Il me demande de manière à ce que je sois le seul à entendre
- Absolument rien. Je lui réponds avec un sourire moqueur
- Vous me matez ou je rêve ? Il me demande moqueur
- Pardon ! Je m’écrie beaucoup trop fort
- T’as vu la vierge ? Me demande Link perplexe
- Voilà ! Ely apporte le dîner
Y pas de raison d’être aussi tendu ! Je dois être maître de moi-même, ce gamin ne gagnera pas. Je l’ignore
totalement et décide de faire comme si il n’était pas là.
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Voilà c'était la suite de JUSD =) je voulais vous annoncer également qu'avec Lilly on en est déjà au 18ème chapitre!! Hé oui ! =) Bien sûre vous n'aurez pas tous les
chapitres d'un coup ça serai trop gentil lol
Donc en attendant WSH que je paufine dans mon coin, je sais comme vous attendez de savoir si Sanzo et Link sont restés ensemble suite à la morte de Ash (snifff) bah ça prendra encore un peu de
temps niark !! lol
Bisous à toutes vous aimes !!
ps : bon retour à lentilleverte et lydie qui s'était perdu en chemin XD
Sa réplique me laissa interdit. Incapable de réagir, je le vis se détourner de moi en lâchant un soupir de mépris.
Mon sang ne fit qu’un tour et mes pas lourds et furieux frappèrent le sol à la recherche de cet enfoiré. Chargé de TD ou pas, je ne le permettais pas de me juger comme ça surtout après le service
que je lui ai rendu hier. D’accord, si Christelle n’avait pas été là, je l’aurai mis à la porte, mais je lui ai quand même prêté mon lit, ma chambre, mon chez-moi et lui il ne trouvait rien
d’autre que de me regarder de haut. Tout le monde n’avait pas les moyens de vivre dans un palace quatre Etoiles ! Moi, au moins, je ne me perdais pas comme un gamin de quatre ans dès que je
sortais de chez moi, à croire qu’il a toujours été assisté, celui-là !
Il a fait le malin mais il a pris ses jambes à son cou, l’enfoiré ! Je ne le voyais nulle part. Et après,
c’était moi le lâche ?!!
Je poursuis ma route mais juste avant d’entrer dans la grande salle bondée, je percutai quelqu’un. Je levais la tête
et je vis mon frère… La gêne l’emporta immédiatement sur la fureur et mon instinct me hurla de fuir de nouveau. Je ne pus que baisser la tête en espérant qu’il ne me reconnaîtra pas. Oui, je
sais, c’était bête comme réaction puisque j’étais venu pour le voir mais comment aborder une personne qu’on n’a pas vue depuis treize ans ?
Et qui plus est, son frère ?
- Zach ? C’est vraiment toi ?
Non, c’est le pape, idiot !
Je haussais les épaules. Je le sens alors me serrer contre lui. J’ai peur, j’ais l’impression que j’allais éclater. Je le repoussai, tremblant.
- Ely m’a dit que son frère t’avais vu et je voulais… Tu… Tu vas bien depuis tout ce temps ?
- Ouais, magnifique, content que tu te soucies de mon état de santé, répliquai-je, cinglant.
Il croyait quoi ? Qu’après tout ce temps, j’allais me jeter dans ses bras, fou d’amour pour lui ? Bon, d’accord, j’en avais envie mais ma tête me hurlait de rester raisonnable et de ne pas me laisser envahir par ma fougue.
- Je suis content que tu sois venu, je ne savais pas que tu viendrais mais je vais rajouter une place à notre table.
- Nan, laisse tomber, je reste juste pour l’apéro.
- Allez, reste, s’il te plait, on pourra discuter, je suis sûr qu’on a plein de choses à se raconter.
- Attends, tu crois que je vais te raconter ma vie alors que tu n’en as rien eu à faire depuis tout ce temps ?
- Quoi ? Non, je… Ecoute, ce serait bien que tu restes, tu es ma seule famille avec papa et…
- Ouais, bah, contente-toi de papa. Jusque-là, tu t’en es pas trop mal sorti, non ?
- Juste ce soir, j’aimerai bien que tu restes, après, on pourra discuter et mettre les choses au point. Si tu veux, je te mets à une autre table.
- Je ne connais personne et je suis pas trop dans le trip, là, tu vois…
- Je peux te mettre à la table du cousin d’Ely, il a ton âge, vous pourrez faire connaissance, insiste-t-il.
Sans savoir pourquoi, les mots du chargé de TD, revinrent me marteler le crâne. Ce n’était même pas le regard de chien battu que me lançait mon frère qui me décida mais les mots arrogants de cet enfoiré ; je n’étais pas un lâche, je me suis battu plus que je ne l’aurai dû et je n’avais pas de leçons à recevoir d’un parfait étranger. Mais je n’avais pas envie de laisser cette image de moi car c’était comme annihiler toutes ces années de lutte, parce que la première impression est toujours celle qui marque la mémoire.
- D’accord, soufflai-je.
- Merci, répondit-il. Vraiment, je sais que ça te coûte mais j’attendais vraiment ce moment, tu sais.
- T’étais pas obligé d’attendre plus de dix ans, répliquai-je, amer.
- Je ne savais pas comment t’aborder. J’étais jeune au début et après, je me suis douté que tu accepterais mal ma présence. Que je débarque comme si rien n’était.
- Bah, tu pensais mal, tranchai-je sèchement.
Un peu plus, et je lui avouais que je l’avais attendu pendant des années jusqu’à ce que je comprenne qu’il ne viendrait pas, jusqu’à mes dix-huit ans. D’accord, il était jeune mais moi, je l’étais encore plus et ça n’a dérangé personne de me laisser vivre dans la rue alors, non, je n’allais pas le prendre en pitié et soulager sa peine. Personne ne l’avait fait pour moi.
- Viens, je vais te présenter à Ely et sa famille.
- Heu, non, c’est bon.
- Commence pas à faire ton rabat-joie. En plus, tu es magnifique, je suis sûre que tu auras du succès auprès de sa petite cousine.
- Elle est pas un peu jeune ? Demandais-je perplexe, me souvenant d’une petite fille pour les photos.
- Mais non ! Lança-t-il, guilleret.
Il me prend par le bras et je le suis, à reculons. Il voulait me présenter à Ely donc son frère sera forcément là.
J’imaginais déjà son sourire victorieux et goguenard étirer ses lèvres en voyant le petit frère se faire tirer par le grand. Thomas trouva rapidement sa nouvelle épouse, les gens s’écartant sur
son passage, me jetant au passage un regard suspicieux. Au moins ne sentis-je pas celui de mon père qui serait plus que suspicieux.
Ely fut ravie de me rencontrer, à s’extasier sur ma ressemblance avec mon frère.
- Tu vois, Nolan, lui, au moins, il est bien éduqué : il vient en costume sans que son frère n’ait besoin de le supplier ! Reprocha-t-elle à mon chargé de TD.
Je décochai un sourire pour l’enfoncer un peu plus dans sa gêne et me retins de balancer une vanne qui aurait plombé
l’ambiance inutilement. Après tout, c’était le mariage de mon frère et je n’avais pas envie d’être celui qui gâcherait tout. Il me lança un regard noir puis Thomas me présenta ensuite au fameux
cousin : j’avais vraiment l’impression d’être un assisté qui ne savait pas se débrouiller tout seul et ça m’énervait.
Ce dernier était en train de s’empiffrer d’une substance douteuse à la couleur rose bonbon dont l’odeur me rappelait
vaguement celle de la fraise Tagada.
- Salut, t’en veux ? Fit-il en présentant la chose en question.
Je secouais vivement la tête, refusant de finir la soirée avec une indigestion : d’une, je passerai une très mauvaise soirée, si ce n’était déjà le cas vu dans quoi je m’étais embarqué, de deux, je risquerai de salir le costume de Renaud et je préférai éviter, de trois, je n’avais pas envie de passer la journée de demain au bord de la cuvette de toilettes tout en essayant d’apprendre mon cours de droit bancaire.
- T’as tord, c’est trop bon ! S’exclama-t-il.
- Link, lâches ça, tu vas finir par être malade et t’auras plus faim pour le repas, intervint Nolan.
- Oui, papa !
- On fait la leçon aux autres alors qu’on n’est pas capable de trouver son chemin ? Lançai-je, moqueur.
- Moi, au moins, je ne fuis pas au mariage de mon frère, riposta-t-il, me blessant une nouvelle fois dans mon amour-propre.
- Et moi, je ne juge pas les gens que je ne connais pas surtout quand je devrais les remercier !
Il avait une dent contre moi ou quoi ?! Mais s’il voulait partir sur ce terrain, il allait voir de quel bois je
me chauffe ! 1-0 pour moi !
Link, sentant que l’ambiance était tendue, proposa naïvement si quelqu’un voulait de la glace Tagada. Son air
innocent et l’air blasé de Nolan me firent sourire. Mais la situation n’en fut pas pour autant déridée.
- Je te préviens, sale gamin, si tu continues à me pourrir la vie, je ne me gênerai pas pour faire de même et moi, je suis légèrement plus à même d’y parvenir, si tu vois ce que je veux dire.
- Des menaces ? Mon pauvre cœur va faire une attaque tellement j’ai peur. Alors voilà, monseigneur, je vais vous faire des courbettes et révérence pour que vous daignez me mettre un dix au magnifique devoir que je vais vous rendre la prochaine fois au lieu du zéro rageur dès que vous verrez mon nom.
- Je pourrai faire de même avec tes amis, ça me simplifiera la vie, je passerai moins de temps à corriger vos copies inintéressantes, lâcha-t-il méchamment.
- Ouais, et moi, je me ferai une joie d’aller me plaindre à votre sœur qui est, soit dit en passant, l’épouse de mon cher frère qui ne supporte pas que l’on touche à un seul de mes cheveux, mentis-je.
Il ouvrit la bouche avant de la refermer, à court d’arguments.
- Zach : 1 – Nolan : 0, déclara Link, sans prendre en compte ma précédente victoire.
- Tu fraternises avec l’ennemi ! S’offusqua Nolan.
- Je suis un juge impartial, c’est pas comme ça que vous appelez ça ?
- Bah, un juge impartial, ça peut pas être le cousin de l’une des parties, observa Nolan, boudeur.
- Je serai toujours plus impartial que ta sœur.
- Qu’est-ce que vous avez tous avec elle à la fin ?
- A part le fait qu’elle te mène par le bout du nez jusqu’à te faire mettre un costume, répéta-t-il, rien ! Et toi, tu fais quoi de beau, dans la vie ? Me demanda-t-il précipitamment pour éviter les répliques cinglantes que son cher cousin était capable de lancer.
- Rien de spécial, je suis étudiant en droit, comme t’as dû le comprendre.
La soirée fut finalement très agréable avec Link comme voisin de table et un chargé de TD aux abonnés absents. Je ne
m’occupais de lui que pour lui jeter quelques coups d’œil, lorsque mon regard se baladait dans la salle et que je ne connaissais que lui parmi les invités. Mais ça allait, il se comportait bien
sagement, constatai-je avec un sourire. Link était très bavard et me racontait des tas d’anecdote de sa tournée, c’était incroyable tous les pays qu’il avait visités alors que moi, je n’étais pas
allé plus loin que Paris. Il me parla avec enthousiasme de son pays d’adoption et de sa mère. Il n’insista pas face à mon manque d’enthousiasme de parler de ma propre famille.
Le milieu de la soirée, j’étais détendu comme rarement je l’avais été : nous faisions des concours d’eau avec
nos voisins de table et Link, dans son empressement, a brisé le verre lorsqu’il l’a reposé à table. Pliés en deux, il a tiré une mine boudeuse lorsque je lui annonçais qu’il était disqualifié et
que par là même, je remportai le match.
Des manifestations avaient lieu régulièrement sur l’estrade, les amis qui chantaient les louanges des mariés, qui
chantaient, des photos qui défilaient sur un écran. Une photo a représenté ma mère, aucune de moi, bah, ça devait être mon père qui avait tout préparé.
En parlant de mon père, la confrontation tant redoutée arriva au moment où il monta à son tour sur l’estrade :
son discours me remonta tellement que je ne pouvais pas le citer mot pour mot mais en gros, il se disait fier de son fils qui, bien que marqué par de dures épreuves dans sa jeunesse par la perte
de sa mère, était allé loin, et avait enfin fondé la famille qu’il méritait. Bien sûr, tout cela agrémenté de petites anecdotes pour faire rire les gens sur les pitreries de mon frère. En bref,
il m’avait complètement ignoré.
Pour un non-averti, ça ne sautait pas aux yeux, après tout, il s’agissait du mariage de mon frère et pas du mien. Cependant, le fait d’insister sur la disparition de ma mère alors qu’ils ne vivaient plus ensemble, mon frère vivant avec son père, sans me mentionner alors que c’était moi qui en avais le plus souffert, me révolta. D’autant que durant tout son discours, son regard n’avait cessé de me transpercer.
En revanche, son attitude me laissa complètement indifférent : c’était lui qui avait le plus à se reprocher et
si m’ignorer soulageait sa conscience, ça le regardait. De toute façon, ça ne changeait rien à ma situation. Demain, tout cela sera fini et je retournerai à ma piètre vie
d’étudiante.
Link sentit néanmoins la rage qui m’habitait et lança sans prévenir :
- Vous connaissez le petit bonhomme en mousse ?
Notre table était composée de six personnes, nous deux et quatre amis de Tom et d’Ely. Ils étaient sympas et tous, plongés dans des analyses très poussées de commerce ou d’informatique, mais sur le moment, aucun de nous ne comprit où il en voulait en venir.
- Bah oui, le petit bonhomme en mousse de Patrick Sébastien ?
- C’est quoi, cette référence ? Se moqua l’un d’eux.
- Bah, je vous proposerai bien des chansons de mon répertoire mais ça ne marquera pas vraiment le public vu qu’elles ne sont pas très connues en France contrairement à celle-là. En plus, elle est facile à apprendre ! Argumenta-t-il.
- Apprendre ? Répétai-je.
- Tout le monde a fait quelque chose pour les mariés de sensationnel, on pourrait leur préparer un truc. En plus, comme ça, les deux familles seront réunies, c’est’y pas beau, ça ?!
- Il est un peu tard et je n’ai pas tellement envie de me ridiculiser comme ceux qui ont chanté le karaoké.
Et c’était pas vraiment la meilleure personne qu’il pouvait choisir parce que là, c’était sûr que je serai la risée de mon père et de mon frère et du chargé de TD.
- Hey ! c’est trop bien le karaoké.
- Parce que t’es japonais et en plus, c’est bien quand on sait chanter, objectai-je.
- Je reviens, trancha-t-il.
Cinq minutes plus tard, il revint effectivement mais des copies dans la main. Nous nous regardâmes dépités, comprenant très bien de quoi il s’agissait.
- Allez, venez, on va apprendre ça dans le couloir. On a besoin de quelques répétitions pour être au point.
Il finit par nous entraîner dans son délire et nous nous retrouvâmes comme des cons à chanter cette chanson débile
dans le couloir.
Trente minutes plus tard, nous étions sur « scène », Link me tenant fermement par le bras pour m’empêcher
de m’enfuir ! Je n’étais pas resté pour me ridiculiser devant tout le monde, nan, c’est vrai quoi ! Surtout que le regard de mon père était toujours aussi dévastateur et je savais qu’il
attendait la moindre faille à exploiter. Une montée de panique me bloqua la gorge pendant que Link faisait son petit speech.
Je croisais le regard du chargé de TD qui affichait un sourire railleur et mon frère qui était perplexe.
Il fallait que je parte, je ne pouvais pas les affronter tous à la fois. Je n’étais pas resté là pour signer mon arrêt de mort.
Ça commença et tout le monde y alla à tue-tête, les aigus et les graves se confondant dans la mêlée. Moi, je ne
chantais pas, j’étais mortifié, dans un état proche de la crise. Les gens se mirent à rire, allez savoir pourquoi, moi, ça ne me faisait pas rire mais ça me dérida.
Mon frère me regardait et lorsque nos regards se croisèrent, il hocha la tête. J’ouvris la bouche, tremblant, pour
laisser sortir le premier mot. En tout, la scène n’avait pas duré plus d’une seconde mais le premier mot fit battre en retraite mon anxiété et le reste suivit. Link me prit par la taille et je me
joignis au concert ignoble que nous donnions.
Ce fut un tonnerre d’applaudissement qui accueillit la fin de notre prestation et nous nous baissâmes pour saluer le public avec un honneur particulier réservé à Link à notre table qui fut recouvert d’eau. Riant à gorge déployée, je ne sentais pas mon frère me prendre dans ses bras, ce qui me fit sursauter.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti une telle chaleur se propager en moi et, oubliant toute prudence,
je le serrai à mon tour si fort que je l’en étouffais presque. Je ne voulais pas me faire d’illusions, probablement que le mariage passé, mon frère m’oublierait de nouveau, mais pour l’instant,
c’était tellement que j’avais bien le droit d’en profiter.
- Tu restes pour le déjeuner, demain ?
- Je ne sais pas, j’ai des obligations, dis-je en pensant à mes frères et sœurs d’adoption avec qui j’avais l’habitude de passer le dimanche et me donnant un prétexte si je voulais fuir au dernier moment.
- D’accord, je comprends mais ce serait bien que tu viennes, on pourra discuter un peu plus qu’aujourd’hui. Et tu pourras goûter à la cuisine fabuleuse d’Ely.
- Alors, j’essaierai de passer.
A la fin du repas, alors que nous commencions à somnoler, Link nous réserva une belle surprise en nous offrant
quelques chansons de son répertoire. C’est sûr que ça n’avait rien à voir avec le Petit bonhomme en mousse, les mots étaient emprunts d’une telle tristesse, d’une telle douceur, la guitare
appuyant les émotions, que c’était magnifique. Il dédia la chanson qu’il chanta en japonais à sa mère et sa sœur. Il termina son mini-concert par deux chansons rock afin de réveiller un peu
l’assistance et de faire une transition avec le reste : la piste était enfin ouverte et fut inaugurée par le nouveau couple qui nous laissa bouche bée par les enchainements endiablés des pas
de rock qu’ils effectuaient. Tout le monde applaudit vivement puis mon frère courut vers moi et me mit dans les bras d’Ely avant de danser avec le frère de celle-ci, lui lançant un sourire
espiègle.
Je ne savais pas danser mais Ely menait la danse et ce fut envoûtant. Le chargé de TD vint ensuite me ravir à sa
sœur tandis que min frère reprenait sa dulcinée, il savait également très bien danser et je me rendis compte qu’il était très beau avec ses yeux bleus, son corps musclé me donnait une impression
de sécurité, puis je dansais avec mon frère et également avec Link et nos voisins de table, même si là, c’était plus déjanté. La soirée fut magnifique. Les gens commencèrent à rentrer sur les
coups de 6h du matin et moi, je tombais de fatigue, m’étant levé tôt toute la semaine pour me coucher tard, à travailler jusqu’à pas d’heure.
Une main vint se poser sur mon épaule, ce qui me fit sursauter. C’était Ely.
- Je suppose que tu n’as pas de voiture pour rentrer. Link propose de te ramener, nous, nous dormons ici.
- Ah, merci, c’est gentil.
- Tu viens demain ?
- Oui, sûrement, mais pas toute la journée.
- D’accord, j’ai été ravie de faire ta connaissance.
- Moi de même et vous avez tous mes vœux de bonheur, dis-je en me sentant un peu bête par ces mots. Comme s’ils avaient besoin de ma bénédiction.
- Merci, rayonna-t-elle. Bonne nuit, à demain.
- Bonne nuit, et faites pas de bêtise !
- Coquin !
Comment un frère et une sœur pouvaient-ils être si opposés ? M’interrogeais-je en pensant au chargé de TD.
Suffit de nous voir Thomas et moi, répliqua une petite voix qui avait pris la forme de Nolan. Ça ne comptait pas.
Nous étions un peu serrés dans la petite voiture, Link était apparemment devenu très riche mais il ne voyageait pas
en jet privé ni en limousine, trouvant que ce n’était pas pratique. Satsuki n’avait rien perdu de sa langue maternelle et elle était aussi excentrique voire plus que son fils : l’élève
n’avait visiblement pas dépassé le maître.
J’étais collé au chargé de TD, sur les genoux duquel dormait la fameuse petite cousine qui avait dragué la moitié
des hommes dans la salle dont moi, qui me lança, victorieux :
- Alors, c’était pas bien comme soirée ?
J’aurai pu lui répliquer une vacherie, genre « s’il n’avait pas été là, c’aurait été encore mieux » mais je devais reconnaître que s’il n’avait pas été là, je serai passé à côté d’un merveilleux moment.
- Merci, répondis-je humblement. C’est grâce à vous.
- Ah, heu, cool, de rien, répondit-il gauchement.
En soi, le voir si embarrassé valait n’importe quelle victoire.
Ils me déposèrent à l’orphelinat, j’allais me coucher immédiatement, déposai le costume de Renaud sur un cintre,
revêtis un caleçon, et m’allongeais, un sourire sur les lèvres.
Je n’avais que quelques heures de sommeil mais je savais que pour une fois, je ne me réveillerai pas en sursaut, une
douleur fulgurante au dos, en regardant apeuré autour de moi avant de mettre une heure à me rassurer et me rendormir de nouveau.
Ayyoooooh je viens de finir un anime que j'adore alors je suis de bonne humeur pour répondre
à vos questions !
Je suis très déçu ! Seule Cici et Lilly m'ont posé des question sniff Stephy aussi en pose mais un peu tout le temps alors j'y réponds au fur et à mesure !
Bon alors réponse !!!!
Cici d'abord :
Link ==> est ce que tu envisages vraiment un relation avec Sanzo ? Serais-tu prêt à affronter son passé de plein fouet
?
" Bah j'ai pas tellement le choix ! Le passé de Sanzo ne me dérange pas...On a tous des drames de notre vie, et par amour pour lui je veux l'aider à affronter ce passé...Mais maintenant que son père a tué l'un de mes pillier dans la vie je ne sais plus trop quoi penser. " Link.
Sanzo ==> L'amour que tu porte à Link était-il au delà de tout ce que tu as connu ? le retour en
force d'Adam pourra-til y changer quelque chose ?
" Malheureusement non...L'amour que j'ai
pour Link est un amour intense certes, mais mon premier amour l'était d'autant plus que Adam m'a aidé à apprendre à vivre. C'est incomparable ...Sans lui je serai encore entre les griffes de mon
père ... Maintenant que ce drame est arrivé je ne sais pas quoi dire sur le retour d'Adam. Puis je te signale que je suis dans le coma ! " Sanzo.
Ash ==> tu n'as personne dans ta vie ? ou restes-tu encore amoureux de Link ?
" Link sera toujours le seul homme de ma vie, l'unique, un rêve que je ne peux pas atteindre mais je l'acceptais
complètement ! Il n'était pas fait pour moi, seulement on continue d'espérer...Maintenant c'est régler puisque que cette conne de créa m'a foutu à la poubelle ! C'est dommage je suis sûre qu'avec
un peu de temps j'aurai trouvé celle ou celui qui me rendrait fou..." Ashley.
Costia ==> ................................. juste un PETIT conseil ... reste dans ta campagne et SURTOUT ne revient pas u___u
............................
" Ca ce n'est pas toi qui décide j'ai même pas peur parce que pour moi t'existe pas ! Nah ! Y a pas de Cici dans le monde de Danouch alors je fais ce que je veux ! "
Costia.
Sorine ==> Gardes-tu encore Luciole comme le seul vrai amour de ta vie ? Regrettes-tu parfois de ne pas être auprès de lui ?
" Luciole est le seul que j'ai aimé, le seul que j'aimerai jusqu'à la fin de mon éternité et peut être aurait vous l'occasion de connaître notre destin à tous les deux si ma très chère
Danouch décide de faire un ONE SHOT sur nous et le futur. N'oublie pas que je suis la personnage favoris de celle ci...Même si elle m'a forcé à quitter Luciole pour son simple plaisir personnel !
" Sorine.
Julan ==> J'aurais bien aimé savoir comme tu as évoluer dans cette vie peu banale ... (pourquoi pas ... un petite histoire sur lui *chibi eyes attack*
xD)
" Ouais bah toi t'as même pas remarquer que j'étais le médecin dans WSH ! Je boude ! Et puis d'abord je n'ai pas le droit de répondre à ta question la créa pointe un P90 dans mon dos pour
que je me taise, elle a même un sourire sadique mais je peux te dire d'avance que tu vas entendre parler de moi...NON NE ME TUE PAS !!! " Julan.
Samuel et David ==> êtes vous pleinement heureux maintenant
?
" ABSOLUMENT ! Contrairement à ce que vous pouvez croire Danouch n'est pas si partisante que ça des histoires qui se finissent
mal, elle a toujours voulu que notre histoire se finisse dans le bonheur. " Sam et David.
Maintenant Lilly :
- Quand est-ce que tu vas te décider de mourir, spèce de faux père ?
Bah c'est fait.. XD d'accord on voit le retard de mes réponses par rapport aux questions c'est rien.. LOL
- Est-ce que je peux sortir avec Link?????????
Bah...J'en
connais qui vont être jalouses et jaloux ! N'oublie pas Sanzo le pauvre ! Il a déjà assez souffert comme ça...enfin je crois...hé
- Mmmmmh, est-ce que je peuxu connaître la suite de la dernière avant la prochaine
?
Bien sûre ! En même temps que tout le monde niark ! En fait j'ai bien réfléchis et je préfère
attendre de finir WSH pour m'impliquer à fond dans cette histoire ! Tu connais déjà quelques indices, même si je t'ai dis mille fois que tu ne pourra jamais deviner LOL Je peux à tous vous dire
d'avance que Kendrian n'a pas finit d'en baver...mouhahaha
- Pourquoi personne ne mange jamais de Nutella ou de chèvre dans tes fictions ? Tiens, d'ailleurs, il faut qu'on s'organise une soirée chèvre au
Nutella ! A ton avis, c'est comestible ?
Parce que mes personnages ne s'appellent pas LILLY ET DANOUCH ! LOL Cela dit vu les goût bizarres de Link je pourrait peut être
introduir mon toast au nutella sur un lit de chèvre frais...BEURK j'en en mal au coeur =)
Voilà j'ai réponds à beaucoup de question ! SI vous en avez encore
n'hésitez pas ! Je suis là à votre dispo ! Les garçons aussi !
JE VOUS AIME FORT LES FILLES
Une espèce de folle avec la tête d’Edgar dans les Aristochats me saute dessus, Tom est juste à côté, il me sourit amicalement.
- Bienvenu monsieur ! Lance le vendeur
- Salut Nolan ! Alors tu t’es perdu de ce que m’a dit Ely ?
- Un portable, c’est fait pour répondre, je réponds agressivement, finissons en avec ce calvaire que je puisse remettre un jean.
Le vendeur tout joyeux me montre un costume, je grimace immédiatement. Il m’en montre un
autre et je crois qu’il n’y pas de mot pour décrire mon expression.
- Un croisement entre le cassis et la prune, me dit Tom se retenant de rire
- Je suis pas un bonbon à ruban ok ! Je réponds aussi tôt
Tom se lève et me montre un costume basic, noir, chemise en soie noir, chaussure vernis noir, cravate
blanche.
- Il est hors de question que je mette une cravate, je pointe la chose.
J’attrape ce qu’il me tend en lui rendant sa cravate, je me faufile dans une
cabine d’essayage et lance un regard bien sanglant à la folle furieuse pour éviter qu’il vienne me reluquer pendant que je me change. Je n’ai pas confiance à ce genre de stéréotype totalement
cliché du gay devenu presque femme.
Le confort est horrible mais esthétiquement c’est pas mal, c’est simple. Je crois que le but de Tom était de faire ressortir mes yeux bleus. On ne voit que ça dans le miroir. Je reste un peu septique, j’ai l’air d’un pingouin qui a la dysenterie. Soudain, le rideau s’ouvre.
- Je te trouve sexy moi.
- T’es malade ou quoi ?! Je m’écrie.
- Monsieur on ne fume pas dans cet établissement ! Hurle le vendeur offusqué.
Beau comme un dieu, un costume bleu marine, une chemise bleu azur, des cheveux brun, des yeux en amandes si foncés,
une perversité attractive dans le regard. Comme à son habitude une cigarette à la bouche et cet air arrogant qui agace tout le monde.
- Franchement Link tu me saoule, je murmure blasé.
- Faut pas dire ça, je te trouve vraiment sublime dans ce costume, t’en fera baver plus d’un.
- J’ai pas besoin de costume pour les faires baver, je lui réponds sarcastiquement.
- Ooh ,le tombeur !
Link s’est spécialement déplacé pour l’événement, il a même interrompu sa tournée européenne pour venir au mariage de sa cousine, ma sœur en l’occurrence. La présence de Link me rassure bizarrement, un poids énorme me tombe des épaules, je me sens moins seul. Lui et moi avons été très proche dans notre jeunesse, on restait en contact par e-mail mais ce n’était plus pareil. Link n’est pas mon cousin biologique puisqu’il a été adopté mais à mes yeux il est bien plus, il est presque un frère. Toute la famille dit qu’on se ressemble énormément, notamment à cause de nos caractères assez mauvais et c’est surement parce que nos passés se ressemblent que nous nous sommes calqués l’un sur l’autre. Avec des manières différentes, je suis moins extravagant que lui, plus discret, plus refermé. Je suis devenu doctorant en droit et lui est devenu une star du rock international depuis deux ans.
Peu importe, si Link est là alors ça va. J’accepte de prendre le costume, Tom me le paie avec un certain contentement, je ne comptais pas le payer de toute façon ! On me force déjà à le porter faudrait pas non plus je paie un costume à cinq cent euros. On sort donc de la boutique tous les trois, Link jette sa cigarette par terre et s’assoit à même le trottoir en attendant Tom qui est allé chercher sa voiture dans un parking souterrain.
- Le temps passe trop vite, il murmure.
Link regarde le ciel mélancolique, un beau sourire sur les lèvres.
- Hier encore, Ely me hurlait dessus parce que je lui cassais ses maisons de poupée, rit Link
- Je me souviens pas de toi aussi nostalgique, je réponds avec le même sourire.
- Je ne me souviens pas de toi souriant, dit il me regardant.
Moi non plus. Je ne me suis pas vu sourire depuis
longtemps.
La voiture s’arrête devant nous, on doit maintenant se rendre à la mairie, Link se lève et monte derrière. Il allume une nouvelle cigarette, je le dévisage un peu le trouvant changer autant moralement que physiquement. Il n’est plus le Link de mon enfance, c’est un homme maintenant, une véritable carrure masculine et un charisme fou.
J’ai toujours cru que Link faisait partie des gens qui ne changent pas, le genre de personne qui reste un peu enfant toute sa vie parce qu’il n’a pas vraiment connu d’enfance, j’ai toujours cru qu’il serait plus comme moi. J’avais trouvé en lui quelqu’un qui pouvait comprendre mon vide, mon malaise, ma détresse, j’avais beau regardé autour de moi, il n’y avait personne. Nous sommes enfin arrivés devant la mairie, je sens Colgate tremblé de plus en plus. Il se secoue, se frotte les mains, tente de se détendre mais je le sentais si stressé que j’avais une envie furieuse de me moquer de lui. On est rentré à l’intérieur beaucoup de monde était déjà là. Soudain, une petite fille fonça droit sur Link. Il la souleva dans les airs avec un regard si protecteur.
- Kimi ? Appela la mère de la petite, oh Nolan ! Comme tu as grandi ! S’écria ma tante
Satsuki.
- Tiens maman, Link tendit Kimi à sa mère.
- On ne disparaît pas comme ça Kimi-chan ! Surtout quand il y a du monde ! Tu entends ? Lui faisais la morale Satsuki.
Elle se voulait autoritaire mais elle n’y arrivait pas. Un pincement au
cœur m’empêcha de parler, j’étais subjugué, bouleversé, c’était une torture de regarder la petite Kimi dans les bras de sa mère. J’étais jaloux, envieux, j’étais jaloux de la petite Kimi. Jaloux
de Link. Satsuki était si tendre, si chaleureuse que sa présence me brisait. Quand les souvenirs vous hantent, les esprits de ceux qui sont partis ne sont jamais très loin. Le maire tarde un peu
à venir, il finit cependant par entrer dans la salle avec son énorme bouquin. Ma sœur est magnifique, une robe nacrée, des pétales de rose jaunes dispersées sur sa coiffe, une traine immense. Je
n’arrive pas à rester en place, je me sens si mal dans ce costume j’ai l’impression de porter un string. Link pouffe de rire et se retient, ce qui m’agace encore plus. Je fais un petit tour
d’horizon et j’aperçois le père de Colgate à côté de mes grands parents mais je ne vois pas le frère. Se serait-il réveillé en retard ? Après un blabla interminable, la signature des mariés
et toute la paperasse, ma sœur sort la première. Après les photos officielles où il faut faire un sourire COLGATE ! Maintenant on va à l’église. Je suis dégoûté parce que ma sœur n’aura pas
à marcher, elle ! On sort donc comme un cortège de militant en file indienne presque, les groupes de discussions se sont formés durant le trajet. J’ai mal au pied à cause de ces chaussures
toutes neuves !
- Marches pieds nu, dit il en crachant la fumée.
- C’est ça ouais ! T’en as d’autres, des idées encore plus pourries ?
- Cours tout nu dans la ville !
- Avec une plume dans les fesses ?
- Hum, pas mal comme vision, dit-il presque hilare.
Comme toujours, on passe le trajet à se moquer l’un de l’autre, c’est une
manière à nous de se montrer qu’on s’est beaucoup manqué en quelque sorte. Je lui parle de ma thèse et de mes cours, il me parle de sa tournée, de son petit ami. Je préfère détourner le sujet
sachant très bien qu’il allait me demander si j’en avais un, je préfère oublier le dernier en date.
Je me retourne par curiosité pour voir qui nous suit, il y a des amis des mariés, surtout des filles en fait, les époux sont devant. Puis j’aperçois une couleur bleu, une petit touffe de cheveux blond tout au fond à traîner des pieds. J’ai l’impression de l’avoir déjà vu quelque part ?
- Il ressemble à Colgate, me dit Link en regardant dans la même direction.
- Tu crois que c’est son petit frère ?
- Sans doute.
Peu importe. Durant tout le trajet, je continue de jeter des petits regards en arrière pour voir s’il est toujours
là, la tête rivée sur le sol. Je n’arrive pas à détourner mon regard, j’aimerai bien savoir ce qui le fascine tant par terre. Je connais ce regard, cette façon de ne pas voir la réalité en face,
d’essayer de se cacher du regard des autres. Essayer de disparaître jusqu’à ne plus exister.
- Réveille-toi Nolan, on est arrivés, me dit Link.
Un peu gêné, je me retourne dans le bon sens, on rentre dans l’église gothique, l’hôtel décoré pour l’occasion.
C’est la partie que je déteste le plus, ça n’a rien avoir avec les mariages américains avec la musique et le fidèle « vous pouvez embrassez la marié ». On va donc passer une à deux
heures sur un banc, sans musique, à écouter un curé qui récite son passage de la bible. Milles et unes procédures, d’ailleurs le vieux parle tellement bas qu’on ne l’entend pas. Je croise donc
les bras sur banc et attend qu’il soit l’heure de manger.
Je regarde autour de moi, Link dort à moitié sur le banc, Kimi bouge dans tous le sens et passe de rang en rang malgré les protestations de sa mère, les parents sont devant, les amis pleurent, sourient, discutent entre eux. Mais pas de petit frère. Finalement, il n’était peut être pas là pour le mariage, peut être que j’ai halluciné aussi. Je soupire et me redirige vers les mariés. Je crois voir Colgate lutter contre le sommeil. Aucun respect. Link dort déjà en revanche. Maintenant je n’ai personne avec qui me disputer. Je soupire encore.
Je suis dans la maison de Dieu, instinctivement je regarde les voutes en arc, les fresques sculptées dans la pierre. J’espère qu’ils sont heureux là haut, j’espère au moins qu’ils ne souffrent plus là haut, pas comme ils ont pu souffrir ici bas. J’espère juste qu’ils sont fiers de moi, ne pas les décevoir, ne pas être trop sévère envers ma sœur car elle souffre de leur absence aussi. Elle souffre de votre absence. J’espère que vous souriez là haut comme vous aviez l’habitude le faire, un sourire presque irréel. Le genre de sourire qu’on voit que dans nos rêves. C’est dur sans vous, c’est même très dur, je crois que je n’arriverai jamais à l’accepter comme si je vous gardais près de moi en vous parlant. Comme si vous étiez partis en vacance et que j’attendais nos retrouvailles avec impatience.
Ma poitrine se presse, je baisse la tête, la douleur est atroce, j’ai l’impression de brûler, la peur d’être seul. Je regarde autour de moi et je ne vois toujours personne. Les souvenirs d’une nuit d’orage.
Tout le monde sort de l’église, tout est terminé. Je réveille Link mais je n’arrive plus à parler. On jette le riz sur les mariés, Link fume sa cigarette, je suis le cortège, tous ceux qui ont une voiture klaxonnent dans la ville jusqu’au restaurant réservé entièrement à cet événement et connaissant les goûts de Colgate, on ne va pas manger du macdo. Il n’était pas très loin, nonchalamment je suis installé sur un bout de table ma sœur vient à ma rencontre.
- Ça ne va pas ? Elle me demande silencieusement.
Je redresse le visage, une expression douloureuse se dessine. Elle sourit mélancoliquement. Elle a comprit, comme
quand j’étais enfant et je l’appelais dans la nuit, je n’avais rien besoin de lui dire, il suffisait de la regarder et elle me prenait dans ses bras en frottant le cou. Une
étreinte.
- Au fait, j’ai pas vu le frère de Tom pour les photos, il était pas censé être là ?
- Apparemment, il pouvait pas venir, dit ma sœur tristement.
J’entends un verre se brisé, je me retourne vers le bruit, le garçon de tout à l’heure aux cheveux blond, je ne le
vois que de dos mais je suis persuadé que c’est lui. Il se précipite aux toilettes, j’allais le suivre mais je me fais intercepter par Link qui me tire par le bras.
- Il faut que tu goûtes ça ! C’est mortel ! Me dit Link la bouche pleine.
- Tout à l’heure, je lui dis en essayant de le contourner.
- Mais mange ! C’est une glace au tagada !
- ARG ! Arrêtes tu vas me faire gerber !
- D-E-L-I-C-I-E-U-X.
J’arrive à m’enfuir vers les toilettes, il en sort une mine à plomber l’ambiance, tout pâle, le regard encore plus
vide que tout à l’heure. Oh mais je le reconnais maintenant ! C’est le garçon de ce matin ! C’est mon étudiant en TD, celui qui m’a reprit ! Il s’enfuit ! Sans vraiment savoir
pourquoi, je lui cours après, il a un sacré enjambé le mec. Je presse le pas et manque de tomber sur lui, je me tire sur son bras pour l’arrêter.
- Attends !
Il s’est à peine retourné, en une fraction de seconde, je fus secoué d’une multitude de sensations, son visage
m’était presque apparu au ralenti. Un air si paniqué, des yeux d’un vert à se damner, cernés de cils blond, les cheveux tombant un peu devant son visage. J’avais lâché son bras, il s’était
enfuit. Je restais là stupéfait. Je ne sais ce qui se passait, poussé par une force inconnue, une force qui vous contrôle entièrement, guidé par un sentiment d’insatisfaction. Un besoin de ne pas
le laisser partir. Je cours après lui, je ne peux rien faire dans ce foutu costume, le bruit des chaussures sur le sol était assez ridicule. J’accélère, je ne suis plus qu’à quelques centimètres,
j’attrape sa main que je tire violemment. Il se retourne plus choqué que tout à l’heure, pas un son ne sort de sa bouche et je suis totalement essoufflé.
- On n’a pas idée de partir comme ça ! Quand je te dis « Attends » Tu ATTENDS ! Dis-je le
souffle court
- De quoi je me mêle ? Dit-il encore plus perplexe.
- Je croyais tu n’étais pas censé venir, je dis avec un peu plus de souffle.
Il ne dit rien, il baisse doucement le visage les sourcils froncés. Je sens une douce chaleur dans ma main, nous le
remarquons en même temps et, presque en même temps, nos mains se lâchent. Le froid reprend sa place. Je regarde mes doigts : j’avais senti, il y a quelques minutes, la chaleur
humaine.
- Si tu es bien le frère de Colgate…euh Thomas ! Tu dois rester.
- Pour qui vous vous prenez ? Qui vous permet de me dire ce que je dois faire ? Vous n’êtes que mon prof de TD, je vous ai aidé hier simplement par pitié ! Notre relation s’arrête là alors mêlez-vous de vos affaires ! Il répond.
Le garçon fragile d’il y a quelques secondes avait totalement disparu, il était devenu presque rouge de colère. Je me suis senti presque insulté, je déteste ce genre de mec. L’air têtu et bourru, presque impénétrable, je sentais pourtant qu’il voulait rester mais sa façon de me parler me hérissait les poils du bras.
- Tu n’es qu’un lâche, va te cacher dans ta cave, dis-je blessant.
Je ne le lui laisse même pas le temps de me répondre, j’en ai rien à foutre après tout comme il a dit ce n’est pas
mon problème, ça m’apprendra à faire les bons samaritains, ça nous retombe toujours sur la figure.
- Bon, Link, fais moi goûter à cette glace !
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Salut à toutes bande de truie !
Comment ca va ? Moi super la pèche ! Avec Lilly on avance bien dans JUSD alors je suis contente niark
Vous avez toutes compris Link est le cousin de Nolan ! Sachant que Link est déjà célèbre dans cette histoire ca veut dire qu'on est bien après WSH ! Comprendo ? On est pour ainsi dire deux
ans après la mort de Ash =)
Donc déjà vous savez qu'il est toujours vivant c'est une bonne nouvelle =)
vous connaitrez la suite bah par la suite LOL
BISOUS
J'avais dit que quelqu'un allait mourir...
Et si vous avez toutes cru que c'était la femme d'Adam et bien vous vous trompez ! Ce n'était qu'une fugurante, quelqu'un de principale est mort...Quelqu'un qu'on regrettera toutes
...
Hihi
bonne lecture et soyez pas trop méchante =) je ne fais que mon travail même si j'adore martyriser mes personnages :p
*s'en va se cacher dans son abri nucléaire*
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Link court à travers les ruelles espérant semer son poursuivant, il court à ne plus pouvoir respirer. Le bruit de ses pas sur les flaques, la pluie martelant
le sol, ses respirations bruyantes, la fumée qui sort de sa bouche, le bruit des battements frénétiques de son coeur. Des tambours dans sa tête, un violon désaccordé, les yeux exorbité il a peur,
il est mort de peur ! Jamais il n'avait senti autant sa vie en danger, il allait y passer ! IL ALLAIT CREVER !
Il se cache dans la peine ombre, les lampadaires ne fonctionne pas dans cette ruelle, le bruit de la pluie est le seul bruit qui
l'entoure, assit à dans la vase il se cache derrière une poubelle. Son coeur continue de battre contre sa poitrine, le sang tape sur ses temps, il respire trop fortement ! Il entend des pas. Des
pas calmes et inquiétant. Il coupe sa respiration intentionnellement. Il aimerait que son coeur s'arrête, il aimerait se fondre dans le mur en béton de l'immeuble. Il ferme les yeux aussi fort
que possible. Il veut disparaître, comme un magicien ! Il doit disparaître ! Qui est cet homme ? Qu'est-ce qu'il lui veut ? Link a une impression de déjà vu, il connaît cet homme ! Il l'a vu
quelque part mais où ? Il grelotte mais instinctivement son corps entier se fige, il entend le pas juste à côté de lui. L'homme a cessé de marcher. C'est dans ces moments là qu'on aimerait qu'il
existe un Dieu, c'est dans ces moments là qu'on a besoin d'un miracle !
L'homme regarde autour de lui, la pluie l'empêche d'entendre la moindre respiration du garçon, il fronce les sourcils de mécontentement. Dire qu'il croyait avoir sa revanche, elle était à porter de main, juste à porter de main il ferait payer à son fils chéri la haine brûlante qui défigure son visage, cette cicatrice si vive réclame le sang de ceux qui l'ont tué. Cette cicatrice proche de sa tempe réclame réparation et soulagement. La bête a été lâchée il y a bien longtemps mais aujourd'hui il ne reste même pas un soupçon d'humanité dans ce corps. Pas un soupçon de sentiment mise à part la haine, la haine ! Depuis sa fuite de l'hôpital après son réveil, Urashima ne pense et ne rêve qu'à une seule chose. Détruire.
- Sors de ta cachette mon tendre, murmure l'homme, sans ta mort je ne pourrais pas accomplir ma vengeance...
De quoi parle-t-il ? Il est complètement malade ce mec ! Complètement jeter ! Link manque d'air, si il expire maintenant il se fera repérer ! Si il expire il aura signer son arrêt de mort ! Si il ne respire pas il se tuera également, il sent son visage devenir rouge d'asphixie. Un miracle ! Par pitié un miracle ! Maintenant !!
- LIIIINNNNKKK !!!! Cri un garçon
Non...Il reconnaît cette voix ! Il ne faut pas qu'il approche ! Va t'en bordel !!! Si l'homme le voit il va...VA T'EN !! Quel naiveté ce Ashley, se doute il de l'erreur qu'il est entrain de commettre ? Il ne pense pas une seconde qu'il vient de se condamné. Pourra-t-il un jour le regreter ?
- LIIINNKK !!!! Ah...Excusez moi monsieur vous n'aurez pas croiser un jeune homme, asiatique, le t-shirt taché de
sang ?
Non pas une seconde il n'imaginait sa mort de cette façon.
- Justement je le cherche, sourit l'homme sadiquement
Une arme pointé en direction d'Ashley.
- NOOOON !!!!!! Hurle Link en sortant de sa cachette
Il se précipite sur Ashley, mais il a expire beaucoup trop tard, l'arme à peine sorti, dégoulinante d'eau. Le visage blême de Ashley qui ne comprend rien, qui n'a pas le temps
de comprendre, ses yeux exorbité sous le bruit étouffé de l'arme par un silencieux. Une douleur aussi minime qu'une piqûre. Le froid qui s'écoule de son corps. Non il n'aurait jamais imaginé une
fin aussi invraisemblable, une fin tout droit sortie de ses mangas préférés, il n'aurait jamais imaginer un jour croiser ce genre type qui s'en prendrait sans raison à lui. Il n'aurait jamais
imaginer qu'il mourrait au milieu d'une ruelle déserte. Il n'avait jamais vraiment imaginer sa mort d'ailleurs, il avait espéré sans cesse rester au près de Link, s'occuper de lui comme un grand
frère pourrait s'occuper de lui. Il était là pour le soutenir l'aider à remonter la pente car il était le seul qui le connaissait parfaitement, il était le seul qui comprenait Link comme un
père...C'était un amour si fort que leurs vies étaient liées l'une à l'autre, c'était un amour qui dépassait le seuil de compréhension, un amour immuable. Ashley avait toujours imaginer le reste
de sa vie à le protéger, à veiller sur lui, il en avait presque oublier que lui aussi avait une vie et qu'il devait en profiter. Peut être qu'il s'en rend compte maintenant, il n'a pas vraiment
avancer dans la vie, il est resté le même Ashley, toujours, le même dormeur batteur et naïf d'Ashley. Finalement en repensant une dernière seconde à tous ce qu'il a vécu, il ne regrette rien,
non...Et si c'était à refaire il le referai jusqu'au bout ... Autant de fois qu'il le faudra...Car Ashley est un éternel rêveur qui ne regardait que le ciel sur sa table au milieu de la cours de
son lycée.
" Pourquoi tu dors tout le temps ?"
- NOOOON AAAASH !!!!!!!! Hurle Link
" Pour mieux rêver..."
Le corps de Ashley tombe sur le sol, comme un coup de marteau sur la tête Link sent son corps s'évanouir. Il se précipite sur le corps de son ami, les yeux encore ouvert
il le secoue dans tous les sens hurlant comme un dératé. Il porte Ashley dans ses bras et secoue son visage inerte, cette expression si effrayante et douloureuse, le genre d'expression qu'on ne
voit que dans les films. Les expressions qui vous glacent le sang et preuve toute la brutalité et la rapidité de la mort. Link hurle son nom, il le secoue, il hurle et le frappe même sur la
poitrine quand il remarque soudainement le sang qui s'écoule sur le sol. Il regarde ses mains, ne tenant plus compte de l'homme au dessus de lui, le regard vide de toute culpabilité, un robot, un
assassin...
Link regarde le visage de Ash. Il le tourne vers lui, s'en approche avec délicatesse.
Ashley est mort.
- Non...Non...C'est un cauchemar ! Dites moi que c'est un cauchemar ! Ashley me laisse pas je t'en prie...
Les larmes se déversent sur son visage, il ne sent plus son coeur battre, le coeur de Link se déchire. La douleur est atroce ! Il aurait préféré un milieu de poignard que
cette douleur affreuse qui l'empoisonne. L'horreur de la réalité, l'horreur de la mort froide et insensible ! La mort plus horrible que le mal puisqu'elle n'a pas de sens, pas de raison, aucune
excuse ! La mort si fataliste. La mort qui vole des êtres sans jamais les rendre, sans jamais s'en excuser. Mais il y a parfois un coupable...car il faut toujours un coupable...et cette fois
c'est le mal qui a donné la mort, se prenant pour un dieu. Le mal à donner la mort, le mal dans un homme. Un homme aussi mortel que tous les autres. Link cesse de sangloter, la douleur, la peine,
la rage l'emporte. Son sang le brûle les muscles, il y a un coupable. Il pose le corps de Ashley sur le sol lentement, aveugler par la colère qui est au delà de tout ce qu'il a put ressentir
jusqu'à présent. Il n'y a pas de mot pour exprimer l'envie démesuré, le désir incontrôlé de rétablir l'ordre, la justice. D'assouvir son désir de justice et de se venger sur le coupable...Le
coupable juste en face de lui aussi froid que la mort aussi répugnant qu'un cadavre. Link ne pleure plus, les larmes séché par ce qui pourrit le plus un homme. La HAINE.
L'homme tient encore son silencieux dans les mains, totalement maître de lui ne se gênerai pas pour tuer Link sur le champs mais alors qu'il allait abattre
l'instrument de sa vengeance Link lui saute dessus. Les yeux injecter de sang et de folie. Il se jette sur l'homme et le fait basculer sur le sol, ils se battent, l'arme éjecter un peu plus
loin Link n'a plus rien à craindre alors que la situation s'inverse. La proie devient le chasseur.
- TU VAS PAYER ENFOIRE !!!!!!!! Cri Link
Il frappe ! Frappe ! Encore et encore ! Les os craquent, le sang gicle, le visage se déforme ! Link frappe ! Frappe jusqu'à épuisement ! Il frappe avec la
folie la plus effrayante qui soit, avec la soif de vengeance la plus irréversible. Ce n'est pas Adam cette fois, ce n'est pas un homophone. C'est le mal, le Diable ! C'est un assassin, C'EST
CELUI QUI A TUE ASHLEY !
- Link ! Link ! ARRETES !!
Quelqu'un se précipite sur lui, un homme l'écarte du corps qu'il a réduit en bouillit. Il se débat aussi fortement que possible ! Il n'en a pas finit avec cet être
répugnant, ce monstre ! Il veut le réduire en miette ! Il veut écraser son visage sur le goudron jusqu'à qu'on ne puisse plus distinguer sa cervelle du reste !
- LACHEZ MOI !!!!!!!
La voix de Link est effrayante. Il est devenu totalement incontrôlable, aveugler, totalement fou ! Sanzo le regarde se débattre mais Adam le tient fermement. Doucement, il
regarde devant lui. Deux corps. Ashley ! Il se précipite sur le corps de son ami, les mains tremblantes...Non...Pas lui, pas Ashley. La scène est muette. Il n'arrive plus à réfléchir, penser,
imaginer une seule seconde que Ashley est...est...mort ! Le visage de son ami est tout sauf paisible, les yeux encore ouvert il s'effondre en larme. Quelle horreur ! Mais quelle horreur ! Ses
yeux se tournent maintenant vers le deuxième corps, il s'en approche avec appréhension. L'homme respire encore, il crache son propre sang. Cet homme...Il le reconnaît...OH MON DIEU ! C'EST
IMPOSSIBLE !! NON ! Il ne peut pas...Il est...Il devait être mort ! MON DIEU !!
Sanzo recule du corps comme si c'était des flammes, il tombe par terre en perdant son équilibre, totalement paniqué, perdu. Choqué il pose sa main sur sa bouche et fait
le lien directe avec la mort d'Ashley. Son père est revenu, il est revenu d'entre les morts pour tuer tous ceux qui s'approchaient de son fils...Il est revenu...
Sanzo se lève, il ne fait plus attention au cri désaxé de Link tenu fermement par Adam qui ne voyait le visage de l'assassin mais qui regardait attentivement Sanzo. Il était
devenu plus blanc que la neige, son regard en revanche était plus sombre que la nuit. Une lueur de possession brilla en lui.
- Ecartes toi Sanzo !
Sanzo continue de s'approcher de son père.
- Je t'avais dit que je reviendrai, murmure faiblement le père
- Tu n'existe pas, chuchote Sanzo
Il est revenu. Il ne reviendra plus...
- SANZO ! Cri Adam
Adam lâche Link et se rue sur Sanzo ! Il le pousse et s'écrase sur lui dans une grimace de douleur. Sanzo n'est plus lui même, toute la rancune et la
peur d'avoir revu son bourreaux à fait de lui un être capable de tuer cet homme mais il refuse de voir Sanzo foutre sa vie en l'air pour un homme qui n'en vaut pas la peine ! Adam retient Sanzo
et se retourne brusquement pour regarder Link qui s'est écroulé sur le sol tétanisé.
- C'est un cauchemar..., murmure Link
- LINK ! REVEIL TOI ! Si tu tue cet homme c'est toi qui le paiera toute ta vie ! Appelle les flics ! MAINTENANT !
Encore sous le choc Link attrappe le téléphone que Adam lui lance, son corps entier tremble encore d'adrénaline.
C'est une nuit sombre qui s'achève sur la ville de New York. Une nuit qu'aucun d'eux ne pourra oublier, une nuit qui marque à jamais un tournant dans leurs vies.
Ashley. Une nuit qui marque la fin d'une vie. La police arrive enfin, les lumières défilent devant les yeux de Sanzo, tout le monde se précipite, une ambulance arrive, la police n'arrive à parler
qu'avec Adam qui explique ce qu'il a vu. Link et Sanzo sont hospitalisés, le traumatisme est profond. Autant Link semble entendre les questions des inspecteurs mais ne répond pas, autant Sanzo
semble totalement déconnecter le regard aussi vide qu'un gouffre sans fond. Son expression est poignante et Adam le regarde sur son brancard plus déchiré que jamais. Combien de temps faudra-t-il
à ces deux là pour pouvoir sourire comme avant ? La culpabilité ronge Adam, si il n'était pas venu tout ceci n'aurai jamais eut lieu...Tout ce carnage...Une véritable boucherie.
La Lune ne sera plus jamais aussi rouge et tous les jours de pluies seront des fardeaux.
Au jour d'après, Adam se réveilla dans la chambre des deux internés qui avait été shootés au calmant pour réussir à les calmer et les reposer. Le médecin affirma que leur
réveil sera douloureux à cause des souvenirs de la veille mais ces souvenirs seront plus clair et leurs esprits moins embrumés. En revanche il est aussi possible qu'ils ne se "réveillent" plus
jamais et que le traumatisme les plonge dans un état végétatif tout en étant conscient. Rien qu'à l'écoute du mot végétatif Adam en avait des frissons. Il se réveilla donc, le ciel était
découvert le soleil était revenu de sa longue absence. Link et Sanzo dormaient à poings fermés. Soudainement la porte s'ouvrit, un médecin rentra dans la chambre, il regarda le dossier des
patients et leurs machines. Il s'approcha lentement d'Adam qui faisait enfin surface.
- Bonjour je suis le docteur Julan Anderson, dit le médecin en tendant une main amicale
- Adam Bewalt.
- Je sais. Ce sont vos amis ?
- O-Oui.
- Et bien je peux vous dire qu'il n'y a rien d'anormal pour l'instant, la police passera dés qu'ils seront réveiller avertissement moi si ils ouvrent les yeux, c'est comprit ?
- Oui.
- Parfait.
- Attendez ! Vous savez si ... comment dire...Si l'homme qui a tué le jeune garçon est toujours en vie ? Demande Adam timidement
- L'assassin ? Et bien...Il est mort dans la nuit.
- A cause des blessures ? Demande Adam
- Je ne devrais pas vous le dire mais non ce ne sont pas les blessures qui ont tués Monsieur Urashima. Il était déjà mourant et il ne lui restait que très peu de temps à vivre.
- Comment ? Je ne comprends pas ?
- Monsieur Urashima avait une déficiance du coeur depuis quelques années. C'est le froid et la pluie qui l'ont tué.
- Vous êtes sûre qu'il est vraiment mort ? Vous savez il a survécu à une balle dans la tête alors...
- Je vous assure. Il ne tuera plus personne, répondit simplement le médecin en s'en allant
Adam vint s'asseoir à nouveau au près de Sanzo. Il regarda le visage endormi de son ancien amour, que se passera-t-il quand il se réveillera ?
Qu'adviendra-t-il de Link et de Sanzo ?
YOUHOUU MON MILLIEME COMMENTAIRE !!! JE VOUS REMERCIE TOUTES CAR C'EST A GRACE A VOUS !
JE REMERCIE MES HISTOIRES ET MES PERSONNAGES QUI SONT DEVENUS DE VERITABLES PERSONNALITES ! A tel point que je peux plus les contrôler des fois LOL
Je remercie toutes les filles, celles qui s'en vont sans qui je
n'aurai jamais commencer, je remercie celles qui restent sans qui je serai déjà partie !
Spéciale bisous à Lilly, Cici, Stephy, Deadly, Dap, Vera, Anonyme et toutes les autres ! JE VOUS AIME !
Petite pensée pour mes chéris ! Les hommes de ma vie !
Vincent Mayon : Le premier, ma première fois quoi LOL l'élève timide et au grand coeur
Raphaël Culligan : Beau professeur au cheveux long aussi sensible que con
Klay : Meilleure ami de Vincent tout gentil ^^
Samuel Anderson : Premier drame de mon blog, mon Sam à l'histoire difficile
David Hank : le "beau blond" le descendant de Monet
Julien Anderson : Jumaux de Sam, relation incestueuse, Julien dépressif et bouffé par cet amour interdit
Julan Anderson : Fils de Julien, le petit garçon mignon très possessif en ce qui concerne son tonton kyaaa ! J'adore les enfants >< !
Sanzo Urashima : Le Sanzo, le Grand martyre violé par son père, totalement perdu au bord du gouffre. Le Sanzo au coeur d'ange ^^
Adam Bewalt : le beau photographe surexcité, et idiot ! Puisqu'il perd l'homme de sa vie
Link Hiroki : * hurlement des groupies * ON SE CALME LES FILLES ! lol Pas besoin de le présenter vous l'aimez toutes =) le Grincheux
Costia Nicolayevich : Le russe de glace, mon russe ! MOI JE L'AIME TROOOOOP
Ashley : Ash personnage créer par Lea ^^, la feignasse du blog, le batteur, le confident de tout le monde ^^ Il tient un peu le rôle de garde fou
XD
Sorine *mon cri d'hystérique* : Mon préféré ! Mon vampire sexy ! PAS TOUCHE
Luciole : Le beau Luciole adorable, puissant !
Dante : L'homme paternel par nature, il aime Luciole comme son propre fils !
Gabriel : Le vampire complètement barge mais que j'aime décrire lol
Jensen : Hihi je le trouve particulier comme personnage quand je pense à lui j'imagine une grand champ de blé sous une chaleur infernale
Gwen : Je sens que beaucoup de filles le détestent xD
Kendrian : Dont on ne sait pas grand chose encore mais j'aime décrire son mal aise
Milan : que beaucoup de monde ne comprends pas y compris moi XD
Nolan : Mon petit chéri Nolan, j'adore ce prénom, il est cynique à souhait et vous allez vite comprendre que c'est un chieur lol
Ca fait beaucoup en y repensant ! LOL J'ai une idée ! J'espère que vous participerez j'en serai vraiment heureuse ! Et vous savez ce qu'on dit un auteur heureux est un auteur qui écrit vite
niark
Vous avez le droit de poser toutes les questions que vous voulez sur les personnages, ils vous réponderont eux même ! A leur façon ! lol Vous avez le droit de poser des questions sur une histoire
en cours ou terminée j'y réponderai dans un prochain article. =)